Comment parler de cette merveille ?
Cette Bd mérite vraiment que l'on en fasse l'éloge, c'est un bijou, merveilleusement dessiné, inspiré, à l'histoire prenante, et qui nous captive sur le sort de Siegfried, son destin aux mains, sans qu'il ne le sache, du plus puissant des dieux.
Une série qui méritera probablement l'adjectif, et la note de cultissime, si le niveau se maintient à celui établi par ce premier tome.
Ralalala comment assumer ce genre de lecture ? Aucune idée, toujours est-il que ça me fait franchement marrer et que je passe toujours un bon moment. Pourtant peu adepte de la collection Tchô chez Glénat, je trouve cette série hilarante bien que ce soit vraiment mais alors vraiment des gags très lourds... Les situations sont cocasses, la galerie de personnages est bien trouvée, chacun a une place propre et il sont aussi marrants les uns que les autres.
J'avoue qu'en plus j'aime beaucoup les gags répétitifs lorsqu'ils sont bien amenés. Et ici je suis servi ! Le cerveau rase le gazon mais le but de cette bande dessinée est de nous faire rire et elle y parvient. C'est même carrément absurde parfois, tellement les situations sont grand-guignolesque. Ne vous attendez aucunement à du raffinement côté humour, je me répète, mais cela a son importance puisque les héros prônent par exemple haut et fort (souvent à leur dépens) de faire des concours de lâcher de flatulences... vous voyez le niveau...
C'est très ressemblant à Calvin et Hobbes : le côté poétique en moins et l'humour prout-prout en plus... Par contre, ne pas s'enfiler les 8 albums à la suite, sinon on frôle l'indigestion. Disons que de temps en temps, c'est plus qu'agréable !
Distrayant, loufoque et complètement absurde !
Prenez le talent de scénariste de Jodorowsky, prenez le talent de dessinateur de Boiscommun.
Tout pourrait être dit dans cette simple phrase.
Cet ouvrage possède une personnalité forte, un message émouvant et beaucoup de poésie. Il s'agit d'un hommage au mime Marceau. Jodorowsky espérait fortement que celui-ci pourrait le découvrir, mais Marcel Mangel dit le mime marceau a disparu trop vite.
Jodorowski avait rencontré et accompagné le mime juste avant 1950.
Ici, nous avons affaire à un mimodrame que Jodorowski avait commencé à écrire il y a une dizaine d'années et qui avait disparu dans un tiroir chez un potentiel éditeur.
Ressorti de l'oubli, l'histoire est belle. Le scénario est mené de main de maître par Jodorowsky. Le drame auquel nous sommes confrontés, le déclin d'un mime qui ne cherche qu'à apporter du bonheur dans un monde cruel, tourne très vite en une ode poétique et quasi onirique.
Les personnages sont touchants. Au milieu de la révolte, au milieu du désordre, il y a une tendresse constante qui se dégage. Que ce soit de Simio vers Pietrolino, ou de Pietrolino vers les deux femmes qui l'entourent tour à tour.
Ce mime ayant perdu l'usage de ses mains est poignant.
La plume de Boiscommun fait une nouvelle fois mouche. Si je l'ai reconnu avant de vérifier qu'il s'agissait bien de ce dessinateur, pourtant, j'ai douté. Car le trait de Boiscommun que je connais dans Halloween ou Le Livre de Jack et qui a l'habitude d'être légèrement tordu, disproportionné, pour donner ce style si caractéristique, est ici plus sage pour donner un univers plus fort et plus réaliste. Son trait est toujours aussi doux et les pastels utilisés tendent à rendre l'univers de Pietrolino encore plus naïf, merveilleux et poétique dans l'univers de la guerre et de ses contrecoups.
Seul bémol à ce premier tome, il se lit beaucoup trop vite, à peine 20 minutes.
Mais pour l'histoire, sa maîtrise, la beauté des dessins, vraiment il faut le lire.
