Je suis par hasard tombé sur Daredevil - Father dans une librairie. J'ai immédiatement flashé sur le dessin. Il est vraiment beau. Les personnages dégagent tous une bonne dose de charisme. Pour moi il est impossible de rester indifférent à la colorisation qui apporte clairement quelque chose au dessin et à l'histoire. Les plus belles planches sont sans conteste celles sur une ou deux pages. Pour un petit aperçu, il suffit d'ouvrir cet album aux premières pages.
J'ai beaucoup apprécié les quelques pages de flash back à dominante bleu avec le orange comme unique autre couleur. Très bel effet visuel.
Note : 5/5
Le scénario est tout à fait honnête. Il n'atteint cependant pas le niveau du dessin. Il y a une ou deux petites longueurs et je ne suis pas persuadé que le combat entre les héros et Daredevil apporte quelque chose à l'histoire.
Pour le reste, c'est bien : tueur en série, Daredevil torturé par l'image de son père et une fin vraiment excellente.
Note : 3/5
Mon deuxième album de la collection Marvel graphic novel après Fantastic four - La première famille et je dois dire que j'aime beaucoup. Un excellent niveau de dessin semble être le dénominateur commun de cette collection.
Je ne suis pas un puit de connaissance en matière de comics mais je pense que Daredevil - Father est un bon album.
A découvrir donc.
Une BD caustique, qui sur un ton presque humoristique passe en revue différents aspects de notre société (télé réalité, réchauffement climatique, crise sociale… un thème par chapitre) et imagine ce que notre monde deviendra si on ne change pas nos habitudes très bientôt. Si l’auteur ne raconte rien de vraiment nouveau, il faut quand même saluer la justesse du ton (pas d’alarmisme gratuit ou de leçon à deux balles) et l’ingéniosité déployée pour la mise en scène des différentes histoires.
Chaque chapitre est introduit par un extrait d’article réel se rapportant au thème traité, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble.
Et comme en plus le dessin est sympa, ça nous donne un album certes pas marquant, mais intelligent et rafraîchissant. Encore une BD de qualité au catalogue de la boite à bulle !
Tout est dans le titre.
Via un kaléidoscope de dix histoires courtes, Patrick Lacan pose un regard désenchanté sur le demain de nos concepts sociaux et urbains. Introduisant chacune de ses chroniques par un article de presse, il extrapole des faits de société ou d’actualité, les propulse dans un avenir proche et nous fait partager ses diverses préoccupations en autant d’anticipations pessimistes (et c’est un euphémisme !).
Moi qui déteste les récits trop brefs, j’ai été bluffé.
Ces visions, aux issues souvent surprenantes, sont très absurdes et amères. Pourtant, elles n’en sont pas moins cohérentes. Ni militantes, ni donneuses de leçons, simplement des explorations personnelles et divertissantes qui peuvent, éventuellement, inviter à la réflexion. C’est percutant, d’un délicieux cynisme teinté d’humour et finalement un peu inquiétant. Car si ces avenirs paraissent assez improbables ils découlent de faits réels. En prend-on déjà le chemin ?
Un trait «jeté», nerveux et une colorisation informatique sombre, mais très «porteuse» de l’ambiance complètent ma très bonne impression générale.
J’ai particulièrement aimé « Surmonde » et « Territoires ».
Encore un album de « La boite à bulles » à lire de toute urgence !
J’ai vraiment adoré cette série.
Les dessins sont riches d’une foultitude de détails et les couleurs sont superbes. Le travail de documentation historique fait par les auteurs est impressionnant et d’une très grande précision. Ce que j’ai tout particulièrement apprécié, c’est que les ambiances d’un épisode à l’autre sont très différentes et les rebondissements très nombreux.
De plus pour encore ajouter au plaisir de la lecture, il y a une profusion de personnages et chacun de part sa personnalité bien propre vient enrichir le récit.
En conclusion, il me semble qu’il est indispensable pour tout bon bdphile de posséder cette série dans sa bibliothèque.
C’est la première bd où apparaît le surfer d’argent que je lis. Même sans être un mordu de comics, Stan Lee fait partie des auteurs outre-atlantique que je connais. Sa réputation associée à celle de Moebius m’encouragea à me pencher sur cet album.
