Les derniers avis (32095 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Uchronie[s] - New Harlem
Uchronie[s] - New Harlem

3.5 C'est marrant, j'ai mieux apprécié cette série que ''New Byzance''. Certes, il y a des invraisemblances, mais ça ne m'a pas dérangé parce que le scénario m'a captivé. J'ai bien aimé lire cette histoire qui renverse les rôles et j'ai aimé les liens avec ''New Byzance''. Le dessin est correct et je ne suis pas déçu si je compare graphiquement ''New Harlem'' et ''New Byzance'' car pour moi ce sont deux styles réalistes bien faits, mais qui me laissent indifférent. Comme je l'ai dit, le scénario est prenant et pour une fois j'aime vraiment un personnage dans un scénario de Corbeyran : Tyrone. Je le trouve charismatique et j'aurais aimé le voir plus souvent ! Bref, j'ai bien aimé cette série et j'ai encore plus envie de lire la suite ! Sinon, elles sont où, les scènes pornographiques dont parlent d'autres avis ? J'ai juste vu deux-trois scènes de nudité. J'ai peut-être lu trop de manga et vu trop d'anime avec du fanservice pour que ça me choque. Je ne conseille pourtant pas l'achat car je trouve qu'il faut mieux emprunter les séries de cette univers à la bibliothèque étant donné qu'il faut tout lire pour comprendre et que je n'ai pas trouvé les autres séries dignes d'un achat.

02/05/2012 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Silence
Silence

En 2006, je ponctuais mon avis sur La Belette en soulignant qu’il me restait à découvrir "Silence", l’œuvre majeure de Comès. C’est maintenant chose faite. Ce que je peux dire d’emblée est que sa réputation n’est pas galvaudée. Il s’agit bien d’un ouvrage présentant de grandes qualités, tant graphiques que narratives. Lire un Comès, c’est plonger dans une réalité mystérieuse ancrée ici dans la campagne ardennaise. Silence, c’est le simplet du village, le muet, le bon à tout faire, le bouc émissaire. Une femme va essayer de le sortir de cette basse condition en tentant d’éveiller son intelligence. La nature candide de Silence va aussi changer les desseins de cette femme appelée par les villageois "la sorcière". Ce one shot est un témoignage des croyances qui ont la vie dure dans les campagnes les plus reculées . . . croyances aussi terribles qu’elles mènent souvent à des actes irréversibles. Comès confronte la bêtise des gens aux gens bêtes (ou affublés comme tels). C’est finement joué même si certaines séquences se précipitent sur la fin. Comme souvent avec cet auteur, le final est sans concession, rude comme les gens qu’il dépeint. Chapitré pour paraître dans "à suivre", cet album présente une évolution marquée du trait qui, au fil des pages, va se délier et s’épurer pour davantage d’efficacité. A noter que les pages se déroulant sous la neige feront le bonheur des amateurs de N&B (mais pas seulement !). Si vous ne deviez lire qu’un Comès, lisez celui-ci !

02/05/2012 (modifier)
Couverture de la série Pluto
Pluto

Pluto m'a été conseillé par mon magasin de BD préféré à Clermont. La vendeuse fort charmante après quelques discussions sur mes habitudes de lecture m'a renvoyé vers cette série entre autre. Comme d'habitude le conseil a été bon ! Au début de ma lecture je ne comprenais pas très bien où l'histoire allait me mener, à la fin de ma première lecture complète non plus d'ailleurs :) Lecture hachée entre 2 achats des tomes successifs, j'en fais mon mea culpa. Mais intrigué par de nombreux détails je parcourus à nouveau d'une traite et là tout devint clair : un scénario costaud qui s'appuie sur des personnages à forte personnalité. L'idée de la création robotique ultime et des sensations/pensées humaines données aux robots donnent une dimension encore plus intéressante à cette histoire. Le dessin est aussi à la hauteur de cette histoire, j'aime le côté lisse des robots par rapport au côté plus fini des humains et les scènes de combats incarnent bien le mouvement et font passer le message d'une grande puissance sans pour autant taper dans le grosbillisme. Les actions sont maîtrisées et servent autant le dessin que le scénario. Pour conclure c'est du bon qui pousserait même à réfléchir un petit peu. Bonne lecture.

