Après avoir modérément apprécié La Demeure des Gomez, il y a a déjà quelques temps, je suis tombé par hasard sur le premier album publié de cet auteur.
Et là, c'est la bonne surprise ! L'humour y est mordant (Autant que les sales clebs du premier récit), la caricature efficace et la vision kafkaïenne de la société très bien traitée. Ça grince à souhait, l'humour noir vous claque volontiers le beignet, et cet album qui commence maintenant à dater impressionne par l'intemporalité de ce qu'il dénonce.
Le trait de Prado est aussi racé qu'efficace et renforce parfaitement la caricature cynique qu'il dresse de ses contemporains. Bref, voici 7 courts récits qui se laissent dévorer et dont je conseille vivement la lecture pour tous les amateurs d'humour noir teinté d'absurdité.
J'ai eu un vrai coup de coeur pour cet album : d'abord nous avons une très belle couverture fascinante à souhait, un haut niveau de dessin réaliste, de somptueux graphismes, des décors riches et grandioses ainsi que des personnages très bien campés. En outre, un excellent équilibre est trouvé par le dessinateur entre les représentations spectaculaires et les scènes plus intimistes. Le scénario surprend par son originalité, un thème autour de la magie très peu vu en BD. Les personnages sont complexes et évoluent au cours du récit : Jean-Jacques, petit arnaqueur de seconde zone se révèle un homme au grand coeur alors que Nelson, amoureux de Jenny, va connaître une plongée progressive dans les ténèbres. Au final, un récit captivant, passionnant jusqu'au bout et où la partie fantastique amène une dimension nouvelle au récit.
Des trois albums que j’ai lus de Nancy Pena, celui-ci est sans contexte celui qui m’a le plus plu. Mieux structuré, plus équilibré, il est juste peut-être un peu moins original dans son sujet. Par contre, j’ai beaucoup apprécié le fait que deux intrigues s’entremêlent dans cette histoire.
Le dessin, lui aussi, me semble plus abouti que dans ses œuvres précédentes. L’utilisation de la couleur est bien pensée tandis que l’artiste (car c’est bien d’artiste qu’il faut parler) continue à me régaler avec des planches tortueuses où la courbe est reine.
Les personnages principaux sont maintenant connus des habitués de l’auteure mais leurs profils psychologiques ne cessent de s’étoffer. L’humour demeure présent et me semble même plus mis en avant qu’auparavant.
Au final, je ne peux que parler d’un très bon album, bien plus facile à lire que ce qu’un simple coup d’œil laisse prévoir. A essayer, sans nul doute.
Oh la jolie surprise que voilà !
Voici enfin LE tome de la seconde saison de la série 7 qui va sauver les autres titres sympathiques mais pas tous indispensables.
Même si l’histoire démarre au quart de tour avec un épique combat d’une petite escouade de 5 aventuriers contre un dragon digne d’un scénario de Donjons & Dragons.
Euh wait a minute ? Pourquoi seulement 5 personnages alors que les couvertures en présentent 7 ????
Voilà déjà la première nouveauté de ce Sept particulier, présenter les différents protagonistes au fur et à mesure comme l’avait si bien fait en son temps 7 Yakuzas.
Portés par des dessins joliment colorés, Sylvain Guinebaud, spécialiste de l’Heroic Fantasy emprunte un style rappelant celui des Lanfeust assez clair et aéré.
La comparaison peut s’arrêter là (puis qui suis-je pour juger alors que je sais à peine écrire et surement pas dessiner ? J) car le récit tend à devenir de plus en plus sombre au fil des pages…
Cette escouade doit éliminer les derniers dragons de la terre pour conjurer une malédiction familiale et proclamer un nouveau roi.
Je ne connais pas les influences ou travaux précédents des auteurs mais j’ai eu le sentiment que leur inspiration était directement issue des jeux video avec ces pages « plein écran » magnifiques relevant la supériorité de chaque dragon comme un « boss » de Shadows of the Colossus sur console Sony.
