La civilisation de la Crète minoenne est rarement abordée en bd. On lui préfère nettement la civilisation égyptienne qui rayonnait à travers le monde antique. Pourtant, cette civilisation crétoise était brillante et a disparu en très peu de temps sans que nul ne sache pourquoi alors qu'elle était à son apogée (15 siècles avant JC).
Un archéologue fouillant le site de Malia, l'antique cité minoenne, va tenter de percer ce mystère à l'aide d'une consoeur américaine dans les années 30. L'histoire de ce récit est en effet située à deux époques différentes ce qui constitue un exercice de style difficile (un peu à la manière de l'excellente série Djinn).
Ici, nous avons droit à des dessins réalistes qui ont du charme et qui permettent de se plonger dans la reconstitution d'une réalité passée. Le souci du détail donne véritablement du crédit à l'histoire, c'est assez rare pour le souligner. L'auteur a fait de réelles recherches historiques appuyées par des professeurs d'archéologie grecque. On pourra simplement regretter des personnages trop stéréotypés.
Cependant, au crédit, on pourra également remarquer une narration fluide et intelligente. On ne s'ennuie pas dans l'enchaînement des situations. Une vraie lecture plaisir d'une nouvelle série historique de la collection "Vécu".
Un récit intéressant sur une période noire de l’histoire des Etats Unis : la grande crise des années 30. L’auteur n’explique pas vraiment les causes de cette crise, ni les implications et conséquences sur toute une génération de travailleurs. Non, il se contente de la raconter au jour le jour, vue par un petit groupe de vagabonds. La vie est dure et cruelle, le froid rend les nuits interminables, et on se sent vraiment chanceux d’être né ailleurs, à une autre époque.
Comme le dit Ro ci-dessous, le rythme est parfois un peu lent, et certains passages pas bien passionnants traînent un peu en longueur. Rien de bien grave, mais soyez prévenus : « Les Rois vagabonds » est une BD posée, qui raconte son histoire lentement, sans se presser.
Au final, ma lecture a été légèrement fastidieuse, et assez longue, mais enrichissante d’un point de vu humain. Les épreuves traversées par Freddie, un enfant de 12 ans seulement, et son passage précoce à l’âge adulte, suffisent à donner une force incroyable au récit.
Une bande dessinée rafraîchissante et amusante.
Tous les gags ne se valent pas, mais dans l'ensemble c'est vraiment marrant. On suit les réflexions d'une enfant qui découvre petit à petit le monde qui l'entoure. Faut dire qu'elle a un sacré caractère et que quand elle veut quelque chose, elle l'obtient toujours, enfin presque toujours ! On se prend à s'attacher à cette héroïne et à sa petite bande au fil de la lecture.
Cette bande dessinée fonctionne à merveille en grande partie grâce au graphisme qui combine légèreté et simplicité. Le dessin tout en rondeur sous des aspects faussement naïfs peut largement plaire au public adulte.
Pour le fun :
- L'héroïne : "Tu sais, ce garçon à lunettes..."
- "...eh bien, il veut me marier"
- Et son copain de répondre : "Comme quoi, les lunettes, ça rend pas plus malin."
Ou encore :
- Un garçon s'approche : "Je m'appelle Ludovic, et toi ?" "Ah non, pas moi" répond Cédille
- Elle rigole de sa propre blague: "ah ah ah ah"
- Le garçon : "T'es belle quand tu ris" et elle (tout en finesse) : "Du calme machin."
Une réelle bonne surprise.
Un très bon one-shot. J'aime beaucoup le trait fluide et dynamique de Craig Thompson. Il est capable de montrer les émotions sans mot, ce qui n'est pas donné à tous ! Le noir et blanc va très bien avec le style et je n'ose pas imaginer cet album en couleur !
