Une série qui débute dans l’hebdo « Femmes d’aujourd’hui » n° 1514 du 8 Mai 1974.
Stoquart au scénario – Vance au dessin. Prometteur. Ca l’est.
Bien aimé cette série basée sur les aventures d’un fils bâtard du roi de Castille. Une bien belle série qui reconstitue avec minutie et moult détails, les us et coutumes de cette Espagne du moyen-âge.
Mais les histoires ne sont pas que didactiques, que du contraire : affrontements, combats, guet-apens, duels ont la part belle dans cette série bondissante, aux développements cruels souvent, mais où la véracité suinte quasi à chaque page.
Le dessin ?… c’est du Vance : un trait précis, nerveux, bien lisible pourtant, qui donne une réelle fougue à un graphisme très dynamique. Belle mise en page, souvent à « effets cinématographiques ».
Une bien chouette saga, bien enlevée, prenante et fort agréable de lecture.
Voici une bd surprenante qui sort complètement des sentiers battus de l'heroïc-fantasy. De prime abord on peut ne pas être attiré par celle-ci car le dessin n'est pas très accrocheur, avec une ambiance assez sombre, des décors et des personnages peu détaillés. Ce graphisme est assez particulier, on pourrait dire qu'il n'est pas très travaillé, mais en même temps il s'en dégage quelque chose d'inexplicablement attirant, chose qui se dévoile tout doucement au fur et à mesure que l'on rentre dans l'histoire.
La surprise vient dès qu'on entame la lecture, immédiatement on est happé dans cet univers sombre et cynique, à la limite du bestial - il n'y a qu'à voir les toutes premières planches qui sont à glacer le sang.
On est propulsé dans un monde sans pitié où seule la survie et le "chacun pour soi" font loi. Le dénouement est tout aussi noir que le reste du récit, jusqu'à la fin les auteurs semblent vouloir tuer tout espoir qui pourrait naître au fil du récit. C'est là toute l'originalité de cette œuvre étonnante.
Avis pour :
L'intégrale des 6 premiers tomes
Cette intégrale réunit les 6 petits ouvrages sortis à l’origine chez « l’association ». Pascin est le surnom d’un artiste de « la belle époque ». Sfar nous conte sa version de la vie de ce peintre.
Ce qui frappe d’entrée, c’est la présence de propos et scènes très pervers dans le premier tiers de ce « pavé ». Je suis d’habitude réfractaire à ce genre de récit mais là, Sfar m’a littéralement scotché à cette histoire très « voyeuriste » ! Quel don de narration de la part de l’auteur ! Les deux derniers tiers de l’ouvrage méritent qu’on s’y attarde. En effet, le propos devient en effet plus intéressant que le début (très érotiques voire pornographiques) avec les réflexions philosophiques sur l’art et la vie en général.
Sfar semble s’être fait plaisir en réalisant cette BD, il varie son style avec bonheur passant du crayonné à l ‘encrage avec des intermèdes mixant les deux. Certaines cases sont vraiment très belles à l’image de la page 145.
Je n'ai ressenti que du bonheur en lisant cette série ! Je suis moi-même étonné d’avoir éprouvé ce sentiment étant donné qu’à l’origine, je n’aime pas le dessin de Sfar !
Note finale : 3,5/5
le tome 7 "La java bleue"
Alors qu’une intégrale des 6 premiers albums vient tout juste de sortir, voilà qu’apparaît le 7ème album des aventures de Julius Pinkas dit « Pascin » : « La java bleue ». Cette BD marque une étape importante pour la série. La mise en couleurs est désormais faite en aquarelle, et les péripéties imaginées par Sfar de ce peintre, qui a vécu réellement entre 1885 et 1930, prennent une nouvelle tournure sentimentale.
Lorsque le lecteur feuillette l’intégrale des 6 premiers tomes, il ne peut qu’être surpris par l’évolution constante du dessin de Sfar. C’est ainsi que d’un trait simpliste qui consistait plus souvent à délimiter les personnages et les objets, son style évoluera ensuite vers l’utilisation de hachures (rendus d’ombre) pour finir par l’emploi de plus en plus massive de l’encre. Malgré cela, l’ensemble de la série garde sa cohésion graphique grâce notamment à la vivacité caractéristique du trait de Sfar que l’on retrouvera également dans ce dernier album ! Pour « la java bleue », l’auteur nous en met plein la vue avec des mises en couleurs tantôt flamboyantes de dominante jaune ou vert clair (séquences dans les tropiques et dans le jardin du Luxembourg), tantôt sombres (séquences en huis-clos). Ce changement de style donne plus de poésie et de vie. Sans aucun doute, je trouve que ce nouveau traitement graphique apporte un vrai plus à la série.
