Les derniers avis (32287 avis)

Par Ems
Note: 4/5
Couverture de la série Trois éclats blancs
Trois éclats blancs

Après une première lecture mitigée, j'ai décidé de relire cette BD plusieurs mois après. Et ce coup ci fut le bon. La lecture m'a paru rapide, naturelle et vraiment plaisante. En tant que breton, j'y retrouve une partie de ma culture. J'ai surtout apprécié le relationnel des personnages, l'authenticité du clivage social de l'époque du récit. Cette lente intégration d'un citadin dans un village cotier est une belle histoire d'hommes, dans laquelle on retrouve les bons et mauvais côtés du tout à chacun... A découvrir, une belle chronique de vie.

04/10/2007 (modifier)
Par wanda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mac Steel
Mac Steel

Complètement décalé, à mourir de rire. Un reportage sur un acteur minable d'Hollywood. A ne pas mettre entre les mains des plus jeunes, certaines scènes frôlent la dogophilie... Indispensable dans toute bibliothèque qui se respecte, dommage que la couverture soit horrible.

04/10/2007 (modifier)
Par scuineld
Note: 4/5
Couverture de la série La Saison de la Couloeuvre
La Saison de la Couloeuvre

Bon, moi je l'ai lu hier et je suis assez content, même si ça aurait pu être mieux. Je m'explique. Au niveau des dessins et couleurs, c'est superbe, il n'y a pas d'autres mots (enfin, c'est mon avis perso). Les "explosions de couleur" viennent bien à propos et s'intègrent logiquement dans l'histoire. Le seul petit défaut que je pourrais trouver est qu'il n'est pas toujours facile de distinguer les différents protagonistes de l'histoire. Mais je ne suis pas certain que ce soit dû aux dessins, mais peut-être au scénario lui-même. En effet, celui-ci est assez dense et nous plonge directement dans un univers où on n'a aucun repère. Ce qui fait qu'il faut s'accrocher pour bien suivre la trame de l'histoire et donc, on risque de zapper un peu le dessin (pas toujours facile de suivre un scénar et d'admirer les cases en une seule lecture). En fait, je pense que certaines explications auraient pu venir un peu plus vite sans pour autant gâcher le plaisir de lecture (par exemple, le délai des 100100 secondes ou le pourquoi du comment des toboggans). Mais, d'un autre côté, cela "oblige" à une deuxième lecture et ça, c'est pas le cas de toutes les BDs... Bref, même s'il reste encore beaucoup d'inconnues (vivement le tome 2), c'est une BD que je conseille pour tout amateur de SF et de beaux dessins. Note : personnellement, je trouve que l'album en jette : la couverture est superbe et l'ambiance qui ressort à cause des couleurs, waaw ! Note2 : je cite Spooky: "A noter que le résumé de l'éditeur aide d'ailleurs à combler partiellement des interrogations apparues à la fin du premier tome." Entièrement d'accord, même s'il est préférable de le lire APRES avoir lu la BD.

04/10/2007 (modifier)
Par Katz
Note: 4/5
Couverture de la série Victor Sackville
Victor Sackville

En découvrant la fiche de Victor Sackville sur BDThèque, jamais je n'aurais pu penser qu'il serait aussi mal noté. Alors, certes, réflexion faite, beaucoup des critiques énoncées à l'égard de cette BD me semblent assez justifiées, et rejoignent ce que j'en ai ressenti. Tout cela, en effet, est assez guindé. Les traits, dans le droit fil d'une certaine ligne claire, sont plutôt figées. Les émotions sont, globalement, absentes. Les personnages adverses (toujours, ou presque, de méchants "boches") sont stéréotypés, et même dans ce registre, on se trouve privé de la sulfureuse espionne allemande qui entamerait une liaison torride, menaçant l'intrégité morale de notre bon Sackville, dans un épisode qui pourtant s'y prêterait. La faute à cet aspect guindé des personnages, de leurs émotions et de leurs relations. Cependant, cet aspect figé, trop peu émotionnel quand on espérerait Mata Hari, ou des espions allemands un peu moins monolithiques, m'a semblé finalement bien refléter l'aspect 'so british' évoqué par un avis précédent, à savoir donc le flegme britannique, et le corset émotionnel des sujets de Sa Gracieuse Majesté, tel qu'on le retrouve encore dans les écrits d'Agatha Christie. Certes, le Prince héritier Edouard, fils de la très collet monté Victoria et futur Edouard VII, sut prouver à quel point les très flegmatiques Anglais savaient se 'lâcher' dès lors qu'ils ne se trouvaient plus sur le sol britannique, et l'on connaît aussi l'attrait de certains pour la dive bouteille... Néanmoins, tout le monde ne peut être Edouard VII, et on ne saurait escompter d'une bande dessinée sérieuse qu'elle incita nos chers concitoyens à emprunter le tragique chemin de l'ivrognerie, quelque fut la détresse dans laquelle se trouve actuellement une partie de notre industrie viticole. Bref, quoiqu'il en fut donc de son aspect guindé et figé, j'ai plutôt apprécié les aventures de Victor Sackville, très flegmatique espion de la perfide Albion. Je pourrais même avancer que c'est précisément cet aspect très, ou trop, flegmatique, qui fait leur charme propre. Néanmoins, passé les dix premiers tomes, la série me semble devenir caricaturale, et j'en ai abandonné la lecture. Pour ceux qui apprécient, voire savourent, une certaine lenteur, ne réclament pas de l'aventure effrénée, ni des émotions exacerbées, Victor Sackville me semble un bon divertissement, dans le registre "espionnage, petits gâteaux, et une touche de lait dans mon thé, thanks darling".