C'est vrai que le monde de la finance peut paraître franchement obscur pour les non-initiés (dont je fais partie), mais l'agréable surprise c'est que l'histoire (de ce tome en tout cas) n'utilise pas trop de termes financiers trop complexes, et le monde de la finance est "accessible à tous".
L'histoire librement inspirée du Comte de Monte Cristo démarre tranquillement et l'intrigue ainsi que les personnages se mettent en place. 7 tomes cela me semble beaucoup, mais le comte de Monte Cristo est un vrai pavé (2 livres de 630 pages), donc j'attends avec impatience le tome 2 !!
Les thrillers financiers sont à la mode ces temps-ci (pour d’autres séries du même genre voir le thème sur la fiche technique), mais je dois avouer que je ne m’étais jamais laissé tenter. Le monde des affaires ne me passionne guère, et je trouve soporifique tout ce qui touche à la bourse. C’est donc à reculons que j’ai entamé la lecture de Dantès.
Et je dois avouer que je suis agréablement surpris. C’est scotchant au possible, et finalement assez facile à suivre, malgré l’omniprésence de termes financiers. Le scénario me rappelle un peu celui du film Trader avec Ewan McGregor (film que j’ai beaucoup aimé), mais en plus compliqué. Ce 1er tome n’est qu’une introduction, la série devrait normalement en compter 7 !
Voilà, un bon début pour ce polar prometteur. Avis aux fans !
Après un début relativement long, l'album décolle réellement au moment où Pauline commence son voyage. Par contre dès ce moment, on se prend d'affection pour les 2 protagonistes et pour ce monde mystérieux. On suit les traces de Pauline et d'Erwan sans savoir où cela nous mène, un peu à l'image de la jeune femme, nous sommes totalement dépourvus de connaissances sur ce monde parallèle. Et petit à petit des indices nous en révèlent un peu plus sur cet univers. A la lecture du seul premier tome, trop de zones restent dans l'ombre, attendons de voir ce que cela donne. Mais sur ce postulat de départ, on peut penser que la série va encore devenir meilleure et va gagner en maturité, comme bon nombre de séries auquel Loisel participe !
Et puis graphiquement, c'est réellement réussi. Large case pour les grands espaces, personnages bien trempés, couleurs attirantes, trait fin... une grande réussite.
Une série à suivre avec un avis définitif au bout des 3 albums.
Scénario : 4,25/5 - Dessin - 3,5/5 - Couleurs : 4/5
C'est clair que j'ai aimé cette série, et bien plus que la série de référence en la matière : La Guerre Eternelle.
JD Morvan nous livre un scénario sérieux et dramatique. Il ne faut pas se fier aux dessins qui avec des petites influences manga, rendent plus léger l'ensemble.
Dans la bibliographie de JDM, "La Mandiguerre" serait à placer à côté de Sillage.
C'est réfléchi, les thèmes sont aussi des prises de position de l'auteur.
Oui il y a des références, volontaires ou pas. Il y a par exemple des similitudes en effet avec le film "Starship Troopers" mais cela est inévitable dans cette retranscription de la première guerre mondiale dans l'espace. "La Mandiguerre" est plus sérieux, à prendre au premier degré, contrairement au film cité qui demandait au moins le second degré.
L'histoire peut globalement se découper en 2 parties : les tomes 1 et 2, puis les 3 et 4.
Ces derniers ne font pas dans le détail, mais plus dans la boucherie comme cela a du être le cas dans les tranchées, et ici amplifié avec les armes évoluées.
JDM n'a pas fini de décortiquer les travers de la race humaine dans ses productions, dans cette série, il ne fait pas dans les compromis.
Le 4ème et dernier tome se finit un peu brutalement, mais cela doit être du au fait que la série a été écourtée pour raisons commerciales. Les éditions Delcourt ont quand même eu l'honnêteté de produire le 4ème tome afin d'offrir une fin à l'histoire, au lieu de purement abandonner la série : un coup de chapeau donc.
Comme pour certaines BD cultes il faut des gens pour mettre une bulle, il y a des BD mal aimées qui méritent une remontée.