Le scénario est très bien. Une bonne allégorie sur le premier amour et l'hypocrisie de la religion qui est très bien montrée dans une scène où le pasteur déconseille à Craig d'aller à l'école des beaux-arts car son frère y est allé, a dessiné des filles nues et est devenu homosexuel. (Quel crime contre l'humanité ! J'vous raconte pas....)
Le récit est passionnant et on ne s'ennuie pas une seconde ! La psychologie et les sentiments des personnages sont bien montrés et exploités. Mais je trouve que l'auteur s'appuie un peu trop sur lui-même, qu'il se met un peu trop souvent en ''victime''.
J'ai pris énormément de plaisir à lire les deux premiers tomes, qui restent dans l'idée d'une épopée mystique, de récit initiatique. Le dessin très classique est agréable.
La réserve est simplement mise sur le thème qui mélange franc maçonnerie, alchimisme etc ... est qui est un peu éculé actuellement.
Je reste sur une grande recommandation de cette série
Là encore, j'étais également lecteur du fameux "Picsou Magazine" et de "Mickey Parade" qui relatait très souvent les aventures sonnantes et trébuchantes de notre pingre favori.
Aussi, quand les éditions Dargaud ont sorti Picsou en BD dans les années 80, j'étais le premier lecteur assidu. Nostalgie quand tu nous tient !
Pour tout dire, je préférais Picsou à Mickey qui m'énervait avec son côté "héros irréprochable".
Mon seul regret : ne pas avoir dans ma collection la fameuse "Jeunesse de Picsou". Malgré mes recherches, je ne le trouve pas. Il va bien falloir que je fasse une croix dessus.
J'ai tout aimé dans cette série, un scénario qui ne manque pas de souffle, drôle mais sans lourdeur avec une dosette de parodie, ajoutez à cela des personnages très attachants.
Le dessin m'a plu, bien que les couleurs soient un peu trop explosives mais elles sont en accord avec l'histoire.
Le petit plus, j'ai gardé un sourire béat tout le long de ma lecture, un vrai bonheur.
Bon ma note réelle est 3.5/5.
J'ai bien aimé cette série car elle touche aux domaines propres à Asphodèle qui à la base est une Bd créée avant "La loi des 12 tables".
J'ai trouvé que le concept de fast-bd - puisque les 6 tomes ont été dessinés en 1 an seulement - est excellent car la qualité du dessin n'est que très peu diminuée et on a un suspens qui est plus tenace car on sait que dans quelques mois on connaîtra la fin de la série. L'histoire en elle-même est assez sympa et ferait bien l'objet d'un film hollywoodien mais le scénario n'est pas d'une grande complexité mais bien travaillé tout de même.
Je conseille l'achat pour ceux qui aiment ce type de bd où sorcellerie, poursuites et aventures se succèdent à un rythme d'enfer. Et en 6 tomes, on ne peut pas dire que les auteurs aient cherché à tirer en longueur car chaque album contient bon nombre de révélations.
PS: toutefois, attention à ne pas prendre pour réalité ce qui est dit des 12 tables dans cette série. Les 12 Tables ont existé, elles ont été rédigées en 450 et 451 ACN à Rome. Celles-ci contenaient des règles de droit fondamentales sur de nombreux sujets civils. Ces tables ont été écrites suite à une victoire de la plèbe sur les patriciens. Celà n'est donc pas un receuil anti-sorcier ;-)
Lucille a marqué le retour des éditions Futuropolis dans le giron de la bande dessinée d’auteur. Indéniablement ce livre est de ceux qui marquent. Sans aucun doute, nous avons affaire, ici, à l’un des meilleurs romans graphiques français de l’année 2006, que je rangerais au côté de La Volupté de Blutch (paru chez le même éditeur !!!). Ouvrage imposant de 500 pages, la lecture n’en est pas moins d’une fluidité absolue. Les textes sont courts et aérés, le dessin est simple, mais parfaitement expressif.