Malgré le peu de nombre de pages en défi de ce qui y est raconté, on prend son temps, parsème le récit de quelques flashbacks éclairant les origines de cette histoire ou on s’enivre dans une quelconque auberge.
Tout cela pour arriver à une conclusion aussi surprenante que brutale et parfaitement bien illustrée qui va donner quelques sueurs froides et une toute autre orientation digne des meilleurs canevas cinématographiques de Mr. Night Shyamalan !!!
Bravo et merci de relancer la série par un one shot se prétant à plusieurs relectures par un scénario malin et pas si classique qu’il n’y parait !!! J
Cela doit être la première fois que j'accroche autant à une série de la collection Secrets. Du début jusqu'à la fin, j'ai été captivé par ma lecture que je ne pouvais pas décrocher même si certaines scènes sont un peu faibles (j'ai trouvé la prof sans grand intérêt).
J'ai bien aimé comment le scénariste mélange la peinture avec le secret de famille qui est assez original. Ce qui est encore plus génial c'est que le secret derrière la peinture et le secret familial n'est pas le même donc cela rend l'histoire encore plus imprévisible ! J'avais cru avoir compris le secret de famille et j'ai été agréablement surpris ! De plus, le personnage de Clovis est vraiment attachant. J'avais vraiment de la peine pour ce pauvre gars.
Le dessin est du bon réaliste comme je l'aime. Les personnages sont expressifs, c'est dynamique et la couleur est très bien maitrisée.
Album franchement beau et prenant.
Dans le début de l'album une double page avec une barque rappelle fortement le dessin d'Hugo Pratt. Pour la comparaison j’arrêterai là car l'auteur a son coup de plume à lui et nous fait voyager dans cet univers avec une facilité étonnante.
Sans regards appuyés dictant une pensée trop bien pensante, on se ballade simplement avec cet enfant attachant au possible. Il est même souvent drôle comme tout gamin peut l'être.
Une grande réussite.
C'est gai, c'est frais, un brin naïf, onirique, complètement en dehors des sentiers battus de la BD jeunesse actuelle, bref : une très bonne surprise !
Le seul reproche que je ferais à cet album, c'est d'avoir une couverture aussi peu attractive, finalement très loin du reste de ce petit bijou à destination des enfants... Après, peut-être faut-il être un enfant pour apprécier l'attrait d'une telle couv' ? Va savoir...
En tout cas, ce n'est pas ce point négatif qui remettra en cause la qualité du reste. C'est bourré d'élan, de dynamisme et d'idées qui nous font pleinement rentrer dans la tête de ce môme. Graphiquement, c'est tout aussi enjoué et coloré, les cadrages sont du même tenant et ajoutent à cette impression de vitalité : du tout bon aussi !
Alors ne faites pas comme moi, et n'attendez pas de tomber par hasard sur les critiques élogieuses (et méritées) de cet album pour vous dire que, peut-être, il faudrait prendre le temps de le lire...
Effectivement on pense tout de suite à Walking Dead. Le seul petit plus de cette bd en comparaison avec Walking Dead c'est que là ont se dit que ça doit puer à des Kilomètres à la ronde, les zombies sont infestés de vers et accompagnés d'une sacrée horde de mouches. C'est sûr en 4 tomes le scénariste ne pourra pas exploiter toute la psychologie des personnages comme l'ont fait les auteurs de Walking Dead, mais Zombies reste un bon divertissement.
Une fois encore, on retrouve l’univers si particulier de M-A Mathieu, entre fantastique et absurde, qui décidément colle très bien au noir et blanc. L’auteur s’est emparé du thème de l’existence de Dieu, et même si évidemment aucune réponse n’est donnée, le vieux barbu silencieux lui aura fourni un bon prétexte pour philosopher en jouant pertinemment avec les paradoxes. Il le fait de façon ludique et toujours avec finesse et humour (un humour qui n’est pas sans rappeler celui de Goossens ), égratignant au passage la société des humains, avec ses puissants, ses communicants et ses foules crédules.
