Les derniers avis (32092 avis)

Par etoilawst
Note: 4/5
Couverture de la série La Liste 66
La Liste 66

J'ai franchement bien aimé cette série et pourtant je ne suis pas fan des histoires d'espionnages et de guerre froide. Les dessins sont excellents et mettent bien dans l'ambiance. Les personnages sont vivants et attachants. Ils ont de l'épaisseur. Le seul bémol de cette série est sa fin que j'ai trouvée bien trop rapide (la série était prévue initialement en 8 tomes et non 5). Le plus embêtant c'est qu'à l'issue de la série bon nombre de questions restent sans réponse. Qui est vraiment Sacha ? Pourquoi des membres du KBG se tuent entre eux ? Quelle est la raison d'être de cette fameuse liste 66 ....

16/06/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Asterios Polyp
Asterios Polyp

Asterios Polyp, pour moi, c’est un peu comme une cathédrale. Ce n’est pas parce que la religion et les symboles qu’elle impose m’exaspèrent que je ne peux pas en apprécier la beauté, la justesse de réalisation et tout ce qui est pensé en amont. Car derrière ce bloc de granit dépoli à la présentation austère et peu avenante –franchement, la couverture est assez laide et ne donne pas franchement envie de se plonger dans la lecture de ce machin- se construit minutieusement l’œuvre de David Mazzucchelli et son personnage, Asterios Polyp. Et quel personnage ! Personne insupportable qu’on apprivoise finalement petit à petit au fil des différents volets de sa vie qui nous sont révélés peu à peu par touches. Façon impressionniste, tant dans la forme que dans le fond, Mazzucchelli joue avec les couleurs et les formes pour donner une signification à son trait minimaliste. Ici, tout fait sens et accentue l’intention : il compose avec une palette de sentiments, en recodant les relations des personnages de façon graphique. Là où d’autres s’embourbent dans la lourdeur pour évoquer de telles choses, il rationalise et rivalise d’imagination pour arriver à l’essentiel. Courbes, lignes et couleurs font grand ballets et s’agence de façon virtuose. Franchement, moi qui ne partais pas du tout convaincu après avoir rapidement feuilleté cette BD, j’en ressors au final assez bluffé ! C’est le genre d’album qui appelle plus d’une relecture pour y dénicher les multiples références qui se cachent et que l’auteur a disséminé en Grand Architecte émérite, tel un jeu de piste à différents niveaux de lecture. Si certaines sont un peu grosses et flagrantes, l’ensemble donne plutôt dans la subtilité et la surprise. Chaque personnage est profond et fini par nous surprendre au fil de l’évolution du récit. Un album impressionnant, qui je le conçois pourra en rebuter certains, mais qui mérite largement les lauriers qu’on lui a attribué. Une bonne claque comme je les aime !

15/06/2012 (modifier)
Par dut
Note: 4/5
Couverture de la série Batman (DC Renaissance)
Batman (DC Renaissance)

Alors, je ne suis pas un grand spécialiste des personnages de DC comics, mais j'avoue que j'ai un faible pour notre ami Batman (Batou pour les intimes). Ce personnage fascine toujours (c'est pas pour rien que ses aventures ont autant été portées au cinéma), son charisme, son côté sombre, Batman quoi ! Je profite donc du grand relaunch DC de 2011 pour me pencher un peu sur Batman, Urban Comics nous sort donc maintenant la traduction et regroupe les 7 1ers numéros dans un bel album ! (un 2ème tome est prévu pour terminer cet arc narratif) Cet arc (La cour des Hiboux) est plutôt plaisant à lire, un joli coup de chapeau aux auteurs pour cette histoire prenante (vite la suite Urban Comics !!), les dessins sont superbes, le découpage est dynamique, non vraiment du bon boulot ! (La critique spécialisée semble unanime sur la qualité de cette histoire) Donc j'ai hâte de voir sortir le tome 2 pour avoir le dénouement de cette histoire, mais j'ai aussi hâte de voir l'après suite, je ne sais pas comment Urban Comics va procéder, repartir sur une nouvelle numérotation, ou continuer avec un tome 3...