04/10/2007 (modifier)
Par Neyth
Note: 4/5
Couverture de la série Le Scorpion
Le Scorpion

Du très grand Marini, du bon Desberg et nous voilà avec "Le Scorpion". Une belle aventure, pas prise de tête pour un sou, qui se lit surtout pour se détendre. Alors c'est sûr ce n'est pas la BD la plus profonde que j'ai pu lire, mais par contre elle est fort divertissante. Au dessin nous avons Marini, un poids lourd de l'industrie qui nous fait étalage de tout son savoir, et c'est magnifique. Son trait a un style fou, que ce soient les hommes, les femmes, les couleurs, tout est très bien maîtrisé et très efficace. Et pour notre plus grand plaisir il se bonifie avec les tomes. Un trait plus léger, des couleurs plus nuancées et les femmes, bien plus jolies ^^, toutes ces petites choses qui font que je préfère largement son travail sur "le Scorpion" que celui, pourtant déjà très bon, qu'il avait fait sur Rapaces. Bref, du très grand Marini, le meilleur. Toujours toutefois ce petit souci quand il s'agit de faire des scènes d'action qui demeurent trop statiques, Marini étant devenu visiblement allergique à toutes formes de trait de vitesse, même légers comme on peut le constater dans Blacksad. Au scénario Desberg, et ma foi… C'est très bien ! Alors c'est sûr que ce n'est pas la révolution de l'originalité, que le Scorpion c'est un espèce de Zorro, beau, fort et agile, mais c'est tout de même rudement bien mené. On ne s'ennuie pas, l'histoire s'enchaîne à merveille et après 7 tomes je ne suis toujours pas lassé. Du bon travail donc. Une lecture conseillée, un achat conseillé, c'est une bien belle bande dessinée que nous avons là, si seulement le marché actuel en avait plus de la sorte… Dessin : 4.75 ; Scénario : 4

03/10/2007 (modifier)
Par Vallet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La IIe Rédemption
La IIe Rédemption

Difficile à trouver cet album, mais quand on l'a... difficile à lâcher, parce qu'un poil court. On peut aimer ou détester le côté peut-être un peu moralisateur en imaginant que le scénariste se cache derrière le thème du voyage temporel... mais bon ! Trouvailles et trait soigné sont à tous les étages, j'ai rencontré le dessinateur, il a promis un Tome 2 (suite et fin) à la hauteur... j'attends !

