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Couverture de la série Gardiens de l'être
Gardiens de l'être

Eckhart Tolle, dont les livres sur la sagesse et la philosophie pour un meilleur art de vivre sont bien connus, associe ses textes avec le dessinateur Patrick McDonnell, créateur de "Mutts", pour nous livrer un petit joyau. Les textes en vis-à vis des planches, strips, ou parfois simples dessins se marient à merveille, et les paroles de Tolle coulent comme de l'eau de source. Sa vision intérieure du monde est non seulement remplie de sagesse proche du zen, par exemple, mais plein de petites phrases simples en apparence mais dont l'éloquence et la fraîcheur surgissent presque à chaque sentence, et de plus, il y a beaucoup d'humour, parfois assez mordant. Le dessinateur rajoute sa touche avec des personnages vifs, enlevés, dynamiques,drôles, et cela montre que profondeur et BD sont largement possibles. De la poésie en ressort, c'est une véritable ode aux liens unissant les animaux et les hommes, et l'idée qu'aimer la vie n'est pas mièvre mais fort. Une perle rare et, qui plus est, un cadeau idéal en période de fête.

19/12/2011 (modifier)
Par kuwanan
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Etoffe des Légendes
L'Etoffe des Légendes

Bonjour à tous, J'ai découvert cette BD un peu au hasard dans le rayon en étant attiré par le format atypique. En la feuilletant j'ai vraiment accroché avec l'univers visuel. Les dessins sont superbes et s'immerger dans l'univers sombre de cette BD est un vrai plaisir. Le scénario quant à lui fonctionne bien même s'il n'est pas révolutionnaire. Je suis impatient de connaître la suite. Bref j'ai adoré.

19/12/2011 (modifier)
Couverture de la série Ibicus
Ibicus

3.5/5 Lecture à la saveur particulière car, comme vous le savez, j'ai pu découvrir cette oeuvre grâce à la générosité du site. Côté scénario, l'histoire ne m'a pas passionné au point de me rendre insomniaque. Je l'ai trouvée intéressante, mais pas bouleversante. Je reproche surtout le côté saccadé de l'histoire, qui vient sans doute du fait qu'il s'agit de l'adaptation d'un roman, exercice difficile. En effet, j'ai trouvé les transitions entre les différentes phases de Siméon assez abruptes. Paf ! Il rencontre Rtitchev, comme ça...Pareil pour le début de ses aventures dans le contre-espionnage: d'un seul coup, sans que l'on comprenne bien la tournure que prend l'histoire, le voilà enlevé par l'infâme Liverovski. J'ai également eu du mal avec la transition Liverovski-Priloukov. J'ai pas bien compris... Malgré ça, j'ai été contenté, car, d'une part, pour moi qui suis amateur d'histoire, cette adaptation du roman d'Alexis Tolstoï constitue, je pense, un bon témoignage de ce qu'a été la période de la révolution de 1917. D'autre part, la fin a réussi à me surprendre. Ça ne se termine pas comme je l'attendais. J'aurais également souhaité que soient traduits les dialogues, et surtout les écrits en langue cyrillique, et le peu de dialogues qu'il y a en allemand aussi (j'ai été obligé de consulter Reverso pour ça). Je pense que l'histoire aurait gagné en fluidité. Côté graphique, je trouve ça surprenant, dans le bon sens du terme. J'aurais du mal à qualifier ce dessin au pinceau. Il n'est pas précisément "beau", mais certaines cases sont des plus captivantes, surtout les regards des personnages. Par ailleurs, je salue la performance de Rabaté pour réussir à rendre les cases lisibles rien qu'avec des niveaux de gris. Ce noir et blanc est idéal pour faire transparaître l'ambiance glauque des aventures rocambolesques de Nevzorof. Malgré le côté "haché" de l'histoire comme expliqué plus haut, après avoir tourné la dernière page du tome 4, j'ai eu le sentiment d'avoir lu une sacrée BD ! Je l'ai pas assez dit: merci à BDThèque pour ce beau cadeau ! [98]

