Les derniers avis (32092 avis)

Par Miranda
Note: 4/5
Couverture de la série Teotl
Teotl

J‘ai lu le premier tome sur le site d‘Ankama, - excellente initiative soit dit en passant, - qui m'a poussée à acheter le suivant et comme j‘ai bien apprécié ma lecture, le tome 1 aussi, ça va de soi. « Teotl » est avant tout une petit tuerie graphique, un bonheur visuel total, dans le genre ultra moderne, coloré et d‘une grande finesse de trait, chaque planche est un régal, d’autant que le découpage est lui aussi original, s’adaptant à chaque scène et la portant magnifiquement. Pour ce qui est du scénario que j’ai entamé à l'aveuglette, j’ai découvert une B.D. qui à prime abord vise un public disons plutôt pas très vieux, dont les protagonistes, une bande d’adolescents au langage fleuri et à la répartie saignante et toujours juste, m’ont vraiment fait passer un excellent moment et surtout oublié leur jeune âge. Il faut bien l’admettre, cette bande de petits branleurs montre tout de même une certaine maturité, ce qui fait qu’au final cette série s’adresse à un public plutôt large, mais pas forcément à de jeunes enfants, violence et ses joyeusetés verbales oblige, d'où mon classement en ados/adultes et pas tous publics. Je vais mettre de côté la référence au sentaï, ces trucs que j’ai vu à la TV avec des jeunes qui après avoir tournoyer sur eux-mêmes comme des toupies maboules, se retrouvent pourvus de costumes si ridicules que c’en est même pas drôle, pour aller se battre contre des monstres encore plus pathétiques. Alors si les auteurs parlent de sentaï, je ne vais pas leur mettre un flingue sur la tête pour les en empêcher, mais , moi ça me fait mal au cul de comparer leur travail avec ce genre de choses, à mes yeux totalement débiles. D’autant qu’ils ont eu la bonne idée de s'inspirer de personnages et noms issus de la mythologie, ce qui rend l’ensemble plus sérieux et intéressant. L’humour est de mise, ça c’est un fait, qu’il passe par le graphisme ou les répliques, c’est purement jouissif. Le récit aussi évolue, il commence de manière très légère pour au fil, non pas des pages mais des volumes, par prendre un petit côté sérieux qui est presque déstabilisant par moments mais qui en même temps fait tout son charme, car on ne s’attend pas du tout à ça. Il y a aussi une petite touche moralisatrice, qui n'a pas réussi à m'agacer, mais m'a quand même titillée un peu, mais vu que c'est une lecture que liront les jeunes, peut-être que ça ne leur fera pas de mal non plus. Une excellente surprise, car à la vue du graphisme j’étais sûre que ça allait être une lecture 100% adolescente, mais elle va au-delà, et je suis ravie de la compter maintenant sur mes étagères. Le prix aussi est très correct vu le nombre de page élevé et la bonne qualité de l'édition.

21/06/2012 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Héraklès
Héraklès

Hercule, tout le monde connaît. Il s’agit d’une des plus belles épopées de la mythologie grecque à l’instar de l’odyssée d’Ulysse, de la guerre de Troie avec Achille ou de la Toison d’Or avec les Argonautes. Afin d’expier certaines de ses erreurs, Hercule ou Herakles dans sa langue d’origine, doit passer certaines épreuves irréalisables pour le commun des mortels. Mais cet Herakles là possède un statut de demi-dieu sous une apparente bonhomie et un humour latent. Car si ses aventures ont été moult fois déjà relatées, le nouveau et talentueux Edouard Cour n’hésite pas à porter cet ambitieux projet par un regard aussi malin que contemporain. Dès lors les chapitres s’enchaînent avec tout autant d’épreuves à réaliser. Le ton dynamique de l’ensemble confère un rythme soutenu et d’approche facile. On est tout de suite fasciné par sa traque du lion de Némée où le trait mi-rond mi-anguleux confère une impression de vitesse et de mouvement comme seul un Christophe Blain peut s’en vanter (tiens tiens, inspiration du demi-chien ? :) ). Les perspectives sont parfois impressionnantes me rappelant les effets déformants du petit monde de Terada mais Edouard Cour possède un style propre fort agréable dont la palette jaune et rougeâtre emporte l’adhésion. Son Herakles est aussi invulnérable et imposant qu’il est maladroit et attachant. La traque de la biche de Cérynie est un modèle hilarant du genre avec des trouvailles « montypytesques » hilarantes comme la méthode bien particulière pour notre héros de se nourrir. Ajoutez à cela une narration éclatée mais fluide et un ton de plus en plus sombre au fil des pages (les « ombres » offrent à ce titre une belle répartie verbale à notre héros). Le découpage s’apparente à autant de levels d’un jeu video mais les situations sont suffisamment variées pour qu’on ne suscite l’ennui à aucun moment. Le second tome qui conclura cette aventure apportera je l’espère des réponses à un passé que l’on devine trouble et j’aurais préféré une couverture rigide et un format un peu plus conséquent pour mettre en valeur les splendides planches. Néanmoins en l’état, l’auteur dont c'est la première œuvre rentre directement dans la Cour des grands en nous offrant une relecture d’une légende qui a tout sauf du traditionnel. Bravo et vivement la suite !

