Bonne série dans l'ensemble, mais le fait que les dix albums soient dessinés par dix dessinateurs différents constitue à la fois un avantage et un inconvénient :
- avantages : c'est beaucoup plus varié et ça permet de mieux mettre en place les différentes ambiances dues aux différentes époques.
- inconvénients : une BD demande parfois une adaptation au dessin. Or ici cette adaptation est rendue plus difficile par le changement à chaque tome. Plus personnellement, certains dessins ne me plaisent pas tellement alors que d'autres sont beaux. C'est assez inégal dans l'ensemble.
Le scénario dans son ensemble est très bon et original. Faire traverser au livre Nahik les différentes époques est très intéressant. L'atmosphère de mystère qui tourne autour de ce livre maudit est très bien retranscrite.
Plus particulièrement, comme pour le dessin, la qualité d'un album à l'autre est très inégale. On va du très bon au moyen. C'est regrettable.
Dans l'ensemble une série vraiment intéressante qui vous fera passer de bons moments. Je recommande donc l'achat.
J'ai accueilli avec beaucoup de joie la parution de l'intégrale : Isabelle est une série qui a charmé mon enfance et que je redécouvre avec surprise.
Certes les premières histoires sont "gentillettes" avec un rythme parfois un peu léger mais dès l'arrivée de l'oncle Hermés, la série déploie des profondeurs insoupçonnées :
- personnages bien définis et "adultes" : la relation amoureuse entre Hermés et Calendula est explicite, ce qui était rare à l'époque dans une BD "pour enfants".
- profusion de détails dans les images : les petits monstres de Franquin sont un pur délice
- beaucoup de jeux de mots et de double sens qui offrent une deuxième lecture,
- une rare poésie et beaucoup d'imagination dans les lieux magiques et les cérémoniaux de sortilèges.
Il est vrai que le personnage d'Isabelle peut sembler en décalage avec tout ceci : le personnage est enfantin, semble limite naïf. Là encore, deux niveaux de lectures sont possibles :
- La série se destine à des enfants, une identification doit être possible. Est donc reproduit le manichéisme de l'enfance.
- un message de tolérance et de simplicité : Isabelle n'est pas naïve, elle choisit d'accepter le meilleur des deux mondes (la réalité et le fantastique).
Cette série reste une valeur sûre à lire, ou très jeune, ou adulte.
OUI ! Quelle bonne série !
C'est sans conteste une excellente BD que nous livre ici Soleil ! Ce n'est d'ailleurs pour une fois pas de l'heroic fantasy.
Une histoire de pirates d'une très bonne qualité. Le scénario est très solide, alliant rythme et originalité. Le personnage principal est charismatique au possible, les combats navals sont géniaux, etc.
Le dessin progresse au fil des 3 tomes de la série. Il me plaît énormément d'ailleurs, surtout les scènes sur l'île exotique :)
Trois tomes composent la série. Point fort et faible à la fois, car autant une série à rallonge peut perdre en qualité autant une excellente série mérite plus d'albums pour alimenter ses fans en délire !! :D
Je ne suis pas certain que Bouffe Doublon soit encore disponible en magasin mais si vous tombez dessus n'hésitez pas vous serez conquis !
Bételgeuse, second cycle d' Aldébaran, marche parfaitement sur ses traces. Les points forts et faibles sont les mêmes plus ou moins.
Le scénario est toujours aussi accrocheur et bourré de mystère et de rebondissements. A mon avis c'est du solide.
Le dessin est bon et les couleurs idem. Les animaux sont toujours aussi originaux. Un régal !! Mais bon, les expressions des personnages me déplaisent toujours à cause de cette impression qu'elles sont figées et surjouées. C'est peut être pas les bon mots mais je vois pas comment l'exprimer autrement.
Enfin vu le reste de la BD, ça reste anecdotique. Achetez les yeux fermés c'est du bon !
A noter que le cycle 3 va commencer ce mois-ci avec une troisième série : Antarès (étoile principale de la constellation du scorpion et ultime coup du chevalier Milo pour ceux qui connaissent les Chevaliers du Zodiaque ;) )
Je dois dire que j'ai été soufflé par cette BD.