Il est clair que je n’ai pas accumulé autant d’expérience dans les comics que Cassidy. Ce n’est donc pas pour moi un énième ressassé du surfer mais une découverte. Et je dois dire que j’ai globalement bien apprécié l’album, tant au niveau du scénario que des dessins. L’histoire est assez manichéenne avec Galacticus comme gros méchant et le surfer d’argent comme sauveur d’un monde qui pourtant le vilipende. On assiste plutôt à une joute verbale qu’à un combat des titans. Certains passages sont parfois assez lourds où les pensées philosophiques du super héros se confondent avec les paraboles de Jésus par exemple. Sans doute un reflet de l’emprunte que peut exercer la religion aux States. Je peux donc comprendre que le caractère du Surfer à de quoi agacer avec son aspect moralisateur. Ceci étant, ce comics véhicule certains messages universels qu’il est parfois bon de rappeler. Côté dessins, Moebius est à son aise. Les couleurs sont un peu fades (éditions de Casterman) mais cela colle bien avec l’esprit comics de super héros.
Bref, un bon comics à lire . . .
Orbital est une série efficace. Pour moi elle marche dans la lignée de Sillage. Elle a d'ailleurs quelques points communs avec elle : une haute instance extra terrestre, des humains pas appréciés, des agents spéciaux qui accomplissent des missions dans tout l'univers, etc.
Le scénario est très habile. Dans cette première mission, on a plus affaire à de la diplomatie qu'à des combats et je trouve cela appréciable. On voit le contexte géopolitique, les tensions aliens et pleins d'aspects qui passent souvent au second plan dans les BD de science fiction en général. La première mission est délicate pour nos deux nouveaux agents : les tensions raciales et la folies des hommes rendent le travail difficile.
Les personnages sont introduits et ont fait peu à peu connaissance avec eux. Le tandem formé par Caleb et Mézoké a tout pour devenir un grand duo de la BD. Il me tarde de connaître la suite pour confirmer cette impression.
Le dessin est l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir. Il n'y a aucun défaut. Les décors, les personnages, les aliens, les monstres, les effets de pluie... magnifique. De plus la colorisation est assez originale : il y a une grande dominante de beige dans presque toutes les planches ce qui change beaucoup de ce qu'on a l'habitude de voir surtout en SF et qui confère à chaque page un certain cachet. Ambiance unique garantie !
Achat conseillé, vous passerez un excellent moment !
Ce comics est une très bonne surprise. La couverture m'a tout de suite attiré. Mais une fois dans ma lecture, je ne pensais pas autant apprécier !
Le dessin est vraiment très réussi. La colorisation est splendide et correspond totalement au style comics et au trait. Certaines planches sont tout simplement magnifiques avec des découpages réussis.
Le scénario est intéressant. J'ai été beaucoup intéressé par l'origine des quatre Fantastiques. Dans cet album, pas d'action et de combats à outrance. On se focalise plus sur les personnages. On s'intéresse à leur psychologie, à leurs doutes, à leurs peurs. Certains d'entre eux ne supportent pas leur transformation. Le regard des autres leur pèse.
Je trouve que cela change des récits de super héros sûrs d'eux-mêmes et invincibles. Ici les quatre Fantastique sont des héros mais, avant tout, des êtres humains avec leurs faiblesses.
Cette édition regroupe les six tomes originaux ce qui est fort appréciable. Le tout pour un prix tout à fait acceptable : 18,50 euro pour 144 planches. Bon rapport qualité prix donc.
Pas mal ce diptyque.
Nicolas Gogol est l'un des meilleurs auteurs de la littérature russe, mais il est mal connu du grand public. Dauvillier a donc décidé de nous faire découvrir l'une de ses meilleures oeuvres, "Le Portrait", histoire fantastique à souhait. Pour lui donner l'ampleur nécessaire, le récit s'étale donc sur deux albums.
J'ai trouvé ces deux albums très bons, presque envoûtants. François Ravard a le don pour installer des ambiances très prenantes, et il est ici au service de l'un des meilleurs raconteurs d'histoires du moment. Le découpage en chapitres est très bien vu, il permet de bien suivre le rythme et l'évolution du personnage principal. Dans la tradition fantastique, c'est un récit somme toute assez classique, mais pourtant très bien raconté.
Graphiquement la césure entre les deux tomes est assez marquée. Alors que le style de Ravard est hésitant, brut, presque brouillon, il gagne en netteté et en maturité dans la seconde partie. Peut-être est-ce voulu, peut-être Ravard a-t-il expérimenté une autre technique entre-temps, toujours est-il que cela ne gêne pas la lecture, au contraire.
"Le portrait" était un classique de la littérature mondiale, son adaptation en BD est aussi un classique.
C'est bon, je l'ai, enfin !!