Tous ça pour dire que les Psy, dessinés pas Bedu (Hugo... tiens d’ailleurs pourquoi elle s'est arrêtée cette série ? Bref passons), est, de mon point de vue, un chef d'oeuvre d'humour et de dessin. Bien sur on ne retrouve pas la complexité et le délice de planches telles qu'en Blacksad ou la "crisserie" moyenne, mais regardez de plus près les expressions des personnages. Jamais, jamais je n'ai vu dans d'autres dessins des expressions aussi réalistes, bien que caricaturées. Bon bien sur le dessin ne fait pas tout.
Le scénar maintenant. Enfin, les scénar. A 1 à 5 planches l'histoire, forcément... Un humour à la fois réaliste (dans le sens où ça pourrait exister) et complètement absurde (Monty Python power). Bref, si je ne me trompe pas, il y a actuellement 14 tomes... tous bons. Certains personnages (en dehors du Psy et de ses collègues) sont récurrents, amenant à chaque fois un sourire sur mes lèvres... Franchement bien !
A essayer si non connu !
Pour être honnête, les 2 premiers Spirou à avoir été dessinés en parallèle de la série... Je leurs aurais plutôt mis 2, leurs dessins, plutôt lugubres de mon point de vue, ne m'ont même pas permis de les lire entièrement... Ceux-là, je ne les conseillerais pas à l'achat, mais tout de même à une lecture, malgré tout, cela peut quand même être apprécié.
Le Tombeau des Champignac, par contre, celui là je le conseille. A tous ceux qui ont aimé le trait de Franquin, les histoires de Franquin... à tous ceux qui se sont un jour demandé "Mais et si Spirou et Seccotine...?". Sans fantasmer tout de même ^^
Celui-ci vaut un bon 4 ! A acheter.
Le tome suivant, le Journal d'un Ingénu, a commencé sa parution dans Spirou... mais à nouveau le dessin se retrouve terne mais la psychologie des personnages semble intéressante (même si là Fantasio fait peur...!). Bref l'avenir nous dira ce que vaudra cet épisode, je crains cependant que celui de Yann et Tarrin soit une exception, vu comme c'est parti... dommage.
Bonne lecture !
Tome 1 : 4/5
La Loi du Kanun m'a fait passé un bon moment. La première planche est sans doute un aperçu de la fin de la série et elle n'a aucun rapport avec les planches qui suivent. Cela a suscité mon intérêt et tout le long du tome j'ai attendu la fin avec impatience, pour comprendre.
Leka est un petit garçon attachant, la vie ne lui a pas fait de cadeau jusqu'a présent. Il n'y a pas de temps morts dans l'histoire, on se laisse bien entraîner dans ses aventures entre les moments difficiles de son quotidien et ses amourettes avec la fille du docteur.
Le dessin est très bon, mais j'ai trouvé que les planches sont assez ternes au niveau des couleurs. Bien sur ça colle avec l'enfance difficile du héros, mais j'aurais été curieux de voir des planches plus colorées, notamment dans les bons moments qu'il passe avec Sose.
Tome 2 : 4/5
J’ai d’abord relu le 1 avec encore plus de plaisir que la première fois. Et le second tome est presque aussi bon. L’enfance de Léka est vraiment touchante et cette partie de l’histoire est franchement bien.
Malheureusement le final spectaculaire de l’album est peu crédible. L’auteur a été relativement mal inspiré sur ce coup. J’attends impaciemment le dernier tome et je me demande bien de quoi il va pouvoir parler.
Tome 3 : 3/5
J’ai trouvé ce dernier tome pas mal, sans plus. Ce coté tout rentre dans l’ordre et super happy end ne colle pas du tout aux 2 premiers tomes. L’histoire semblait d’ailleurs terminée à la fin du 2 et je pense que la lecture du 3e tome n’est pas indispensable.
Au final j’ai bien aimé cette série, et la relire a été très plaisant.
