Les derniers avis (32099 avis)

Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Junk
Junk

Une vraie belle découverte que ce diptyque western. Graphiquement, je ne connaissais pas Bruno et il faut reconnaitre que cela m'a un peu rebuté au début, j'aime bien pour le western un style plus réaliste. Mais finalement, j'ai réussi à passer outre cette réserve et grand bien m'en a pris. D'autant que plus la lecture avance et plus le trait se montre en parfaite adéquation avec l'ambiance et ce style légèrement décalé entre humour et cynisme. L'histoire n'est pas originale, mais finalement c'est assez difficile de pondre de la vraie nouveauté dans un style tellement codé et finalement ne portant que sur 40 ans au plus, dont on a tellement fait le tour aujourd'hui. Non la vraie originalité vient souvent du traitement qui en est fait et là on a une vraie nouveauté de ton, des personnages que l'on a vus également mille fois mais qui sont vraiment bien campés et profonds. Du coup, on s'attache plus à suivre ces personnages et leurs relations qu'à suivre cette histoire prétexte. Vraiment bien aimé.

03/03/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Orchidea
Orchidea

Décidément, plus je lis Cosey, plus j'aime Cosey. Graphiquement c'est pur jus, encore des beaux paysages, passant du Texas à l'Arizona et au Colorado. Cosey aime à nous présenter les étendues de ce midwest US empli de nos images d'Epinal. L'action est comme toujours, simple, légère, un concentré de rapports humains. On avance dans l'intrigue par bribes, chacune resserrant un peu plus les liens familiaux. Les fêlures de chaque personnage ressortent doucement, et c'est les rapports humains qui vont tout simplement cauteriser ces plaies. C'est toujours un régal que de lire et relire ces planches. Cosey arrive aussi admirablement à faire parler les silences.

03/03/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage de Ryu
Le Voyage de Ryu

3.5 Je n'avais pas trop aimé les deux séries que j'avais lues de cet auteur qui est considéré comme un grand auteur au Japon. Là, je comprends un peu mieux car j'ai été captivé par cette histoire. Après un début un peu chiant, j'ai vraiment eu envie de savoir la suite du voyage de Ryu et de ses amis. On voit très bien que Ishinomori était un élève de Tezuka. Cela se voit autant dans le dessin que dans les thèmes humanistes qui peuvent parfois paraitre un peu chiants. Ce que j'ai surtout aimé c'est comment le scénario s'est révélé parfois très intelligent, notamment grâce au personnage de God qui est très intelligent et pense à des choses que je n'aurais pas pensé moi-même ! Après, il y a des passages un peu moins passionnants qui m'ont semblé classiques (lorsque Ryu doit entrer dans une ville ennemie pour libérer ses amis par exemple) et le tome 4 part un peu dans le ridicule parfois, mais globalement j'ai bien aimé cette série un peu vieillotte.

02/03/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kililana Song
Kililana Song

Cet album est avant tout pour moi un énorme coup de cœur graphique. Le dessin est magnifique et fourmille de détails, et les couleurs sont somptueuses. J’ai passé énormément de temps à simplement admirer les pages… un délice ! Je vous ai mis quelques belles planches dans la galerie. L’histoire est prenante. Elle se situe dans un archipel au large du Kenya et nous présente une brochette de personnages hauts en couleur. « L’intrigue » elle-même est relativement simpliste, et se concentre surtout sur le quotidien du petit Naim, au travers duquel nous découvrons une ville, ses habitants, ses coutumes etc. L’histoire prend un ton onirique (voire presque fantastique) dans les dernières pages, et je suis impatient de lire son dénouement dans le 2eme tome. Si je devais chipoter je dirais que la police de caractère n’est pas toujours très lisible… Un voyage merveilleux, et un excellent moment de lecture.

