Un très joli premier album avec un découpage original et amusant puisque l'on peut le lire aussi bien horizontalement que verticalement.
L'histoire se déroule dans un immeuble et met en scène au cours d'une soirée crémaillère les différents occupants qui le composent. Cette soirée bien banale et pourtant riche en intrigues sera le théâtre du chamboulement de certains destins....
Les couleurs sont très vives et les dessins, simples, clairs et expressifs sont à la croisée d’Alfred et Dupuis-Berberian ce qui est loin de me déplaire.
En tout cas, l’ensemble est très réussi pour un des futur best of 2007 ?
Une bonne BD documentaire engagée, bien dans le ton des autres œuvres récentes de Etienne Davodeau (même si sur le coup, il s’occupe surtout du dessin, le scénario était l’œuvre de Kris).
Le travail de recherche semble considérable, comme en atteste le dossier en fin de BD. Alors bien sur, qui dit BD engagée dit neutralité questionnable… les auteurs ont d’ailleurs du se défendre sur ce point (voir sur le forum ce sujet très intéressant). Mais j’ai quand même l’impression que la BD est très juste (évidemment je n’ai aucun moyen de le vérifier… je n’étais pas présent au moment des faits, et je n’ai pas accès aux nombreux témoignages et documents utilisés par les auteurs).
Le dessin, lui, est dans la pure tradition Davodeau (moi j’aime bien) et les couleurs sont vraiment superbes.
Alors finalement, c’est intéressant comme bouquin ? Oui, à condition de s’intéresser à ce genre de sujet… les conflits syndicaux, j’imagine que ce n’est pas la tasse de thé de tout le monde… Moi, j’ai adoré… tout comme j’avais adoré Les Mauvaises gens.
Prometteur. Vraiment !
Un bon scénario de Vasseur pour une enquête qui est menée dans deux mondes différents : celui de la lumière des représentations, des parades, des costumes chatoyants, et celui, sombre, inquiétant, quand toutes les lumières sont éteintes...
L'homme a souvent une peur, un refoulement instinctif face aux nains.
Et Renard a l'art de le faire sentir -je confirme- au travers des pérégrinations policières de son "héros".
Une histoire à l'ambiance vaporeuse et ambiguë pour ce premier album de Romain Renard. Romain ?... c'est le fils de Claude Renard, collaborateur et compagnon de Schuiten, Sokal et Swolfs !
Et Romain, comme j'ai pu le constater au gré de ces 48 pages, n'est vraiment pas un manchot du crayon.
Un premier opus de très bonne facture, bien enlevé, bien emmené, pour une suite "annoncée" qui -j'espère- sera aussi bonne. Ce premier tome date pourtant déjà de Janvier 2005. Et rien d'autre encore...
Ben, ça ne date pas d'hier !...
Qui plus est, la "vie" de Popeye se fera en plusieurs phases...
19 Décembre 1919. La série débute aux USA dans le New York Journal sous le nom de "Thimble Theatre".
Au départ, elle met en scène une vraie canaille, un "affreux" du nom de Willy Wormwood. Il est la "vedette" de strips sans grand intérêt. Mais il est accompagné de Ham Gravy, Olive Oyl -sa fiancée-, et le frère de celle-ci : Castor Oyl.
Une planche dominicale est ajoutée dès le 18 Avril 1925.
17 Janvier 1929. Castor Oyl, propriétaire d'un vieux rafiot, décide de partir en voyage. Il se met à la recherche d'un équipage. Il trouve un marin borgne : Popeye, lequel fait à cette date sa toute première apparition.
Popeye ?... il possède une force spectaculaire, acquise par l'intermédiaire d'une poule magique (véridique !...)
Heureusement, cette poule sera vite remplacée par l'absorption d'épinards. Et ce légume deviendra la "marque de fabrique" de ce héros.
Héros, en effet, car Popeye et son fichu caractère iconoclaste va s'accaparer le vedettariat et -en même temps- ravir Olive à son "fiancé" originel.
En 1933, ce sera "l'explosion". Popeye fait ses débuts dans le dessin animé sous la direction des studios de Max Fleischer.
Popeye ?... j'aime bien. Une véritable faune urbaine, complètement folle, composée de gueules et caractères explosifs. Ca crie, ça hurle, gesticule, se bagarre au travers d'histoires loufoques qui font la part belle au non-sens.
Un vrai coup de nostalgie aussi lorsque je redécouvre, au gré de mes envies de lecture, cette bande de fous qui avait alors investi les pages des hebdos Robinson (dès 1936), Hop-Là (dès 1937).