Ceux qui ont apprécié les délires de Julius Corentin Acquefacques pourront être quelque peu déçus, car il est vrai que l’ouvrage, exigeant, se rapproche davantage d’un huis-clos alors que la série en cinq tomes nous avait emmené dans (presque) toutes les dimensions possibles jusqu’à en perdre haleine… Pourtant, aucun doute, il n’y a pas de rupture de style, et on est bien dans la continuité des questions soulevées dans L’Origine , simplement l’auteur cherche encore davantage à alimenter la réflexion métaphysique chez le lecteur. C’est dense, touffu, voire cérébral, mais cela reste toujours très créatif, et au moins on est sûr d’une chose : Mathieu ne prend pas son public pour des c***.
Il est presque étonnant que cette BD remettant en cause l’existence d’un dieu (chrétien visiblement, même si toutes les religions sont plus ou moins concernées) ne se soit pas attirée les foudres des intégristes qui régulièrement vont pleurnicher devant les théâtres ou les cinémas… Sans doute parce qu’on n’y voit ni cul, ni bitte, ni chatte, ou toute autre production « impure » de la création…
J'adore les chats et donc la plupart des séries mettant en vedette des chats que j'ai lues jusqu'à maintenant. Au début, j'étais tout de même un peu sceptique car les histoires parlaient de la vie quotidienne d'un chaton (une femelle d'ailleurs) et de sa famille adoptive. J'ai eu peur que cela devienne vite banal, mais je me suis trompé.
Les histoires sont simples et efficaces. Chi est toute mignonne et vite attachante. Les humains manquent de personnalité, mais j'imagine que c'est pour permettre aux lecteurs de s'identifier à eux. J'ai bien aimé voir sa vie et j'ai bien hâte de voir la suite.
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Chienne de vie
Après avoir modérément apprécié La Demeure des Gomez, il y a a déjà quelques temps, je suis tombé par hasard sur le premier album publié de cet auteur. Et là, c'est la bonne surprise ! L'humour y est mordant (Autant que les sales clebs du premier récit), la caricature efficace et la vision kafkaïenne de la société très bien traitée. Ça grince à souhait, l'humour noir vous claque volontiers le beignet, et cet album qui commence maintenant à dater impressionne par l'intemporalité de ce qu'il dénonce. Le trait de Prado est aussi racé qu'efficace et renforce parfaitement la caricature cynique qu'il dresse de ses contemporains. Bref, voici 7 courts récits qui se laissent dévorer et dont je conseille vivement la lecture pour tous les amateurs d'humour noir teinté d'absurdité.
Black Stone
J'ai eu un vrai coup de coeur pour cet album : d'abord nous avons une très belle couverture fascinante à souhait, un haut niveau de dessin réaliste, de somptueux graphismes, des décors riches et grandioses ainsi que des personnages très bien campés. En outre, un excellent équilibre est trouvé par le dessinateur entre les représentations spectaculaires et les scènes plus intimistes. Le scénario surprend par son originalité, un thème autour de la magie très peu vu en BD. Les personnages sont complexes et évoluent au cours du récit : Jean-Jacques, petit arnaqueur de seconde zone se révèle un homme au grand coeur alors que Nelson, amoureux de Jenny, va connaître une plongée progressive dans les ténèbres. Au final, un récit captivant, passionnant jusqu'au bout et où la partie fantastique amène une dimension nouvelle au récit.