Ce livre, c’est la rencontre de deux solitudes adolescentes : celle de Lucille, jeune adolescente complexée, qui déteste sa mère car elle ne comprend pas son malaise et qui sombre peu à peu dans une forme d’anorexie terrible ; de l’autre côté un jeune garçon de 17 ans Arthur, forte tête, issu d’un milieu modeste, fils d’un marin alcoolique qui se pendra après la perte de son emploi.
Ces deux êtres que tout oppose finissent par se rencontrer et par s’aimer. Mais leur amour est-il viable ?
Lucille c’est un livre désespéré mais pas désespérant ; où l’adolescence (passage de l’enfance au monde adulte) est particulièrement bien décrite. Livre introspectif, on avait rarement (en bande dessinée) aussi bien montré les affres de l’adolescence, l’intériorité des angoisses, des névroses et des passions.
A noter qu’il ne s’agit que de la première partie, donc vivement la suite…
Je ne sais pas comment est le roman, mais j'ai beaucoup aimé la bd. Au début, j'ai eu de la difficulté à rentrer dans l'histoire, mais j'ai vite été embarqué dans l'histoire.
Tout d'abord, le dessin. Il est très bien même si parfois les personnages sont un peu figés. Il n'y a que quelques couleurs utilisées ce qui donne un dessin très beau et intéressant comme j'en n’ai jamais vu.
Le scénario, tant qu'à lui, est très bien mené. On sent les émotions du personnage, l'angoisse et la folie qui le guette. Le suspense est bien mené et les révélations sont totalement surprenantes et imprévisibles ce qui est un tour du chapeau pour l'auteur du roman original. L'amour du personnage principal pour une femme qu'il ne connaît même pas est aussi bien mené.
Comme bonus, on a droit, à la fin, à des notes de l'éditeur sur le récit de l'homme disant que c'est vraiment arrivé. Ça peu paraître futile pour certains, moi j'ai trouvé ça amusant. Et puis ça permet de mieux comprendre le récit.
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Les Déesses
La civilisation de la Crète minoenne est rarement abordée en bd. On lui préfère nettement la civilisation égyptienne qui rayonnait à travers le monde antique. Pourtant, cette civilisation crétoise était brillante et a disparu en très peu de temps sans que nul ne sache pourquoi alors qu'elle était à son apogée (15 siècles avant JC). Un archéologue fouillant le site de Malia, l'antique cité minoenne, va tenter de percer ce mystère à l'aide d'une consoeur américaine dans les années 30. L'histoire de ce récit est en effet située à deux époques différentes ce qui constitue un exercice de style difficile (un peu à la manière de l'excellente série Djinn). Ici, nous avons droit à des dessins réalistes qui ont du charme et qui permettent de se plonger dans la reconstitution d'une réalité passée. Le souci du détail donne véritablement du crédit à l'histoire, c'est assez rare pour le souligner. L'auteur a fait de réelles recherches historiques appuyées par des professeurs d'archéologie grecque. On pourra simplement regretter des personnages trop stéréotypés. Cependant, au crédit, on pourra également remarquer une narration fluide et intelligente. On ne s'ennuie pas dans l'enchaînement des situations. Une vraie lecture plaisir d'une nouvelle série historique de la collection "Vécu".
Les Rois vagabonds
Un récit intéressant sur une période noire de l’histoire des Etats Unis : la grande crise des années 30. L’auteur n’explique pas vraiment les causes de cette crise, ni les implications et conséquences sur toute une génération de travailleurs. Non, il se contente de la raconter au jour le jour, vue par un petit groupe de vagabonds. La vie est dure et cruelle, le froid rend les nuits interminables, et on se sent vraiment chanceux d’être né ailleurs, à une autre époque. Comme le dit Ro ci-dessous, le rythme est parfois un peu lent, et certains passages pas bien passionnants traînent un peu en longueur. Rien de bien grave, mais soyez prévenus : « Les Rois vagabonds » est une BD posée, qui raconte son histoire lentement, sans se presser. Au final, ma lecture a été légèrement fastidieuse, et assez longue, mais enrichissante d’un point de vu humain. Les épreuves traversées par Freddie, un enfant de 12 ans seulement, et son passage précoce à l’âge adulte, suffisent à donner une force incroyable au récit.