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Siegfried
Comment parler de cette merveille ? Cette Bd mérite vraiment que l'on en fasse l'éloge, c'est un bijou, merveilleusement dessiné, inspiré, à l'histoire prenante, et qui nous captive sur le sort de Siegfried, son destin aux mains, sans qu'il ne le sache, du plus puissant des dieux. Une série qui méritera probablement l'adjectif, et la note de cultissime, si le niveau se maintient à celui établi par ce premier tome.
Tony et Alberto
Ralalala comment assumer ce genre de lecture ? Aucune idée, toujours est-il que ça me fait franchement marrer et que je passe toujours un bon moment. Pourtant peu adepte de la collection Tchô chez Glénat, je trouve cette série hilarante bien que ce soit vraiment mais alors vraiment des gags très lourds... Les situations sont cocasses, la galerie de personnages est bien trouvée, chacun a une place propre et il sont aussi marrants les uns que les autres. J'avoue qu'en plus j'aime beaucoup les gags répétitifs lorsqu'ils sont bien amenés. Et ici je suis servi ! Le cerveau rase le gazon mais le but de cette bande dessinée est de nous faire rire et elle y parvient. C'est même carrément absurde parfois, tellement les situations sont grand-guignolesque. Ne vous attendez aucunement à du raffinement côté humour, je me répète, mais cela a son importance puisque les héros prônent par exemple haut et fort (souvent à leur dépens) de faire des concours de lâcher de flatulences... vous voyez le niveau... C'est très ressemblant à Calvin et Hobbes : le côté poétique en moins et l'humour prout-prout en plus... Par contre, ne pas s'enfiler les 8 albums à la suite, sinon on frôle l'indigestion. Disons que de temps en temps, c'est plus qu'agréable ! Distrayant, loufoque et complètement absurde !
Pietrolino
Prenez le talent de scénariste de Jodorowsky, prenez le talent de dessinateur de Boiscommun. Tout pourrait être dit dans cette simple phrase. Cet ouvrage possède une personnalité forte, un message émouvant et beaucoup de poésie. Il s'agit d'un hommage au mime Marceau. Jodorowsky espérait fortement que celui-ci pourrait le découvrir, mais Marcel Mangel dit le mime marceau a disparu trop vite. Jodorowski avait rencontré et accompagné le mime juste avant 1950. Ici, nous avons affaire à un mimodrame que Jodorowski avait commencé à écrire il y a une dizaine d'années et qui avait disparu dans un tiroir chez un potentiel éditeur. Ressorti de l'oubli, l'histoire est belle. Le scénario est mené de main de maître par Jodorowsky. Le drame auquel nous sommes confrontés, le déclin d'un mime qui ne cherche qu'à apporter du bonheur dans un monde cruel, tourne très vite en une ode poétique et quasi onirique. Les personnages sont touchants. Au milieu de la révolte, au milieu du désordre, il y a une tendresse constante qui se dégage. Que ce soit de Simio vers Pietrolino, ou de Pietrolino vers les deux femmes qui l'entourent tour à tour. Ce mime ayant perdu l'usage de ses mains est poignant. La plume de Boiscommun fait une nouvelle fois mouche. Si je l'ai reconnu avant de vérifier qu'il s'agissait bien de ce dessinateur, pourtant, j'ai douté. Car le trait de Boiscommun que je connais dans Halloween ou Le Livre de Jack et qui a l'habitude d'être légèrement tordu, disproportionné, pour donner ce style si caractéristique, est ici plus sage pour donner un univers plus fort et plus réaliste. Son trait est toujours aussi doux et les pastels utilisés tendent à rendre l'univers de Pietrolino encore plus naïf, merveilleux et poétique dans l'univers de la guerre et de ses contrecoups. Seul bémol à ce premier tome, il se lit beaucoup trop vite, à peine 20 minutes. Mais pour l'histoire, sa maîtrise, la beauté des dessins, vraiment il faut le lire.