Scénaristiquement, « La java bleue » revient à la trame des deux premiers albums. Le monde de l’art et des peintres en particulier est moins abordé. Cette fois-ci, Pascin va tomber amoureux… Attention, amis lecteurs ! Ne vous attendez pas à voir Julius se transformer en une sorte de Roméo ! Au contraire, des scènes de sexe, voire pornographiques, sont légionnes dans ce nouvel opus. Malgré ces séquences crues, je parie que de nombreux lecteurs arriveront à se scotcher à ce récit. Sfar a un tel don de narrateur qu’il est difficile de s’en échapper !
Incontestablement, par son nouveau traitement graphique et par son virement scénaristique, « La java bleue » est un album important pour la série. Ajouté au talent de narrateur de Sfar, « Pascin » devient de plus en plus comme une de mes séries incontournables du moment. Seule ombre au tableau, « La java bleue » est vendue à 24 euros soit pratiquement le même prix que l’intégrale. C’est, à mon avis, excessif même si l’ouvrage est magnifique.
Note finale : 4/5
Les carnets de voyage, surtout lorsqu’elles ont un aspect documentaire ou engagé, sont des bds que j’admire le plus. En souvenirs de mes lectures du « Photographe », du «Bureau des prolongations », de « La tentation », des « Mauvaises gens » ou encore d’« Un homme est mort », je savais que j’allais me régaler en lisant « Chroniques birmanes ».
Comme le titre l’indique, le récit se déroule en Birmanie (pays d’Asie). Guy Delisle nous conte sa vie quotidienne dans ce pays dirigé par des généraux et dans laquelle il a vécu 14 mois avec son fils, Louis, et sa compagne, Nadège, dont elle y travaillait pour Médecins Sans Frontières.
Ce que j’ai aimé dans ce récit de Guy Delisle, c’est que malgré les nombreuses difficultés tant dans les domaines linguistiques, culturelles, sanitaires et j’en passe, l’auteur arrive à nous communiquer sa joie de vivre là où des auteurs comme Joann Sfar nous aurait démotivé par ses commentaires à habiter dans un pays étranger (comme dans son dernier carnet en Inde « Maharadja »).
Mais, attention, quand je dis que Guy Delisle nous fait partager sa gaieté, ça ne veut pas dire que l’auteur n’avait pas conscience des difficultés du peuple birmane à vivre décemment. Cette lucidité, je pense que chaque lecteur pourra la percevoir dans les nombreuses anecdotes contées par l’auteur. Ainsi, j’ai en mémoire quelques passages qui m’ont beaucoup touché comme celle où il rend involontairement visite à une vieille femme qui lui raconte comment elle vivait avant que la junte militaire prenne le pouvoir de son pays, ou encore la présence de traces d’un liquide dans les habitations qui m’a donné une idée des conditions sanitaires déplorables de ce pays.
De la même façon que Simon Hureau dans « Le bureau des prolongations », je suis toujours étonné par la très grande lenteur des démarches administratives et les absurdités politiques dont Guy Delisle ne peut s’empêcher d’en parler avec à la fois gravité et humour. Je suis aussi frappé par la censure complètement barjo dont les médias doivent affronter ainsi que la démagogie développée par le pouvoir en place.
D’un autre côté, les habitants de Birmanie nous sont présentés par l’auteur comme des gens assez accueillants et qui adorent les enfants (il faut dire aussi qu’ils n’ont pas l’habitude de voir des enfants européens comme Louis)…
Je pense que le fils de Guy Delitte, par sa présence, a énormément contribué à ce que l’auteur (et sa compagne) puisse endurer les 14 mois de sa vie en Birmanie. Les lecteurs découvriront à travers les anecdotes un Guy Deliste paternel et homme au foyer, ces séquences me sont apparues très plaisantes à lire surtout lorsque le père emmenait son fils en balade dans les rues de la ville (cf. la couverture…). Bref, ça me donne bien envie d’être père…
Au final, « Chroniques birmanes » est une bd que je vous conseille vivement de lire. J’y ai apprécié la façon dont les anecdotes sont contées avec humour et conscience, de même que les tribulations d’un père au foyer qui s’occupe de son fils en le faisant balader dans les rues birmanes… Le tout donne un album très plaisant à feuilleter et qui, grâce à une narration efficace et accrocheuse (Malgré le nombre conséquent de pages, il m'a été difficile d'arrêter cette lecture !), nous invite à découvrir l’un des pays les plus fermés au monde. A découvrir !