Bien que grand amateur de BD, je n'avais jamais eu l'occasion de "lire" une BD muette et je dois bien avouer que dorénavant je m'attarderai un peu plus sur ce style de BD.
Pour "Là où vont nos pères", je trouve les dessins tout simplement exceptionnels et impressionnants de réalisme.
Réalisme qui ne semble toutefois pas si évident au niveau de l'histoire. Je m'explique. Autant, il est vrai que certains des personnages dont l'histoire est contée semblent avoir été confrontés à une intégration difficile, autant le héros arrive dans un monde très bienveillant et où les immigrants sont reçus à bras ouverts.
Je pense que c'est le seul bémol que je peux signifier pour ce livre, encore que ça n'en soit pas vraiment un, tant on pourrait rêver d'un monde où l'immigration serait vécue de manière aussi idéalisée.
Quoiqu'il en soit, ce mélange de réalisme et d'idéalisme a de quoi plaire et faire réfléchir.
Ayant beaucoup aimé le travail de ces deux auteurs dans Pest, je me suis procuré cette BD, fruit de leur première collaboration, et je n’ai pas été déçu.
L’ambiance générale est particulière et sombre, et cet univers marginal imaginé est très intrigant, de sorte qu’une fois plongé dans le récit il est difficile d’en sortir.
Le dessin est singulier et a le mérite d’être original. En tout cas, j’aime beaucoup ce trait qui en plus colle parfaitement à cette histoire même si je le trouve un peu moins soigné que dans Pest.
Un petit 4/5 pour ce récit fataliste à ne pas mettre dans des mains trop dépressives.
Dommage que la série soit terminée... Y aura-t-il un jour une suite?
Un très bon premier album pour ces jeunes auteurs qui auraient certainement fait mieux par la suite...
Saura-t-on un jour ce qui est arrivé à Virgin?
En tout cas, c'est un bon polar, avec plein de clichés et de clins d'œil tirés du genre. Une sorte de Blade runner mélangé à un vieux polar avec Humphrey Bogart...
On retrouve certains ingrédients de série B de Delcourt. Un monde cyber, de jolies filles, des flingues et de l'action.
Le dessin est plutôt classique et reste bon malgré quelques petites erreurs de-ci de-là mais pour un premier album ça passe largement.
Le scénario semble classique au demeurant mais N. Pona arrive tout de même à gérer un suspense et des rebondissements qui font qu'on a pas le temps de s'ennuyer.
Si vous en trouvez encore, n'hésitez pas, c'est un bon investissement.
J'espère peut-être retrouver ces auteurs sur d'autres séries...
Que sont-ils devenus?
Au travers des errances gores des derniers survivants d’un quelconque cataclysme, Marc Lizano et Vincent Rioult nous offrent une corrosive petite étude sociologique.
Et comment sonder au mieux les dernières limites de la moralité de l’être humain et de sa société dite moderne, si ce n’est de faire tenir les rôles par de trognons petits animaux (qui finiront par s’entre-déchirer la tête). Par ce premier stratagème et par l’utilisation d’une technique graphique particulière (personnages peu expressifs, ensemble figé) et d’ailleurs très plaisante, la forme est ici déshumanisée pour mieux se concentrer sur le fond. On entre d’autant plus facilement dans le récit, que l’on ne se sent pas montré du doigt. Pourtant, après seulement quelques pages, l’anthropomorphisme n’est que plus évident et les rapports humains nous apparaissent alors dans toute leur « basse splendeur » : cruauté, cynisme, férocité, égocentrisme…
Voilà une fable bien trash, à l’humour décapant que n’aurait sûrement pas renié Jean de La Fontaine s’il avait été fan des Sex Pistols.
Le sentiment qui domine à la lecture de cette série, c'est le baroque.
D'abord d'un point de vue du dessin, avec un trait relativement chargé, une tendance au clair obscur, des couleurs dominantes, qui peuvent changer d'une planche à l'autre. Le découpage aussi, qui ne semble pas répondre à une quelconque logique, mais plutôt aux caprices des auteurs, contribue à cet effet. Très beau, très maîtrisé.