Popeye et sa bande de "oufs" ?... Ils ne demandent rien à personne. Ils sont toujours là, dans les dessins animés, les albums et ma mémoire.
Et je ne regrette pas d'avoir fait leur connaissance.
Saviez-vous que :
- En 1930, Segar va introduire dans la série un curieux animal : "Jeep". Ce nom sera utilisé par l'armée américaine pour ainsi baptiser un véhicule tous terrains depuis entré dans la légende. Fou, non ?...
- Toujours en 1930, et suite à l'immense succès de ce marin, Segar va lui faire "retrouver" son oeil perdu.
Une B.D. qui sort de l'ordinaire, franchement drôle et décalée.
Le déroulement de l'action est atypique : bien que le récit semble suivre une progression chronologique, on a plus l'impression de feuilleter un album de photos souvenirs.
Le style de dessin est simple mais les postures et gestuelles des personnages sont très travaillées et très justes, ce qui donne beaucoup de dynamique aux différentes scènes.
Enfin, la liberté du ton et le décalage entre le propos des personnages et les situations dans lesquelles ils se trouvent, donnent à l'ensemble une grande originalité.
Une vraie réussite !!
Voila une série, apparemment clôturée, mais qui décoiffe !
Le scénario, qui ne peut s'apprécier à sa juste valeur qu'à la fin du troisième et dernier album, se termine sur une pirouette utilisée déjà en BD, mais aussi dans le cinéma et les romans. Mais ça ne change rien au plaisir de lire cette série et de la surprise finale.
Pour le dessin, que je trouve magnifique, avec des couleurs de cartes postales, il se prête plus à un tableau qu'à la BD (ne pas oublier que je suis peintre). Pour une BD, mon humble avis est que ça doit rester du dessin (façon Bergèse comme disait un autre posteur), alors que là, chaque vignette pourrait faire un tableau à exposer dans une galerie.
Pour le fana d'aviation que je suis, cette histoire montre que, même en matière d'aviation, "Top gun" (la vraie école) n'est pas encore le but ultime, puisque liée seulement au combat entre appareils, mais qu'il y a aussi "red Flag" où tout un pays est reconstitué avec ses défenses aussi bien terriennes qu'aériennes, et peut donner lieu, ainsi, à des empoignades, et donc des aventures musclées !
Au fait : Sachez que le polygone de Nellis englobe une certaine zone numérotée... 51, qui est tout aussi réelle !
A consommer sans modération !
Raymond
Bon, j'ai craqué pour le pavé de 2,5 kilos regroupant la totale des sales blagues de Vuillemin.
Alors bon, un ptit avis tout de même : elles me font bien rire, ces sales blagues.
Le dessin est crade, mais ça colle parfaitement à l'ensemble.
Les histoires sont marrantes (je n'en connaissais pas tant que ça...).
Bref, voilà, ce bottin trône désormais fièrement dans mes toilettes, et j'en suis très content.
Salvatore est un petit chien, garagiste, amateur de fondue savoyarde, qui vit complètement isolé au somment d’un pic. Amandine est une cochonne, myope comme une taupe, enceinte jusqu’au cou et elle a besoin d’une petite révision sur sa voiture….Mais qu’est ce que c’est que ça ?
Eh bien ça, c’est une série que j’ai trouvée très sympa. Il y a pas mal de situations amusantes, on ne rit pas aux éclats, mais on sourit quand même volontiers. L’histoire est plutôt originale, et les personnages sont très attachants et bien rigolos. Le dessin est assez simpliste, mais il contribue parfaitement à la bonne humeur de la série.
Une agréable surprise, puisque je l’ai emprunté sans savoir de quoi ça parlait et que j’ai passé un très bon moment.
Cette BD m'a procuré un bon moment de divertissement.
En ce qui concerne le dessin, j'apprécie la qualité de la mise en scène et le fait qu'il sorte d'un certain "académisme" me plait assez. Associé à sa technique de mise en couleur, je trouve que Calvez a une réelle originalité.
Et puis le petit Nelson jeune, je lui trouve un air fripon qui me fait craquer !
J'attends la suite avec impatience.
Je vous avouerai qu'en vieil amateur de BD fantastique et de SF, le thème de ce comics m'a tapé dans l'oeil au moment de sa sortie.
