Je rejoins Mac Arthur dans son avis ci-avant.
Avec son explosion de couleurs, cet album ne passe pas inaperçu.
L’originalité est de mise avec la petite Alice parachutée dans la jungle de tarzan. Qui plus est, elle sera prise pour ce dernier, provoquant l’ire du tigre en apprenant le retour de l’homme-singe. Cet album mélange donc les références avec un petit côté livre de la jungle en prime (le tigre à la recherche de l’enfant).
L’originalité se trouve aussi dans le découpage varié qui peut dérouter de prime abord. Ainsi, certaines bandes s’étalent sur une double page par exemple. Une fois le procédé assimilé, l’utilisation qui en est faite est plutôt sympathique. L’histoire est simple à suivre mais reste distrayante. Les péripéties sont nombreuses (pas de temps mort) et les situations comiques aussi. La pirouette finale permet de ponctuer le récit tout en offrant un tremplin pour de nouvelles aventures en explorant un autre univers. Ce procédé permettra même de réaliser une profusion d’albums, l’imagination des auteurs et leur capacité à se renouveler étant les seules limites. Une suite est possible ? Oui, elle est même en préparation ! Espérons qu’elle sera du même tonneau . . .
4 étoiles pour la fraicheur et le dynamisme de l'ensemble !
Quelle bonne surprise !
J'aime bien Elvis et le mythe autour de lui (sans quand même être un fan hystérique) alors j'ai pris cette bande dessinée, sans la feuilleter, pensant lire une longue histoire sur la vie du King (un peu comme celle sur Johnny Cash, par exemple).
Finalement, ce n'est pas du tout l'histoire du King, mais plutôt l'histoire de... son retour du royaume des morts.
Toute l'histoire est menée telle une enquête faite par un journaliste sur le retour. Est-ce vraiment Elvis qui est revenu d'entre les morts ? Est-ce un imposteur ? En tout cas, que ce soit l'un ou l'autre, cet homme à un charisme incroyable et tout porte à croire que c'est vraiment lui.
Toute cette enquête avance tranquillement, au fil des pages, laissant certains doutes, répondant à d'autres questions... d'où vont découler d'autres questions encore plus précises.
L'auteur nous livre ici une bande dessinée vraiment très originale et très crédible. Les 200 pages se lisent d'un trait tellement c'est passionnant. Car ce n'est pas une simple enquête, mais véritablement un questionnement sur les croyances et sur le pouvoir de croire en quelque chose... ou non. Et chaque chapitre entrecoupé d'une petite citation d'Elvis ou d'autres grands noms de la musique rock.
Cette bande dessinée ferait un film exceptionnel.
Moi qui m'estime assez féru d'Histoire, j'ai grandement apprécié la forte et surprenante originalité du décor historico-géographique de cette série.
Connaissez-vous en effet l'histoire précise des Wisigoths quand ils se sont installés dans le Sud-Ouest de la France au 5e siècle dans un Empire Romain en pleine déliquescence ? Que savez-vous des rapports entre eux et l'Empire et leurs relations avec les Gallo-romains ? Que savez-vous de leurs légendes et croyances ?
Personnellement, je n'en savais rien. C'est pourquoi j'ai trouvé très intéressant de voir ainsi mis en image un récit aussi documenté et inédit.
A cela s'ajoute un graphisme très personnel qui m'a tout autant séduit. C'est un style légèrement naïf qui m'a rappelé certains illustrateurs de contes et légendes comme par exemple le suédois John Bauer. On peut lui reprocher quelques limitations techniques concernant les personnages ainsi que leur aspect plutôt figé, mais j'adore par contre ses décors et ses couleurs. Je trouve que l'ensemble a une véritable âme qui donne vie et personnalité au récit et colle parfaitement à son ambiance.
En ce qui concerne l'intrigue, maintenant, elle est agréable mais demande encore à prendre un peu d'envergure pour être à la hauteur de son contexte et de son graphisme. Certains de ses éléments sont un peu convenus pour le moment. Mais ils n'en sont pas moins intéressants et prenants, je lirai la suite sans hésitation.
Alors j'ai relu le Tome 1 avant hier soir et j'avoue qu'il est moins intéressant qu'à la première lecture.