03/10/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Rapaces
Rapaces

Je viens de relire cette série car ma première lecture datait et je dois dire que j’y ai pris autant de plaisir. Dufaux est parvenu à introduire dans ces albums une atmosphère sombre, fantastique et vampirique très réussie. C’est d’ailleurs un des gros points forts de cette série qu’il mène de façon très énergique avec renfort de grandes scènes d’action et de sexe. On pourra croire à un côté racoleur avec cette complaisance dans les tenues affriolantes et les couvertures tape à l’œil, mais je pense que ceci sert parfaitement l’ambiance. Au niveau de l’évolution du scénario, elle est bien menée avec une bonne installation de l’intrigue et les mystères se résolvent petit à petit. J’ai quand même été un peu chagriné par l’apparition de la cité des enfants et du prêtre dont j’ai perdu le nom qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et qui ressemble un peu à une facilité scénaristique. Marini quant à lui est au meilleur de sa forme, rendant parfaitement honneur aux plus grands films de vampires. Ses personnages très charismatiques sont très réussis avec des poses et des mouvements tous plus gracieux les uns que les autres. Les découpages permettent une grande lisibilité des scènes d’action et il utilise de temps en temps des prises de vues vraiment impressionnantes. Les décors ne sont pas en reste, dans un style très gothique, ils renforcent l’ambiance voulue par le scénario de Dufaux. Ce polar fantastique est vraiment très réussi aussi bien au niveau du dessin qu’au niveau du scénario. Une excellente série !

03/10/2007 (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lou !
Lou !

Une mouflette pour héroïne, des couleurs façon « bocal de friandises », un petit coeur ponctuant l‘exclamation du titre et un prix jeunesse décroché à Angoulême 2005 : Euh, faudrait voir à pas trop m’la faire. Cette bande dessinée, c’est carrément pour les kids à l’esprit fleur bleue ! Et vous cherchez quoi, bande de comploteurs, avec ces avis tout pleins de louanges ? À me forcer la main les yeux ?!… Mille mercis, je vous aime tous ! Lou ! est une gourmandise. Et sa portée est à des lieues du rose bonbon. J’adore ! Les personnages sont ultra attachants. J’ai de la tendresse pour cette maman infantile qui inverse le rapport filial. La complicité avec sa fille est telle, qu’on la voit plus comme une grande sœur. Et si elle se réfugie souvent derrière sa console de jeu pour s’évader du quotidien, on devine derrière ce comportement immature, la jeune mère qui s’est consacrée corps et âme. Maintenant que Lou s’émancipe, elle revit une fin d’adolescence que la vie a un peu tronquée. Comment lui en vouloir ? La mamie est également touchante. Gavant ses benjamines de remarques acerbes, de critiques agaçantes, d’histoires de varices, et de choux de Bruxelles, elle cache derrière une dureté et une autorité de façade, cette énorme tendresse qu’elle ne peut ou n’ose exprimer que par petites « vacheries ». Peut-être un défaut de sa génération, de l’héritage d’un passé, d’un temps où il était de meilleur ton de refréner tout épanchement sentimental. J’espère que les prochains tomes donneront l’occasion d’en apprendre un peu plus sur son histoire. Et Lou, enfin. Charmante petite blondinette, rayon de soleil, qui, du haut de ses 12 ans, n’est pas tellement différente des fillettes de son âge. Sans être fashion victime, elle aime les fringues (qu’elle confectionne elle-même), elle est accroc au portable, elle supporte plus qu’elle aime l’école et s’éveille doucement aux sentiments amoureux. Timide, intelligente et rêveuse, elle n’en a pas moins les pieds sur terre quand il s’agit, entre autres, de trouver avec l’aide de sa meilleure amie Mina, un prince charmant pour sa maman. Cette adorable frimousse nous dévoile son univers. Autour de ce trio, gravite une galerie croustillante. Les copines, les petits copains, le voisin d’en face, le papa fugueur, la concierge et bien d’autres encore. Julien Neel, de son coup de crayon à la fois doux, expressif et résolument moderne, nous croque leurs quotidiens en un régal de planches aux nuances pastel. Une ribambelle de saynètes qui, loin de viser un ton exclusivement humoristique, varient les chutes et les émotions, nous abandonnant, c’est selon, rigolard, réfléchi, ému, rêveur, philosophe, mélancolique ou poète. Cette structure narrative de type « un gag par page » (qui acquiert plus de flexibilité et de fluidité dans les opus 2 et 3) peut, dans sa forme la plus stricte, aboutir à un ensemble sans liant, plus ou moins incohérent. Ici, c’est tout le contraire. Au-delà de la succession de scènes, c’est bien un délicieux récit continu que l’on suit. Mieux, on assiste à l’évolution des protagonistes, ils vieillissent et grandissent. Devant nos mirettes complices et privilégiées, c’est leurs vies qui se construisent. Cette série m’a littéralement avalé ! L’onirisme subtilement édulcoré qui s’en dégage m’a déconnecté de la réalité. Par cet aspect, elle me fait beaucoup penser à Koma. Une merveille ! Quatre étoiles et demie en attendant la suite…