Coté scénario, c'est la même idée : on ne dit pas tout, on est pas mal dans la suggestion, dans la métaphore. Il y a d'ailleurs pas mal de pages sans texte. Le personnage principal lui même est très baroque, atteint de nanisme, mais à la personnalité, au "karma" très forts, l'esprit vif et scientifique, mais étrangement réceptif au surnaturel, parfois presque cynique et d'autre fois hypersensible.
Le premier cycle est un peu confus, à mon sens, mais le second est bien meilleur, et lance réellement la série. On entrevoit alors pas mal de possibilités...
A suivre de près.
Dans ce récit drôle et déroutant, Nicolas de Crécy nous expose ses interrogations et états d’âme quant au processus créatif et à la sincérité de l’art et son rapport à la réalité du monde moderne.
Que penser de ce « Journal » ?
La réalisation graphique est somptueuse. Un trait faussement brouillon, vif et expressif (stylo bille?) en noir & blanc dans la première partie et qui s’enrichit de « brou de noix » dans le second volet. Du bonheur.
Intellectuellement, je suis, à peine, plus réservé. Totalement conquis par l’épisode « carnet de voyage » brésilien ainsi que la confrontation pleine d’humour de l’auteur avec son œuvre, j’ai trouvé l’épisode japonais moins convaincant. Si j’ai aimé le concept original du « patatoïde » en quête d’inspiration graphique ainsi que le contraste plus terre à terre du manager en décalage complet avec le zen du pays du soleil levant, j’ai, en revanche, quelque peu décroché sur certains aspects oniriques de l’histoire. Enfin, certains questionnements de l’auteur me sont apparus plutôt obscurs mais parleront sûrement mieux aux âmes d’artiste.
Un album à plusieurs niveaux de lecture, très beau, passionnant, et débordant d’idées.
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Le Décalogue
Bonne série dans l'ensemble, mais le fait que les dix albums soient dessinés par dix dessinateurs différents constitue à la fois un avantage et un inconvénient : - avantages : c'est beaucoup plus varié et ça permet de mieux mettre en place les différentes ambiances dues aux différentes époques. - inconvénients : une BD demande parfois une adaptation au dessin. Or ici cette adaptation est rendue plus difficile par le changement à chaque tome. Plus personnellement, certains dessins ne me plaisent pas tellement alors que d'autres sont beaux. C'est assez inégal dans l'ensemble. Le scénario dans son ensemble est très bon et original. Faire traverser au livre Nahik les différentes époques est très intéressant. L'atmosphère de mystère qui tourne autour de ce livre maudit est très bien retranscrite. Plus particulièrement, comme pour le dessin, la qualité d'un album à l'autre est très inégale. On va du très bon au moyen. C'est regrettable. Dans l'ensemble une série vraiment intéressante qui vous fera passer de bons moments. Je recommande donc l'achat.
Isabelle
J'ai accueilli avec beaucoup de joie la parution de l'intégrale : Isabelle est une série qui a charmé mon enfance et que je redécouvre avec surprise. Certes les premières histoires sont "gentillettes" avec un rythme parfois un peu léger mais dès l'arrivée de l'oncle Hermés, la série déploie des profondeurs insoupçonnées : - personnages bien définis et "adultes" : la relation amoureuse entre Hermés et Calendula est explicite, ce qui était rare à l'époque dans une BD "pour enfants". - profusion de détails dans les images : les petits monstres de Franquin sont un pur délice - beaucoup de jeux de mots et de double sens qui offrent une deuxième lecture, - une rare poésie et beaucoup d'imagination dans les lieux magiques et les cérémoniaux de sortilèges. Il est vrai que le personnage d'Isabelle peut sembler en décalage avec tout ceci : le personnage est enfantin, semble limite naïf. Là encore, deux niveaux de lectures sont possibles : - La série se destine à des enfants, une identification doit être possible. Est donc reproduit le manichéisme de l'enfance. - un message de tolérance et de simplicité : Isabelle n'est pas naïve, elle choisit d'accepter le meilleur des deux mondes (la réalité et le fantastique). Cette série reste une valeur sûre à lire, ou très jeune, ou adulte.