Bien sûr, 28 JOURS PLUS TARD est imcomparablement mieux que 28 JOURS PLUS TARD - LE CONTRECOUP (qui a totalement sombré dans l'oubli).
Donc 28 JOURS PLUS TARD (le tome 1) a une bonne histoire malgré que le scénario soit hyper léger. J'ai eut l'impression que les moments d'actions étaient les clés de l'histoire et qu'entre ces moments là, les auteurs trouvaient seulement des prétextes (pas toujours crédibles).
Malgré tout, j'ai un bon feeling avec ce premier volume et les fans de l'univers des films vont aimer.
Mais je reste quand même un peu sceptique car je ne trouve pas du tout crédible le fait que Selena reparte là-bas vu ce qu'elle a vécu...
*
28 JOURS PLUS TARD (le tome 2).
Alors grosse déception. En fait, il n'y a plus vraiment de l'action comme dans le premier, ou plutôt, le gros souci vient du rythme. Autant on sentait qu'il fallait toujours se dépêcher et courir pour ne pas se faire bouffer dans le premier volume que là, à certains moments, on se croirait carrément dans Walking Dead avec des zombies lents. Ce qui est assez regrettable...
Ce tôme est peut être un "trôme transition" pour une suite plus intéressante, car franchement, à la fin de la lecture, j'ai l'impression d'en être quasiment au même points que par rapport au premier.
Attendons le troisième avant de se faire une idée définitive (mais ça commence à être dur de se dire de toujours attendre le suivant...).
*
28 JOURS PLUS TARD (le tome 3).
Alors il est assez sympa, mais il m'a manqué un "petit quelque chose". Peut être que certaines choses passent un peu trop vite et que d'autres auraient pu passer plus vite. Je suis assez mitigé même si dans l'ensemble, je l'ai quand même trouvé très honorable.
Bon ça reste quand même une bonne bande dessinée, c'est juste que je suis d'humeur grincheuse, aujourd’hui
*
28 JOURS PLUS TARD (le tome 4).
Plusieurs ont reproché le nouveau style de dessin. Personnellement, ça ne m'a trop choqué (en fait, je ne m'en suis même pas rendu compte, mais bon, c'est pas forcément le premier truc auquel je fais attention).
Moi qui avait peur avec cette histoire du Capitaine Stiles qui prend de l’ampleur, en fait, ça ne se transforme pas en histoire de règlement compte compliqué mais seulement en volonté de vengeance. L'histoire est vraiment bonne, bien foutue, bien écrite et on se rapproche à fond de l'ambiance du film et on commence à comprendre le lien qui va se créer entre les deux films et la BD.
Pour moi, c'est le meilleur volume de la série.
*
28 JOURS PLUS TARD (le tome 5).
Je viens de le lire directement après avoir lu le livre 4.
Finalement, bonne surprise, ce dernier épisode n'est pas si mauvais que je l'aurai cru. Il est même assez bon car au moins, on a vraiment l'ambiance de 28 Semaines Plus Tard.
Bref cet épisode est assez bon car on se retrouve avec toute une partie très calme et les interrogations des personnages qui sentent qu'il y a un problème. Chacun des personnages principaux tente de terminer vraiment sa mission, c'est une bonne chose (bien souvent, on retrouve des "non-conclusions" par rapports aux intentions premières des personnages).
Les dessins sont quand même moins intéressants qu'au début de la série.
****
La série complète :
Chose à noter, c'est que cette série n'est pas vraiment un trait-d'union entre les deux films car il faut vraiment avoir vu les deux films pour ensuite lire la série et non pas regarder 28 Jours Plus Tard, lire la BD et regarder 28 Semaines Plus Tard.
Au final, c'est quand même une série très honnête. On a vraiment l'ambiance des films. Ce n'est pas du pompage. Le seul réel point faible sont les enjeux de Selena qui la poussent à retourner dans cet enfer (ça n'est vraiment pas crédible de vouloir risquer à nouveau de vivre ça....).
Après, on a de réels liens avec les deux films même si après avoir lu cette série, on n'en sait pas plus sur toute l'histoire (qui est probablement laissée exprès de côté pour permettre à un éventuel troisième film de faire la suite).