Cédille
Une bande dessinée rafraîchissante et amusante. Tous les gags ne se valent pas, mais dans l'ensemble c'est vraiment marrant. On suit les réflexions d'une enfant qui découvre petit à petit le monde qui l'entoure. Faut dire qu'elle a un sacré caractère et que quand elle veut quelque chose, elle l'obtient toujours, enfin presque toujours ! On se prend à s'attacher à cette héroïne et à sa petite bande au fil de la lecture. Cette bande dessinée fonctionne à merveille en grande partie grâce au graphisme qui combine légèreté et simplicité. Le dessin tout en rondeur sous des aspects faussement naïfs peut largement plaire au public adulte. Pour le fun : - L'héroïne : "Tu sais, ce garçon à lunettes..." - "...eh bien, il veut me marier" - Et son copain de répondre : "Comme quoi, les lunettes, ça rend pas plus malin." Ou encore : - Un garçon s'approche : "Je m'appelle Ludovic, et toi ?" "Ah non, pas moi" répond Cédille - Elle rigole de sa propre blague: "ah ah ah ah" - Le garçon : "T'es belle quand tu ris" et elle (tout en finesse) : "Du calme machin." Une réelle bonne surprise.
Blankets - Manteau de neige
Un très bon one-shot. J'aime beaucoup le trait fluide et dynamique de Craig Thompson. Il est capable de montrer les émotions sans mot, ce qui n'est pas donné à tous ! Le noir et blanc va très bien avec le style et je n'ose pas imaginer cet album en couleur ! Le scénario est très bien. Une bonne allégorie sur le premier amour et l'hypocrisie de la religion qui est très bien montrée dans une scène où le pasteur déconseille à Craig d'aller à l'école des beaux-arts car son frère y est allé, a dessiné des filles nues et est devenu homosexuel. (Quel crime contre l'humanité ! J'vous raconte pas....) Le récit est passionnant et on ne s'ennuie pas une seconde ! La psychologie et les sentiments des personnages sont bien montrés et exploités. Mais je trouve que l'auteur s'appuie un peu trop sur lui-même, qu'il se met un peu trop souvent en ''victime''.
La Rose et la Croix
J'ai pris énormément de plaisir à lire les deux premiers tomes, qui restent dans l'idée d'une épopée mystique, de récit initiatique. Le dessin très classique est agréable. La réserve est simplement mise sur le thème qui mélange franc maçonnerie, alchimisme etc ... est qui est un peu éculé actuellement. Je reste sur une grande recommandation de cette série
Oncle Picsou
Là encore, j'étais également lecteur du fameux "Picsou Magazine" et de "Mickey Parade" qui relatait très souvent les aventures sonnantes et trébuchantes de notre pingre favori. Aussi, quand les éditions Dargaud ont sorti Picsou en BD dans les années 80, j'étais le premier lecteur assidu. Nostalgie quand tu nous tient ! Pour tout dire, je préférais Picsou à Mickey qui m'énervait avec son côté "héros irréprochable". Mon seul regret : ne pas avoir dans ma collection la fameuse "Jeunesse de Picsou". Malgré mes recherches, je ne le trouve pas. Il va bien falloir que je fasse une croix dessus.
Les Enquêtes de Goirïd et Léôdhas
J'ai tout aimé dans cette série, un scénario qui ne manque pas de souffle, drôle mais sans lourdeur avec une dosette de parodie, ajoutez à cela des personnages très attachants. Le dessin m'a plu, bien que les couleurs soient un peu trop explosives mais elles sont en accord avec l'histoire. Le petit plus, j'ai gardé un sourire béat tout le long de ma lecture, un vrai bonheur.