It's not a Piece of Cake
Des trois albums que j’ai lus de Nancy Pena, celui-ci est sans contexte celui qui m’a le plus plu. Mieux structuré, plus équilibré, il est juste peut-être un peu moins original dans son sujet. Par contre, j’ai beaucoup apprécié le fait que deux intrigues s’entremêlent dans cette histoire. Le dessin, lui aussi, me semble plus abouti que dans ses œuvres précédentes. L’utilisation de la couleur est bien pensée tandis que l’artiste (car c’est bien d’artiste qu’il faut parler) continue à me régaler avec des planches tortueuses où la courbe est reine. Les personnages principaux sont maintenant connus des habitués de l’auteure mais leurs profils psychologiques ne cessent de s’étoffer. L’humour demeure présent et me semble même plus mis en avant qu’auparavant. Au final, je ne peux que parler d’un très bon album, bien plus facile à lire que ce qu’un simple coup d’œil laisse prévoir. A essayer, sans nul doute.
Sept Dragons
Oh la jolie surprise que voilà ! Voici enfin LE tome de la seconde saison de la série 7 qui va sauver les autres titres sympathiques mais pas tous indispensables. Même si l’histoire démarre au quart de tour avec un épique combat d’une petite escouade de 5 aventuriers contre un dragon digne d’un scénario de Donjons & Dragons. Euh wait a minute ? Pourquoi seulement 5 personnages alors que les couvertures en présentent 7 ???? Voilà déjà la première nouveauté de ce Sept particulier, présenter les différents protagonistes au fur et à mesure comme l’avait si bien fait en son temps 7 Yakuzas. Portés par des dessins joliment colorés, Sylvain Guinebaud, spécialiste de l’Heroic Fantasy emprunte un style rappelant celui des Lanfeust assez clair et aéré. La comparaison peut s’arrêter là (puis qui suis-je pour juger alors que je sais à peine écrire et surement pas dessiner ? J) car le récit tend à devenir de plus en plus sombre au fil des pages… Cette escouade doit éliminer les derniers dragons de la terre pour conjurer une malédiction familiale et proclamer un nouveau roi. Je ne connais pas les influences ou travaux précédents des auteurs mais j’ai eu le sentiment que leur inspiration était directement issue des jeux video avec ces pages « plein écran » magnifiques relevant la supériorité de chaque dragon comme un « boss » de Shadows of the Colossus sur console Sony. Malgré le peu de nombre de pages en défi de ce qui y est raconté, on prend son temps, parsème le récit de quelques flashbacks éclairant les origines de cette histoire ou on s’enivre dans une quelconque auberge. Tout cela pour arriver à une conclusion aussi surprenante que brutale et parfaitement bien illustrée qui va donner quelques sueurs froides et une toute autre orientation digne des meilleurs canevas cinématographiques de Mr. Night Shyamalan !!! Bravo et merci de relancer la série par un one shot se prétant à plusieurs relectures par un scénario malin et pas si classique qu’il n’y parait !!! J
Secrets - L'Angélus
Cela doit être la première fois que j'accroche autant à une série de la collection Secrets. Du début jusqu'à la fin, j'ai été captivé par ma lecture que je ne pouvais pas décrocher même si certaines scènes sont un peu faibles (j'ai trouvé la prof sans grand intérêt). J'ai bien aimé comment le scénariste mélange la peinture avec le secret de famille qui est assez original. Ce qui est encore plus génial c'est que le secret derrière la peinture et le secret familial n'est pas le même donc cela rend l'histoire encore plus imprévisible ! J'avais cru avoir compris le secret de famille et j'ai été agréablement surpris ! De plus, le personnage de Clovis est vraiment attachant. J'avais vraiment de la peine pour ce pauvre gars. Le dessin est du bon réaliste comme je l'aime. Les personnages sont expressifs, c'est dynamique et la couleur est très bien maitrisée.
Kililana Song
Album franchement beau et prenant. Dans le début de l'album une double page avec une barque rappelle fortement le dessin d'Hugo Pratt. Pour la comparaison j’arrêterai là car l'auteur a son coup de plume à lui et nous fait voyager dans cet univers avec une facilité étonnante. Sans regards appuyés dictant une pensée trop bien pensante, on se ballade simplement avec cet enfant attachant au possible. Il est même souvent drôle comme tout gamin peut l'être. Une grande réussite.