Mon envie actuelle ? Qu'on retrouve les deux autres survivants de 28 Jours Plus Tard pour leur faire une série à eux aussi.
Tintagel raconte la légende de Tristan et Yseut de manière terriblement captivante. Je ne connaissais pas grand chose de cette histoire et je n'ai pas été déçu ! Aucun temps mort dans cet album qui arrive à retracer la vie de Tristan à partir de sa naissance. La perte de ses parents, la coupure avec ses terres d'origine, son adolescence... toute cette partie introductive est très bien traitée. Rapidement car ce n'est pas le cœur de l'histoire mais avec brio pour mettre en place les fondements de l'intrigue.
Les évènements qui se déroulent lorsqu'il est adulte sont plus importants et là aussi là manière de les raconter est brillante. Les péripéties s'enchainent à toutes les pages. Et le moins que l'on puisse dire c'est que la vie de Tristan est mouvementée. Presque trop pour un seul homme, mais vu que c'est une légende ce n'est pas gênant. On ne s'ennuie pas un instant.
Du coup ce premier tome se dévore et j'attends la suite car je suis très curieux de connaitre la fin.
Tout d'abord, je suis un grand admirateur du dessin de Gibrat ! Quelle joie de retrouver ce trait si particulier dans Mattéo ! De plus, les thèmes et les époques abordés par Gibrat me plaisent vraiment ! J'ai adoré l'ambiance dans Le Sursis, j'ai adoré Paris dans Le Vol du Corbeau, dans Mattéo, ce sont les tranchées de la 1ere guerre mondiale, et la révolution Russe, quelle ambiance aura-t-on dans le 3e tome ? J'ai hâte !
Un seul bémol dans le dessin, c'est qu'à mon avis, ça rend pas bien si bien pour les scènes dynamiques. Je prends pour exemple dans le tome 2, la scène de fusillade, c'est pas tip top. Par contre, sur le reste c'est un véritable régal, je crois que le dessin de Gibrat est idéal pour des scènes un peu lentes, de dialogues etc.
Un mot sur les couleurs, c'est toujours aussi bon, quel régal !
Sinon coté histoire, c'est très ambitieux ! Traiter plusieurs lieux et plusieurs époques à travers le même personnage, c'est une superbe idée ! L'histoire ne va ni trop vite, ni trop lentement, on s'attache bien à Mattéo, je le redis, vivement la suite !
La traversée du Louvre est une nouvelle co-édition entre Futuropolis et le Musée du Louvre. Cette fois-ci David Prudhomme se met en scène, déambulant dans les salles du musée, puis, après avoir perdu sa compagne, visitant le musée d'une autre façon.
En regardant non pas les oeuvres exposées (qu'il a peut-être déjà vues plusieurs fois), mais plutôt ceux qui les regardent. Se mettant à la place des oeuvres elles-mêmes, saisissant des instants magiques, coasses, surprenants, ou même d'une banalité affligeante. Il en résulte une bande dessinée au charme indéniable, alliant tendresse, respect et talent. Les visiteurs sont ainsi régulièrement mélangés aux oeuvres, Prudhomme jouant de la superposition des plans. On sourit, on reste pensif, on s'agace... Prudhomme relève aussi que ce lieu est un carrefour où toutes les langues du monde ou presque se croisent, mais... en silence.
Le travail de copie des oeuvres -connues ou pas- a dû être vraiment important, son style graphique semi-réaliste proposant un décalage très intéressant.
Un album au ton simple, léger, qui ne se prend pas la tête et laisse en quelque sorte parler les images, qu'elles soient réelles, fantasmées, sculptées ou peintes. Assurément de la belle ouvrage.
(modification après lecture du tome 2)
L'histoire démarre à 100 à l'heure, les événements s'enchainent, le mystère s'épaissit, bref une bonne histoire même si les personnages déboulent et disparaissent à toute allure ce qui ne permet pas de les définir réellement, ce qui est un peu perturbant.
Un dessin classique et efficace d'Erik Arnoux et de Chrys Millien.
