Labienus

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Rome, au IIIème siècle après JC, de nombreux dieux se sont répandus aux quatre coins de l'Empire. C'est ainsi que les légions se dévouent à Mithra, dieu perse du soleil, de la terre et des morts.


Au temps de Rome et de l'Empire Romain Rome

Rome, au IIIème siècle après JC, de nombreux dieux se sont répandus aux quatre coins de l'Empire. C'est ainsi que les légions se dévouent à Mithra, dieu perse du soleil, de la terre et des morts. Dans les bas-fonds de Rome, une confrérie secrète va s'inspirer de cette réligion, guidée par Canidie la Nécromancienne, la secte se livre à de sanglantes cérémonies qui mêlent délires mystiques, sorcellerie et sacrifices humains. Labienus, tribun militaire ambitieux et illuminé, se laisse gagner par les préceptes de Canidie. Par la grâce des rituels interdits, elle affirme que Mithra acceptera d'assouvir le désir fou qui dévore le tribun : devenir immortel. Mais pour cela, Labiénus devra payer un lourd tribut, il devra payer le prix du sang.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 2004
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Labienus
Les notes (3)
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07/09/2008 | Spooky
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Par Mitch
Note: 4/5

Je salue le choix très original de l'auteur, à savoir d'avoir centré sa mini-série sur le mithraïsme. Cette religion largement répandue dans l'armée romaine était au coude-à-coude avec le christianisme, et a fini par s'avouer vaincue. Car elle excluait les femmes. Pour ce qui est de la BD, elle m'a captivé, même s'il faut avouer que le scénario et les dessins sont plutôt glauques. Mais l'Antiquité romaine, ce n'était de loin pas le monde des Bisounours, c'est pourquoi j'ai beaucoup apprécié. S'il est glauque comme dit plus haut, le dessin est en revanche tout de même très joli et là aussi original, même si je peux comprendre qu'il rebutera certains à première vue.

18/03/2015 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
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Voici une œuvre méconnue qui mérite pourtant qu’on s’y attarde. Son identité visuelle peu commune peut en rebuter plus d’un. Il a le mérite de ne pas passer inaperçu. Ce côté faussement ‘brouillon’ m’a d’ailleurs séduit. De plus, il se trouve en parfaite adéquation avec les propos sombres du récit. Car il y est question de dévotion à un culte satanique (celui de Mithra) qui réclame des sacrifices humains. Le choix de l’époque historique n’est pas anodin car, au 3e siècle après JC, l’hégémonie de Rome se trouve menacée par les invasions barbares. En cette période de doutes et de troubles, il est facile de sombrer dans pareille déviance. Et c’est ce à quoi justement le récit s’attache à mettre en avant. Comment peut-on sombrer dans pareil abyme ? Quels en sont les rouages et les conséquences ? De ce point de vue, la narration est exemplaire. Mais il est vrai qu’il faut parfois s’accrocher car il n’est pas toujours aisé de reconnaître les différents protagonistes. Une belle découverte.

22/02/2011 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
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Un drame à l'antique, ce n'est pas très fréquent en bande dessinée. Un drame à l'antique réussi c'est encore moins fréquent."Labienus" émarge hélas parmi les échecs du genre. Pourtant c'est une histoire affreuse qui nous est contée. Celle d'un tribun qui bascule dans la folie lors d'une campagne contre des barbares. Son culte à Mithra l'amène à sacrifier un prisonnier, et à amener ses hommes et lui-même à se repaître de sa chair et de son sang. Le dieu appréciera, et proposera même l'immortalité à Labienus, en échange de la vie de la chair de sa chair. Une histoire dramatique classique donc, mais à laquelle il manque hélas un véritable souffle épique. Je me suis un peu ennuyé pendant cette lecture, même si le second tome me semblait un peu meilleur. Le dessin de Christian Léger m'a rebuté au plus haut point. Pourtant j'ai bien senti un effort de construction, de mise en scène, d'ambiance même. Mais rien à faire, je n'aime pas ce style confus. Peut-être d'autres lecteurs aimeront-ils...

07/09/2008 (modifier)