02/03/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série 20 ans ferme
20 ans ferme

Une histoire édifiante qui relance intelligemment le débat sur l’efficacité de nos prisons. Certes, Milan, le personnage principal, est un bandit. Certes, tout crime est une entache à notre société, et doit être puni. Mais comment ne pas être d’accord avec ses grands idéaux sur le rôle que devrait jouer le milieu carcéral : donner une chance de se racheter, d’apprendre à mieux s’intégrer et reprendre une vie normale à sa sortie. La vérité est bien différente : nos prisons sont des lieux innommables, où le non-droit règne, où des êtres humains sont broyés, poussés au suicide, et surtout poussés à haïr le système, notre société, et à récidiver à leur sortie… Tout le monde y perd, c’est une évidence. Si je ne suis pas fan du dessin, je dois reconnaître qu’il sert parfaitement le propos, et la narration est fluide et efficace. Si je devais faire un reproche, je dirais que la conversation finale entre Milan et le directeur fait un peu « too much ». Je sais bien que « bandit » n’est pas toujours synonyme de « brute épaisse et arriérée », mais là on a presque l’impression d’avoir affaire à Gandhi :o) Voila, je ne prétends pas avoir de solution miracle à ce problème épineux, je me doute bien que c’est plus compliqué qu’il n’y paraît, mais cette BD nous présente le problème clairement, et nous invite à y réfléchir.

02/03/2012 (modifier)
Par Mooldoo
Note: 4/5
Couverture de la série Insiders
Insiders

J'ai commencé la série en accrochant non pas le dessin mais le réalisme de l'histoire. J'apprécie pas mal ces histoires d'espionnage et d'infiltration. Celle-ci vous plonge dans les arcanes de la pègre internationale au plus haut niveau en usant de 'l'arme/jouet' que représente Najah Cruz. On part en Afrique, puis le Moyen Orient, la Chine et l'Europe. Le scénario peut se révéler parfois un peu tordu compte tenu des enjeux politico-financiers internationaux. Le scénario de cette série tourne autour de l'action. Il n'y a pas de temps mort. Et ceux qui recherchent le vertige de filles dénudées comme il est coutume d'en apercevoir dans IR$, Largo Winch ou encore, vous ne trouverez au mieux que des bikinis :-) Mais au final, c'est une série d'un bon niveau. Je conseille au moins de la lire. C'est rapide. Les bdvores comme moi l'auront dans leur bibliothèque. Et personnellement, j'attends la saison 2.

02/03/2012 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Samouraï Usagi
Samouraï Usagi

Note : 3.5/5 Samouraï Usagi est un manga de plus mettant en scène des samouraïs dans le Japon de l'ère Edo. Oui mais cette ére Edo là est franchement fantasque avec ses dojos délirants et ses personnages étonnants et humoristiques. Au milieu de cela, le jeune héros, Gosuke Udagawa, étonne par son sérieux et sa très grande dignité. Très doué tout en restant humble, il respecte en chaque instant le sens de l'honneur des samouraïs. Mais il est aussi tendrement amoureux de sa très jeune épouse au nom de qui il a décidé d'ouvrir son propre dojo. Ce dernier a cependant beaucoup de mal à s'imposer et ne pourra longtemps compter que sur 3 élèves seulement, tous aussi étonnants que leur sensei. C'est un manga qui ne se prend pas au sérieux et qui est très agréable à lire. Mélangeant des éléments d'humour et de nekketsu dans un cadre faussement historique, il est aussi amusant que prenant à lire. C'est comme un bon divertissement, pas prise de tête, avec quelques originalités et surtout des personnages très attachants. J'ai passé un bon moment de lecture.

02/03/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage en Italie
Le Voyage en Italie

