Les derniers avis (32245 avis)

Par wiwi
Note: 4/5
Couverture de la série Les oubliés d'Annam
Les oubliés d'Annam

Je ne comprends pas que cette bd ne soit pas mieux notée. Personnellement, j'ai été captivé par ces 2 tomes, d'une part car je ne connaissais pas cet épisode de l'histoire coloniale de la France, mais aussi et surtout car elle est rudement menée par Giroud et illustrée magnifiquement à mon goût par Lax. Je conseille vivement l'achat de cette Bd autant pour les amoureux des romans historiques que pour les passionnés d'enquêtes policières.

05/09/2006 (modifier)
Par chester
Note: 4/5
Couverture de la série Luxley
Luxley

Comme à son habitude, l'idée de base de Valérie Mangin est excellente (5/5). Si on peut regretter que sa mise en oeuvre ne soit peut être pas à la hauteur de celle-ci, ça n'en reste pas moins une excellente série. Si le scénario après une première lecture paraît un peu laborieux, le récit gagne en fluidité par la suite, même si certains ressorts déjà utilisés dans Le Fléau des Dieux sont assez prévisibles et risque de limiter l'évolution de la série. Il est aussi dommage que le personnage principal "Robin" manque encore de consistance après deux albums. Le dessin et les couleurs sans être exceptionnels sont bien adaptés au récit.

05/09/2006 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gon
Gon

Bon j'ai lu que 3 tomes mais je suis super impressionné par la série. Déjà c'est assez marrant. Et Gon le petit T-rex est super attachant. Les petits épisodes sont bien trouvés mais ce que j'aime le plus, ce sont les dessins. C'est trop beau, les décors sont fabuleux, et les animaux super bien faits. Je me demande combien d'années de pratique il faut avoir pour faire un dessin comme ça. Enfin j'adore, y'a pas d'autre mot !

04/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Jojo
Jojo

Une excellente série pour les "très jeunes"... et les autres aussi ! Jojo promène pour la première fois sa frimousse dans l'hebdo Spirou n° 2376 du 27 Octobre 1983. Jojo ?.. c'est un "p'tit bout d'chique" qui vit le plus clair de son temps avec sa mamie. Vous ne pouvez le manquer : il porte une culotte rouge et une casquette verte ! Jojo ?... C'est un gamin, avec ses idées et ses rêves de gamin. Il a pour copain Gros Louis avec qui il adore déguster les crêpes de mamie. Sa vie ?... Ben, c'est celle de tous les jours ; avec l'école, le cours de gym, les colonies de vacances... vie scolaire, d'ailleurs, qu'il accomplit plus par obligation que par amour des études. Jojo ?... C'est un "p'tit bout" comme les autres. Et si parfois il fait une "fugue" il revient vite dans le giron de mamie... Une très belle série réalisée par André Geerts. Ce dernier, en quelques traits, en quelques mots justes nous restitue avec émotion la nostalgie de l'âge tendre. Son entrée sera d'abord discrète dans Spirou. Mais les lecteurs, très nombreux, en redemandent. Via Jojo, c'est la tendresse et la poésie de "quand on était petit" qui nous revient à l'esprit. Et ça fait du bien de se souvenir... "Jojo" est édité chez Dupuis depuis 1987. Une excellente série, d'une réelle qualité. L'auteur : André GEERTS, dessinateur-scénariste belge, est né à Bruxelles le 18 Décembre 1955.

04/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Tours de Bois-Maury
Les Tours de Bois-Maury