Je viens de découvrir cette série. Quel régal !
Le dessin des personnages à gros nez me rebutait pour me lancer dans cette oeuvre omniprésente dans les bibliothèques. Je sais, c'est idiot comme justification. Mais finalement, les gros nez collent bien à l'ambiance.
L'humour tourne souvent autour des galères. Et là, ça marche à tous les coups, rires garantis.
On peut aisément rapprocher certaines de ces galères aux nôtres.
La petite touche en plus de l'auteur, c'est certains gags complètement décalés (genre les plages privées vs les publiques à travers les ages>> excellent)
Donc à lire !
Après Quartier lointain, « Le cheminot » est le deuxième manga que j’ai lu jusqu’au bout ! C’est la belle couverture du livre faite d’un papier épais valorisant ainsi que son titre qui me laissaient présager un récit intéressant sur la vie d’un cheminot qui ont fait attirer mon regard sur ce manga.
Un rapide feuilletage du livre et je fus rassuré sur le dessin qui me convient très bien. Figurez-vous qu’en général, j’ai horreur du graphisme japonais, que ce soit pour les dessins-animés ou les mangas car je déteste leur façon de représenter les personnages avec des attitudes très exagérées (les gros yeux notamment...).
J’aime le coup de patte de Takumi Nagayasu, il présente un style qui se rapproche de Taniguchi (remarque : à part cet auteur, je suis très très très loin de connaître tous les dessinateurs japonais). Son dessin est très précis et dynamique, j’aime beaucoup la façon dont il représente l’impression de vitesse pour les trains. Ses personnages sont tout de suite identifiables et ne sont pas apparus trop caricaturaux sauf dans certains passages de la deuxième histoire (je reviendrai dessus plus bas).
La narration m’a semblé excellente, à aucun moment, je n’ai ressenti de la difficulté à suivre le récit malgré mon inexpérience des mangas (et donc du sens de lecture de droite à gauche). Bref, j’ai été vraiment emballé par la qualité graphique de cet ouvrage.
"Le Cheminot" présente en réalité deux histoires très distinctes dont on peut se poser des interrogations sur le choix du titre de ce manga.
Le premier récit nous conte la fin de carrière d’un chef de gare d’où l’appellation de cet ouvrage, la deuxième histoire intitulée « La lettre d'amour » est en fait un bonus du livre où les auteurs nous présentent un drame sur le décès d’une femme.
J’ai énormément apprécié la première histoire même si je suis plutôt stupéfait de voir un homme privilégier sa carrière professionnelle à sa vie familiale ! Ce récit est vraiment très touchant, l’apport du fantastique dans cette histoire se fait d’une manière discrète et tendre. De plus, dans ce récit, les fans de trains et les autres (re)découvriront un pan de l’histoire des chemins de fer japonais.
« La lettre d'amour » est également un récit qui m’est apparu émouvant surtout à la fin. Cependant, je n’ai pas été très convaincu par le désarroi du personnage principal, j’ai eu l’impression que le héros s’est attaché trop rapidement à cette femme. D’ailleurs, j’ai trouvé certaines réactions de ce jeune homme assez bizarre du fait de leurs soudainetés. Bref, il aurait peut-être fallu que ce récit soit plus paginé pour que l’auteur ait le temps de développer la transformation du héros et pour que je puisse ressentir autant d’émotions que le personnage principal.
Dans l’ensemble, les différents protagonistes, que ce soit le vieux cheminot et ses compagnons ainsi que le jeune homme paumé de la deuxième histoire, me sont apparus très attachants.
« Le cheminot » est une lecture que je conseille vivement à tous même pour ceux qui comme moi ont énormément de difficultés à apprécier les mangas.
Les récits me sont apparus très émouvants et très intéressants car j’y ai découvert une partie de l’histoire du Japon à travers le développement des chemins de fer et un des travers de la société nippone (que je ne dévoilerai pas) dans le deuxième récit intitulé « La lettre d'amour » (qui est, en fait, un supplément au livre). A lire absolument !
J'ai été agréablement surpris par cette bd.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, sauf sur le fait que ça parlait d'une banlieue.