Je vais pas m'éterniser hein. Les histoires ésotériques je trouve ça intriguant, fascinant, mais souvent je trouve ça chiant. Mais là c'est foutrement bon et très bien illustré ; les soldats corbeaux, les templiers et surtout Elizabeth d'Elsenor (les rouquines me feront toujours le même effet). Certaines pages sont à tomber, notamment celles dans la bibliothèque de Tolède. Seul bémol, la fin ; attention je la trouve très bonne, c'est le genre de unhappy end puissant dont je raffole, mais malgré le fait qu'elle court sur trois ou quatre double pages, c'est très rapide, on aurait aimé en profiter un peu plus de ce personnage qui évoluait dans l'ombre depuis le début, un peu frustré quoi.
Bref, aux chiottes le "Da Vinci code" ou autre "Triangle secret" et encore bravo à Dorison.
RG est une bande dessinée qui tranche radicalement avec tout ce qui se fait dans le genre policier. Je dois dire que j'ai été aussi scotché que lors de la lecture du Tueur de Matz chez Casterman. Une oeuvre vraiment remarquable dans la mesure ou l'on sent une réelle sincérité dans le ton employé par les auteurs. Ce n'est pourtant pas la première fois que nous sommes plongés dans l'univers des flics, leurs planques, leurs méthodes d'investigation parfois peu scrupuleuses, leurs capacités de déductions. Mais ici, l'alliance entre le reportage journalistique et le roman avec les codes sacrés du polar est tout simplement renversante. Et ce genre de prouesse n'est vraiment pas chose aisée!
Une note toute spéciale pour le dessin de Peeters qui, à l'image de ses autres oeuvres (notamment Pilules Bleues, Lupus ou le moins connu Constellation), est toujours aussi proche du réel même si l'univers décrit nous paraît bien éloigné de notre réel à nous, simple citoyen. Ses vues en contre plongé, des gros plans, son sens du détail et de la colorisation ainsi que son trait rond font de Peeters un auteur incontournable dans le monde de la bande dessinée.
Pour finir, je dirai qu'il y a dans cette bd un côté inquiétant. En effet, on a l'impression qu'il y a constamment un oeil braqué sur nous, un peu comme si Big Brother nous surveillait constamment.
J'attends le deuxième tome avec impatience, pour, j'espère, classer cette série dans la catégorie culte, car profondément originale.
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Daredevil - Father
Je suis par hasard tombé sur Daredevil - Father dans une librairie. J'ai immédiatement flashé sur le dessin. Il est vraiment beau. Les personnages dégagent tous une bonne dose de charisme. Pour moi il est impossible de rester indifférent à la colorisation qui apporte clairement quelque chose au dessin et à l'histoire. Les plus belles planches sont sans conteste celles sur une ou deux pages. Pour un petit aperçu, il suffit d'ouvrir cet album aux premières pages. J'ai beaucoup apprécié les quelques pages de flash back à dominante bleu avec le orange comme unique autre couleur. Très bel effet visuel. Note : 5/5 Le scénario est tout à fait honnête. Il n'atteint cependant pas le niveau du dessin. Il y a une ou deux petites longueurs et je ne suis pas persuadé que le combat entre les héros et Daredevil apporte quelque chose à l'histoire. Pour le reste, c'est bien : tueur en série, Daredevil torturé par l'image de son père et une fin vraiment excellente. Note : 3/5 Mon deuxième album de la collection Marvel graphic novel après Fantastic four - La première famille et je dois dire que j'aime beaucoup. Un excellent niveau de dessin semble être le dénominateur commun de cette collection. Je ne suis pas un puit de connaissance en matière de comics mais je pense que Daredevil - Father est un bon album. A découvrir donc.
Tristes utopiques
Une BD caustique, qui sur un ton presque humoristique passe en revue différents aspects de notre société (télé réalité, réchauffement climatique, crise sociale… un thème par chapitre) et imagine ce que notre monde deviendra si on ne change pas nos habitudes très bientôt. Si l’auteur ne raconte rien de vraiment nouveau, il faut quand même saluer la justesse du ton (pas d’alarmisme gratuit ou de leçon à deux balles) et l’ingéniosité déployée pour la mise en scène des différentes histoires. Chaque chapitre est introduit par un extrait d’article réel se rapportant au thème traité, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble. Et comme en plus le dessin est sympa, ça nous donne un album certes pas marquant, mais intelligent et rafraîchissant. Encore une BD de qualité au catalogue de la boite à bulle !