Le tome 2 est dans la même veine. Histoire très rythmée où les personnages vont et viennent de manière incessante, donc il faut s'accrocher pour ne pas être perdu.
Le dessin est constant par rapport au tome 1, classique et bien fait, malgré quelques perspectives et anatomies étranges
Comment réussir à captiver le lecteur, en lui racontant les histoires de Monsieur tout le monde, dans la France profonde qui plus est?
Voilà un talent que possède Etienne Davodeau et qui le prouve une fois de plus avec ce one shot paru aux éditions Dupuis dans la collection Aire Libre.
Au départ, des retrouvailles familiales dans une maison de campagne entre un frère et une soeur dont la mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Le but du jeu? Vendre cette maison dans laquelle cette mère ne peut plus vivre du fait de sa maladie. Au milieu de cette réunion de famille, un vieil ami des plus serviables, mais un ami qui cache un grand secret.
Le véritable talent de Davodeau n'est pas graphique, mais il tient à sa capacité à raconter avec talent des histoires attachantes qui concernent des individus lambda, souvent d'origines modestes.
Cet album en est une nouvelle preuve
De prime abord, cet album n'avait rien pour m'attirer, car le format du livre est particulier et je ne suis pas un grand amateur du noir et blanc.
Oui mais voilà, je l'ai ouvert quand même et je ne l'ai pas regretté.
Côté scénario, il y a un mélange de genres savoureux, entre le western, et ses cow-boys, et le fantastique, et ses créatures maléfiques. Mais s'il s'agissait uniquement d'aligner les poncifs des deux genres, cela n'aurait aucun intérêt. Non, les auteurs ont développé une trame riche, où se mêlent différentes luttes et problématiques, liant opposition humains/non humains, ambitions diverses, trafics divers et quête du bien. Il y a de quoi se perdre mais les promesses sont grandes, et ce premier tome a posé de solides bases pour la suite.
Côté dessin, le trait est parfois inégal mais globalement réussi. Il sied à merveille à l'ambiance de l'histoire et concourt à maintenir cette ambiance particulière.
Bref, une bonne bd, qui mérite qu'on s'y arrête.
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Alice au pays des singes
Je rejoins Mac Arthur dans son avis ci-avant. Avec son explosion de couleurs, cet album ne passe pas inaperçu. L’originalité est de mise avec la petite Alice parachutée dans la jungle de tarzan. Qui plus est, elle sera prise pour ce dernier, provoquant l’ire du tigre en apprenant le retour de l’homme-singe. Cet album mélange donc les références avec un petit côté livre de la jungle en prime (le tigre à la recherche de l’enfant). L’originalité se trouve aussi dans le découpage varié qui peut dérouter de prime abord. Ainsi, certaines bandes s’étalent sur une double page par exemple. Une fois le procédé assimilé, l’utilisation qui en est faite est plutôt sympathique. L’histoire est simple à suivre mais reste distrayante. Les péripéties sont nombreuses (pas de temps mort) et les situations comiques aussi. La pirouette finale permet de ponctuer le récit tout en offrant un tremplin pour de nouvelles aventures en explorant un autre univers. Ce procédé permettra même de réaliser une profusion d’albums, l’imagination des auteurs et leur capacité à se renouveler étant les seules limites. Une suite est possible ? Oui, elle est même en préparation ! Espérons qu’elle sera du même tonneau . . . 4 étoiles pour la fraicheur et le dynamisme de l'ensemble !
Le King
Quelle bonne surprise ! J'aime bien Elvis et le mythe autour de lui (sans quand même être un fan hystérique) alors j'ai pris cette bande dessinée, sans la feuilleter, pensant lire une longue histoire sur la vie du King (un peu comme celle sur Johnny Cash, par exemple). Finalement, ce n'est pas du tout l'histoire du King, mais plutôt l'histoire de... son retour du royaume des morts. Toute l'histoire est menée telle une enquête faite par un journaliste sur le retour. Est-ce vraiment Elvis qui est revenu d'entre les morts ? Est-ce un imposteur ? En tout cas, que ce soit l'un ou l'autre, cet homme à un charisme incroyable et tout porte à croire que c'est vraiment lui. Toute cette enquête avance tranquillement, au fil des pages, laissant certains doutes, répondant à d'autres questions... d'où vont découler d'autres questions encore plus précises. L'auteur nous livre ici une bande dessinée vraiment très originale et très crédible. Les 200 pages se lisent d'un trait tellement c'est passionnant. Car ce n'est pas une simple enquête, mais véritablement un questionnement sur les croyances et sur le pouvoir de croire en quelque chose... ou non. Et chaque chapitre entrecoupé d'une petite citation d'Elvis ou d'autres grands noms de la musique rock. Cette bande dessinée ferait un film exceptionnel.
