Note approximative : 3.5/5
Moi qui ne suis gère amateur de polar, j'ai bien été accroché par cette BD.
Pourtant le dessin me laisse une impression très mitigée. Il est sympathique, fluide, très plaisant à lire. Mais pourtant il présente quelques laideurs manifestes, notamment au niveau des visages qui sont souvent déformés, très moches. On dirait qu'il manque un peu de technique, même s'il ne manque pas de personnalité.
Je savais dès le départ ce qu'était le Syndrôme de Munchaüsen, la maladie. Je craignais donc de tomber sur une intrigue dont je connaîtrais déjà le dénouement. Mais en fait, l'auteur choisit de nous dévoiler dès le début la coupable et sa façon de penser. Et il faut admettre que c'est la crédibilité et l'horreur de cette façon de penser et d'agir qui m'a scotché au récit. C'est l'envie qu'elle soit découverte et arrêtée au plus vite.
Le récit a en outre l'intelligence de mêler à l'enquête autour de cette femme malade une autre enquête, au départ liée, sur des enlèvements d'enfants qui apportent un peu de punch et d'action à une histoire qui, autrement, n'aurait été structurée que sur des dialogues et des réflexions.
Les dialogues sont bons, la narration fluide.
Bref un récit prenant et bien construit même s'il n'est au final pas véritablement original.
La guerre éternelle est une de mes bd favorites de science-fiction.
En fait, la science fiction y est utilisée de manière judicieuse pour développer un propos très sérieux : la stupidité de la guerre.
Imaginez un monde où le voyage intergalactique est rendu possible. La première rencontre avec des extra-terrestres tourne au massacre sans qu’on sache pourquoi. Alors, ni une, ni deux, la machine de guerre est lancée. Des hommes et des femmes sont envoyés au front et vont servir de chairs à canon. En passant, histoire de rentabiliser la conquête spatiale, ils vont servir de cobayes pour tester des drogues servant de conditionnement à la tuerie sauvage et tout plein de gadgets technologiques, que ce soit au niveau armement, qu’au niveau médical. Et comme le front est à des années lumières de là, les survivants de ce jeu de massacre reviennent sur la Terre des années plus tard. Ils se sentent alors complètement étrangers et rejetés par leur famille et la société qui ont bien changé.
Cette histoire est en fait la transposition dans le futur de ce qu’a vécu le scénariste, Haldeman, lors de la guerre du Vietnam. Le propos est clair et terrible. C’est très intéressant.
Le dessin de Marvano est sympathique et sert bien l’histoire, mais il est moins beau et moins bien maîtrisé que celui de ses œuvres plus récentes (Dallas Barr), surtout au niveau des visages des personnages.
Mais l’intérêt de cette bd se trouve plus dans son propos que dans son dessin.
A lire impérativement.
Si vous aimé Sillage alors prolongez votre plaisir avec ces chroniques.
A travers plusieurs petites histoires, on découvre plein d'informations précieuses sur Nävis qui nous permettent de mieux comprendre sa psychologie et donc de tomber encore plus sous son charme.
L'idée de prendre un dessinateur différent pour chaque petit récit est rafraîchissante : Nävis croquée de plein de façons différentes, c’est trop rigolo… même quand l’histoire est grave.
Aux amateurs de Nävis, je dis : soyez curieux, lisez ces chroniques, vous apprendrez plein de choses.
Aux détracteurs de ces chroniques, qui pensent que celles-ci ont été faites que dans un but mercantile, je dis : tant pis pour vous, vous ne savez pas ce qui est bon.
Un officier Russe et un officier Allemand sympathisent de guerre lasse et partagent une cigarette dans une cave de Kiev, en attendant la fin des bombardements. Ils se retrouvent deux ans plus tard, pour partager une dernière cigarette avant l'exécution de l'Allemand pour crime de guerre.
