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Hillbilly

Note: 3.43/5
(3.43/5 pour 7 avis)

Redresseur de torts armé d'un énorme hachoir dérobé à Lucifer, Rondel erre dans un monde hanté par des sorcières et des serpents volants.


Rondel est un vagabond aveugle, qui en réalité comprend et voit le monde bien mieux que le commun des mortels. Rondel est un solitaire, armé d’un hachoir géant qui est finalement plus à l’aise auprès des créatures magiques et des sorcières. Il est même devenu pour beaucoup un héros de folklore pour ceux qui errent à l’orée du monde des rêves. Mais Rondel est également bien plus que cela… [Texte de présentation de l'éditeur]

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Janvier 2018
Statut histoire Série en cours 3 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Hillbilly
Les notes (7)
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27/01/2018 | Eric2Vzoul
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Si je ne me trompe pas, c'est la première série qu'Eric Powell que j'ai lue. Je ne connaissais pas cet auteur et je découvre un dessin excellent. C'est typiquement le style de dessin que j'adore et il est dynamique et bien maîtrisé. Quand au scénario, il y a des bonnes idées et j'aime bien l'ambiance des légendes folkloriques de l’Amérique du 19ème siècle, mais malgré ses qualités, je n'ai pas réussi à trouver cette série passionnante à lire. Les deux albums sont composés d'histoires courtes qui construisent petit à petit l'univers de la série. La plupart sont pas mal, mais ça ne dépasse jamais le niveau 'c'est sympa à lire'. Un truc qui m'a dérangé est que parfois le héros est accompagné de ses deux amies et parfois non. S'il y a une explication, je l'ai ratée. Je trouve ça dommage parce que j'aime bien son amie d'enfance que je trouve sous-exploitée. Puis vient le troisième tome qui est une longue histoire qui conclut la série. Encore une fois, c'est pas mal, mais je ne réussit pas à trouver ça captivant. Le problème est que le héros est trop invincible à mes yeux et je n'ai ressenti aucune tension lorsqu'il est dans une situation dangereuse. La fin m'a semblé un peu vite expédiée. En gros, c'est pas mauvais et j'ai passé un bon moment malgré tout, mais il y a des défauts qui font en sorte que je ne la classerais pas dans les séries mémorables.