18/12/2011 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Durango
Durango

Après avoir découvert Durango quand j'étais au lycée, je suis devenu à l'époque l' un de ses plus grands fans et je suis étonné de voir que mon plaisir est toujours le même lors de mes relectures de cette série culte. Il faut tout de même avouer que le scénario est souvent répétitif sur l'ensemble des quinze tomes. Ce cow-boy solitaire parvient tout le temps à déjouer les manigances de riches propriétaires terriens qui veulent s'approprier par la force bien sûr les terres des pauvres petits éleveurs ou parfois de mineurs. Malgré cela Durango reste une très bonne série, digne des plus grands "westerns spaghetti", en effet on retrouve au long des épisodes la plupart des clichés aperçus dans ce genre de films : les duels bien sûr, les attaques meurtrières de banques, les ranchs dévastés par des hommes de main, la "révolution mexicaine" (les trois épisodes couvrant cette période sont tout simplement magnifiques), le héros arrivant dans une gare isolée et j'en passe. Swolfs se permet même dans le tome 9 de faire apparaître un homme ressemblant étrangement à Lucky Luke. Je suis quand même moins emballé par les 2 derniers épisodes dessinés par Thierry Girod, même si les dessins restent de bonne qualité. En bref je suis toujours ravi de lire les aventures du cavalier solitaire gaucher utilisant un Mauser M98, car si cette série a maintenant 30 ans elle n'a pas pris une ride.

18/12/2011 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Octave
Octave

Il faut prendre Octave pour ce que c'est, à savoir une série destinée aux enfants au premiers temps de la lecture. Il serait presque à ranger de ce que l'on appelle "albums". Bien sûr, il y a des écueils (30 pages, une lecture archi rapide) mais c'est à prendre en considération de l'âge prévu du lecteur cible. Au niveau graphique, c'est sublime, de belles cases, bien colorées, à la fois tendres, poétiques et drôles. Les scénarii, assez basiques mais finalement bien troussés pour nos petites têtes blondes, nous font entrer dans des mondes féériques dans un environnement maritime. C'est finalement une manière pour de jeunes enfants de prendre pied et dans la BD et dans la lecture. Un grand oui, c'est très bien et les enfants ont aimé.

17/12/2011 (modifier)
Par pewi
Note: 4/5
Couverture de la série Blast
Blast

Encore un trop bon opus de Manu Larcenet, qui me fait le plaisir d'avoir particulièrement soigné l'esthétisme cette fois. J'aime bien la manière dont l'histoire mêle le réalisme, le surréalisme, le social, le symbolique et l'émotionnel. Ces ingrédients sont bien dosés pour rendre compte du chemin de vie d'un personnage hors normes. J'ai été particulièrement sensible aux paraboles graphiques qui retranscrivent les angoisses du personnage principal.

17/12/2011 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur
Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur

Cet album est celui d'une rencontre, d'un amour impossible, entre un écrivain médiocre et un personnage qui lui tombe par hasard entre les mains, par l'intermédiaire d'un journal intime dont il reprend les grandes lignes. On est ensuite embarqué dans le sillage de Louis Levasseur, qui grâce à ce personnage en or, devient un auteur de premier plan, mais qui n'en oublie pas qu'il doit tout à une jeune femme qu'il n'a jamais vue. Et qui au détour d'un passage dans des toilettes publiques, la rencontre et lui propose de changer de vie, tout en la remerciant. Mais, si son personnage de papier ne lui a pas échappé, celle qui l'a inspiré recèle une part d'ombre qui l'a détruite, ce qu'il ne soupçonnait pas. Corbeyran n'a jusqu'alors pas trop oeuvré dans le roman graphique, hormis -et souvent avec réussite- avec Olivier Berlion. Le bonheur narratif ne le fuit pas, au contraire de Louis, puisqu'il nous livre là un petit bijou, oscillant entre états d'âme d'écrivain raté et analyse psychanalytique. Avec une justesse confondante. Et le partenaire qu'il a choisi pour l'épauler recueille lui aussi les lauriers, puisque Gwangjo, auteur sud-coréen, fait preuve d'une magnifique technique, des fausses esquisses mais un trait assuré et très élégant, dont le réalisme très moderne inonde le récit de sa classe. Tout juste se permet-il quelques fantaisies typiquement manhwa lorsque Louis se retrouve en position d'intimidation face à Léa, une touche d'humour surprenante mais pas choquante. Une beau classique.