02/05/2012 (modifier)
Couverture de la série Monster
Monster

Monster est pour moi une révélation dans le monde du manga. Non connaisseur du genre, j'ai pris la décision l'année dernière de me mettre à sa découverte. Et là je ne suis pas déçu ! A l'intérieur des tomes reliés par une couverture rouge, j'ai découvert un univers que je n'imaginais pas : épaisseur psychologique des personnages, manipulations, enquête policière et une remarquable intelligence froide et calculatrice, une vraie machine à tuer (ou à faire tuer). Temna effectue ses recherches tant bien que mal mais son adversaire a toujours un coup d'avance, il le nargue, le titille, lui donne des indices sans lui donner la raison du pourquoi du comment de ses actions, de sa protection. Dans ce duo l'un cherche à tuer tandis que l'autre cherche à protéger son potentiel assassin, n'ayant pas encore terminé ma lecture (les 5 premières jointures pour le moment) je pense que la suite réserve encore beaucoup de surprises. J'aime bien le scénario, il est rythmé, il y a des rebondissements et n'est pas strictement linéaire, et je n'ai pas eu l'impression d'avoir trop de longueurs pour autant. J'ai trouvé les dessins un peu plus réalistes et moins angulaires sans avoir des aïe tchac boum ... 2 cases sur 3 et cela est invitation à la poursuite de la lecture de l'histoire. C'est une série très plaisante à lire et qui donne envie de découvrir la suite, on s'attache aux personnages et on a envie d'aller jusqu'au bout, je recommande vivement cette lecture.

02/05/2012 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Notre Dame
Notre Dame

Et une adaptation de plus de la célèbre œuvre de Victor Hugo. Que peut apporter ce regard récent sur l'un des bouquins les plus portés à l'écran ou sur autres médias divers ? Tout d'abord la couverture interpelle grandement, la bohémienne Esmeralda effectuant une danse endiablée ou enflammée sous la célèbre Cathédrale est un pur régal pour l’œil. Jean Bastide a du talent et ça se ressent de suite dès les premières pages avec ces personnages ronds et souriants, ces décors détaillés et illuminés et un trait aussi fin que raffiné. Bref il est impossible de ne pas tomber sous le charme d'une mise en scène élégante pour un contenu classique. Oui car classique est bien le mot, la relecture de l'histoire dont je ne vais pas vous faire l'injure de répéter ici semble respectée dans les grandes lignes mais on manque clairement de surprises narratives dès que le narrateur nous transporte dans la ville de Paris. Attention, qu'il s'agisse de l'apparition sensuelle d'une Esmeralda fort séduisante et espiègle ou de Quasimodo dessiné comme un Hulk au regard enfantin, l’œuvre a beaucoup de caractère mais ici ami lecteur point d'audace tu ne trouveras tant le récit semble cousu de fil blanc. Il est certain qu'en lisant l'adaptation d'un monstre de la littérature, on ne pouvait peut être pas trop s'en écarter mais je me souviens du premier tome de Peter Pan revu et corrigé par Loisel qui s'amusait à brouiller les pistes et cartes de l'amateur du dessin animé Disney de façon assez culottée et remarquable. C'est presque donc avec regrets que l'on arrive à la fin de ce premier tome qui a réussi à présenter l'ensemble des personnages principaux mais en donne bien trop peu sur l'histoire se contentant presque trop tranquillement d'enfiler les événements comme des perles de façon un peu trop méthodique pour emporter l'adhésion totale. Reste qu'il ne s'agit que d'un premier tome sur une série qui va en comporter trois et que le meilleur reste sans aucun doutes à venir,la confirmation de bien vouloir compléter l'aventure étant assurée avec d'aussi jolis dessins et un nouveau talent à suivre... Pour ma part, j'ai hâte d'en lire la suite histoire de palpiter un peu plus vivement car le récit devrait vite devenir dramatique ainsi que de feuilleter d'aussi jolies estampes sur une histoire universelle qu'agréable à relire sous la présente forme. Ce qui la distingue honorablement d'autres adaptations c'est qu'il n'est pas nécessaire de connaitre le pavé de Victor Hugo pour en comprendre l'histoire et la lecture est plutôt facile à suivre. Pour peu et d'ici peu nous saurons s'il s'agira de l'adaptation de référence mais à ce jour c'est surement la plus agréable à regarder à l'instar de cette magnifique couverture.

02/05/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Black Stone
Black Stone

Enfin une vraie bd enthousiasmante ! Une première lecture qui révèle un sans faute aussi bien sur le fond que sur la forme. En effet, on est embarqué dans une histoire de magie avec la mystérieuse disparition d'un garçon dans un coffre lors d'un tour de magie qui tourne mal. On sent que le fantastique va avoir une part à jouer. Cela me rappelle d'ailleurs un excellent film de Christopher Nolan qui avait pour sujet les magiciens: Le prestige. Bref, c'est le genre d'ambiance que j'aime bien. Le sujet a d'ailleurs été peu traité dans le monde de la bande dessinée. L'intrigue s'avère passionnante dans un décors d'une beauté extraordinaire. On a qu'une envie à la fin du premier tome: découvrir la suite. C'est un pari tout à fait réussi pour le duo Corbeyran et Chabbert qui avait déjà fait parler de lui pour Uchronie[s] - New Byzance.

