Les derniers avis (32277 avis)

Par ArzaK
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série De mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu omniprésent
De mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu omniprésent

Je ne suis pas d’accord avec Ro quand il dit qu’en matière de dessin, « ce n’est pas le mieux que Larcenet peut nous offrir ». Oui, c’est clairement dépouillé, mais en matière de dessin pur, c'est-à-dire cette capacité de s’attaquer au réel le plus insignifiant pour rendre compte de la vie des choses avec pour toute arme du papier et un crayon, c’est peut-être ce que Larcenet a fait de plus fort. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer un album de ses débuts comme « Soyons fou » et ce petit album muet. Dans le premier, Larcenet se cherche encore, cède souvent au remplissage, et ne cache pas vraiment la raideur de ses personnages, il en use même comme ressort humoristique. Dans cet album, pas de statisme, pas une seule raideur, ce chien est en mouvement permanent, c’est du dessin animé. Enfin presque, parce qu’il y a ce découpage, cette gestion du temps, magistrale et exemplaire. Un modèle de bande dessinée. J’aimerais presque lui donner cinq étoiles, la seule chose qui me retient en fait, c’est le caractère léger de l’oeuvre… et puis parce que je préfère les chats. Allez, l’ami Manu, ennemi des critiques assassines, si tu me fais un « De mon chat comme preuve irréfutable de la persistance de l’être » aussi réussi que cet album-ci, je lui mets cinq étoiles ! P.S. : Question à Larcenet s'il passe par ici, la fin de l'album, ce serait pas une petite autobiographie déguisée ?

23/05/2007 (modifier)
Couverture de la série Bunker
Bunker

Bunker quand la montagne rencontre le fantastique ! A mon avis Christophe Bec frappe là encore très fort ! Le dessin est d'un très bon niveau. C'est sombre, sinistre et oppressant mais en même temps on a un sentiment d'espace et de grandeur. C'est assez dur à décrire mais ceux qui vont en montagne savent bien que parfois c'est à la fois sinistre et immense. Certaines planches sont vraiment impressionnantes. Le scénario est coécrit avec Betbeder. On reconnaît tout de même la patte de maître Bec. Une BD de ce dernier c'est toujours une ambiance très réussie. On est oppressé par l'histoire. On se sent petit face à la montagne et on tremble quand on entend dans le néant des cris surnaturels... Le récit introduit doucement les personnages, la situation géopolitique de ce pays imaginaire et la montagne frontière dans laquelle notre héros évolue. Ce premier tome n'est pourtant pas qu'une simple introduction. En effet, à partir du dernier tiers de l'album, on entre véritablement dans l'histoire. C'est rythmé et mystérieux. Il me tarde de découvrir la suite ! A mon avis, on tient là une excellente série. Pour moi, cette BD est très prometteuse. J'aurais mis le 3/5 sans cette fin d'album vraiment intéressante qui me fait passer à 4 !! Je conseille l'achat (en plus il n'y aura que 5 tomes :) ) ou au moins la lecture. Du Christophe Bec pur jus pour mon plus grand plaisir !!

22/05/2007 (modifier)
Par Manuel
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sursis
Le Sursis

Très belle histoire d'amour. Alors qu'un jeune homme est théoriquement mort dans un convoi de la seconde guerre mondiale, il revient dans son village en catimini. Se cachant derrière des persiennes, il surplombe le village avec notamment vue sur la femme qu'il aime éperdument. Très bon scénario, la bd se lit avec beaucoup de saveur. La fin est tout simplement excellente. Les découpages et les dessins collent parfaitement au scénar, langoureux et en même temps fougueux. J'étais assez sceptique surtout en apercevant les dessins, mais la femme représentée, pfou magnifique, c'est une pure réussite. Les textes sont impeccables. Ce n'est pas trop mon style de bd, mais la curiosité et les critiques me chuchotaient, "vas-y laisse-toi tenter". En tout cas, je la conseille pour se changer l'esprit, le côté réaliste est assez envoûtant. Par contre, ceux qui aiment l'action à fond, la sf... risquent d'être déçus (quoique ?).