Hyper l'hippo
C'est gai, c'est frais, un brin naïf, onirique, complètement en dehors des sentiers battus de la BD jeunesse actuelle, bref : une très bonne surprise ! Le seul reproche que je ferais à cet album, c'est d'avoir une couverture aussi peu attractive, finalement très loin du reste de ce petit bijou à destination des enfants... Après, peut-être faut-il être un enfant pour apprécier l'attrait d'une telle couv' ? Va savoir... En tout cas, ce n'est pas ce point négatif qui remettra en cause la qualité du reste. C'est bourré d'élan, de dynamisme et d'idées qui nous font pleinement rentrer dans la tête de ce môme. Graphiquement, c'est tout aussi enjoué et coloré, les cadrages sont du même tenant et ajoutent à cette impression de vitalité : du tout bon aussi ! Alors ne faites pas comme moi, et n'attendez pas de tomber par hasard sur les critiques élogieuses (et méritées) de cet album pour vous dire que, peut-être, il faudrait prendre le temps de le lire...
Zombies (Soleil)
Effectivement on pense tout de suite à Walking Dead. Le seul petit plus de cette bd en comparaison avec Walking Dead c'est que là ont se dit que ça doit puer à des Kilomètres à la ronde, les zombies sont infestés de vers et accompagnés d'une sacrée horde de mouches. C'est sûr en 4 tomes le scénariste ne pourra pas exploiter toute la psychologie des personnages comme l'ont fait les auteurs de Walking Dead, mais Zombies reste un bon divertissement.
Dieu en personne
Une fois encore, on retrouve l’univers si particulier de M-A Mathieu, entre fantastique et absurde, qui décidément colle très bien au noir et blanc. L’auteur s’est emparé du thème de l’existence de Dieu, et même si évidemment aucune réponse n’est donnée, le vieux barbu silencieux lui aura fourni un bon prétexte pour philosopher en jouant pertinemment avec les paradoxes. Il le fait de façon ludique et toujours avec finesse et humour (un humour qui n’est pas sans rappeler celui de Goossens ), égratignant au passage la société des humains, avec ses puissants, ses communicants et ses foules crédules. Ceux qui ont apprécié les délires de Julius Corentin Acquefacques pourront être quelque peu déçus, car il est vrai que l’ouvrage, exigeant, se rapproche davantage d’un huis-clos alors que la série en cinq tomes nous avait emmené dans (presque) toutes les dimensions possibles jusqu’à en perdre haleine… Pourtant, aucun doute, il n’y a pas de rupture de style, et on est bien dans la continuité des questions soulevées dans L’Origine , simplement l’auteur cherche encore davantage à alimenter la réflexion métaphysique chez le lecteur. C’est dense, touffu, voire cérébral, mais cela reste toujours très créatif, et au moins on est sûr d’une chose : Mathieu ne prend pas son public pour des c***. Il est presque étonnant que cette BD remettant en cause l’existence d’un dieu (chrétien visiblement, même si toutes les religions sont plus ou moins concernées) ne se soit pas attirée les foudres des intégristes qui régulièrement vont pleurnicher devant les théâtres ou les cinémas… Sans doute parce qu’on n’y voit ni cul, ni bitte, ni chatte, ou toute autre production « impure » de la création…
Chi - Une vie de chat
J'adore les chats et donc la plupart des séries mettant en vedette des chats que j'ai lues jusqu'à maintenant. Au début, j'étais tout de même un peu sceptique car les histoires parlaient de la vie quotidienne d'un chaton (une femelle d'ailleurs) et de sa famille adoptive. J'ai eu peur que cela devienne vite banal, mais je me suis trompé. Les histoires sont simples et efficaces. Chi est toute mignonne et vite attachante. Les humains manquent de personnalité, mais j'imagine que c'est pour permettre aux lecteurs de s'identifier à eux. J'ai bien aimé voir sa vie et j'ai bien hâte de voir la suite.