Bouffe-Doublon
OUI ! Quelle bonne série ! C'est sans conteste une excellente BD que nous livre ici Soleil ! Ce n'est d'ailleurs pour une fois pas de l'heroic fantasy. Une histoire de pirates d'une très bonne qualité. Le scénario est très solide, alliant rythme et originalité. Le personnage principal est charismatique au possible, les combats navals sont géniaux, etc. Le dessin progresse au fil des 3 tomes de la série. Il me plaît énormément d'ailleurs, surtout les scènes sur l'île exotique :) Trois tomes composent la série. Point fort et faible à la fois, car autant une série à rallonge peut perdre en qualité autant une excellente série mérite plus d'albums pour alimenter ses fans en délire !! :D Je ne suis pas certain que Bouffe Doublon soit encore disponible en magasin mais si vous tombez dessus n'hésitez pas vous serez conquis !
Bételgeuse
Bételgeuse, second cycle d' Aldébaran, marche parfaitement sur ses traces. Les points forts et faibles sont les mêmes plus ou moins. Le scénario est toujours aussi accrocheur et bourré de mystère et de rebondissements. A mon avis c'est du solide. Le dessin est bon et les couleurs idem. Les animaux sont toujours aussi originaux. Un régal !! Mais bon, les expressions des personnages me déplaisent toujours à cause de cette impression qu'elles sont figées et surjouées. C'est peut être pas les bon mots mais je vois pas comment l'exprimer autrement. Enfin vu le reste de la BD, ça reste anecdotique. Achetez les yeux fermés c'est du bon ! A noter que le cycle 3 va commencer ce mois-ci avec une troisième série : Antarès (étoile principale de la constellation du scorpion et ultime coup du chevalier Milo pour ceux qui connaissent les Chevaliers du Zodiaque ;) )
Là où vont nos pères
Je dois dire que j'ai été soufflé par cette BD. Bien que grand amateur de BD, je n'avais jamais eu l'occasion de "lire" une BD muette et je dois bien avouer que dorénavant je m'attarderai un peu plus sur ce style de BD. Pour "Là où vont nos pères", je trouve les dessins tout simplement exceptionnels et impressionnants de réalisme. Réalisme qui ne semble toutefois pas si évident au niveau de l'histoire. Je m'explique. Autant, il est vrai que certains des personnages dont l'histoire est contée semblent avoir été confrontés à une intégration difficile, autant le héros arrive dans un monde très bienveillant et où les immigrants sont reçus à bras ouverts. Je pense que c'est le seul bémol que je peux signifier pour ce livre, encore que ça n'en soit pas vraiment un, tant on pourrait rêver d'un monde où l'immigration serait vécue de manière aussi idéalisée. Quoiqu'il en soit, ce mélange de réalisme et d'idéalisme a de quoi plaire et faire réfléchir.
Le phalanstère du bout du monde
Ayant beaucoup aimé le travail de ces deux auteurs dans Pest, je me suis procuré cette BD, fruit de leur première collaboration, et je n’ai pas été déçu. L’ambiance générale est particulière et sombre, et cet univers marginal imaginé est très intrigant, de sorte qu’une fois plongé dans le récit il est difficile d’en sortir. Le dessin est singulier et a le mérite d’être original. En tout cas, j’aime beaucoup ce trait qui en plus colle parfaitement à cette histoire même si je le trouve un peu moins soigné que dans Pest. Un petit 4/5 pour ce récit fataliste à ne pas mettre dans des mains trop dépressives.