"La dernière cigarette" s'inscrit dans la veine des histoires sur la 2e guerre mondiale, un genre en plein essor et qui nous livre jusqu'à présent de superbes albums. On a dans ce cas-ci la réflexion d'un soldat sur l'horreur et l'absurdité du conflit, sur ses ravages, sur la corruption morale qu'il entraîne, sur le grand engrenage qui broie tout sur son passage et ne laisse plus rien intact.
Un livre désabusé et mélancolique décrivant les lâchetés et les trahisons qui font gagner les guerres.
L’avis de Pol ci-dessous est assez juste. « Le Complot » est un reportage historique, et mise surtout sur le coté informatif et instructif. Ceci n’est absolument pas un reproche, mais vous voila prévenus, cette BD comporte peu d’action, et beaucoup de personnages, dates et autres détails politiques importants.
Le sujet, lui, est passionnant. Les protocoles des sages de Sion est une supercherie, un document antisémite fabriqué de toutes pièces pour la propagande Russe du début du 20eme siècle. La supercherie a été découverte et documentée assez tôt, mais malheureusement de nombreux fanatiques (De Hitler au KKK en passant par les islamistes extrémistes) ont continué (et continuent toujours) d’imprimer et enseigner ce triste ouvrage. La mal causé à la communauté juive est gigantesque, et si de nombreuses études sérieuses fustigent irréfutablement cette « mauvaise blague », il manquait une œuvre un peu plus grand public, un peu plus accessible sur le sujet.
C’est ce que Will Eisner reconnaît avoir tenté d’accomplir en écrivant « Le Complot ». Et son pari est réussi, aucun doute la dessus. La complexité des faits historiques est parfaitement maîtrisée, et un problème sans doute bien compliqué à l’origine se retrouve parfaitement conté, facile à suivre et à comprendre (Seul le passage comparant des extraits de bouquins m’a un peu gavé, et j’ai fini par les sauter.)
L’ensemble est bien documenté, instructif au possible, et a un rôle pédagogique vraiment important. Dommage que Will Eisner soit décédé quelques semaines après avoir terminé ce travail titanesque… il ne saura jamais qu’il a bel et bien réussi son pari.
Une perle, ou plutôt un rubis. Pour tous ceux qui apprécient Natacha évidemment. Car "Rubine" est une bd 100% pur Walthéry.
Oui, ça se passe dans une grande ville, comme Soda, oui, elle est rousse, comme Soda, et elle manie le flingue de la même manière que lui. Mais que dire d'autre que "du pur bonheur". Tous les ingrédients d'une bonne enquêtrice, comme on les aime. Pas cruche pour un sou, puisqu'elle déjoue continuellement les embrouilles auxquelles elle se retrouve mêlée, Rub nous fait partager ses préoccupations dans cette belle (mais trop souvent dangereuse) ville qu'est Chicago.
Tout le mal qu'on lui souhaite étant de trouver son prince charmant, moins écervelé que toutes les pauvres cloches sur qui elle n'arrête pas de tomber (à quand un peu plus de chance ? pour pouvoir développer un autre aspect : les relations de couple).
Bref, à quand le spin-off entre les deux meilleurs inspecteurs des USA ?
"I'll" est une série sur l'adolescence bien sûr, mais avant tout, c'est une série sur l'avenir, en fonction du comportement de chacun. Accommodée d'une sauce tonifiante : le basketball, idéalement imagé(e), c'est tout bénef pour l'ambiance fantasque de ce manga.
On y trouve tout ce qui fait une bonne série : du réalisme, des sentiments, de l'action, et bien sûr de l'humour.
Un regard intelligent et tout en finesse sur le Japon d'aujourd'hui.
Frenchy, ou l'arrivée aux Etats Unis d'un garçon de douze ans dans les années cinquante. Entre conflits raciaux et lutte des classes, un jeune français s'opppose aux esprits fermés de l'époque. Un voyage initiatique dans lequel découverte d'un pays ne rime pas toujours avec se faire des amis.
Une excellente série sur le rêve américain. Avec une histoire dans le style de "L'étudiant étranger" (le roman de Philippe Labro). Un scénario au ton juste, bien servi par un dessin réaliste, qui nous plonge à merveille dans l'ambiance de ces "belles années".