29/01/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

N'ayant jamais eu l'occasion de lire la série phare d'Eric Powell, c'est tout d'abord avec Chimichanga puis Big Man Plans que j'ai découvert son travail. Si Chimichanga ne m'avait pas du tout emballé, Big Man Plans m'avait bien fait triper. Avec "Hillbilly", on replonge dans les racines du fantastique avec un personnage central des plus troublant et impressionnant. Entre cow-boy et trappeur, les orbites noires et vides, muni d'un hachoir hors norme et d'un pseudo haut de forme, notre Rondel (oui, on aurait du mal à faire plus ridicule comme nom mais quand on voit le lascar, doivent pas être nombreux ceux qui se sont foutu de lui ^^ ) en impose d'emblée ! Mais il vaut mieux, car c'est un pourfendeur de créatures maléfiques et plus spécifiquement de sorcières (qui sont à l'origine de son état). Découpé en chapitres formant une trame plus globale, les allez-retour entre flashback et quotidien de notre Rondel construisent petit à petit un univers d'une grande richesse. Lieux étranges, créatures malfaisantes, Rondel et sa fidèle Esther nous servent de passeurs dans cet univers de Dark Fantasy. Le trait d'Eric Powell reste toujours aussi impressionnant. Expressif, fluide et au service d'une imagination débridée, j'ai vite été conquis par ce nouveau monde qu'il nous propose. J'ai juste hâte de voir ce hachoir reprendre du service avec le 2e tome annoncé. De la très très bonne Dark Fantasy ! *** Tome 2 *** Tout autant efficace que le premier tome, cette suite nous replonge le temps d'un coup de hachoir dans cet univers si riche et singulier concocté par Eric Powell. Notre Rondell poursuit sa route et ses rencontres toujours aussi étranges, prompt à pourfendre les créatures maléfiques qui se mettent en travers de son chemin, surtout s'il s'agit de sorcières. On reste sur un découpage de l'album en courts chapitres façon nouvelles ou petits contes qui font le sel de cette série. Au fil de ces histoires, l'univers s’enrichit et prend de la consistance que ce soit à travers les rencontres de Rondell ou des révélations sur son passé. Le dessin est toujours aussi magnifique, jouant sur les styles au fil des chapitres, Eric Powell lâchant même le dessin au profit de Simone Di Meo dans le chapitre 4 ; ce changement de graphisme est surprenant au début (c'est qu'on l'aime le trait de Powell !!!), on est vite raccroché par l'histoire que Powell a concocté. Seul bémol à mon goût, le chapitre 3. Powell nous gratifie d'une expérience hallucinogène avec un dessin en 3D pendant 13 planches... sans que les lunettes soient fournies. Et si comme moi vous n'avez pas gardé une vieille paire de lunettes rouge/bleu datant de la préhistoire de la 3D, vous l'avez dans le baba. Ok, ça reste lisible, mais très frustrant... Cela n'en reste pas moins un très bon album, reste à trouver une fameuse paire de lunette pour relire ce chapitre et parfaire ma lecture. Vivement la suite ! *** Tome 3 *** Après un départ sur les chapeaux de rondelles, un second tome un peu moins marquant, Eric Powell nous ressort le grand jeu avec un troisième tome des plus réussi. On lâche les historiettes découpées en chapitres alternant les aventures de Rondell et de sa comparse Esther et des légendes anciennes pour suivre un récit plus linéaire qui recoupera ces deux volets narratifs. La légende prend corps et ça va chier ! Car les sorcières, ennemies jurées de Rondel, responsables de son infirmité, se sont alliées pour semer mort et désolation. Notre Hillbilly va peiner à convaincre les populations locales de se joindre à leur maigre troupe et affronter le mal qui s'annonce... C'est épique, toujours aussi magnifique au niveau dessin (voire encore plus beau !) et on se laisse bercer par cette dark fantasy des plus efficace. A lire de toute urgence !

07/03/2018 (MAJ le 13/09/2019) (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Hillbilly est une bd de dark fantasy qui est très bien réalisée. Je n'ai rien à redire sur la construction des petits scénarios qui ponctuent chaque chapitre autour de ce vagabond adulte qui, armé d'un hachoir, pourchasse des êtres maléfiques du genre sorcières. J'ai eu cependant un moment de lassitude car cela se conclut toujours de manière satisfaisante pour notre héros si bien que le suspense ou la peur s'effacent progressivement. Comme dit, je préfère les récits où on tremble un peu pour nos héros qui ne sont pas sans peur, ni reproche. Le trash n'est pas ma tasse de thé non plus. Mais bon, objectivement, je reconnais que c'est une bonne bd qui a tout les atouts pour plaire avec un univers sombre et un style graphique assez maîtrisé.

22/09/2018 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Ah qu'il est bon d'aller faire un tour dans la sombre campagne américaine peuplée de créatures qui n'ont rien à envier à nos monstres européens. Pour moi l'auteur Eric Powell c'est avant tout celui de Big Man Plans. Avec cette lecture j'avais pris une petite baffe scénaristique et picturale. Ici j'ai presque envie de dire que nous sommes en terrain connu, notre homme des bois mais pas que zigouille à tire larigot sorcières et créatures infernales à tour de hachoir. Le dit objet à de quoi faire pâlir de jalousie les guerriers d'héroic fantasy les mieux armés. Le plus intéressant dans ce récit c'est en fait tout le background. Des personnages à trognes, rednecks dégénérés et consanguins, c'est vrai que "Délivrance" n'est pas bien loin. L'iconographie des créatures est elle aussi excellente. La construction en chapitre relativement court émaillée de quelques flashbacks opportuns dynamise le récit. Nous avons donc la de la très bonne dark fantasy avec un dessin plus que correct, donc faite tourner,, nul doute qu'avec un deuxième tome dans la même veine nous aurons droit à un immanquable du genre. ---Tome 2-- Ben les aminches nous voila en terrain connu, surtout pour ceux qui auront lu le tome 1. Personnellement je suis un peu mitigé car ici l'effet de surprise ne fonctionne plus trop et j'ai eu l'impression de lire une succession de petites histoires qui ne m'apprennent pas grand chose sur le personnage principal. Encore une fois rien à dire sur le dessin d'une grande fluidité et parfaitement maîtrisé. Mais c'est quoi cette expérimentation de dessin 3D qui il est vrai sans les lunettes ad hoc n'apporte pas grand chose. A vrai dire je trouve que ces histoires finissent par tourner un peu en rond, sans jeu de mot avec le nom de notre sorcières killer. Je verrai pour la suite mais rien n'est moins sûr.