Tristes utopiques
Tout est dans le titre. Via un kaléidoscope de dix histoires courtes, Patrick Lacan pose un regard désenchanté sur le demain de nos concepts sociaux et urbains. Introduisant chacune de ses chroniques par un article de presse, il extrapole des faits de société ou d’actualité, les propulse dans un avenir proche et nous fait partager ses diverses préoccupations en autant d’anticipations pessimistes (et c’est un euphémisme !). Moi qui déteste les récits trop brefs, j’ai été bluffé. Ces visions, aux issues souvent surprenantes, sont très absurdes et amères. Pourtant, elles n’en sont pas moins cohérentes. Ni militantes, ni donneuses de leçons, simplement des explorations personnelles et divertissantes qui peuvent, éventuellement, inviter à la réflexion. C’est percutant, d’un délicieux cynisme teinté d’humour et finalement un peu inquiétant. Car si ces avenirs paraissent assez improbables ils découlent de faits réels. En prend-on déjà le chemin ? Un trait «jeté», nerveux et une colorisation informatique sombre, mais très «porteuse» de l’ambiance complètent ma très bonne impression générale. J’ai particulièrement aimé « Surmonde » et « Territoires ». Encore un album de « La boite à bulles » à lire de toute urgence !
Les Passagers du vent
J’ai vraiment adoré cette série. Les dessins sont riches d’une foultitude de détails et les couleurs sont superbes. Le travail de documentation historique fait par les auteurs est impressionnant et d’une très grande précision. Ce que j’ai tout particulièrement apprécié, c’est que les ambiances d’un épisode à l’autre sont très différentes et les rebondissements très nombreux. De plus pour encore ajouter au plaisir de la lecture, il y a une profusion de personnages et chacun de part sa personnalité bien propre vient enrichir le récit. En conclusion, il me semble qu’il est indispensable pour tout bon bdphile de posséder cette série dans sa bibliothèque.
Silver Surfer - Parabole (Moebius)
C’est la première bd où apparaît le surfer d’argent que je lis. Même sans être un mordu de comics, Stan Lee fait partie des auteurs outre-atlantique que je connais. Sa réputation associée à celle de Moebius m’encouragea à me pencher sur cet album. Il est clair que je n’ai pas accumulé autant d’expérience dans les comics que Cassidy. Ce n’est donc pas pour moi un énième ressassé du surfer mais une découverte. Et je dois dire que j’ai globalement bien apprécié l’album, tant au niveau du scénario que des dessins. L’histoire est assez manichéenne avec Galacticus comme gros méchant et le surfer d’argent comme sauveur d’un monde qui pourtant le vilipende. On assiste plutôt à une joute verbale qu’à un combat des titans. Certains passages sont parfois assez lourds où les pensées philosophiques du super héros se confondent avec les paraboles de Jésus par exemple. Sans doute un reflet de l’emprunte que peut exercer la religion aux States. Je peux donc comprendre que le caractère du Surfer à de quoi agacer avec son aspect moralisateur. Ceci étant, ce comics véhicule certains messages universels qu’il est parfois bon de rappeler. Côté dessins, Moebius est à son aise. Les couleurs sont un peu fades (éditions de Casterman) mais cela colle bien avec l’esprit comics de super héros. Bref, un bon comics à lire . . .
Orbital
Orbital est une série efficace. Pour moi elle marche dans la lignée de Sillage. Elle a d'ailleurs quelques points communs avec elle : une haute instance extra terrestre, des humains pas appréciés, des agents spéciaux qui accomplissent des missions dans tout l'univers, etc. Le scénario est très habile. Dans cette première mission, on a plus affaire à de la diplomatie qu'à des combats et je trouve cela appréciable. On voit le contexte géopolitique, les tensions aliens et pleins d'aspects qui passent souvent au second plan dans les BD de science fiction en général. La première mission est délicate pour nos deux nouveaux agents : les tensions raciales et la folies des hommes rendent le travail difficile. Les personnages sont introduits et ont fait peu à peu connaissance avec eux. Le tandem formé par Caleb et Mézoké a tout pour devenir un grand duo de la BD. Il me tarde de connaître la suite pour confirmer cette impression. Le dessin est l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir. Il n'y a aucun défaut. Les décors, les personnages, les aliens, les monstres, les effets de pluie... magnifique. De plus la colorisation est assez originale : il y a une grande dominante de beige dans presque toutes les planches ce qui change beaucoup de ce qu'on a l'habitude de voir surtout en SF et qui confère à chaque page un certain cachet. Ambiance unique garantie ! Achat conseillé, vous passerez un excellent moment !