"Le chat du rabbin" est une belle réflexion sur la religion juive. Toutes les facettes sont passées en revue et traitées en douceur par les personnages. Ce que j'aime dans cette bd, c'est que le ton est toujours léger et l'humour présent sans trop l'être. Toute cette spiritualité à travers les yeux d'un chat est très bien maniée par Joann Sfar, et je dois dire que j'ai été véritablement séduit par cette bd dès que je l'ai lue.
Les dessins de l'auteur ont un certain charme, et je comprends que tout le monde n'aime pas. Personnellement, c'est un style que j'apprécie même si parfois, je trouve qu'un peu d'application ferait du bien. On croit parfois avoir affaire à des dessins d'enfant !
Mais hormis ceci, c'est une bd à ne pas manquer pour tous les fans de Joann Sfar ou pour tous ceux qui cherchent une bd intelligente, tout simplement...
C’est... planant. Oui, pendant (seulement) 4 tomes (hélas !) on est en apesanteur, on flotte, confortablement installée dans un scénario qui prend son temps, déroute parfois, et sait nous rendre terriblement attachants les 4 récupérateurs de débris de l’espace dont le quotidien, le passé pour certains, les aspirations, et les doutes, constituent le ressort de cette série.
Autant le dire tout de suite donc, c’est davantage une aventure humaine, qu’un récit de science-fiction, cette dernière servant uniquement de cadre, de contexte, et aussi de prétexte à l’auteur pour illustrer sa vision de l’humanité.
Je ne suis pas certaine d’être très convaincante, là, et pourtant, croyez-moi, "Planètes" saura vous transporter très loin de votre fauteuil, pourvu que vous acceptiez son univers étrange, parfois très poétique, parfois déroutant aussi, son dessin d’une grande finesse, et son rythme apaisant.
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Le Syndrome de Munchaüsen
Note approximative : 3.5/5 Moi qui ne suis gère amateur de polar, j'ai bien été accroché par cette BD. Pourtant le dessin me laisse une impression très mitigée. Il est sympathique, fluide, très plaisant à lire. Mais pourtant il présente quelques laideurs manifestes, notamment au niveau des visages qui sont souvent déformés, très moches. On dirait qu'il manque un peu de technique, même s'il ne manque pas de personnalité. Je savais dès le départ ce qu'était le Syndrôme de Munchaüsen, la maladie. Je craignais donc de tomber sur une intrigue dont je connaîtrais déjà le dénouement. Mais en fait, l'auteur choisit de nous dévoiler dès le début la coupable et sa façon de penser. Et il faut admettre que c'est la crédibilité et l'horreur de cette façon de penser et d'agir qui m'a scotché au récit. C'est l'envie qu'elle soit découverte et arrêtée au plus vite. Le récit a en outre l'intelligence de mêler à l'enquête autour de cette femme malade une autre enquête, au départ liée, sur des enlèvements d'enfants qui apportent un peu de punch et d'action à une histoire qui, autrement, n'aurait été structurée que sur des dialogues et des réflexions. Les dialogues sont bons, la narration fluide. Bref un récit prenant et bien construit même s'il n'est au final pas véritablement original.