02/10/2007 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5
Couverture de la série Batman - Année 100
Batman - Année 100

Pendant la lecture, la première idée qui m'est venue à l'esprit au sujet de ce Batman est celle ci : Année 100 risque de heurter pas mal de fans... En refermant l'album, j'en étais convaincu après seulement une lecture, cette aventure de Batman sera loin de faire l'unanimité. Deuxième constatation évidente, ça secoue ! Avant d'entrer dans le vif du sujet, je précise un point d'importance. Ne vous attendez pas à trouver la complexité d'un scénario qu'aurait pondu Alan Moore! On parle de cette BD comme si elle était fortement inspirée de V pour Vendetta, il n'en est rien ! V est une série aussi réfléchie que Année 100 est instinctive. S'il est clair que ces deux BD offrent chacune un univers futuriste noir à la finalité desespérée, c'est bien là leur seul point commun. La BD de Moore est dotée d'un scénario extraordinaire, la BD de Pope se contente de tout miser sur son background, le scénario n'est qu'un pretexte. L'intrigue s'étend sur quelques heures. Il n'y a pas vraiment de début ni de fin à l'histoire, pas vraiment d'histoire même... on est loin d'une construction conventionnelle. Les tenants et aboutissants ne nous sont pas tous livrés, on ne comprend pas les motivations de tous les personnages... mais quelle action ! D'entrée de jeux ce n'est que fureur et chaos, la première illustration en pleine page nous montre une scène extraordinaire. Batman blessé, courant comme un dératé tout en se tenant les côtes pour ne pas se vider de son sang. Et ça continue de plus belle, la page suivante, les cadrages offrent un dynamisme rare, le découpage est au poil, quelques cases montrent des vues à en attraper le vertige... et au passage on retient son souffle devant les dessins de Pope. C'est aussi beau que torturé. Pope parvient par son graphisme à sublimer son monde futur. Gotham est à la fois moderne et vétuste, les lieux sont sales et sombres. Et quel Batman ! Représenté de façon très classique, très brute, Batman en impose. Mais encore une fois, le style non académique de l'artiste n'emportera certainement pas l'adhésion de tous. A mes yeux c'est magnifique et puissant. Dans sa façon de traiter Batman, Paul Pope ne fouille pas dans les tripes du personnage comme l'avait fait Miller avec Batman - Dark Knight. C'est même l'inverse, Pope épure au maximum le personnage, aucune émotion n'émane de lui, aucune pensée. Quant aux accessoires, pas de cave ni de Manoir, pas de batmobile... ce n'est plus que "le Batman", un guerrier urbain de l'apocalypse, aux capacités physiques et mentales phénoménales, presque un surhomme. Batman est un combattant, sa volonté est extraordinaire, Pope le pousse constamment jusqu'à la rupture. Le traitement est parfois choquant mais efficace. Mine de rien, cela lève le voile sur une zone rarement exploitée du personnage. J'ai aimé Année 100, j'ai aimé la violence pure et le pessimisme qui se dégagent de ces pages. Peut-être le Batman traité avec le plus d'intensité qu'il m'ait été donné de lire. Un Must Have ! JJJ

02/10/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Le Cycle de Cyann
Le Cycle de Cyann

"Cyann" ?.. C'est d'abord le résultat du travail d'une belle équipe : Lacroix et Bourgeon. Ce dernier a quitté ses "Compagnons du Crépuscule" pour entreprendre une histoire de science-fiction. Et dans cette matière, il n'y a pas de repères. Alors un monde a été créé ; un monde nouveau avec ses architectures, ses us et coutumes, son langage, ses lois… J'ai ainsi découvert quelque chose de vraiment cohérent bien qu'inventé. C'est vrai que l'ensemble peut paraître parfois un peu "fermé", mais la lecture se doit ainsi d'être un peu plus attentive ; permettant d'apprécier les idées, les développements. Une bien belle saga au postulat simple : une planète, les "hommes" meurent, la recherche d'un antidote. Linéaire, non ?… Et pourtant, c'est vraiment attachant, "frais", fourmillant de détails. Apprécié : le graphisme réaliste, clair, bien lisible ; lequel bénéficie également d'une jolie palette de couleurs. Une série qui, si elle ne révolutionnera pas la science-fiction, a le mérite de n'être inspirée de rien ; une série innovante, créative, attachante… et c'est tout ce que j'espérais d'elle.

02/10/2007 (modifier)