Ectis
Dommage que la série soit terminée... Y aura-t-il un jour une suite? Un très bon premier album pour ces jeunes auteurs qui auraient certainement fait mieux par la suite... Saura-t-on un jour ce qui est arrivé à Virgin? En tout cas, c'est un bon polar, avec plein de clichés et de clins d'œil tirés du genre. Une sorte de Blade runner mélangé à un vieux polar avec Humphrey Bogart... On retrouve certains ingrédients de série B de Delcourt. Un monde cyber, de jolies filles, des flingues et de l'action. Le dessin est plutôt classique et reste bon malgré quelques petites erreurs de-ci de-là mais pour un premier album ça passe largement. Le scénario semble classique au demeurant mais N. Pona arrive tout de même à gérer un suspense et des rebondissements qui font qu'on a pas le temps de s'ennuyer. Si vous en trouvez encore, n'hésitez pas, c'est un bon investissement. J'espère peut-être retrouver ces auteurs sur d'autres séries... Que sont-ils devenus?
Passer l'hiver
Au travers des errances gores des derniers survivants d’un quelconque cataclysme, Marc Lizano et Vincent Rioult nous offrent une corrosive petite étude sociologique. Et comment sonder au mieux les dernières limites de la moralité de l’être humain et de sa société dite moderne, si ce n’est de faire tenir les rôles par de trognons petits animaux (qui finiront par s’entre-déchirer la tête). Par ce premier stratagème et par l’utilisation d’une technique graphique particulière (personnages peu expressifs, ensemble figé) et d’ailleurs très plaisante, la forme est ici déshumanisée pour mieux se concentrer sur le fond. On entre d’autant plus facilement dans le récit, que l’on ne se sent pas montré du doigt. Pourtant, après seulement quelques pages, l’anthropomorphisme n’est que plus évident et les rapports humains nous apparaissent alors dans toute leur « basse splendeur » : cruauté, cynisme, férocité, égocentrisme… Voilà une fable bien trash, à l’humour décapant que n’aurait sûrement pas renié Jean de La Fontaine s’il avait été fan des Sex Pistols.
Algernon Woodcock
Le sentiment qui domine à la lecture de cette série, c'est le baroque. D'abord d'un point de vue du dessin, avec un trait relativement chargé, une tendance au clair obscur, des couleurs dominantes, qui peuvent changer d'une planche à l'autre. Le découpage aussi, qui ne semble pas répondre à une quelconque logique, mais plutôt aux caprices des auteurs, contribue à cet effet. Très beau, très maîtrisé. Coté scénario, c'est la même idée : on ne dit pas tout, on est pas mal dans la suggestion, dans la métaphore. Il y a d'ailleurs pas mal de pages sans texte. Le personnage principal lui même est très baroque, atteint de nanisme, mais à la personnalité, au "karma" très forts, l'esprit vif et scientifique, mais étrangement réceptif au surnaturel, parfois presque cynique et d'autre fois hypersensible. Le premier cycle est un peu confus, à mon sens, mais le second est bien meilleur, et lance réellement la série. On entrevoit alors pas mal de possibilités... A suivre de près.
Journal d'un fantôme
Dans ce récit drôle et déroutant, Nicolas de Crécy nous expose ses interrogations et états d’âme quant au processus créatif et à la sincérité de l’art et son rapport à la réalité du monde moderne. Que penser de ce « Journal » ? La réalisation graphique est somptueuse. Un trait faussement brouillon, vif et expressif (stylo bille?) en noir & blanc dans la première partie et qui s’enrichit de « brou de noix » dans le second volet. Du bonheur. Intellectuellement, je suis, à peine, plus réservé. Totalement conquis par l’épisode « carnet de voyage » brésilien ainsi que la confrontation pleine d’humour de l’auteur avec son œuvre, j’ai trouvé l’épisode japonais moins convaincant. Si j’ai aimé le concept original du « patatoïde » en quête d’inspiration graphique ainsi que le contraste plus terre à terre du manager en décalage complet avec le zen du pays du soleil levant, j’ai, en revanche, quelque peu décroché sur certains aspects oniriques de l’histoire. Enfin, certains questionnements de l’auteur me sont apparus plutôt obscurs mais parleront sûrement mieux aux âmes d’artiste. Un album à plusieurs niveaux de lecture, très beau, passionnant, et débordant d’idées.