Dantès
C'est vrai que le monde de la finance peut paraître franchement obscur pour les non-initiés (dont je fais partie), mais l'agréable surprise c'est que l'histoire (de ce tome en tout cas) n'utilise pas trop de termes financiers trop complexes, et le monde de la finance est "accessible à tous". L'histoire librement inspirée du Comte de Monte Cristo démarre tranquillement et l'intrigue ainsi que les personnages se mettent en place. 7 tomes cela me semble beaucoup, mais le comte de Monte Cristo est un vrai pavé (2 livres de 630 pages), donc j'attends avec impatience le tome 2 !!
Dantès
Les thrillers financiers sont à la mode ces temps-ci (pour d’autres séries du même genre voir le thème sur la fiche technique), mais je dois avouer que je ne m’étais jamais laissé tenter. Le monde des affaires ne me passionne guère, et je trouve soporifique tout ce qui touche à la bourse. C’est donc à reculons que j’ai entamé la lecture de Dantès. Et je dois avouer que je suis agréablement surpris. C’est scotchant au possible, et finalement assez facile à suivre, malgré l’omniprésence de termes financiers. Le scénario me rappelle un peu celui du film Trader avec Ewan McGregor (film que j’ai beaucoup aimé), mais en plus compliqué. Ce 1er tome n’est qu’une introduction, la série devrait normalement en compter 7 ! Voilà, un bon début pour ce polar prometteur. Avis aux fans !
Le Grand Mort
Après un début relativement long, l'album décolle réellement au moment où Pauline commence son voyage. Par contre dès ce moment, on se prend d'affection pour les 2 protagonistes et pour ce monde mystérieux. On suit les traces de Pauline et d'Erwan sans savoir où cela nous mène, un peu à l'image de la jeune femme, nous sommes totalement dépourvus de connaissances sur ce monde parallèle. Et petit à petit des indices nous en révèlent un peu plus sur cet univers. A la lecture du seul premier tome, trop de zones restent dans l'ombre, attendons de voir ce que cela donne. Mais sur ce postulat de départ, on peut penser que la série va encore devenir meilleure et va gagner en maturité, comme bon nombre de séries auquel Loisel participe ! Et puis graphiquement, c'est réellement réussi. Large case pour les grands espaces, personnages bien trempés, couleurs attirantes, trait fin... une grande réussite. Une série à suivre avec un avis définitif au bout des 3 albums.
La Mandiguerre
Scénario : 4,25/5 - Dessin - 3,5/5 - Couleurs : 4/5 C'est clair que j'ai aimé cette série, et bien plus que la série de référence en la matière : La Guerre Eternelle. JD Morvan nous livre un scénario sérieux et dramatique. Il ne faut pas se fier aux dessins qui avec des petites influences manga, rendent plus léger l'ensemble. Dans la bibliographie de JDM, "La Mandiguerre" serait à placer à côté de Sillage. C'est réfléchi, les thèmes sont aussi des prises de position de l'auteur. Oui il y a des références, volontaires ou pas. Il y a par exemple des similitudes en effet avec le film "Starship Troopers" mais cela est inévitable dans cette retranscription de la première guerre mondiale dans l'espace. "La Mandiguerre" est plus sérieux, à prendre au premier degré, contrairement au film cité qui demandait au moins le second degré. L'histoire peut globalement se découper en 2 parties : les tomes 1 et 2, puis les 3 et 4. Ces derniers ne font pas dans le détail, mais plus dans la boucherie comme cela a du être le cas dans les tranchées, et ici amplifié avec les armes évoluées. JDM n'a pas fini de décortiquer les travers de la race humaine dans ses productions, dans cette série, il ne fait pas dans les compromis. Le 4ème et dernier tome se finit un peu brutalement, mais cela doit être du au fait que la série a été écourtée pour raisons commerciales. Les éditions Delcourt ont quand même eu l'honnêteté de produire le 4ème tome afin d'offrir une fin à l'histoire, au lieu de purement abandonner la série : un coup de chapeau donc.