La Guerre Eternelle
La guerre éternelle est une de mes bd favorites de science-fiction. En fait, la science fiction y est utilisée de manière judicieuse pour développer un propos très sérieux : la stupidité de la guerre. Imaginez un monde où le voyage intergalactique est rendu possible. La première rencontre avec des extra-terrestres tourne au massacre sans qu’on sache pourquoi. Alors, ni une, ni deux, la machine de guerre est lancée. Des hommes et des femmes sont envoyés au front et vont servir de chairs à canon. En passant, histoire de rentabiliser la conquête spatiale, ils vont servir de cobayes pour tester des drogues servant de conditionnement à la tuerie sauvage et tout plein de gadgets technologiques, que ce soit au niveau armement, qu’au niveau médical. Et comme le front est à des années lumières de là, les survivants de ce jeu de massacre reviennent sur la Terre des années plus tard. Ils se sentent alors complètement étrangers et rejetés par leur famille et la société qui ont bien changé. Cette histoire est en fait la transposition dans le futur de ce qu’a vécu le scénariste, Haldeman, lors de la guerre du Vietnam. Le propos est clair et terrible. C’est très intéressant. Le dessin de Marvano est sympathique et sert bien l’histoire, mais il est moins beau et moins bien maîtrisé que celui de ses œuvres plus récentes (Dallas Barr), surtout au niveau des visages des personnages. Mais l’intérêt de cette bd se trouve plus dans son propos que dans son dessin. A lire impérativement.
Les Chroniques de Sillage
Si vous aimé Sillage alors prolongez votre plaisir avec ces chroniques. A travers plusieurs petites histoires, on découvre plein d'informations précieuses sur Nävis qui nous permettent de mieux comprendre sa psychologie et donc de tomber encore plus sous son charme. L'idée de prendre un dessinateur différent pour chaque petit récit est rafraîchissante : Nävis croquée de plein de façons différentes, c’est trop rigolo… même quand l’histoire est grave. Aux amateurs de Nävis, je dis : soyez curieux, lisez ces chroniques, vous apprendrez plein de choses. Aux détracteurs de ces chroniques, qui pensent que celles-ci ont été faites que dans un but mercantile, je dis : tant pis pour vous, vous ne savez pas ce qui est bon.
La Dernière cigarette
Un officier Russe et un officier Allemand sympathisent de guerre lasse et partagent une cigarette dans une cave de Kiev, en attendant la fin des bombardements. Ils se retrouvent deux ans plus tard, pour partager une dernière cigarette avant l'exécution de l'Allemand pour crime de guerre. "La dernière cigarette" s'inscrit dans la veine des histoires sur la 2e guerre mondiale, un genre en plein essor et qui nous livre jusqu'à présent de superbes albums. On a dans ce cas-ci la réflexion d'un soldat sur l'horreur et l'absurdité du conflit, sur ses ravages, sur la corruption morale qu'il entraîne, sur le grand engrenage qui broie tout sur son passage et ne laisse plus rien intact. Un livre désabusé et mélancolique décrivant les lâchetés et les trahisons qui font gagner les guerres.
Le complot
L’avis de Pol ci-dessous est assez juste. « Le Complot » est un reportage historique, et mise surtout sur le coté informatif et instructif. Ceci n’est absolument pas un reproche, mais vous voila prévenus, cette BD comporte peu d’action, et beaucoup de personnages, dates et autres détails politiques importants. Le sujet, lui, est passionnant. Les protocoles des sages de Sion est une supercherie, un document antisémite fabriqué de toutes pièces pour la propagande Russe du début du 20eme siècle. La supercherie a été découverte et documentée assez tôt, mais malheureusement de nombreux fanatiques (De Hitler au KKK en passant par les islamistes extrémistes) ont continué (et continuent toujours) d’imprimer et enseigner ce triste ouvrage. La mal causé à la communauté juive est gigantesque, et si de nombreuses études sérieuses fustigent irréfutablement cette « mauvaise blague », il manquait une œuvre un peu plus grand public, un peu plus accessible sur le sujet. C’est ce que Will Eisner reconnaît avoir tenté d’accomplir en écrivant « Le Complot ». Et son pari est réussi, aucun doute la dessus. La complexité des faits historiques est parfaitement maîtrisée, et un problème sans doute bien compliqué à l’origine se retrouve parfaitement conté, facile à suivre et à comprendre (Seul le passage comparant des extraits de bouquins m’a un peu gavé, et j’ai fini par les sauter.) L’ensemble est bien documenté, instructif au possible, et a un rôle pédagogique vraiment important. Dommage que Will Eisner soit décédé quelques semaines après avoir terminé ce travail titanesque… il ne saura jamais qu’il a bel et bien réussi son pari.