15/06/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Big Crunch
Big Crunch

Très bonne surprise que ce premier tome de "Big Crunch" ! C'est sur les conseils de mon libraire que je me suis laissé tenter par cette histoire de jeunes super-héros malgré eux. En effet, Cosmos, LE super-héros, seul rempart face à ces "émergences" qui frappent au hasard les citoyens de la ville en les transformant subitement en monstres dangereux, disparait subitement... Consternation générale quand les émergences suivantes ne sont pas gérées et engendrent catastrophes et dégâts conséquents. Et puis, y'a ces trois mômes, qui en rentrant chez eux découvrent Cosmos en piteux état dans leur cuisine et qui découvrent que celui-ci n'est autre que... leur père. [J'vous rassure c'est pas le spoiler de la série que je vous dévoile en écrivant ceci]. Passé le moment de stupéfaction, commence alors d'autres préoccupations qui ne sont pas spécialement l'apanage de gamins de cet âge. Il faut d'une part trouver une solution pour faire soigner leur père, et secundo gérer la crise de ces émergences qui continuent à faire des ravages pendant ce temps. Voilà comment notre petite cellule familiale va se retrouver engagée sur les sentes d'un destin qu'elle est loin de maîtriser et va rapidement se rendre compte que super-héros, c'est un chouette de rêve, mais que concrètement, c'est pas si fingerindenose que ça... Ajoutez à cette fine équipe, un journaliste qui mène en parallèle une enquête sur ce fameux Cosmos et pour qui le désengagement de l'état sur la sécurité intérieure motive ses investigations. Une pointe de mystère en prime avec ces fameuses "émergences", et vous avez là un scénario qui éveille sérieusement la curiosité ! Côté dessin, Rémi Gourrierec se la joue malin et va piocher un peu partout pour se construire une identité graphique assez particulière et personnelle. Les personnages vont chercher du côté du manga, les décors donnent plutôt dans le franco-belge, et ce doux mélange construit autour d'un scénario façon Comics donne un résultat assez étonnant et réussi. Tout cela dans un noir et blanc très bien géré. Surtout que la narration est très bonne et que ce premier tome de 190 pages s'avale tout seul sans qu'on ait eu le temps de dire ouf... Bref, pour une première BD, je dis chapeau et j'attends avec impatience la suite de ces aventures. Un auteur à suivre et à découvrir ! **** Après lecture du 2nd tome **** Yes ! Ça fait carrément plaisir de retrouver notre équipe d'apprenti super-héros ! Surtout que ce second tome confirme d'emblée le talent de Rémi Gourrierec. Car j'avoue que j'appréhendais un peu cette suite... Plus la surprise est bonne dans un premier tome, et plus la déception peut être conséquente. Mais là, pas de mauvaise surprise ! Le rythme effréné reste le même, l'intrigue avance bien et graphiquement, Rémi impose son style, avec des personnages toujours aussi épurés balancés dans des décors urbains très réussis et vivants. Ajoutez à cela une recherche sur le cadrages et les découpages, et ce second tome s'avale aussi vite que le premier pour notre plus grand plaisir... Seule frustration : C'EST POUR QUAND LE 3e ???!!! Et quand on sait que cette série est prévue en 5 tomes... Mais bon, sachons être patient, et ne boudons pas notre plaisir du moment !

15/06/2012 (modifier)
Par Raoul³
Note: 4/5
Couverture de la série Sept détectives
Sept détectives

Toujours sur le principe des 7 protagonistes s'associant pour mener à bien une aventure, cet album nous emmène cette fois dans le Londres de la fin du 19ème siècle. On assiste donc à une enquête policière "Holmesque" que les amateurs du genre apprécieront, de par la qualité du dessin mais aussi grâce à une intrigue particulièrement tortueuse et une conduite du récit assez déroutante. Un des meilleurs albums de la série des Sept initié par Chauvel.

14/06/2012 (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hector Umbra
Hector Umbra