Mais "la mémoire dans les poches", ce n'est pas que ça. C'est aussi et surtout une histoire universelle, avec des personnages authentiques, attachants... Une histoire comme je les aime, quoi. L'aura de cette bd était telle que je pensais qu'elle était plus ancienne, et publiée chez un éditeur plus "grand public" que Futuropolis. Mais l'éditeur a vraiment eu le nez creux d'engager le scénariste pour relancer son catalogue, puisque lui-même réalise de petits bijoux. Des histoires authentiques, je l'ai dit, mais qui charrient de nombreuses émotions, et peut-être aussi des situations que beaucoup d'entre nous ont pu vivre. L'autre force du récit est sa construction ; une grande partie est racontée par un personnage lui-même entouré par plusieurs auditeurs. Une mise en abyme habilement dosée, avec une fin de premier volume qui laisse le lecteur complètement "la-mémoire-dans-les-poches-dépendant". La suite continue sur le même ton, ce mélange réussi entre sensibilité et sens du rythme imparable. Bien sûr, Brunschwig a su faire évoluer le cadre du récit, en nous emmenant notamment à Alger et plus précisément sur les talons de Laurent en quête de son père... Là encore la fin du second tome accroche bien le lecteur.
Côté graphisme, je découvre le style d'Etienne Le Roux, parent de ceux de Plessix et de Berlion, et j'aime beaucoup. Pas de reproche particulier à lui faire, si ce n'est un petit manque de constance sur certains visages.
Un classique.
« Nävis » est le genre de bédé que j’offrirai les yeux fermés à mes nièces ou neveux
Euh… moi aussi, même si je suis adulte, j’aime bien la petite navis ! Elle est craquante, mignonne, et parfois même agaçante !
Par sa manière de s’exprimer dessinée à la « Walt Disney », par le choix des cadrages, par l’enchaînement de séquences rapides à d’autres plus calmes, « Navis » s’apparente beaucoup à un dessin animé.
D’ailleurs, je suis prêt à parier qu’il y aura une adaptation de cette série sur ce média.
"Nävis" est décomposée en plusieurs tomes mais chaque album peut se lire indépendamment de l'autre car ce sont des one-shots. Les scénarii sont plutôt orientés pour les plus jeunes d’entre-nous, les thèmes portant sur le respect des autres, la tolérance et l’amour sont très légions…
Les histoires apparaissent finalement assez naïves mais empreintes d’une poésie sur la vie qui m’a franchement touché. Mention spécial au graphisme de Munuera que j'aime énormément ! Divertissant !
Certainement un des meilleurs westerns du 9ème Art... "Signé" Van Hamme et Rosinsky.
Le scénario est très bien construit, offrant de multiples rebondissements, rarement prévisibles. Il permet également de mettre en place tous les éléments classiques du bon genre western : les indiens, les bandits, le sheriff, les attaques de banque, les duels,...
Au niveau du dessin, je le trouve bon, les paysages sont magnifiques, les visages quant à eux sont parfois un peu figés. Les couleurs sont claires, souvent dans les tons beiges et l'album propose plusieurs double-pages qui offrent des paysages semblant avoir été peints.
Vous l'aurez compris, l'ensemble est de très bonne facture, malgré que ce soit un one-shot, on ne reste absolument pas sur sa faim, tant l'histoire semble complète et bien exploitée.
Vivement à conseiller !
Si comme moi, vous avez boudé un peu les éditions Soleil, voici une BD qui pourrait vous réconcilier...
Ici, stop la surexploitation du monde de Troy, les histoires classiques de héros, des jolies filles et / ou fées, des magiciens et des compagnons « trolliens »...
L’histoire me semble assez inédite et met du temps à se construire mais une fois la machine lancée, c’est du très bon. Le récit ne souffre pas de temps mort et le scénario est original, sans être exceptionnel.
On est loin de l’univers parfois simpliste de l’héroïc-fantasy, il s’agit ici du bon fantastique et l’immersion dans le récit est simple et provoquée...
L’univers, l’architecture, le système socio-politique et les costumes sont quelques exemples d’éléments que les frères Peru ont excellemment maîtrisés dans leur ouvrage de 3 tomes.
Les couleurs sont magnifiques (à comparer également avec l’excellent Guerres parallèles), les dessins sont très bons, seul bémol, les visages parfois un peu figés...
Comme quoi les éditions Soleil ne se limitent pas à Lanfeust De Troy & co...