18/03/2018 (MAJ le 31/07/2018) (modifier)
Par allrom
Note: 2/5

Grosse déception par rapport à Big Man Plans. Le dessin est toujours très bon ( ce qui justifie ma note ), par contre le scénario n' est qu' une succession de légendes pour enfants . Bref, si tu es un bédéphile de plus de 10 ans, passe ton chemin !

04/07/2018 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
L'avatar du posteur Pierig

Première série que je lis de Powell. Le sujet traité et le graphisme plus qu’à l’avenant m’ont rapidement séduit. J’aime bien l’idée de ce vagabond "aveugle" combattant les sorcières et autres démons avec sa hache empruntée au diable. Le chapitrage court représente autant d’histoires mettant à chaque fois un peu plus en lumière les idéaux de Rondel accompagné de son ours mal léché, mais discret. Chaque récit en soit n’a rien d’exceptionnel mais l’auteur arrive à insuffler une tension assez prenante, voire trippante par moment. Bref, le fond est correct mais la forme, en particulier l’ambiance, est d’une maîtrise quasi sans faille. Lecture validée …

29/03/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Hillbilly est la dernière création d'Eric Powell. Au premier abord, le personnage de Rondel est un peu moins brutal que son cousin The Goon… jusqu'à ce qu'il sorte son hachoir. C'est un genre de vagabond imposant et aveugle, fagoté comme un trappeur en retour d'hivernage et équipé d'un énorme hachoir, dont on apprend qu'il fut autrefois volé à Lucifer en personne. Son visage est marqué par les larmes noires qu'il pleura lorsqu'une sorcière ruina son enfance. Depuis, il parcourt le monde accompagné d'une ourse géante et caractérielle, en découpant les créatures maléfiques qui croisent sa route. Et ça tombe bien, étant donné que l'univers de Powell grouille de sorcières, goules, trolls, violonistes vampires, chiens à dents de sabre, serpents volants et autres sangliers géants… L'environnement du Hillbilly est conforme à ce qu'annonce le titre. Powell ancre son récit « dans le territoire d'antan situé dans les Appalaches ». On navigue chez les ploucs échappés de Délivrancedueling banjos, « fais l'cochon ! »… – Des gens fringués avec des salopettes crasseuses, avec leur esprit étroit, leur haine des étrangers, leur peur du diable, leurs cruchons d'alcool frelaté, leurs tourtes à la citrouille, leurs tronches d'abrutis consanguins… Powell s'en donne à cœur joie dans la peinture d'une humanité superstitieuse, mesquine et dégénérée. Face à ces tristes spécimens, le bestiaire griffu et les sorcières ricanantes qui hantent collines et forêts passeraient presque des parangons d'humanité. Rondel met un peu d'ordre dans ce merdier, avec son ustensile de tueur des abattoirs. Tourmenté, solitaire, il traîne une histoire complexe qu'il nous dévoile par bribes au fil des récits qui composent ce premier album. Graphiquement, le style de Powell est immédiatement reconnaissable. Il excelle dans la représentation d'humains plus ou moins tarés, de démons émaciés, de sorcières tordues comme de vieux ceps de vigne et de fauves effrayants. Des décors, il ne livre que le minimum, mais l'ambiance morbide est rehaussée par sa mis en couleurs gris-pastel. Ce premier volume inaugure donc une série plaisante et fort bien réalisée. Le fond des récits est peut-être un peu classique, mais leur mise en musique est remarquable. Powell est bien l'un des meilleurs dans son genre. Si vous appréciez les univers fantastiques de Courtney Crumrin ou de L'Étrange Vie de Nobody Owens, vous devriez adorer Hillbilly.

27/01/2018 (modifier)