Les derniers avis (32095 avis)

Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Forêt de Miyori
La Forêt de Miyori

Note : 3.5/5 Malgré une entame un peu molle et un dessin manquant d'assurance, j'ai rapidement apprécié cette série. Elle met en scène une petite fille au départ très difficile à apprécier mais qui devient rapidement attachante par sa forte personnalité et sa transformation en une adolescente plus sûre d'elle et nettement plus agréable avec son entourage. Avec elle, nous allons découvrir la campagne et surtout une forêt semi-sauvage avec ses nombreux habitants fantastiques, des esprits du folklore asiatique qui vont devenir ses amis et avec qui elle va vivre quelques aventures qui vont lui apprendre davantage sur elle-même et sur la nature humaine. Environnement, retour à une vie simple, partage humain, profiter du moment présent et apprécier la vie font partie des nombreux thèmes qui parsèment cette série douce et intelligente. S'y mêlent également quelques thématiques psychologiques comme le traumatisme de la séparation des parents, les envies suicidaires et le mal-être adolescent. J'ai apprécié l'ambiance simple mais sympathique de ce manga. Je n'ai que moyennement aimé son dessin que je trouve un peu limité, techniquement parlant, mais son encrage fin se marrie bien à mes yeux avec l'atmosphère légère du récit. Le récit se partage en petits chapitres formant des histoires plus ou moins indépendantes, le tout formant une intrigue suivie au cours de laquelle la personnalité de l'héroïne évolue. Une bonne et saine lecture.

03/04/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Toto l'ornithorynque
Toto l'ornithorynque

une série à mettre entre toutes les petites mains. Des histoires basées sur l'entraide, l'amitié. Un dessin très joli, bien mis en couleur et rendant une superbe impression. Vraiment de la belle série. Les personnages sont tous très agréables, avec beaucoup d'humour et leurs caractéristiques propres. Les scénari se lisent vitent pour un adulte mais sont bien gérés je pense pour un enfant de 6/8 ans. Le rythme est bon, les sentiments sont là mais sans mievrerie. On attaque parfois le conte océanien au travers de ces pages dépaysantes.

03/04/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série The Long Tomorrow
The Long Tomorrow

Ce recueil d’histoires courtes fraîchement réédité aux humanoïdes associés est de bonne facture, ce n’est pas vraiment génial mais cela permet de connaître les débuts de Moebuis. Sur les sept récits de l’album, cinq récits intéressants qui valent le détour : - The long tomorrow , polar et science-fiction dans un cadre qui rappelle l’Incal(***) - L’Univers est bien petit: mon histoire préférée beaucoup d’humour et d’originalité.(****) - Barbe-Rouge et le cerveau-pirate, drôle et dramatique, méfiez vous de vos robots !(***) - L’artefact, un bon mini récit à la chute surprenante.(****) - Variation N° 4070 sur le thème : L'homme est mauvais ,tuer, tuer et toujours tuer. (***) Les autres récits sont corrects, mais j’ai moins apprécié. Un bon recueil d'histoires de SF des années 70. Un dessin agréable mais certainement pas le meilleur de Moebuis.

02/04/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Japon - 1 an après
Japon - 1 an après

Comment parler d'un évènement qui a secoué le monde, et failli détruire un pays ? Voilà la question qu'a soumis l'auteur français de Kazé à nombre d'auteurs japonais. Le plus souvent pour chasser les mauvais souvenirs, parfois avec réticence, une quinzaine d'entre eux a donc accepté. Il en résulte un recueil assez diversifié, autant dans les choix graphiques (même si on est souvent dans du seinen) que de la façon d'aborder narrativement le sujet. Certains l'attaquent de front, montrant le raz-de-marée, la désolation... Ou de façon plus transversale, comme pour exorciser... Tous ont pour point commun la sobriété, la volonté de ne pas trop en faire. On ne verra ainsi pas des monceaux de cadavres sous les décombres, des gens emportés par la vague géante... On n'est pas dans une histoire de catastrophe, on est dans l'Histoire. C'est réellement arrivé. On n'oubliera pas. Bravo aux Editions Kazé d'avoir réalisé cet album.

02/04/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Les Oubliés d'Annam
Les Oubliés d'Annam

3.5 J'ai bien aimé ma lecture sur un sujet que je ne connais pas bien. Le côté historique m'a grandement intéressé et j'ai pris du plaisir à lire l'intégrale de ''Les Oubliés d'Annam''. J'ai bien aimé aussi le côté enquête du récit avec le journaliste qui veut découvrir ce qui est arrivé à un soldat disparu au cours du conflit d'Indochine. Le fait qu'il découvre les informations aussi facilement et qu'il y a un complot contre lui est un peu exagéré, mais je voulais tellement savoir ce qui est arrivé au soldat que je m'en fichais des incohérences. Le seul truc que je n'aime pas toutefois, c'est la fin qui semble contredire certaines informations qu'on a apprises durant les deux tomes.