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Ramiro
Une série qui débute dans l’hebdo « Femmes d’aujourd’hui » n° 1514 du 8 Mai 1974. Stoquart au scénario – Vance au dessin. Prometteur. Ca l’est. Bien aimé cette série basée sur les aventures d’un fils bâtard du roi de Castille. Une bien belle série qui reconstitue avec minutie et moult détails, les us et coutumes de cette Espagne du moyen-âge. Mais les histoires ne sont pas que didactiques, que du contraire : affrontements, combats, guet-apens, duels ont la part belle dans cette série bondissante, aux développements cruels souvent, mais où la véracité suinte quasi à chaque page. Le dessin ?… c’est du Vance : un trait précis, nerveux, bien lisible pourtant, qui donne une réelle fougue à un graphisme très dynamique. Belle mise en page, souvent à « effets cinématographiques ». Une bien chouette saga, bien enlevée, prenante et fort agréable de lecture.
Terres d'Ombre
Voici une bd surprenante qui sort complètement des sentiers battus de l'heroïc-fantasy. De prime abord on peut ne pas être attiré par celle-ci car le dessin n'est pas très accrocheur, avec une ambiance assez sombre, des décors et des personnages peu détaillés. Ce graphisme est assez particulier, on pourrait dire qu'il n'est pas très travaillé, mais en même temps il s'en dégage quelque chose d'inexplicablement attirant, chose qui se dévoile tout doucement au fur et à mesure que l'on rentre dans l'histoire. La surprise vient dès qu'on entame la lecture, immédiatement on est happé dans cet univers sombre et cynique, à la limite du bestial - il n'y a qu'à voir les toutes premières planches qui sont à glacer le sang. On est propulsé dans un monde sans pitié où seule la survie et le "chacun pour soi" font loi. Le dénouement est tout aussi noir que le reste du récit, jusqu'à la fin les auteurs semblent vouloir tuer tout espoir qui pourrait naître au fil du récit. C'est là toute l'originalité de cette œuvre étonnante.
Pascin
Avis pour : L'intégrale des 6 premiers tomes Cette intégrale réunit les 6 petits ouvrages sortis à l’origine chez « l’association ». Pascin est le surnom d’un artiste de « la belle époque ». Sfar nous conte sa version de la vie de ce peintre. Ce qui frappe d’entrée, c’est la présence de propos et scènes très pervers dans le premier tiers de ce « pavé ». Je suis d’habitude réfractaire à ce genre de récit mais là, Sfar m’a littéralement scotché à cette histoire très « voyeuriste » ! Quel don de narration de la part de l’auteur ! Les deux derniers tiers de l’ouvrage méritent qu’on s’y attarde. En effet, le propos devient en effet plus intéressant que le début (très érotiques voire pornographiques) avec les réflexions philosophiques sur l’art et la vie en général. Sfar semble s’être fait plaisir en réalisant cette BD, il varie son style avec bonheur passant du crayonné à l ‘encrage avec des intermèdes mixant les deux. Certaines cases sont vraiment très belles à l’image de la page 145. Je n'ai ressenti que du bonheur en lisant cette série ! Je suis moi-même étonné d’avoir éprouvé ce sentiment étant donné qu’à l’origine, je n’aime pas le dessin de Sfar ! Note finale : 3,5/5 le tome 7 "La java bleue" Alors qu’une intégrale des 6 premiers albums vient tout juste de sortir, voilà qu’apparaît le 7ème album des aventures de Julius Pinkas dit « Pascin » : « La java bleue ». Cette BD marque une étape importante pour la série. La mise en couleurs est désormais faite en aquarelle, et les péripéties imaginées par Sfar de ce peintre, qui a vécu réellement entre 1885 et 1930, prennent une nouvelle tournure sentimentale. Lorsque le lecteur feuillette l’intégrale des 6 premiers tomes, il ne peut qu’être surpris par l’évolution constante du dessin de Sfar. C’est ainsi que d’un trait simpliste qui consistait plus souvent à délimiter les personnages et les objets, son style évoluera ensuite vers l’utilisation de hachures (rendus d’ombre) pour finir par l’emploi de plus en plus massive de l’encre. Malgré cela, l’ensemble de la série garde sa cohésion graphique grâce notamment à la vivacité caractéristique du trait de Sfar que l’on retrouvera également dans ce dernier album ! Pour « la java bleue », l’auteur nous en met plein la vue avec des mises en couleurs tantôt flamboyantes de dominante jaune ou vert clair (séquences dans les tropiques et dans le jardin du Luxembourg), tantôt sombres (séquences en huis-clos). Ce changement de style donne plus de poésie et de vie. Sans aucun