Les Psy
Comme pour certaines BD cultes il faut des gens pour mettre une bulle, il y a des BD mal aimées qui méritent une remontée. Tous ça pour dire que les Psy, dessinés pas Bedu (Hugo... tiens d’ailleurs pourquoi elle s'est arrêtée cette série ? Bref passons), est, de mon point de vue, un chef d'oeuvre d'humour et de dessin. Bien sur on ne retrouve pas la complexité et le délice de planches telles qu'en Blacksad ou la "crisserie" moyenne, mais regardez de plus près les expressions des personnages. Jamais, jamais je n'ai vu dans d'autres dessins des expressions aussi réalistes, bien que caricaturées. Bon bien sur le dessin ne fait pas tout. Le scénar maintenant. Enfin, les scénar. A 1 à 5 planches l'histoire, forcément... Un humour à la fois réaliste (dans le sens où ça pourrait exister) et complètement absurde (Monty Python power). Bref, si je ne me trompe pas, il y a actuellement 14 tomes... tous bons. Certains personnages (en dehors du Psy et de ses collègues) sont récurrents, amenant à chaque fois un sourire sur mes lèvres... Franchement bien ! A essayer si non connu !
Le Spirou de Tarrin et Yann - Le Tombeau des Champignac
Pour être honnête, les 2 premiers Spirou à avoir été dessinés en parallèle de la série... Je leurs aurais plutôt mis 2, leurs dessins, plutôt lugubres de mon point de vue, ne m'ont même pas permis de les lire entièrement... Ceux-là, je ne les conseillerais pas à l'achat, mais tout de même à une lecture, malgré tout, cela peut quand même être apprécié. Le Tombeau des Champignac, par contre, celui là je le conseille. A tous ceux qui ont aimé le trait de Franquin, les histoires de Franquin... à tous ceux qui se sont un jour demandé "Mais et si Spirou et Seccotine...?". Sans fantasmer tout de même ^^ Celui-ci vaut un bon 4 ! A acheter. Le tome suivant, le Journal d'un Ingénu, a commencé sa parution dans Spirou... mais à nouveau le dessin se retrouve terne mais la psychologie des personnages semble intéressante (même si là Fantasio fait peur...!). Bref l'avenir nous dira ce que vaudra cet épisode, je crains cependant que celui de Yann et Tarrin soit une exception, vu comme c'est parti... dommage. Bonne lecture !
Albanie - La Loi du Kanun
Tome 1 : 4/5 La Loi du Kanun m'a fait passé un bon moment. La première planche est sans doute un aperçu de la fin de la série et elle n'a aucun rapport avec les planches qui suivent. Cela a suscité mon intérêt et tout le long du tome j'ai attendu la fin avec impatience, pour comprendre. Leka est un petit garçon attachant, la vie ne lui a pas fait de cadeau jusqu'a présent. Il n'y a pas de temps morts dans l'histoire, on se laisse bien entraîner dans ses aventures entre les moments difficiles de son quotidien et ses amourettes avec la fille du docteur. Le dessin est très bon, mais j'ai trouvé que les planches sont assez ternes au niveau des couleurs. Bien sur ça colle avec l'enfance difficile du héros, mais j'aurais été curieux de voir des planches plus colorées, notamment dans les bons moments qu'il passe avec Sose. Tome 2 : 4/5 J’ai d’abord relu le 1 avec encore plus de plaisir que la première fois. Et le second tome est presque aussi bon. L’enfance de Léka est vraiment touchante et cette partie de l’histoire est franchement bien. Malheureusement le final spectaculaire de l’album est peu crédible. L’auteur a été relativement mal inspiré sur ce coup. J’attends impaciemment le dernier tome et je me demande bien de quoi il va pouvoir parler. Tome 3 : 3/5 J’ai trouvé ce dernier tome pas mal, sans plus. Ce coté tout rentre dans l’ordre et super happy end ne colle pas du tout aux 2 premiers tomes. L’histoire semblait d’ailleurs terminée à la fin du 2 et je pense que la lecture du 3e tome n’est pas indispensable. Au final j’ai bien aimé cette série, et la relire a été très plaisant.