Étrange ouvrage que cette bête là ! Un petit OVNI qui survole la planète BD. Cet album, cette intégrale est composée de 3 volumes. Bizarrerie éditoriale, seul le premier tome a été édité en France. Pour découvrir les 2 derniers albums, il est obligatoire de passer par l’intégrale. Ensuite, cet album est édité au format 18x25. Petit format compact donc, mais bien pratique à prendre en main. De plus, ce petit format ne nuit nullement au dessin et à sa visibilité. Le dessin déjà parlons-en. Personnel, les premières pages sont surprenantes, mais j’ai rapidement accroché à ce style. Les personnages sont typés, très bien identifiables, les décors sont corrects. Mais au-delà, du trait, ceux sont les couleurs qui font mouche. Avec des couleurs parfaitement choisies pour chaque environnement, des couleurs qui mettent parfaitement en relief les éléments importants. Le passage dans l’entre monde en est caractéristique. Visuellement, le trait de Uli Oesterle est donc trait agréable, dans sa tendance a tout légèrement déformer. Mais, le scénario tient aussi parfaitement la route. Attention hein, ce n’est pas une route toute droite, encore moins une autoroute ! Il s’agit plutôt de route de montagne, avec de jolis lacets nous menant parfois à droite parfois à gauche et passant souvent au dessus de précipices, et de multiples chemins en sous bois qui s’y l’on n’y prête gare, risquent fort de nous perdre en route ! Le scénario est donc bien déjanté. Notre monde serait en proie à une invasion silencieuse et invisible. Une sorte d’Extra terrestre (mais je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même leur origines exactes) est en train de prendre le contrôle de nos esprits. L’effet visible est la folie. Notre héros, un jour se met à voir ces envahisseurs. Il n’aura alors de cesse de les combattre et de faire stopper l’invasion. Bien sûr, il est difficile de combattre des êtres que nous sommes seuls à voir. Il est d’autant plus difficile de ne pas passer pour fou quand on essaie de faire accepter à son entourage une telle situation. Il est difficile aussi de ne pas sombrer soi même dans la folie réconfortante. Le scénario est très bien construit. De multiples fenêtres sont ouvertes tout au long de l’album par lesquelles, certains évènements seront expliqués ou amenés logiquement par la suite à qui aura su regarder au bon endroit et comprendre les signes avec du recul. Les différents personnages évoluant autour d’Hector Umbra ont tous leur importance malgré le fait que certains sont introduits de manière pratiquement anodine voire insignifiante. L’introduction de cet album avec le passage dans le bar et le pote qui part en est un parfait exemple rapide à trouver dans la BD. Si je n’avais vraiment pas saisi la portée de ce passage à sa lecture, et que je m’étais même demander à quoi cela rimait, si ce n’était une introduction à la con vraiment ratée, ce n’est que de multiples pages plus loin que je faisais le lien avec le cours de l’histoire. Le scénario va crescendo, augmentant progressivement l’implication du héros et l’énormité de l’apparente vérité ! En allant dans l’excès, l’auteur montre qu’il ne se prend vraiment pas au sérieux et l’explosion final est menée de fort belle manière. Le scénario basé sur une analyse psychiatrique de notre cerveau (mais attention hein, rien de sérieux !!!) est au final pour moi un excellent moment de lecture qui demande au lecteur une bonne concentration et un certain effort pour rentrer dans le délire de l’auteur. Du moment que j’ai franchi ce pas, j’ai eu beaucoup de mal à ne pas lire cette BD d’une traite. Ce n’est que mon bus arrivant à son terminal (heureusement pour moi !) qui me permettait de décrocher et de revenir à la réalité.

14/06/2012 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5
Couverture de la série Péma Ling
Péma Ling

Après lecture des 5 premiers tomes parus à ce jour, moi je la trouve franchement bien cette série. Côté dessin et ambiance, j’ai eu le même genre d’émotions qu’avec un Derib dans « Buddy Longway » ou « Celui qui est né deux fois », avec une composition des planches un peu moins audacieuse cependant. Mais du point de vue du trait et des couleurs, c’est grandiose, j’ai tout de suite accroché. Contrairement aux autres aviseurs de la série, je ne connais pas les autres œuvres de l’auteur en tant que scénariste, donc je ne peux pas faire la comparaison. Le scénario mettant en scène cette jeune fille élevée à la dure et comme un garçon dans un monastère suite à la mort de ses parents, et qui se forge elle-même ses capacités de guerrière en observant l’entraînement des autres, est passionnante. Suivre comme cela, depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, l’évolution du personnage, son désir de vengeance qui ne la quitte pas et voir comment elle prend le dessus sur ses adversaires, comment elle devient le guide de brigands sans scrupule mais en réussissant à détourner leurs actions au service des pauvres gens oppressés par les chinois et les lamas corrompus, c’est une véritable aventure humaine, doublée d’un parcours initiatique très enrichissant qui tient en haleine. Il y a parfois beaucoup à lire, mais je n’ai jamais trouvé ça lourd. J'attends la suite, qui malheureusement ne viendra jamais… si près du but, quelle misère quand même, je ne conseille donc pas l'achat, et heureusement que je ne l'ai qu'empruntée ! :((

13/06/2012 (modifier)
Couverture de la série L'Invention du Vide
L'Invention du Vide