16/12/2011 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série La Main du singe
La Main du singe

Tiens, marrant de ne pas voir Luc Brunschwig et Laurent Hirn aux commandes de cette série. C’est pile poil le genre de récit géo-politico-thrilleresque qu’ils n’auraient sans doute pas renié. Eh bien non, il s’agit d’Alexis Laumaillé, inconnu au bataillon. Qu’importe, c’est l’occasion de faire connaissance... Comme d’autres, j’ai eu un peu de mal avec son trait chiffonné et le regard de zombie de ses personnages. Heureusement, il a la main plus heureuse pour croquer les femmes. Ceci dit, si le dessin n’a rien de transcendant, il sert bien cette histoire d’homme greffé de peau tatouée (vous suivez ? :) ). Le trip est original (des tattoos comme message codé) et le découpage temporel très particulier. La narration tourne autour d’un jour zéro avec des allers et retours dans le temps. Bizarrement, ce procédé narratif ne perd pas le lecteur. Cela donne même une identité propre à cette série. Petit à petit, au fil des tomes, les morceaux se recollent mais le final réserve quand même une surprise de taille ! Bref, une série bien menée de bout en bout ! Je remercie au passage Spooky pour cette découverte. ;)

16/12/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Vieilles Canailles
Vieilles Canailles

La conclusion de Spaghetti Brothers est vraiment excellente. Trillo est un grand scénariste malheureusement assez méconnu au point que j'ai de la difficulté à trouver ses albums. Il maitrise parfaitement son sujet ici et passe de plusieurs époques sans aucun problème. Le dessin de Mandrafina est superbe en noir et blanc. Au début, je trouvais ça juste pas mal avec Amerigo qui raconte ses souvenirs, puis quand on voit de plus en plus tous les membres de la famille, j'ai totalement accroché. L'évolution des personnages est intéressante et ils sont toujours aussi délicieux dans leurs comportements souvent immoraux. J'adore l'humour noir dont fait preuve Trillo ! Bref, si vous avez aimé Spaghetti Brothers, je ne vois pas comment vous ne pouvez pas aimer "Vieilles Canailles".

16/12/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dorian Gray
Dorian Gray

S'attaquer à l'adaptation BD de monstres de la littérature ne relève pas seulement du défi. Sa réussite tient à mon sens autant au talent, qu'au grain de folie que saura y insuffler l'auteur pour sortir du bourbier que peut facilement devenir ce genre de monument éculé et adulé. Or, ici Corominas nous sort le grand jeu. Il réussit haut la main son examen de passage devant les piètres critiques que nous sommes et ne pourrait se prévaloir d'un place d'honneur au Salon des Refusés. Son dessin est tout simplement magnifique et assez original ; sa colorisation contrastée est sublime et renforce à merveille les ambiances si marquées du Londres de cette fin XIXe. J'ai de plus adoré les illustrations qu'il fait du livre ésotérique de Lord Henry... C'est ici que ce petit grain de folie dont je parlais prend toute sa saveur... Tout est ici exacerbé pour servir à merveille cette histoire Fantastique qui nous embarque sur les sentiers tortueux de l'art, de la beauté et des plaisirs... Le plaisir est en tout cas pour nous, et c'est donc un pari plus que gagné que nous propose ici Corominas avec une BD dont je ne peux que chaudement recommander la lecture !

15/12/2011 (modifier)