Et ce n'est que maintenant, quelques mois après, que j'ai enfin le loisir de lire cette BD (merci pierig !). Eh bien je ne suis pas déçu. De prime abord, j'avoue que le dessin m'a un peu rebuté. Mauvaises perspectives, visages peu expressifs, effets de flou un peu étranges... Ca m'a un peu gêné au départ. Et puis je me suis quand même concentré sur le récit, pour ne plus en décrocher. Putain, il y a une sacrée ambiance dans cette histoire ! On retrouve un peu le style qu'il y a dans des vieux films du style Body Snatchers, ou The Midwich Cuckoos.
Une petite communauté qui se retrouve phagocytée (c'est presque le cas de le dire) par des créatures étranges, venues d'on ne sait où. Ici le symbolisme sexuel est évident, bien plus prégnant que dans La Mutante, par exemple. Et c'est tant mieux, car ce sujet tabou, à peine reconnu dans nombre de récits classiques, permet la libération du récit, et de suivre la montée en puissance de l'angoisse. Au fil des tomes, la sensation de huis clos s'intensifie au sein de la trentaine de survivants. Les dissensions, les peurs, les remords et les ressentiments se font jour.
Ce comics est avant tout une étude sociologique. Dans une situation de crise, comment des gens ordinaires se comporteraient-ils ? La personne qui incarne l'autorité en temps normal est-elle la plus digne de confiance ? La force physique exclut-elle la faiblesse psychologique ? Dans une ambiance crépusculaire, c'est très intéressant, presque facinant par moments, tant les éléments semblent s'enchaîner inexorablement, sans pitié, sans rémission.
Inexorable, la situation se dégrade, pour le grand plaisir du lecteur, réduit au stade de simple spectateur observant une colonie de fourmis s'agitant dans tous les sens dans un bocal qui leur interdit toute retraite.
Que vont-elles faire ? Attaquer le verre ? Se manger entre elles ? Essayer de s'organiser ou tenter de s'en sortir chacune de son côté ? La comparaison n'est pas tout à fait légitime, puisqu'une fourmi agit en priorité pour le groupe, pas pour soi. Dans "Girls" les situations sont plus variées, les motivations probablement beaucoup plus complexes...
Le dessin n'est pas extraordinaire (mises à part les différentes couvertures), mais ce défaut s'efface vite derrière la qualité de l'histoire...
Une belle réussite.
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L'Espace d'un soir
Un très joli premier album avec un découpage original et amusant puisque l'on peut le lire aussi bien horizontalement que verticalement. L'histoire se déroule dans un immeuble et met en scène au cours d'une soirée crémaillère les différents occupants qui le composent. Cette soirée bien banale et pourtant riche en intrigues sera le théâtre du chamboulement de certains destins.... Les couleurs sont très vives et les dessins, simples, clairs et expressifs sont à la croisée d’Alfred et Dupuis-Berberian ce qui est loin de me déplaire. En tout cas, l’ensemble est très réussi pour un des futur best of 2007 ?
Un homme est mort
Une bonne BD documentaire engagée, bien dans le ton des autres œuvres récentes de Etienne Davodeau (même si sur le coup, il s’occupe surtout du dessin, le scénario était l’œuvre de Kris). Le travail de recherche semble considérable, comme en atteste le dossier en fin de BD. Alors bien sur, qui dit BD engagée dit neutralité questionnable… les auteurs ont d’ailleurs du se défendre sur ce point (voir sur le forum ce sujet très intéressant). Mais j’ai quand même l’impression que la BD est très juste (évidemment je n’ai aucun moyen de le vérifier… je n’étais pas présent au moment des faits, et je n’ai pas accès aux nombreux témoignages et documents utilisés par les auteurs). Le dessin, lui, est dans la pure tradition Davodeau (moi j’aime bien) et les couleurs sont vraiment superbes. Alors finalement, c’est intéressant comme bouquin ? Oui, à condition de s’intéresser à ce genre de sujet… les conflits syndicaux, j’imagine que ce n’est pas la tasse de thé de tout le monde… Moi, j’ai adoré… tout comme j’avais adoré Les Mauvaises gens.
American seasons
Prometteur. Vraiment ! Un bon scénario de Vasseur pour une enquête qui est menée dans deux mondes différents : celui de la lumière des représentations, des parades, des costumes chatoyants, et celui, sombre, inquiétant, quand toutes les lumières sont éteintes... L'homme a souvent une peur, un refoulement instinctif face aux nains. Et Renard a l'art de le faire sentir -je confirme- au travers des pérégrinations policières de son "héros". Une histoire à l'ambiance vaporeuse et ambiguë pour ce premier album de Romain Renard. Romain ?... c'est le fils de Claude Renard, collaborateur et compagnon de Schuiten, Sokal et Swolfs ! Et Romain, comme j'ai pu le constater au gré de ces 48 pages, n'est vraiment pas un manchot du crayon. Un premier opus de très bonne facture, bien enlevé, bien emmené, pour une suite "annoncée" qui -j'espère- sera aussi bonne. Ce premier tome date pourtant déjà de Janvier 2005. Et rien d'autre encore...