doute, je trouve que ce nouveau traitement graphique apporte un vrai plus à la série. Scénaristiquement, « La java bleue » revient à la trame des deux premiers albums. Le monde de l’art et des peintres en particulier est moins abordé. Cette fois-ci, Pascin va tomber amoureux… Attention, amis lecteurs ! Ne vous attendez pas à voir Julius se transformer en une sorte de Roméo ! Au contraire, des scènes de sexe, voire pornographiques, sont légionnes dans ce nouvel opus. Malgré ces séquences crues, je parie que de nombreux lecteurs arriveront à se scotcher à ce récit. Sfar a un tel don de narrateur qu’il est difficile de s’en échapper ! Incontestablement, par son nouveau traitement graphique et par son virement scénaristique, « La java bleue » est un album important pour la série. Ajouté au talent de narrateur de Sfar, « Pascin » devient de plus en plus comme une de mes séries incontournables du moment. Seule ombre au tableau, « La java bleue » est vendue à 24 euros soit pratiquement le même prix que l’intégrale. C’est, à mon avis, excessif même si l’ouvrage est magnifique. Note finale : 4/5
Chroniques Birmanes
Les carnets de voyage, surtout lorsqu’elles ont un aspect documentaire ou engagé, sont des bds que j’admire le plus. En souvenirs de mes lectures du « Photographe », du «Bureau des prolongations », de « La tentation », des « Mauvaises gens » ou encore d’« Un homme est mort », je savais que j’allais me régaler en lisant « Chroniques birmanes ». Comme le titre l’indique, le récit se déroule en Birmanie (pays d’Asie). Guy Delisle nous conte sa vie quotidienne dans ce pays dirigé par des généraux et dans laquelle il a vécu 14 mois avec son fils, Louis, et sa compagne, Nadège, dont elle y travaillait pour Médecins Sans Frontières. Ce que j’ai aimé dans ce récit de Guy Delisle, c’est que malgré les nombreuses difficultés tant dans les domaines linguistiques, culturelles, sanitaires et j’en passe, l’auteur arrive à nous communiquer sa joie de vivre là où des auteurs comme Joann Sfar nous aurait démotivé par ses commentaires à habiter dans un pays étranger (comme dans son dernier carnet en Inde « Maharadja »). Mais, attention, quand je dis que Guy Delisle nous fait partager sa gaieté, ça ne veut pas dire que l’auteur n’avait pas conscience des difficultés du peuple birmane à vivre décemment. Cette lucidité, je pense que chaque lecteur pourra la percevoir dans les nombreuses anecdotes contées par l’auteur. Ainsi, j’ai en mémoire quelques passages qui m’ont beaucoup touché comme celle où il rend involontairement visite à une vieille femme qui lui raconte comment elle vivait avant que la junte militaire prenne le pouvoir de son pays, ou encore la présence de traces d’un liquide dans les habitations qui m’a donné une idée des conditions sanitaires déplorables de ce pays. De la même façon que Simon Hureau dans « Le bureau des prolongations », je suis toujours étonné par la très grande lenteur des démarches administratives et les absurdités politiques dont Guy Delisle ne peut s’empêcher d’en parler avec à la fois gravité et humour. Je suis aussi frappé par la censure complètement barjo dont les médias doivent affronter ainsi que la démagogie développée par le pouvoir en place. D’un autre côté, les habitants de Birmanie nous sont présentés par l’auteur comme des gens assez accueillants et qui adorent les enfants (il faut dire aussi qu’ils n’ont pas l’habitude de voir des enfants européens comme Louis)… Je pense que le fils de Guy Delitte, par sa présence, a énormément contribué à ce que l’auteur (et sa compagne) puisse endurer les 14 mois de sa vie en Birmanie. Les lecteurs découvriront à travers les anecdotes un Guy Deliste paternel et homme au foyer, ces séquences me sont apparues très plaisantes à lire surtout lorsque le père emmenait son fils en balade dans les rues de la ville (cf. la couverture…). Bref, ça me donne bien envie d’être père… Au final, « Chroniques birmanes » est une bd que je vous conseille vivement de lire. J’y ai apprécié la façon dont les anecdotes sont contées avec humour et conscience, de même que les tribulations d’un père au foyer qui s’occupe de son fils en le faisant balader dans les rues birmanes… Le tout donne un album très plaisant à feuilleter et qui, grâce à une narration efficace et accrocheuse (Malgré le nombre conséquent de pages, il m'a été difficile d'arrêter cette lecture !), nous invite à découvrir l’un des pays les plus fermés au monde. A découvrir !