Cet album a réussi à me donner le vertige ! Page 52 pour être précis. Une pleine page montrant nos valeureux alpinistes dressés sur un sommet. J’ai failli en tomber dans l’album… mais j’y étais déjà immergé jusqu’au cou, ce qui m’a probablement sauvé. Notez cependant que ce sentiment de vertige n’est pas venu d’une seule planche. Non, progressivement, insidieusement, il m’avait envahi, encore en latence, certes mais bien présent, grâce à ce trait singulier d’un artiste unique : Nicolas Debon. Artiste unique car son style ne ressemble à aucun autre mais aussi parce qu’il parvient grâce à celui-ci, pourtant caricatural voire épuré, à restituer une réalité tangible, à immerger le lecteur que je suis dans cette réalité… quitte à lui donner le vertige. Et tout cela avec un trait à plat… Ensuite vient la colorisation. L’auteur joue de la lumière, multipliant zones d’ombre et plages ensoleillées dans cet univers montagneux. Un coucher de soleil devient émerveillement devant le temps qui passe. Un lever de soleil devient promesse de nouvelles conquêtes. Versants ensoleillés ou obscures crevasses, Nicolas Debon pare ses montagnes de reflets merveilleux autant que dangereux. Puis vient la narration. S’inspirant de l’autobiographie d’un alpiniste anglais, l’auteur use d’un langage désuet des plus charmants. Non content de nous plonger au cœur des Alpes, il se complait encore à nous baigner dans un autre siècle… Et c’est un régal. Cette narration datée, désuète, pleine de fraicheur et non dénuée d’humour permet de restituer l’état d’esprit de ces alpinistes. Guides rudes à la tâche ou dandy alpiniste et intrépide, tous s’unissent devant un même objectif : poser le pied là ou aucun ne l’a encore fait. Par-delà le duo central, ce seront mille anecdotes sur les ascensions de l’époque qui nous sont contées. Avec rigueur mais non sans humour, comme cette mésaventure survenue à une équipe anglaise qui après moult difficultés parvient au sommet d’un pic… pour se rendre compte qu’ils se sont trompés de sommet. Et pourtant, la dangerosité de la montagne n’est jamais occultée. Tout le long de ma lecture, j’ai senti combien un pas mal assuré pouvait s’avérer mortel. Loin de tout dilettantisme, ces alpinistes se montrent avant tout humbles devant la montagne mais aussi heureux de la côtoyer, voire de la défier. J’aurais pu mettre « culte » si je n’avais senti une petite baisse de régime en milieu d’album et si le tracé de certaines ascensions m’avait été mieux présenté. Ce sont là des détails de moindre importance mais ils coutent la cinquième étoile à l’album… Les quatre autres sont quant à elles amplement méritées ! Cette invention du vide est tout simplement un des plus grands albums consacrés à l’alpinisme et à la montagne que j’ai pu lire.

13/06/2012 (modifier)
Par ultras81
Note: 4/5
Couverture de la série Servitude
Servitude

Je connaissais Servitude mais je me méfiais de l'éditeur Soleil, j'étais donc passé à côté. Je me suis décidé à les lire et quelle découverte ! Le dessin façon sépia est très réussi, le scénario est prenant et très riche. C'est de l'heroic fantasy mais la série n'abuse pas des ficelles du genre (notamment la magie, les superhéros, les filles qui ne servent à rien, des monstres à toutes les pages). Maintenant il n'y a plus qu'à attendre avec impatience la suite.

12/06/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Sir Arthur Benton
Sir Arthur Benton

Je viens d'avaler les 2 intégrales grand format de chez EP. Les objets sont déjà bien jolis, et ils redent service à cette BD dont un format tassé pourrait à mon avis nuire fortement. En effet, le dessin est le point faible de l'oeuvre, très inégal d'une part et assez particulier. Certaines cases son très belles quand d'autres, notammnt certains visages, peuvent être assez moches. Enfin, les personnages secondaires sont assez durs à reconnaitre et donc allourdissent un propos déjà bien dense. Par contre, le scénario, le background historique, la narration sont de très bonne facture et donnent au lecteur passionné d'histoire contemporaine que je suis un vrai grand plaisir de lecture, l'hstoire fut elle vraie ou inventée, peu importe. Je retrouve enfin un bouquin où la géopolitique est complexe, loin du manichéise habituel. Les bons, s'il y en a, sont obligés de se rougir les mains, les faux semblants sont nombreux, les idéologies mises à mal.... bref on sort des trop nombreux récits linéaires et c'est tant mieux. Très belle oeuvre, lecture vivement conseillée, l'achat selon son addiction à ce type d'oeuvre.

12/06/2012 (modifier)