02/04/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série La Bataille
La Bataille

Adaptation BD du roman de Patrick Rambaud (Prix Goncourt 1997), La Bataille relate la bataille d’Esling (Autriche) en 1809 entre l’armée française dirigée par Napoléon et l’armée autrichienne. Le premier tome est magistral et j’ai été impressionné pour les raisons suivantes : - Exactitude historique, même si certains passages sont romancés, très vite on se rend compte de l’important travail de documentation et d’analyse pour la confection d’une telle histoire. - La narration est excellente, le rythme ne faiblit pas, pas de temps mort ! - La psychologie des personnages est bien décrite, le récit ne se limite pas à la bataille et on n’apprend beaucoup de choses sur le caractère de personnages comme Massena,Lejeune..et évidement sur Bonaparte. - Un dessin clair, dynamique et bien coloré, des vues panoramiques à couper le souffle, bref la grande classe. Une BD qui bien sûr, va ravir les amateurs d’histoire mais probablement d’autres lecteurs car jamais l’ennui n’est au rendez-vous.

01/04/2012 (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sept Dragons
Sept Dragons

Premier album de la série 7 que j'ouvre. Alors première surprise, pour une série initialement prévue en 7 tomes comportant des albums avec chacun 7 personnages, on en est déjà au tome 12..(“7 récits, 7 missions à haut risque, 7 équipes de 7 hommes décidés à réussir !” 7 scénaristes et 7 dessinateurs ont relevé le défi lancé par David Chauvel.) Jusqu'à présent j'avoue n'avoir jamais été vraiment attiré par le concept ni par les histoires. Allez savoir pourquoi... Et puis, là, un truc sur des dragons et une couverture dominée par ces yeux malveillants ont finalement eu raison de ma résistance injustifiée. Alors, moi j'aime bien les dragons. Petit, j'adorais regarder les albums d'illustration concernant ces mignonnes bêbêtes. Du coup, je suis plutôt difficile avec les histoires les mettant en scène. Je vous l'avoue tout de go, et vous l'aurez vu dans ma note, j'ai vraiment aimé cette histoire et j'ai vraiment aimé les dessins et la mise à l'honneur qu'il est fait de ces animaux légendaires. 7 hommes aux talents aussi variés qu'extraordinaire s'unissent dans l'adversité afin de lutter contre les dragons. Contre 7 dragons pour rester dans le sujet de la série. Dragons asiatique, dragon hydre, dragon des mers, dragon de pierre, dragon de feu...et Dragon père des dragons ; Et surement un autre, puisque cela ne fait que 6. Le dessinateur réussit à restituer chaque être légendaire avec sa personnalité et ses caractéristiques propres. Il réussit à leur donner vie et mouvement et le dessin les met agréablement en valeur, pour moi qui aime les regarder. Mais si j'ai regardé les dragons, j'ai aussi jeté un oeil au reste et en fait, tout est du même acabit. Les personnages sont bien typés, bien dessinés, bien différenciés. Ils ont chacun une vraie histoire et une vraie utilité. Les décors sont soignés, et nous voyageons pourtant dans de nombreuses contrées différentes. Que ce soit la terre, la glace ou encore la mer, chaque environnement est rendu avec élégance et pertinence. le trait de Sylvain Guinebaud est élégant, précis et racé. Et évidemment, le trait ne serait rien sans une mise en couleur ad hoc. Variées, nuancées, elles apportent une vraie contribution à la réussite de cet album. L'histoire tourne principalement autour de 2 frères, héritier du trône. L'un est sage et roi, l'autre est fougueux et irréfléchi. Un peu caricatural, trouvez vous ? C'est là où l'histoire devient intelligente. Les relations humaines entre ces frères, avec leur père, sont d'une belle complexité. Plus nous progressons dans cette histoire et plus découvrons les dessous d'une histoire fort intéressante. Le développement de cette histoire se fait par le biais des personnages secondaires, des 5 autres compagnons, dont le passé et la raison d'être sont habilement distillés à chaque moment clef de l'histoire. Et puis, nous arrivons à la fin de cette histoire et après un développement déjà extrêmement dense et bien mené, les auteurs nous livre leur plus belle surprise et une fin de fière allure. Alors, certes, une fois encore, certains pourront prétendre que tout cela est du déjà vu, et que nous n'avons ici qu'une nouvelle version de toutes ces mythologies. Je ne suis pas d'accord, ou même si je l'étais, la qualité du scénario, de la psychologie des personnages, de la trame et de la conclusion, la qualité du dessin et de la couleur, justifient largement à mes yeux de se pencher sur ce nouvel opus de "Sept".