01/05/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Haarmann - Le Boucher de Hanovre
Haarmann - Le Boucher de Hanovre

Non mais avez-vous vu ce dessin ? Il est tout simplement superbe, Isabel Kreitz a un de ces coups de crayon... quel beau noir et blanc, on en voit rarement d'aussi bon. C'est bien beau mais est-ce que le ramage se rapporte à ce plumage ? Eh bien oui car cette histoire de boucher de Hanovre fait froid dans le dos. Histoire véridique de Fritz Haarmann qui n'était jamais en manque de viande ni de vêtements de jeune garçon... Et bien sûr il en faisait généreusement profiter tous ses voisins. Il y en a qui ont du un peu avoir la gerbe en apprenant la vérité sur ce tueur en série. Comme quoi à toute époque il y a des cinglés. Bref un bon opus de la collection Ecritures - collection qui au passage ressemble à tout sauf à une collection quand on y croise aussi Taniguchi ou Craig Thompson, des auteurs qui n'ont rien à voir entre eux.

30/04/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Fraise et Chocolat
Fraise et Chocolat

Je dois dire que j'ai été agréablement surpris par Fraise et Chocolat. Après différents échos et notamment les avis sur ce site, je m'attendais à quelque chose d'assez creux et ouvertement exhibo. En même temps sujet sensible et tabou, on peut comprendre que ça prête à débat. Mais Aurélia Aurita arrive à produire quelque chose décrivant sa relation avec Frédéric Boilet qui soit à la fois sexy et voyeur mais également représentatif de la vie d'un couple. D'autant plus qu'il y a une belle différence d'âge et donc une différence aussi dans la manière de voir les choses entre les 2 personnes et ça se ressent. C'est sûr que les détails façon journal intime du genre aujourd'hui 23 mai Frédéric m'a pris les fesses et j'ai bien kiffé, on peut trouver ça too much. Pourtant l'auteur a une façon de raconter cela sur un ton badin et juste. Le deuxième tome surprend un peu moins et est d'ailleurs moins porté sur la chose dans mon souvenir. On y retrouve plus des scènes un peu classiques de jalousie notamment quand F. Boilet est en dédicace et qu'il se fait draguer :). De plus le dessin est très dépouillé, donc on n'identifie pas forcément la vie de couple de ces 2 personnes de manière aussi forte qu'une sex-tape par exemple mais plutôt la vie d'un couple lambda.

30/04/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Pyongyang
Pyongyang

Un récit du très à la mode Guy Delisle sur ses "aventures" en Corée du Nord. Au delà du fait que c'est un pays très particulier et qu'il y va pour raison professionnelle, il nous fait découvrir seulement un petit pan de la vie locale d'une des dernières dictatures au monde. Le seul petit pan qu'on veut bien le laisser soulever. Le tout n'est pas très politisé, ni militant ni barbant à lire. L'avantage est que l'auteur décrit cela sur un ton bon enfant avec un humour certain et qu'on ne s'ennuie pas à cette lecture, contrairement sans doute à Guy Delisle sur place où il n'y a pas foule de divertissements. D'ailleurs ce livre se lit d'une traite malgré son nombre de pages assez élevé. A lire.

30/04/2012 (modifier)
Couverture de la série Chroniques de Jérusalem
Chroniques de Jérusalem

Guy Delisle a vraiment créé un genre depuis Shenzhen. Et ce genre, j’en suis fan ! Voici donc un nouveau journal d’un de ses voyages, à Jérusalem celui-ci (vous l’aurez deviné). Le ton est toujours teinté d’humour même si j’ai quand même le sentiment que l’auteur perd de plus en plus de sa désinvolture face à l’absurdité des situations qu’il décrit. Et certaines situations décrites ne font pas rire du tout, et l’on sent bien qu’elles n’ont pas du tout fait rire l’auteur non plus. Le découpage en courtes séquences permet au lecteur de progresser dans sa lecture à son rythme et sans se sentir obligé de tout finir rapidement. Ce sont en effet de courtes chroniques, des instantanés décrivant une impression, un sentiment, une absurdité, une incompréhension que l’auteur nous offre à lire. L’ensemble peut paraître décousu et pourtant, au fil des pages, nous avons vraiment droit à une vue d’ensemble sur une situation très complexe. On n’entre jamais dans des discours abstrait. Guy Delisle est sur le terrain et nous parle des gens qu’il croise, des difficultés matérielles qu’il rencontre. Il ne se pose pas en analyste mais en témoin. Cette approche, je l’apprécie grandement. Le dessin est des plus simplistes mais parvient toujours à transmettre en peu de traits l’émotion recherchée. C’est extrêmement efficace à défaut d’être visuellement attirant. Un bon album que je placerais un peu en deçà de Shenzhen et de Pyongyang mais que j’ai préféré à Chroniques Birmanes.

30/04/2012 (modifier)