Fantastic Four - La Première Famille
Ce comics est une très bonne surprise. La couverture m'a tout de suite attiré. Mais une fois dans ma lecture, je ne pensais pas autant apprécier ! Le dessin est vraiment très réussi. La colorisation est splendide et correspond totalement au style comics et au trait. Certaines planches sont tout simplement magnifiques avec des découpages réussis. Le scénario est intéressant. J'ai été beaucoup intéressé par l'origine des quatre Fantastiques. Dans cet album, pas d'action et de combats à outrance. On se focalise plus sur les personnages. On s'intéresse à leur psychologie, à leurs doutes, à leurs peurs. Certains d'entre eux ne supportent pas leur transformation. Le regard des autres leur pèse. Je trouve que cela change des récits de super héros sûrs d'eux-mêmes et invincibles. Ici les quatre Fantastique sont des héros mais, avant tout, des êtres humains avec leurs faiblesses. Cette édition regroupe les six tomes originaux ce qui est fort appréciable. Le tout pour un prix tout à fait acceptable : 18,50 euro pour 144 planches. Bon rapport qualité prix donc.
Le portrait
Pas mal ce diptyque. Nicolas Gogol est l'un des meilleurs auteurs de la littérature russe, mais il est mal connu du grand public. Dauvillier a donc décidé de nous faire découvrir l'une de ses meilleures oeuvres, "Le Portrait", histoire fantastique à souhait. Pour lui donner l'ampleur nécessaire, le récit s'étale donc sur deux albums. J'ai trouvé ces deux albums très bons, presque envoûtants. François Ravard a le don pour installer des ambiances très prenantes, et il est ici au service de l'un des meilleurs raconteurs d'histoires du moment. Le découpage en chapitres est très bien vu, il permet de bien suivre le rythme et l'évolution du personnage principal. Dans la tradition fantastique, c'est un récit somme toute assez classique, mais pourtant très bien raconté. Graphiquement la césure entre les deux tomes est assez marquée. Alors que le style de Ravard est hésitant, brut, presque brouillon, il gagne en netteté et en maturité dans la seconde partie. Peut-être est-ce voulu, peut-être Ravard a-t-il expérimenté une autre technique entre-temps, toujours est-il que cela ne gêne pas la lecture, au contraire. "Le portrait" était un classique de la littérature mondiale, son adaptation en BD est aussi un classique.
Le Troisième Testament
C'est bon, je l'ai, enfin !! Je vais pas m'éterniser hein. Les histoires ésotériques je trouve ça intriguant, fascinant, mais souvent je trouve ça chiant. Mais là c'est foutrement bon et très bien illustré ; les soldats corbeaux, les templiers et surtout Elizabeth d'Elsenor (les rouquines me feront toujours le même effet). Certaines pages sont à tomber, notamment celles dans la bibliothèque de Tolède. Seul bémol, la fin ; attention je la trouve très bonne, c'est le genre de unhappy end puissant dont je raffole, mais malgré le fait qu'elle court sur trois ou quatre double pages, c'est très rapide, on aurait aimé en profiter un peu plus de ce personnage qui évoluait dans l'ombre depuis le début, un peu frustré quoi. Bref, aux chiottes le "Da Vinci code" ou autre "Triangle secret" et encore bravo à Dorison.
RG
RG est une bande dessinée qui tranche radicalement avec tout ce qui se fait dans le genre policier. Je dois dire que j'ai été aussi scotché que lors de la lecture du Tueur de Matz chez Casterman. Une oeuvre vraiment remarquable dans la mesure ou l'on sent une réelle sincérité dans le ton employé par les auteurs. Ce n'est pourtant pas la première fois que nous sommes plongés dans l'univers des flics, leurs planques, leurs méthodes d'investigation parfois peu scrupuleuses, leurs capacités de déductions. Mais ici, l'alliance entre le reportage journalistique et le roman avec les codes sacrés du polar est tout simplement renversante. Et ce genre de prouesse n'est vraiment pas chose aisée! Une note toute spéciale pour le dessin de Peeters qui, à l'image de ses autres oeuvres (notamment Pilules Bleues, Lupus ou le moins connu Constellation), est toujours aussi proche du réel même si l'univers décrit nous paraît bien éloigné de notre réel à nous, simple citoyen. Ses vues en contre plongé, des gros plans, son sens du détail et de la colorisation ainsi que son trait rond font de Peeters un auteur incontournable dans le monde de la bande dessinée. Pour finir, je dirai qu'il y a dans cette bd un côté inquiétant. En effet, on a l'impression qu'il y a constamment un oeil braqué sur nous, un peu comme si Big Brother nous surveillait constamment. J'attends le deuxième tome avec impatience, pour, j'espère, classer cette série dans la catégorie culte, car profondément originale.