21/05/2007 (modifier)
Couverture de la série Lupus
Lupus

"Lupus" pour moi n'a rien mais alors rien à voir avec de la science-fiction. Je préviens donc les amateurs du genre que vous serez déçus. Pas de combats spatiaux, de héros charismatiques, de planètes mystérieuses pleines de danger... non "Lupus" c'est la relation entre un homme et une femme. Tout commence avec l'arrivée de Lupus et de son meilleur ami sur une planète pour pratiquer la pêche au gros. Dans un bar ils tombent sur une femme. Lupus est sous le charme et ils la prennent avec eux. Arrive un évènement tragique qui lance véritablement l'histoire : une aventure dramatique et imprévisible. Le point fort de cette série est sans aucun doute la psychologie des personnages. Chacun a ses caractéristiques et son propre look. Il y a le chauve bagarreur et impulsif, la fugueuse sexy et paumée et le grand dadais gosse de riche un peu timide pour ne citer qu'eux. Je les trouve tous très réalistes. Peeters connaît apparemment les hommes et leur nature et sait la raconter au lecteur. Pour le dessin, je suis plus mitigé. Le noir et blanc c'est beau mais pour cette série la couleur m'aurait d'avantage séduit. Certaines pages ne me plaisent pas du tout. Le style même de Peeters n'a rien avoir avec ce qui m'attire habituellement dans une BD. J'ajoute même que sans son prix à Angoulême et les avis positifs sur BDtheque, jamais je n'aurais lu cette série. Pourtant le charme opère. A mon avis il y a deux raisons à cela : la première est que l'auteur maîtrise à la perfection le noir et blanc et la seconde est que son style de dessin colle à la perfection à ce qu'il nous raconte. Il y a comme une osmose entre les deux. Peeters a son univers graphique à lui et je le respecte et l'admire pour cela. Cette BD est tout de même assez spéciale et je préviens ceux qui seraient intéressés que ça ne plaira pas à tout le monde, loin de là... Une lecture du début du premier tome devrait vite vous dire si vous êtes fait pour cette BD ou non. A découvrir.

21/05/2007 (modifier)
Couverture de la série Durango
Durango

Je ne suis pas un gros lecteur de western. Je n'en regarde quasiment jamais en DVD mais sans savoir dire pourquoi j'ai toujours apprécié le genre. "Durango" est pour moi la rencontre parfaite entre la BD et le Western spaghetti. Durango est un cow-boy solitaire, fin tireur et mercenaire mais qui défend la veuve et l'orphelin de toute la racaille du far west. J'éprouve un immense plaisir à la lecture des albums qui composent la série et ce malgré des scénarii très classiques qui se ressemblent d'un tome à l'autre. La situation type est la suivante : Durango est appelé pour un contrat dans une ville où il se rend. Une fois sur place il se rend compte que des pourris tiennent la place. Ils se tirent dessus dans tous les sens et voilà... Cela pourrait paraître réducteur mais pas tant que ça : c'est bien pensé et vraiment bien raconté. La narration est rythmée et a beaucoup de style. Les histoires ont toutes un petit quelque chose qui les différencie et qui leur donne, je dois dire, un charme fou. "Durango" est à mon avis un grand Western même si je manque de comparaison. Petit reproche cependant : notre héros tue vraiment trop de monde. On a un peu l'impression qu'à chaque tome la moitié de la ville y passe un peu comme dans Ken le survivant pour ceux qui connaissent. Le dessin comme à chaque fois avec Swolfs me révulse au départ, surtout avec le visage des personnages. Puis je rentre dans l'histoire et tout me semble beaucoup plus beau. Cet auteur n'a pas son pareil pour vous dessiner un vieux chercheur d'or crasseux au milieu des cactus. Ambiance garantie. Les paysages sont tous très réussis. On s'y croirait et c'est tout juste si on ne sent pas la soif qui nous assaille quand les personnages sont dans les plaines désertiques ! S'ajoute à cela que Durango est le personnage charismatique par excellence. Il est beau gosse, fabuleux tireur, froid et solitaire. Son handicap à la main droite (voir premier tome) et son Mauser (pistolet allemand si je ne m'abuse) ajoutent énormément à son aura. Rien que son pistolet le différencie des autres héros du far west possédant tous le fameux "6 coups". Vous passerez un très bon moment avec "Durango". Voilà une série qui justifie pleinement sa place dans les immanquables. A acheter absolument même si 14 tomes c'est vrai que ça fait mal...

21/05/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Pest
Pest

Avec un dessin différent et classique, je pense que ce scénario ne m'aurait pas intéressé plus que ça. C'est en effet une histoire relativement classique, un univers fermé sur lui-même dans une ambiance post-apocalyptique où une intelligentsia ment à la populace pour assurer sa domination. Mais avec le dessin de Bouillez, ce récit devient excellent car il prend une véritable âme, une véritable personnalité et un charme qui sait vraiment me toucher. Ce dessin rend en effet à la fois une impression de "mignon" avec ses petits bonhommes pour personnages et d'inquiétant avec son style à la "Tim Burton". Il est en outre très clair, fluide et très plaisant à lire. Bref, j'aime beaucoup. Si bien que j'ai lu le premier tome de cette série avec grand intérêt et plaisir, et j'en redemande en attendant la suite.