La Saga de Wotila
Moi qui m'estime assez féru d'Histoire, j'ai grandement apprécié la forte et surprenante originalité du décor historico-géographique de cette série. Connaissez-vous en effet l'histoire précise des Wisigoths quand ils se sont installés dans le Sud-Ouest de la France au 5e siècle dans un Empire Romain en pleine déliquescence ? Que savez-vous des rapports entre eux et l'Empire et leurs relations avec les Gallo-romains ? Que savez-vous de leurs légendes et croyances ? Personnellement, je n'en savais rien. C'est pourquoi j'ai trouvé très intéressant de voir ainsi mis en image un récit aussi documenté et inédit. A cela s'ajoute un graphisme très personnel qui m'a tout autant séduit. C'est un style légèrement naïf qui m'a rappelé certains illustrateurs de contes et légendes comme par exemple le suédois John Bauer. On peut lui reprocher quelques limitations techniques concernant les personnages ainsi que leur aspect plutôt figé, mais j'adore par contre ses décors et ses couleurs. Je trouve que l'ensemble a une véritable âme qui donne vie et personnalité au récit et colle parfaitement à son ambiance. En ce qui concerne l'intrigue, maintenant, elle est agréable mais demande encore à prendre un peu d'envergure pour être à la hauteur de son contexte et de son graphisme. Certains de ses éléments sont un peu convenus pour le moment. Mais ils n'en sont pas moins intéressants et prenants, je lirai la suite sans hésitation.
28 jours plus tard
Alors j'ai relu le Tome 1 avant hier soir et j'avoue qu'il est moins intéressant qu'à la première lecture. Bien sûr, 28 JOURS PLUS TARD est imcomparablement mieux que 28 JOURS PLUS TARD - LE CONTRECOUP (qui a totalement sombré dans l'oubli). Donc 28 JOURS PLUS TARD (le tome 1) a une bonne histoire malgré que le scénario soit hyper léger. J'ai eut l'impression que les moments d'actions étaient les clés de l'histoire et qu'entre ces moments là, les auteurs trouvaient seulement des prétextes (pas toujours crédibles). Malgré tout, j'ai un bon feeling avec ce premier volume et les fans de l'univers des films vont aimer. Mais je reste quand même un peu sceptique car je ne trouve pas du tout crédible le fait que Selena reparte là-bas vu ce qu'elle a vécu... * 28 JOURS PLUS TARD (le tome 2). Alors grosse déception. En fait, il n'y a plus vraiment de l'action comme dans le premier, ou plutôt, le gros souci vient du rythme. Autant on sentait qu'il fallait toujours se dépêcher et courir pour ne pas se faire bouffer dans le premier volume que là, à certains moments, on se croirait carrément dans Walking Dead avec des zombies lents. Ce qui est assez regrettable... Ce tôme est peut être un "trôme transition" pour une suite plus intéressante, car franchement, à la fin de la lecture, j'ai l'impression d'en être quasiment au même points que par rapport au premier. Attendons le troisième avant de se faire une idée définitive (mais ça commence à être dur de se dire de toujours attendre le suivant...). * 28 JOURS PLUS TARD (le tome 3). Alors il est assez sympa, mais il m'a manqué un "petit quelque chose". Peut être que certaines choses passent un peu trop vite et que d'autres auraient pu passer plus vite. Je suis assez mitigé même si dans l'ensemble, je l'ai quand même trouvé très honorable. Bon ça reste quand même une bonne bande dessinée, c'est juste que je suis d'humeur grincheuse, aujourd’hui * 28 JOURS PLUS TARD (le tome 4). Plusieurs ont reproché le nouveau style de dessin. Personnellement, ça ne m'a trop choqué (en fait, je ne m'en suis même pas rendu compte, mais bon, c'est pas forcément le premier truc auquel je fais attention). Moi qui avait peur avec cette histoire du Capitaine Stiles qui prend de l’ampleur, en fait, ça ne se transforme pas en histoire de règlement compte compliqué mais seulement en volonté de vengeance. L'histoire est vraiment bonne, bien foutue, bien