La série fait ses débuts dans "Circus" N° 73 de Mai 1984. Hermann -texte et dessins- a ici concocté la dureté de l'époque qu'était le Haut Moyen-age. Avec véracité, il nous raconte la geste d'Aymar de Bois-Maury, un petit seigneur sans terres, parti à la recherche de ses origines. Postulat de départ très simple, mais qui va devenir une des plus belles séries toujours en cours. Hermann va nous conter une suite de destins. Il va nous brosser une suite de "gueules" d'un autre temps, il va nous dépeindre avec réalisme ce "temps passé" où les puissants d'alors avaient droit de vie et de mort sur tout un chacun. Avec sa fougue et son graphisme, il nous fait pénétrer dans cette époque qui fait encore rêver nombre d'entre-nous. A l'opposé de certaines bandes dessinées, dites historiques, qui nous balancent régulièrement des poncifs -non vérifiés d'ailleurs- Herman nous fait ici entrer dans le "vrai". Il nous emmène avec lui dans ce monde et parvient à nous faire sentir par l'image ceux qui étaient nos aïeux. Et "sentir" est le mot : dites-vous bien qu'on ne se lavait pas, les bouches -souvent noircies de chicots à la place des dents- puaient la charogne, le papier toilette n'existait pas, les sous-vêtements non plus, ainsi que les MP3 (ça, c'est pour les plus jeunes !)... A noter : au départ, cette série avait été commandée par une agence yougoslave ! (Strip Art Features). Elle a bénéficié de multiples traductions au travers de l'Europe. Une grande série, forte graphiquement, puissante par ses histoires -qui paraissent si simples pourtant- qui font de Hermann un des tous grands scénaristes. A partir de l'opus 11 (y compris), cette série continue sous le nom de "Bois-Maury" seul. Immanquable !

04/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Alack Sinner
Alack Sinner

Alack Sinner traîne pour la première fois sa dégaine -en France- dans "Charlie Mensuel" n° 82 de Janvier 1975. Alack ?... C'est un ancien flic devenu détective privé. Il traîne son mal de vivre dans les bas-fonds de New-York et tente d'y survivre. Il faut dire qu'avec la faune de paumés qu'il rencontre ce n'est pas facile du tout. Heureusement, il y a son "point de chute" : le Bar à Joe. L'ambiance y est conviviale et il y oublie -pour un temps- ses tracas... Qui est-il ?... On n'en sait trop rien. Mais au fur et à mesure du déroulement de la série, les auteurs nous dévoilent un peu de son passé, dont sa jeunesse gâchée dans l'Argentine de Juan Peron. Alack est aussi un grand nostalgique. Se comprend-il lui-même ?... Il semble plutôt vivre comme un extradé qu'en véritable New-Yorkais. Cette série policière et politique bénéficie d'un graphisme influencé par celui d'Hugo Pratt (Corto Maltese). Un style d'approche "mélancolique" de bien bonne facture. En 1978, les auteurs délaissent un peu Alack. Ils entreprennent "Sophie Goin' South" (1 album paru chez Futuropolis en 1981). Ils racontent l'histoire d'une "black" apparue dans les premiers tome. Cette femme deviendra l'amante d'Alack et lui donnera une fille. En 1980, notre "héros" fait son retour dans le magazine "à suivre" et y continue ses enquêtes. Alack ?... C'est une très bonne série, généreuse dans les scénarios et le graphisme. C'est aussi une sorte d'histoire d'un rêve à l'espoir de liberté de tout opprimé. A lire en prenant son temps, dans un coin du "Bar à Joe"... Les auteurs : Le scénariste, Carlos SAMPAYO, argentin, est né à Buenos Aires le 17 Septembre 1943. Confronté à la junte militaire qui régit l'Argentine, il est contraint à l'exil et s'installe en Espagne. Il écrira de nombreux scénarios pour d'autres séries, se rangeant directement du côté des pauvres et des opprimés. Le dessinateur, José Antonio MUNOZ, argentin, est né à Buenos Aires le 10 Juillet 1942. Exilé tout comme SAMPAYO il en fait la rencontre en 1974. Son graphisme semble austère mais il y superpose une dimension symbolique, une sorte d'expression baroque dans le trait qui le libère ainsi de toute influence.

04/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Silence
Silence

"Silence" fait son apparition dans le magazine "à suivre" n° 13 de Février 1977. C'est un taiseux. Forcément. Il est muet. L'histoire se passe dans un petit village des Ardennes belges, à Beausonge. "Silence", un jeune gars qui vit dans son monde, subit quasi journellement les quolibets de la population. Pourquoi ?... Il est considéré comme attardé mental. Pourtant il a une amie qui, petit à petit, va l'initier à la nature et lui rendre la parole. Mais tout ne se passera pourtant pas comme dans le meilleur des mondes... Ces deux-là devront affronter les maléfices d'un envoûteur, ainsi qu'Abel Maury -un personnage inquiétant... et riche-. Spéciale cette histoire. Déjà au niveau des couleurs. Ben, c'est en noir et blanc. Et là, Didier Comès nous balance à la figure des planches magnifiques, équilibrées, qui déjà le classent d'emblée comme un tout grand illustrateur. Il faut dire qu'il s'est déjà "fait la main" avec "Ergün l'errant". Sombre histoire que "Silence", magnifiée par son aspect régional, par ses idées un peu mystiques. C'est -surtout- une ode, un cri à la différence. Le tout est superbement mis en scène par un Comès dont le graphisme -puissant et personnel- est un des plus novateurs. "Silence" a fait l'objet de plusieurs rééditions couleurs. Essayez de retrouver l'édition originale, en noir et blanc, album broché édité chez Casterman en 1980. Et goûtez la différence...