30/03/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Demain, demain
Demain, demain

On a un peu tendance à l'oublier, mais après la guerre, les Trente Glorieuses ont été l'occasion pour le gouvernement français de faciliter la venue de nombreux travailleurs venus du Maghreb ou du Portugal afin de redresser l'économie du pays, et surtout de faire sortir de terre de nombreux logements. Au risque de vivre eux-mêmes dans des taudis. C'est l'histoire d'une de ces familles, ou plutôt une histoire agglomérant celles de plusieurs familles, qu'a choisi de raconter Laurent Maffre, adaptant les travaux de Monique Hervo, une journaliste qui a vécu douze ans dans le fameux bidonville de Nanterre, que l'on a surnommé "La Folie". Plusieurs extraits de ces travaux, témoignages, photos, se trouvent en bonus à la fin de l'album. Le récit est un patchwork entre le "présent" (la vie au quotidien de la famille dans le bidonville) et le passé (en Algérie ou lors de l'arrivée de la mère et des enfants à Orly). Cela permet de comprendre comment cet exil volontaire est vécu par la famille, les amis du bled et l'entourage dans le bidonville. Celui-ci est une véritable petite société en soi, avec ses règles, ses autorités (le "Contrôleur", qui vient régulièrement faire des recensements et... recevoir des pots de vin pour accélérer le relogement de certaines familles), ses problèmes (comme l'avancée des travaux de ce qui deviendra la Défense, qui provoque des glissements de terrain sur les cabanes du bidonville)... C'est bien raconté, très lisible, même si parfois les transitions entre le présent et les flash-backs n'est pas des plus aisées. Laurent Maffre a un dessin directement issu de la ligne claire, sans ombre le plus souvent, mais dont le style rappelle certaines gravures d'autrefois. A lire donc, ne serait-ce que pour ne pas oublier qu'on a ghettoïsé ceux qui ont aidé le pays à se relever après la guerre...

30/03/2012 (modifier)
Couverture de la série Secrets - L'Angélus
Secrets - L'Angélus

Avis tome 1 La meilleure sortie du mois à mon goût sans aucun doute, il faut même me raisonner pour ne pas mettre la note ultime. Cet opus de deux tomes se situe dans un contexte actuel : une vie de province croquée avec douceur, une vie de famille banale, un quotidien proche de l’ennui que soudain l’art et quelques étincelles aux cœur des hommes vont faire basculer. Graphiquement une tonalité aux tons jaunes marque l’ensemble du récit. Vous connaissiez les ambiances vertes de Jeunet, voici les ambiances « diaprées » de Homs. Tantôt à dominantes jaunes, bleues, ocre… A chaque fois le dessin fait mouche pour transmettre une émotion particulière et coller au récit. Précis, chaque personnage et chaque détail permet une assimilation complète du lecteur au contexte et à la narration, nous devenons nous même accro à l’intrigue : que renferme donc cette œuvre de Millet ! Cadrages et encrages propres donnent un dynamisme certain lorsque l’intrigue le demande et un statisme pertinent lorsque nécessaire. Du très bon boulot. L’histoire nous raconte l’obsession qu’un homme ordinaire va ressentir devant une peinture. Ce volcan réveillé changera profondément sa vie, ses habitudes et donc suscitera le questionnement de son entourage. Tout cela dans une petite ville de province sera propice aux retours des ragots et autre réminiscence du passé. Notre personnage assez antipathique au début devient notre héros, s’il donnait l’impression de ne s’intéresser à rien, une soudaine passion le rendra moins prévisible et plus « riche » intérieurement, révélant une personnalité plus complexe que l’apparence. Chaque personnage de la fresque va apparaître lisse en début de récit pour acquérir un relief au fur et à mesure de l’avancement du récit. Ce qui pourrait être cousu de fil blanc devient drôle et sort du cliché grâce à un dialogue accrocheur. Par exemple la réponse de notre homme à son libraire me parait complètement folle et supprime le côté attendu des propos. Au final énorme satisfaction que la lecture de ce premier tome, ne reste qu’à espérer que le secret de famille que l’on sent venir s’accompagne d’un feu d’artifice sur la compréhension de la peinture la plus reproduite au monde… A suivre absolument MAJ Suite dans la parfaite logique du premier tome, excellent diptyque. il me manque une dimension poétique ou spirituelle pour passer au culte mais cette histoire me semble tout à fait excellente. à connaitre et posséder absolument

03/08/2010 (MAJ le 30/03/2012) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Waluk
Waluk

Conseillé par mon libraire, c'est la bonne surprise jeunesse de ce mois ! Un format à l'italienne qui suscite curiosité et un sujet original : je prends ! Et c'est avec un nouveau registre que je redécouvre ce duo d'auteurs : Emilio Ruiz et Ana Miralles. Fini les rondeurs et les corps lancinants quasi dénudés auxquels ils nous avaient habitué ; demi tour au frein à main pour passer des pays chauds au cercle polaire, pour un conte initiatique mené par le tout jeune ours Waluk. Une histoire pour les plus jeunes certes, mais pleine de bon sens, pas dénuée d'humour et qui pose pas mal de question sur la place de l'homme dans son environnement. Graphiquement, c'est surprenant de la part d'Ana Miralles. Elle évite le piège minimaliste que pourrait permettre un tel décor glaciaire, et joue avec un trait semi réaliste et enfantin, mais très expressif. Le découpage et les cadrages sont vraiment biens gérés et donnent à la narration un très bon rythme. C'est sa gestion des couleurs qui m'a le plus impressionné, et certaines planches sont tout simplement admirables, notamment la double pleine page où Waluk rencontre Nanook ! Pas courant dans une BD jeunesse ! Au final, une très bonne BD qui, même si elle cible un public jeunesse, ravira un très large public.

30/03/2012 (modifier)