Plus je lis Cosey, plus j'en suis amoureux (artistiquement s'entend). D'abord graphiquement, je suis un fan inconditionnel. Je peux comprendre qu'il n'ait pas que des adeptes, que les couleurs puissent faire "daté", que le trait semble figé. Mais c'est bien cet ensemble de défauts qui, ajoutés à la grande qualité du trait, aux paysages tous plus merveilleux les uns que les autres (Cosey arrive à nous donner toute l'Italie, tout le Vietnam, tout le Colorado en une case), les ambiances, qui impriment le rythme si poétique de ses œuvres. L'histoire passe à merveille par le prisme de ses personnages. L'histoire du Voyage en Italie n'est pas exempte de défauts (dialogues parfois décalés dont la bulle de Keo "on dit de moi que je suis froide et analytique, je dirais plutôt que je suis introvertie..." plutôt gratinée pour une enfant de 10 ans qui vient juste de débarquer du Cambodge), certains personnages sont trop typés, signés (principalement Shirley), des détails de l'histoire sont trop artificiels (l'arrestation de touristes américains pour un film adulte). Malgré ces défauts, Cosey imprime un rythme d'une extrême qualité, les flash back arrivent au bon moment, resituent sans cesse les personnages tout en donnant au fil de l'eau les éléments qui nous les font comprendre (pourquoi Ian en veut aussi profondément à Shirley pour l'IVG.....). Il a une qualité de narration qui font d'une histoire simple un petit chef d'oeuvre. Et il parvient sans cesse à mêler drame, humour, espoir et pessimisme, fêlures et forces sans jamais tomber dans le pathos ou la guimauve. Du très bon.

02/03/2012 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série La page blanche
La page blanche

Ce roman graphique nous plonge dans la vie d'une jeune femme qui reprend ses esprits sur un banc. Petit problème, elle ne sait ni où elle est, ni qui elle est. Et nous voilà parti avec elle à la recherche de souvenirs, d'amis, de familles, d'odeurs.... de n'importe quoi de familier qui pourrait l'aider dans sa quête de réponses sur son identité. On peut dire que la sauce prend hyper bien. La jeune fille est vraiment paumée, son désarroi est palpable. On vit avec elle chacun de ses doutes, chacun de ses espoirs. Le retour à son appartement, au boulot, une boite de souvenirs, des photos, une sortie au pub, on voit comment chaque évènement apporte son lot d'interrogations et surtout un espoir de réponse. C'est bien construit, c'est pas redondant. Le scénario de Boulet est efficace du début à la fin. Il réussit à nous faire ressentir les émotions de l'héroïne, mais à coté de ça il arrive aussi à détendre l'atmosphère avec quelques notes d'humour bien trouvées et qui donnent encore plus de charme au récit. Le dessin de Pénélope Bagieu n'est pas en reste, et il met parfaitement en image ce récit. La fin est également très bonne, en plus c'est pas vraiment celle que j'attendais, du coup le sentiment final est encore meilleur. Bref une bien belle histoire qui se lit d'une traite.

02/03/2012 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Captain Tsubasa
Captain Tsubasa

Je vais vous faire une confidence : j’ai pas tout lu en une seule fois !.. Mais, au fil de mes envies de lecture, je suis parvenu –j’avoue sans mal- à digérer cette grosse série. Et, franchement, elle ne m’a pas été indigeste. Et j’ai lu quoi ?… le premier manga (euh… je pense…) consacré au football. Et, malgré son âge (les débuts datent de 1978 au Japon) ça n’a pour ainsi dire pas pris une ride. A de nombreux moments, je me suis pris au jeu de cette véritable épopée footballistique, adaptée en dessins animés, qui part d’une idée simple : un jeune gars qui veut devenir le meilleur joueur pour offrir la Coupe du Monde au Japon. Bête hein ?… ben oui… seulement voilà : les très nombreux développements de cette idée -qui en amènent d’autres (beaucoup)- renouvellent très souvent et régulièrement l’intrigue de départ. Et si l’on s’identifie un tant soit peu à ce jeune héros, on ne peut que participer avec un vrai bonheur à son histoire. J’ai fait quelques petites recherches : Captain Tsubasa, c’est 16.000 pages ( !) réunies en albums dont les divers tirages ont dépassé 55.000.000 (si, si : des millions ) d’exemplaires. Une véritable « planète-football » sur papier. Je ne relirai pas la série de sitôt mais, bien exposée dans une de mes armoires, elle suscite souvent la curiosité d’amis ou d’invités. Et moi content. Un vrai bon plaisir de lecture, à déguster à son aise… mais sans modération.

01/03/2012 (modifier)