03/09/2006 (modifier)
Par Eric N
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lothario Grimm (Le Voleur de Proxima)
Lothario Grimm (Le Voleur de Proxima)

Je viens de faire l'acquisition du tome 4. Fabio, le dessinateur s'imprègne de l'univers de Galliano, le tout avec de magnifiques couleurs. On ne peut que dire -dommage que l'aventure s'achève ici-. Un tome 2 mou, un tome 3 décevant par ses couleurs, enfin le tome 4 riche en bonnes surprises. A dévorer avec sérénité.

03/09/2006 (modifier)
Par Mooldoo
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sillage
Sillage

Pourquoi j'ai aimé ? Je ne sais plus. Est-ce parce que le dessin est aguicheur et les perspectives de bonne qualité ? Mouais. Parce que l'héroïne est mignonne (et a un faux air de Gally, l'héroïne de la vache de série Gunnm) ? Mouais. Parce que le personnage évolue dans le temps, ce qui donne envie de connaître l'étape suivante (adolescente, puis jeune femme) ? Mouais. Parce qu'il y a de l'action aussi, et que le rythme établi n'est pas fulgurant mais retient le lecteur sur 44 planches ? Mouais. Bizarre, c'est comme du Mozart : rien d'extraordinaire, mais dès qu'on y entre, on achète sans regarder, en tout cas pour ma part. Tome 9 "Infiltrations" : Excellent !! Le sens du détail, l'intrigue, le suspense, tout cela vous emmène au coeur de la conclusion de cette nouvelle aventure.

03/09/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Belloy
Belloy

Belloy fait son entrée dans le monde de la BD dans le périodique "O.K." n° 84 du 29 Janvier 1948. La série se passe au Moyen-Age... Belloy est un jeune chevalier grand et fort... mais sans armure. Il est costaud... et pauvre aussi. Il vit avec son père adoptif -Père Hoc- aussi chétif que lui est musclé. Ensemble pourtant, ils vont combattre des "affreux" et, tant qu'à faire, délivrer une princesse. Postulat d'une bien belle série imaginée et dessinée par Uderzo. Malheureusement peut-être, Belloy, poursuit ses aventures dans plusieurs périodiques et quotidiens : "La Wallonie" (en 1950), "Pistolin" (dès 1955), "L'écho de la mode" "Pilote" et "La Libre Junior" dans les années 60. Problème pour les lecteurs français : "La Wallonie" est un quotidien de la partie sud de la Belgique ; "La Libre Junior" est un supplément au quotidien belge "La Libre Belgique". Essayez-donc de vous y retrouver !!... D'où succès mitigé. Et c'est bien dommage !... Uderzo fait déjà preuve d'une grande maturité graphique. Charlier signe un de ses trop rares scénarios comiques. Ce fabuleux tandem va nous offrir ici un vrai petit bijou d'humour. "Belloy" va quand même être édité quelque 30 ans après sa naissance par Michel Deligne, éditeur belge, en albums brochés noir et blanc. Des rééditions, en couleurs cette fois, et en albums cartonnés, paraîtront une dizaine d'années plus tard. A noter que le 4ème album "L'homme qui avait peur de son ombre" (Deligne, 1977) n'est pas repris dans "l'intégrale" existante. Vous avez dit "intégrale" ?... Pour les puristes : "Belloy" est le petit-fils de "Arys Buck", personnage créé par UDERZO et paru dans O.K. n° 28 du 12 décembre 1946. Sa carrière sera (très)courte. Il ne sera jamais édité. Mais je vous en parlerai un jour...

02/09/2006 (modifier)