Popeye
Ben, ça ne date pas d'hier !... Qui plus est, la "vie" de Popeye se fera en plusieurs phases... 19 Décembre 1919. La série débute aux USA dans le New York Journal sous le nom de "Thimble Theatre". Au départ, elle met en scène une vraie canaille, un "affreux" du nom de Willy Wormwood. Il est la "vedette" de strips sans grand intérêt. Mais il est accompagné de Ham Gravy, Olive Oyl -sa fiancée-, et le frère de celle-ci : Castor Oyl. Une planche dominicale est ajoutée dès le 18 Avril 1925. 17 Janvier 1929. Castor Oyl, propriétaire d'un vieux rafiot, décide de partir en voyage. Il se met à la recherche d'un équipage. Il trouve un marin borgne : Popeye, lequel fait à cette date sa toute première apparition. Popeye ?... il possède une force spectaculaire, acquise par l'intermédiaire d'une poule magique (véridique !...) Heureusement, cette poule sera vite remplacée par l'absorption d'épinards. Et ce légume deviendra la "marque de fabrique" de ce héros. Héros, en effet, car Popeye et son fichu caractère iconoclaste va s'accaparer le vedettariat et -en même temps- ravir Olive à son "fiancé" originel. En 1933, ce sera "l'explosion". Popeye fait ses débuts dans le dessin animé sous la direction des studios de Max Fleischer. Popeye ?... j'aime bien. Une véritable faune urbaine, complètement folle, composée de gueules et caractères explosifs. Ca crie, ça hurle, gesticule, se bagarre au travers d'histoires loufoques qui font la part belle au non-sens. Un vrai coup de nostalgie aussi lorsque je redécouvre, au gré de mes envies de lecture, cette bande de fous qui avait alors investi les pages des hebdos Robinson (dès 1936), Hop-Là (dès 1937). Popeye et sa bande de "oufs" ?... Ils ne demandent rien à personne. Ils sont toujours là, dans les dessins animés, les albums et ma mémoire. Et je ne regrette pas d'avoir fait leur connaissance. Saviez-vous que : - En 1930, Segar va introduire dans la série un curieux animal : "Jeep". Ce nom sera utilisé par l'armée américaine pour ainsi baptiser un véhicule tous terrains depuis entré dans la légende. Fou, non ?... - Toujours en 1930, et suite à l'immense succès de ce marin, Segar va lui faire "retrouver" son oeil perdu.
Safari Monseigneur
Une B.D. qui sort de l'ordinaire, franchement drôle et décalée. Le déroulement de l'action est atypique : bien que le récit semble suivre une progression chronologique, on a plus l'impression de feuilleter un album de photos souvenirs. Le style de dessin est simple mais les postures et gestuelles des personnages sont très travaillées et très justes, ce qui donne beaucoup de dynamique aux différentes scènes. Enfin, la liberté du ton et le décalage entre le propos des personnages et les situations dans lesquelles ils se trouvent, donnent à l'ensemble une grande originalité. Une vraie réussite !!
Fox One
Voila une série, apparemment clôturée, mais qui décoiffe ! Le scénario, qui ne peut s'apprécier à sa juste valeur qu'à la fin du troisième et dernier album, se termine sur une pirouette utilisée déjà en BD, mais aussi dans le cinéma et les romans. Mais ça ne change rien au plaisir de lire cette série et de la surprise finale. Pour le dessin, que je trouve magnifique, avec des couleurs de cartes postales, il se prête plus à un tableau qu'à la BD (ne pas oublier que je suis peintre). Pour une BD, mon humble avis est que ça doit rester du dessin (façon Bergèse comme disait un autre posteur), alors que là, chaque vignette pourrait faire un tableau à exposer dans une galerie. Pour le fana d'aviation que je suis, cette histoire montre que, même en matière d'aviation, "Top gun" (la vraie école) n'est pas encore le but ultime, puisque liée seulement au combat entre appareils, mais qu'il y a aussi "red Flag" où tout un pays est reconstitué avec ses défenses aussi bien terriennes qu'aériennes, et peut donner lieu, ainsi, à des empoignades, et donc des aventures musclées ! Au fait : Sachez que le polygone de Nellis englobe une certaine zone numérotée... 51, qui est tout aussi réelle ! A consommer sans modération ! Raymond
Les Sales Blagues de l'Echo
Bon, j'ai craqué pour le pavé de 2,5 kilos regroupant la totale des sales blagues de Vuillemin. Alors bon, un ptit avis tout de même : elles me font bien rire, ces sales blagues. Le dessin est crade, mais ça colle parfaitement à l'ensemble. Les histoires sont marrantes (je n'en connaissais pas tant que ça...). Bref, voilà, ce bottin trône désormais fièrement dans mes toilettes, et j'en suis très content.