écrite et on se rapproche à fond de l'ambiance du film et on commence à comprendre le lien qui va se créer entre les deux films et la BD. Pour moi, c'est le meilleur volume de la série. * 28 JOURS PLUS TARD (le tome 5). Je viens de le lire directement après avoir lu le livre 4. Finalement, bonne surprise, ce dernier épisode n'est pas si mauvais que je l'aurai cru. Il est même assez bon car au moins, on a vraiment l'ambiance de 28 Semaines Plus Tard. Bref cet épisode est assez bon car on se retrouve avec toute une partie très calme et les interrogations des personnages qui sentent qu'il y a un problème. Chacun des personnages principaux tente de terminer vraiment sa mission, c'est une bonne chose (bien souvent, on retrouve des "non-conclusions" par rapports aux intentions premières des personnages). Les dessins sont quand même moins intéressants qu'au début de la série. **** La série complète : Chose à noter, c'est que cette série n'est pas vraiment un trait-d'union entre les deux films car il faut vraiment avoir vu les deux films pour ensuite lire la série et non pas regarder 28 Jours Plus Tard, lire la BD et regarder 28 Semaines Plus Tard. Au final, c'est quand même une série très honnête. On a vraiment l'ambiance des films. Ce n'est pas du pompage. Le seul réel point faible sont les enjeux de Selena qui la poussent à retourner dans cet enfer (ça n'est vraiment pas crédible de vouloir risquer à nouveau de vivre ça....). Après, on a de réels liens avec les deux films même si après avoir lu cette série, on n'en sait pas plus sur toute l'histoire (qui est probablement laissée exprès de côté pour permettre à un éventuel troisième film de faire la suite). Mon envie actuelle ? Qu'on retrouve les deux autres survivants de 28 Jours Plus Tard pour leur faire une série à eux aussi.
Tintagel
Tintagel raconte la légende de Tristan et Yseut de manière terriblement captivante. Je ne connaissais pas grand chose de cette histoire et je n'ai pas été déçu ! Aucun temps mort dans cet album qui arrive à retracer la vie de Tristan à partir de sa naissance. La perte de ses parents, la coupure avec ses terres d'origine, son adolescence... toute cette partie introductive est très bien traitée. Rapidement car ce n'est pas le cœur de l'histoire mais avec brio pour mettre en place les fondements de l'intrigue. Les évènements qui se déroulent lorsqu'il est adulte sont plus importants et là aussi là manière de les raconter est brillante. Les péripéties s'enchainent à toutes les pages. Et le moins que l'on puisse dire c'est que la vie de Tristan est mouvementée. Presque trop pour un seul homme, mais vu que c'est une légende ce n'est pas gênant. On ne s'ennuie pas un instant. Du coup ce premier tome se dévore et j'attends la suite car je suis très curieux de connaitre la fin.
Mattéo
Tout d'abord, je suis un grand admirateur du dessin de Gibrat ! Quelle joie de retrouver ce trait si particulier dans Mattéo ! De plus, les thèmes et les époques abordés par Gibrat me plaisent vraiment ! J'ai adoré l'ambiance dans Le Sursis, j'ai adoré Paris dans Le Vol du Corbeau, dans Mattéo, ce sont les tranchées de la 1ere guerre mondiale, et la révolution Russe, quelle ambiance aura-t-on dans le 3e tome ? J'ai hâte ! Un seul bémol dans le dessin, c'est qu'à mon avis, ça rend pas bien si bien pour les scènes dynamiques. Je prends pour exemple dans le tome 2, la scène de fusillade, c'est pas tip top. Par contre, sur le reste c'est un véritable régal, je crois que le dessin de Gibrat est idéal pour des scènes un peu lentes, de dialogues etc. Un mot sur les couleurs, c'est toujours aussi bon, quel régal ! Sinon coté histoire, c'est très ambitieux ! Traiter plusieurs lieux et plusieurs époques à travers le même personnage, c'est une superbe idée ! L'histoire ne va ni trop vite, ni trop lentement, on s'attache bien à Mattéo, je le redis, vivement la suite !