21/05/2007 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Secrets - Le Serpent sous la glace
Secrets - Le Serpent sous la glace

Ce triptyque est tout simplement excellent et je recommande fortement cette série. Valentin Kozlov part en Russie sur les traces du passé de son père. J’avais quelques appréhensions de lire encore une histoire qui se passe en ex-URSS. Je sature un peu avec tout ce qui tourne autour de la guerre froide. Heureusement ici il n’en est pas du tout question ! L’histoire est prenante et - comme d’ habitude - le scénario de Giroud est très bien construit. Les révélations sur ce passé mystérieux sont distillées au compte goutte. Les découvertes de notre jeune héros relancent systématiquement l’intérêt de l’histoire. L’ensemble est donc très efficace. Certains détails (l’ampleur prise par les amis clochards notamment) sont un peu gros, mais qu’importe ! J’ai dévoré les 3 tomes un peu comme on suit un bon polar au cinéma : scotché à l’histoire et captivé du début à la fin. Le trait réaliste de Jovanovic est très plaisant, tout à fait mon style. Peut-être un peu hésitant ou imprécis sur certains plans dans le premier tome. Mais en tout cas, incontestablement, il se bonifie de tome en tome.

21/05/2007 (modifier)
Par Bert
Note: 4/5
Couverture de la série Planetary
Planetary

Avec la sortie du tome 3 en VF, je me suis tout relu Planetary de Ellis et Cassaday, et c'est drôlement bon, en fait. La lecture du premier tome laissait craindre un récit hautement hermétique, empli de non-dits et de fausses pistes issus de l'esprit parfois brumeux de Warren Ellis. Ajouté à ça les problèmes de l'édition française qui a distillé au compte goutte le matériel disponible : premier tome chez Soleil en 2000, la suite 4 ans plus tard chez Semic, et enfin reprise 3 ans encore après de la série chez Panini. Mais une fois le tout rassemblé c'est une histoire structurée et palpitante qui nous est offerte, les wagons se raccrochant parfaitement les uns aux autres. Les aventures de ces archéologues de l'impossible que sont les membres de Planetary raviront le plus grand nombre, en particulier les fans des grands mythes de sciences fiction du XXe siècle (toute la sous-culture engendrée par les pulp-magazines, les comics et les séries B des années 50-60), car les références y sont nombreuses et très bien exploitées. Le tome trois se permet également un tour du côté des grands feuilletons du XIXe siècle, tout aussi bien exploité, à la manière de Moore avec sa Ligue des Gentlemen Extraordinaires. De l'aventure, des super-pouvoirs, du mystère, des gentils et des méchants, le tout associé à des dialogues savoureusement outranciers : régalez-vous de Planetary !

21/05/2007 (modifier)
Par Boz
Note: 4/5
Couverture de la série Au Bonheur des Dames (Une Femme dans la Peau / Johanna)
Au Bonheur des Dames (Une Femme dans la Peau / Johanna)

Cette BD est vraiment délirante avec des idées vraiment folles. On combine complot nazi avec belles nanas habitées par des esprits dingues, et surtout une bonne dose d'humour. A prendre au deuxième degré... De bons dessins à la Walthéry avec de jolies filles.

20/05/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Paradise
Paradise

Une série qui prend de l'ampleur à chaque tome. L'histoire de cette jeune femme amnésique échouée dans une Afrique fantasmée ne cesse de s'étoffer et de prendre une grande maturité avec l'évolution des personnages. Certes, les liens qui l'unissent à la panthères sont plutôt convenus, mais l'animal est loin d'être une peluche inoffensive voire même sympathique. Idem pour le père, roi près de sa fin, qui n'est qu'un monarque sanguinaire, mais les révolutionnaires proches eux aussi de la jeune femme valent-ils mieux? Beaucoup de personnages ambigus qui pimentent une intrigue bien menée, jouant habilement sur l'exotisme du décor. Le dessin s'affirme d'ailleurs, plus travaillé à partir du tome 2, le premier étant quelque peu "flou" comparé aux autres (cela tient sans doute à la mise en couleur qui affadit un peu le trait). Mais le graphisme dès le départ est parfaitement structuré, les personnages sont bien typés, les décors recherchés, le tout avec une belle vitalité. La mise en couleur est originale, aux teintes sombres, qui donne de belles ambiances. Une tout petit détail m'intrigue: plusieurs fois la robe noire de la panthère est citée (d'ailleurs, sur le visuel arrière des albums, pas de doute elle est noire), or elle est tachetée durant l'histoire. Une erreur ? Pour le tout, une série aux allures classiques menée avec beaucoup de métier par les auteurs. Ils ne se laissent pas aller à la facilité pour une lecture de qualité, un peu rapide peut-être. En tout cas, vivement l'épilogue : impossible de prévoir la fin.

20/05/2007 (modifier)