Rubine
Une perle, ou plutôt un rubis. Pour tous ceux qui apprécient Natacha évidemment. Car "Rubine" est une bd 100% pur Walthéry. Oui, ça se passe dans une grande ville, comme Soda, oui, elle est rousse, comme Soda, et elle manie le flingue de la même manière que lui. Mais que dire d'autre que "du pur bonheur". Tous les ingrédients d'une bonne enquêtrice, comme on les aime. Pas cruche pour un sou, puisqu'elle déjoue continuellement les embrouilles auxquelles elle se retrouve mêlée, Rub nous fait partager ses préoccupations dans cette belle (mais trop souvent dangereuse) ville qu'est Chicago. Tout le mal qu'on lui souhaite étant de trouver son prince charmant, moins écervelé que toutes les pauvres cloches sur qui elle n'arrête pas de tomber (à quand un peu plus de chance ? pour pouvoir développer un autre aspect : les relations de couple). Bref, à quand le spin-off entre les deux meilleurs inspecteurs des USA ?
I'll - Generation Basket
"I'll" est une série sur l'adolescence bien sûr, mais avant tout, c'est une série sur l'avenir, en fonction du comportement de chacun. Accommodée d'une sauce tonifiante : le basketball, idéalement imagé(e), c'est tout bénef pour l'ambiance fantasque de ce manga. On y trouve tout ce qui fait une bonne série : du réalisme, des sentiments, de l'action, et bien sûr de l'humour. Un regard intelligent et tout en finesse sur le Japon d'aujourd'hui.
Frenchy
Frenchy, ou l'arrivée aux Etats Unis d'un garçon de douze ans dans les années cinquante. Entre conflits raciaux et lutte des classes, un jeune français s'opppose aux esprits fermés de l'époque. Un voyage initiatique dans lequel découverte d'un pays ne rime pas toujours avec se faire des amis. Une excellente série sur le rêve américain. Avec une histoire dans le style de "L'étudiant étranger" (le roman de Philippe Labro). Un scénario au ton juste, bien servi par un dessin réaliste, qui nous plonge à merveille dans l'ambiance de ces "belles années".
Le Chat du Rabbin
"Le chat du rabbin" est une belle réflexion sur la religion juive. Toutes les facettes sont passées en revue et traitées en douceur par les personnages. Ce que j'aime dans cette bd, c'est que le ton est toujours léger et l'humour présent sans trop l'être. Toute cette spiritualité à travers les yeux d'un chat est très bien maniée par Joann Sfar, et je dois dire que j'ai été véritablement séduit par cette bd dès que je l'ai lue. Les dessins de l'auteur ont un certain charme, et je comprends que tout le monde n'aime pas. Personnellement, c'est un style que j'apprécie même si parfois, je trouve qu'un peu d'application ferait du bien. On croit parfois avoir affaire à des dessins d'enfant ! Mais hormis ceci, c'est une bd à ne pas manquer pour tous les fans de Joann Sfar ou pour tous ceux qui cherchent une bd intelligente, tout simplement...
Planètes
C’est... planant. Oui, pendant (seulement) 4 tomes (hélas !) on est en apesanteur, on flotte, confortablement installée dans un scénario qui prend son temps, déroute parfois, et sait nous rendre terriblement attachants les 4 récupérateurs de débris de l’espace dont le quotidien, le passé pour certains, les aspirations, et les doutes, constituent le ressort de cette série. Autant le dire tout de suite donc, c’est davantage une aventure humaine, qu’un récit de science-fiction, cette dernière servant uniquement de cadre, de contexte, et aussi de prétexte à l’auteur pour illustrer sa vision de l’humanité. Je ne suis pas certaine d’être très convaincante, là, et pourtant, croyez-moi, "Planètes" saura vous transporter très loin de votre fauteuil, pourvu que vous acceptiez son univers étrange, parfois très poétique, parfois déroutant aussi, son dessin d’une grande finesse, et son rythme apaisant.