Lucien
Je viens de découvrir cette série. Quel régal ! Le dessin des personnages à gros nez me rebutait pour me lancer dans cette oeuvre omniprésente dans les bibliothèques. Je sais, c'est idiot comme justification. Mais finalement, les gros nez collent bien à l'ambiance. L'humour tourne souvent autour des galères. Et là, ça marche à tous les coups, rires garantis. On peut aisément rapprocher certaines de ces galères aux nôtres. La petite touche en plus de l'auteur, c'est certains gags complètement décalés (genre les plages privées vs les publiques à travers les ages>> excellent) Donc à lire !
Love letter / Poppoya (Le Cheminot)
Après Quartier lointain, « Le cheminot » est le deuxième manga que j’ai lu jusqu’au bout ! C’est la belle couverture du livre faite d’un papier épais valorisant ainsi que son titre qui me laissaient présager un récit intéressant sur la vie d’un cheminot qui ont fait attirer mon regard sur ce manga. Un rapide feuilletage du livre et je fus rassuré sur le dessin qui me convient très bien. Figurez-vous qu’en général, j’ai horreur du graphisme japonais, que ce soit pour les dessins-animés ou les mangas car je déteste leur façon de représenter les personnages avec des attitudes très exagérées (les gros yeux notamment...). J’aime le coup de patte de Takumi Nagayasu, il présente un style qui se rapproche de Taniguchi (remarque : à part cet auteur, je suis très très très loin de connaître tous les dessinateurs japonais). Son dessin est très précis et dynamique, j’aime beaucoup la façon dont il représente l’impression de vitesse pour les trains. Ses personnages sont tout de suite identifiables et ne sont pas apparus trop caricaturaux sauf dans certains passages de la deuxième histoire (je reviendrai dessus plus bas). La narration m’a semblé excellente, à aucun moment, je n’ai ressenti de la difficulté à suivre le récit malgré mon inexpérience des mangas (et donc du sens de lecture de droite à gauche). Bref, j’ai été vraiment emballé par la qualité graphique de cet ouvrage. "Le Cheminot" présente en réalité deux histoires très distinctes dont on peut se poser des interrogations sur le choix du titre de ce manga. Le premier récit nous conte la fin de carrière d’un chef de gare d’où l’appellation de cet ouvrage, la deuxième histoire intitulée « La lettre d'amour » est en fait un bonus du livre où les auteurs nous présentent un drame sur le décès d’une femme. J’ai énormément apprécié la première histoire même si je suis plutôt stupéfait de voir un homme privilégier sa carrière professionnelle à sa vie familiale ! Ce récit est vraiment très touchant, l’apport du fantastique dans cette histoire se fait d’une manière discrète et tendre. De plus, dans ce récit, les fans de trains et les autres (re)découvriront un pan de l’histoire des chemins de fer japonais. « La lettre d'amour » est également un récit qui m’est apparu émouvant surtout à la fin. Cependant, je n’ai pas été très convaincu par le désarroi du personnage principal, j’ai eu l’impression que le héros s’est attaché trop rapidement à cette femme. D’ailleurs, j’ai trouvé certaines réactions de ce jeune homme assez bizarre du fait de leurs soudainetés. Bref, il aurait peut-être fallu que ce récit soit plus paginé pour que l’auteur ait le temps de développer la transformation du héros et pour que je puisse ressentir autant d’émotions que le personnage principal. Dans l’ensemble, les différents protagonistes, que ce soit le vieux cheminot et ses compagnons ainsi que le jeune homme paumé de la deuxième histoire, me sont apparus très attachants. « Le cheminot » est une lecture que je conseille vivement à tous même pour ceux qui comme moi ont énormément de difficultés à apprécier les mangas. Les récits me sont apparus très émouvants et très intéressants car j’y ai découvert une partie de l’histoire du Japon à travers le développement des chemins de fer et un des travers de la société nippone (que je ne dévoilerai pas) dans le deuxième récit intitulé « La lettre d'amour » (qui est, en fait, un supplément au livre). A lire absolument !