La Traversée du Louvre
La traversée du Louvre est une nouvelle co-édition entre Futuropolis et le Musée du Louvre. Cette fois-ci David Prudhomme se met en scène, déambulant dans les salles du musée, puis, après avoir perdu sa compagne, visitant le musée d'une autre façon. En regardant non pas les oeuvres exposées (qu'il a peut-être déjà vues plusieurs fois), mais plutôt ceux qui les regardent. Se mettant à la place des oeuvres elles-mêmes, saisissant des instants magiques, coasses, surprenants, ou même d'une banalité affligeante. Il en résulte une bande dessinée au charme indéniable, alliant tendresse, respect et talent. Les visiteurs sont ainsi régulièrement mélangés aux oeuvres, Prudhomme jouant de la superposition des plans. On sourit, on reste pensif, on s'agace... Prudhomme relève aussi que ce lieu est un carrefour où toutes les langues du monde ou presque se croisent, mais... en silence. Le travail de copie des oeuvres -connues ou pas- a dû être vraiment important, son style graphique semi-réaliste proposant un décalage très intéressant. Un album au ton simple, léger, qui ne se prend pas la tête et laisse en quelque sorte parler les images, qu'elles soient réelles, fantasmées, sculptées ou peintes. Assurément de la belle ouvrage.
Poker Face
(modification après lecture du tome 2) L'histoire démarre à 100 à l'heure, les événements s'enchainent, le mystère s'épaissit, bref une bonne histoire même si les personnages déboulent et disparaissent à toute allure ce qui ne permet pas de les définir réellement, ce qui est un peu perturbant. Un dessin classique et efficace d'Erik Arnoux et de Chrys Millien. Le tome 2 est dans la même veine. Histoire très rythmée où les personnages vont et viennent de manière incessante, donc il faut s'accrocher pour ne pas être perdu. Le dessin est constant par rapport au tome 1, classique et bien fait, malgré quelques perspectives et anatomies étranges
Chute de Vélo
Comment réussir à captiver le lecteur, en lui racontant les histoires de Monsieur tout le monde, dans la France profonde qui plus est? Voilà un talent que possède Etienne Davodeau et qui le prouve une fois de plus avec ce one shot paru aux éditions Dupuis dans la collection Aire Libre. Au départ, des retrouvailles familiales dans une maison de campagne entre un frère et une soeur dont la mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Le but du jeu? Vendre cette maison dans laquelle cette mère ne peut plus vivre du fait de sa maladie. Au milieu de cette réunion de famille, un vieil ami des plus serviables, mais un ami qui cache un grand secret. Le véritable talent de Davodeau n'est pas graphique, mais il tient à sa capacité à raconter avec talent des histoires attachantes qui concernent des individus lambda, souvent d'origines modestes. Cet album en est une nouvelle preuve
Hell West
De prime abord, cet album n'avait rien pour m'attirer, car le format du livre est particulier et je ne suis pas un grand amateur du noir et blanc. Oui mais voilà, je l'ai ouvert quand même et je ne l'ai pas regretté. Côté scénario, il y a un mélange de genres savoureux, entre le western, et ses cow-boys, et le fantastique, et ses créatures maléfiques. Mais s'il s'agissait uniquement d'aligner les poncifs des deux genres, cela n'aurait aucun intérêt. Non, les auteurs ont développé une trame riche, où se mêlent différentes luttes et problématiques, liant opposition humains/non humains, ambitions diverses, trafics divers et quête du bien. Il y a de quoi se perdre mais les promesses sont grandes, et ce premier tome a posé de solides bases pour la suite. Côté dessin, le trait est parfois inégal mais globalement réussi. Il sied à merveille à l'ambiance de l'histoire et concourt à maintenir cette ambiance particulière. Bref, une bonne bd, qui mérite qu'on s'y arrête.