La Loi des 12 Tables
Bon ma note réelle est 3.5/5. J'ai bien aimé cette série car elle touche aux domaines propres à Asphodèle qui à la base est une Bd créée avant "La loi des 12 tables". J'ai trouvé que le concept de fast-bd - puisque les 6 tomes ont été dessinés en 1 an seulement - est excellent car la qualité du dessin n'est que très peu diminuée et on a un suspens qui est plus tenace car on sait que dans quelques mois on connaîtra la fin de la série. L'histoire en elle-même est assez sympa et ferait bien l'objet d'un film hollywoodien mais le scénario n'est pas d'une grande complexité mais bien travaillé tout de même. Je conseille l'achat pour ceux qui aiment ce type de bd où sorcellerie, poursuites et aventures se succèdent à un rythme d'enfer. Et en 6 tomes, on ne peut pas dire que les auteurs aient cherché à tirer en longueur car chaque album contient bon nombre de révélations. PS: toutefois, attention à ne pas prendre pour réalité ce qui est dit des 12 tables dans cette série. Les 12 Tables ont existé, elles ont été rédigées en 450 et 451 ACN à Rome. Celles-ci contenaient des règles de droit fondamentales sur de nombreux sujets civils. Ces tables ont été écrites suite à une victoire de la plèbe sur les patriciens. Celà n'est donc pas un receuil anti-sorcier ;-)
Lucille
Lucille a marqué le retour des éditions Futuropolis dans le giron de la bande dessinée d’auteur. Indéniablement ce livre est de ceux qui marquent. Sans aucun doute, nous avons affaire, ici, à l’un des meilleurs romans graphiques français de l’année 2006, que je rangerais au côté de La Volupté de Blutch (paru chez le même éditeur !!!). Ouvrage imposant de 500 pages, la lecture n’en est pas moins d’une fluidité absolue. Les textes sont courts et aérés, le dessin est simple, mais parfaitement expressif. Ce livre, c’est la rencontre de deux solitudes adolescentes : celle de Lucille, jeune adolescente complexée, qui déteste sa mère car elle ne comprend pas son malaise et qui sombre peu à peu dans une forme d’anorexie terrible ; de l’autre côté un jeune garçon de 17 ans Arthur, forte tête, issu d’un milieu modeste, fils d’un marin alcoolique qui se pendra après la perte de son emploi. Ces deux êtres que tout oppose finissent par se rencontrer et par s’aimer. Mais leur amour est-il viable ? Lucille c’est un livre désespéré mais pas désespérant ; où l’adolescence (passage de l’enfance au monde adulte) est particulièrement bien décrite. Livre introspectif, on avait rarement (en bande dessinée) aussi bien montré les affres de l’adolescence, l’intériorité des angoisses, des névroses et des passions. A noter qu’il ne s’agit que de la première partie, donc vivement la suite…
L'Invention de Morel
Je ne sais pas comment est le roman, mais j'ai beaucoup aimé la bd. Au début, j'ai eu de la difficulté à rentrer dans l'histoire, mais j'ai vite été embarqué dans l'histoire. Tout d'abord, le dessin. Il est très bien même si parfois les personnages sont un peu figés. Il n'y a que quelques couleurs utilisées ce qui donne un dessin très beau et intéressant comme j'en n’ai jamais vu. Le scénario, tant qu'à lui, est très bien mené. On sent les émotions du personnage, l'angoisse et la folie qui le guette. Le suspense est bien mené et les révélations sont totalement surprenantes et imprévisibles ce qui est un tour du chapeau pour l'auteur du roman original. L'amour du personnage principal pour une femme qu'il ne connaît même pas est aussi bien mené. Comme bonus, on a droit, à la fin, à des notes de l'éditeur sur le récit de l'homme disant que c'est vraiment arrivé. Ça peu paraître futile pour certains, moi j'ai trouvé ça amusant. Et puis ça permet de mieux comprendre le récit.