La Mémoire dans les poches
J'ai été agréablement surpris par cette bd. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, sauf sur le fait que ça parlait d'une banlieue. Mais "la mémoire dans les poches", ce n'est pas que ça. C'est aussi et surtout une histoire universelle, avec des personnages authentiques, attachants... Une histoire comme je les aime, quoi. L'aura de cette bd était telle que je pensais qu'elle était plus ancienne, et publiée chez un éditeur plus "grand public" que Futuropolis. Mais l'éditeur a vraiment eu le nez creux d'engager le scénariste pour relancer son catalogue, puisque lui-même réalise de petits bijoux. Des histoires authentiques, je l'ai dit, mais qui charrient de nombreuses émotions, et peut-être aussi des situations que beaucoup d'entre nous ont pu vivre. L'autre force du récit est sa construction ; une grande partie est racontée par un personnage lui-même entouré par plusieurs auditeurs. Une mise en abyme habilement dosée, avec une fin de premier volume qui laisse le lecteur complètement "la-mémoire-dans-les-poches-dépendant". La suite continue sur le même ton, ce mélange réussi entre sensibilité et sens du rythme imparable. Bien sûr, Brunschwig a su faire évoluer le cadre du récit, en nous emmenant notamment à Alger et plus précisément sur les talons de Laurent en quête de son père... Là encore la fin du second tome accroche bien le lecteur. Côté graphisme, je découvre le style d'Etienne Le Roux, parent de ceux de Plessix et de Berlion, et j'aime beaucoup. Pas de reproche particulier à lui faire, si ce n'est un petit manque de constance sur certains visages. Un classique.
Nävis
« Nävis » est le genre de bédé que j’offrirai les yeux fermés à mes nièces ou neveux Euh… moi aussi, même si je suis adulte, j’aime bien la petite navis ! Elle est craquante, mignonne, et parfois même agaçante ! Par sa manière de s’exprimer dessinée à la « Walt Disney », par le choix des cadrages, par l’enchaînement de séquences rapides à d’autres plus calmes, « Navis » s’apparente beaucoup à un dessin animé. D’ailleurs, je suis prêt à parier qu’il y aura une adaptation de cette série sur ce média. "Nävis" est décomposée en plusieurs tomes mais chaque album peut se lire indépendamment de l'autre car ce sont des one-shots. Les scénarii sont plutôt orientés pour les plus jeunes d’entre-nous, les thèmes portant sur le respect des autres, la tolérance et l’amour sont très légions… Les histoires apparaissent finalement assez naïves mais empreintes d’une poésie sur la vie qui m’a franchement touché. Mention spécial au graphisme de Munuera que j'aime énormément ! Divertissant !
Western
Certainement un des meilleurs westerns du 9ème Art... "Signé" Van Hamme et Rosinsky. Le scénario est très bien construit, offrant de multiples rebondissements, rarement prévisibles. Il permet également de mettre en place tous les éléments classiques du bon genre western : les indiens, les bandits, le sheriff, les attaques de banque, les duels,... Au niveau du dessin, je le trouve bon, les paysages sont magnifiques, les visages quant à eux sont parfois un peu figés. Les couleurs sont claires, souvent dans les tons beiges et l'album propose plusieurs double-pages qui offrent des paysages semblant avoir été peints. Vous l'aurez compris, l'ensemble est de très bonne facture, malgré que ce soit un one-shot, on ne reste absolument pas sur sa faim, tant l'histoire semble complète et bien exploitée. Vivement à conseiller !
Shaman
Si comme moi, vous avez boudé un peu les éditions Soleil, voici une BD qui pourrait vous réconcilier... Ici, stop la surexploitation du monde de Troy, les histoires classiques de héros, des jolies filles et / ou fées, des magiciens et des compagnons « trolliens »... L’histoire me semble assez inédite et met du temps à se construire mais une fois la machine lancée, c’est du très bon. Le récit ne souffre pas de temps mort et le scénario est original, sans être exceptionnel. On est loin de l’univers parfois simpliste de l’héroïc-fantasy, il s’agit ici du bon fantastique et l’immersion dans le récit est simple et provoquée... L’univers, l’architecture, le système socio-politique et les costumes sont quelques exemples d’éléments que les frères Peru ont excellemment maîtrisés dans leur ouvrage de 3 tomes. Les couleurs sont magnifiques (à comparer également avec l’excellent Guerres parallèles), les dessins sont très bons, seul bémol, les visages parfois un peu figés... Comme quoi les éditions Soleil ne se limitent pas à Lanfeust De Troy & co...