Salvatore
Salvatore est un petit chien, garagiste, amateur de fondue savoyarde, qui vit complètement isolé au somment d’un pic. Amandine est une cochonne, myope comme une taupe, enceinte jusqu’au cou et elle a besoin d’une petite révision sur sa voiture….Mais qu’est ce que c’est que ça ? Eh bien ça, c’est une série que j’ai trouvée très sympa. Il y a pas mal de situations amusantes, on ne rit pas aux éclats, mais on sourit quand même volontiers. L’histoire est plutôt originale, et les personnages sont très attachants et bien rigolos. Le dessin est assez simpliste, mais il contribue parfaitement à la bonne humeur de la série. Une agréable surprise, puisque je l’ai emprunté sans savoir de quoi ça parlait et que j’ai passé un très bon moment.
Nelson Lobster
Cette BD m'a procuré un bon moment de divertissement. En ce qui concerne le dessin, j'apprécie la qualité de la mise en scène et le fait qu'il sorte d'un certain "académisme" me plait assez. Associé à sa technique de mise en couleur, je trouve que Calvez a une réelle originalité. Et puis le petit Nelson jeune, je lui trouve un air fripon qui me fait craquer ! J'attends la suite avec impatience.
Girls
Je vous avouerai qu'en vieil amateur de BD fantastique et de SF, le thème de ce comics m'a tapé dans l'oeil au moment de sa sortie. Et ce n'est que maintenant, quelques mois après, que j'ai enfin le loisir de lire cette BD (merci pierig !). Eh bien je ne suis pas déçu. De prime abord, j'avoue que le dessin m'a un peu rebuté. Mauvaises perspectives, visages peu expressifs, effets de flou un peu étranges... Ca m'a un peu gêné au départ. Et puis je me suis quand même concentré sur le récit, pour ne plus en décrocher. Putain, il y a une sacrée ambiance dans cette histoire ! On retrouve un peu le style qu'il y a dans des vieux films du style Body Snatchers, ou The Midwich Cuckoos. Une petite communauté qui se retrouve phagocytée (c'est presque le cas de le dire) par des créatures étranges, venues d'on ne sait où. Ici le symbolisme sexuel est évident, bien plus prégnant que dans La Mutante, par exemple. Et c'est tant mieux, car ce sujet tabou, à peine reconnu dans nombre de récits classiques, permet la libération du récit, et de suivre la montée en puissance de l'angoisse. Au fil des tomes, la sensation de huis clos s'intensifie au sein de la trentaine de survivants. Les dissensions, les peurs, les remords et les ressentiments se font jour. Ce comics est avant tout une étude sociologique. Dans une situation de crise, comment des gens ordinaires se comporteraient-ils ? La personne qui incarne l'autorité en temps normal est-elle la plus digne de confiance ? La force physique exclut-elle la faiblesse psychologique ? Dans une ambiance crépusculaire, c'est très intéressant, presque facinant par moments, tant les éléments semblent s'enchaîner inexorablement, sans pitié, sans rémission. Inexorable, la situation se dégrade, pour le grand plaisir du lecteur, réduit au stade de simple spectateur observant une colonie de fourmis s'agitant dans tous les sens dans un bocal qui leur interdit toute retraite. Que vont-elles faire ? Attaquer le verre ? Se manger entre elles ? Essayer de s'organiser ou tenter de s'en sortir chacune de son côté ? La comparaison n'est pas tout à fait légitime, puisqu'une fourmi agit en priorité pour le groupe, pas pour soi. Dans "Girls" les situations sont plus variées, les motivations probablement beaucoup plus complexes... Le dessin n'est pas extraordinaire (mises à part les différentes couvertures), mais ce défaut s'efface vite derrière la qualité de l'histoire... Une belle réussite.