21/06/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Quelques Jours d'été
Quelques Jours d'été

Un des premiers albums de Chabouté, mais déjà tout y est : la justesse du trait, la maîtrise du noir et blanc et la force du récit. On est ici dans un récit concis mais d'une remarquable justesse et intensité. Je me suis complètement mis à la place de ce jeune garçon de 8 ans qui débarque à la cambrousse dans une vieille baraque habitée par des anciens dont on ne saura pas qui ils sont. Choc frontal des modes de vie pour un jeune enfant à qui on n'aura rien expliqué et qui se retrouve débarqué sur l'équivalent d'une autre planète. Mais petit à petit, chacun s'ouvre et se laisse amadouer pour construire une relation qui sera courte mais intense. Tout ici n'est que sensation, odeurs de remise, lumière sur "sa" rivière, fluidité d'une ligne de pêche à la mouche. Et Christophe Chabouté est d'une profonde justesse dans la retranscription de tous ces petits et courts moments qui marquent une existence. Un condensé en 30 planches plus qu'efficace sur les souvenirs d'enfance qui vous construisent profondément.

21/06/2012 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Sept détectives
Sept détectives

La saison 2 de la collection "Sept" touche bientôt à sa fin avec cet avant dernier one shot de bonne facture avec lequel j'ai passé un bon moment de lecture contrairement à d'autres titres précédents que je ne citerai pas bien sûr. Dans cet épisode on retrouve bien évidemment sept personnages qui ne sont d'autres que les meilleurs détectives de la planète rassemblés à Londres pour élucider une série de meurtres particulièrement atroces. Effectivement le scénario n'est pas des plus originaux mais il nous tient quand même en haleine même si on s'attend un peu à ce genre de fin, c'est à dire pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Le dessin est assez réussi, même si je crois qu'il ne plaira pas à tout le monde, il faut avouer que parfois certaines scènes sont légérement baclées. Par contre j'ai beaucoup apprécié qu'au début de l'album les auteurs nous présentent chaque personnages sur une planche complète, j'ai trouvé cela original et particulièrement bien vu. Je ne peux donc que conseiller ce thriller mettant en scène un grand nombre de personnages attachants aux prises avec un sérial killer en avance sur son temps (je rappelle que l'histoire se déroule vers 1920). Il faut quand même signaler que la qualité des épisodes de la saison 2 de Sept va en s'améliorant plus on approche de la fin, étrange mais cela annoncera peut être une saison 3.

20/06/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zorn & Dirna
Zorn & Dirna

Je pourrais faire bien des éloges sur cette série, les trois premiers tomes sont excellents et je leur accorde facilement la note de culte, tant au dessin qu'au scénario ; mais je ne vais pas m'éterniser sur tant de perfection, d'originalité, de beauté, d'humour fin et de noirceur, pour ne citer que les principales qualités, je vais aller droit au but et dire ce qui ne va pas. Les tomes 4 et 5 auraient pu facilement fusionner en un seul tome, on sent l'appât du gain et le rallongement artificiel de la série. Dans le tome 4 il y a moult batailles qui diluent un peu la densité du scénario, bon… passe encore… juste pour le plaisir de se retrouver dans cet univers. Le pire c'est le tome 5 qui comporte aussi pas mal de courses poursuites et de batailles, mais où les auteurs ont ajouté une scène de cul - de 5 planches tout de même ! - que je trouve totalement déplacée. Autant j'ai apprécié l'humour léger et extrêmement bien dosé des tomes précédents concernant le lamineur, homme herculéen dirigé par l'esprit d'une femme, Splata, et qui induit des situations bien cocasses ; autant dans la scène de cul présentée, les auteurs se prennent tout à coup au sérieux, ce qui tranche avec l'esprit de la série. Lorsque par exemple l'un des personnages dit à l'autre : "Tu as joui avec elle… avec cette salope…" Était-ce bien nécessaire ? ! D'un coup on a la sensation de lire une B.D. qui se déroule à l'époque actuelle, sortant totalement de son univers de fantasy. S'ils voulaient caser cette scène à tout prix, - bien que totalement dispensable - il fallait la faire plus discrète. Il est aussi dommage que la fin du 5ème tome n'ait pas été plus développée, le peuple des brumes est très intéressant et pourtant est trop éludé. Final Le dernier tome est en accord avec l'histoire et la clôt honorablement, il s'y passe pas mal de choses et l'action est bien présente, tout avance à cent à l'heure. Le graphisme est de même qualité que les tomes précédents, il n'y a dans ce tome aucune fausse note. Il ne me reste plus qu'à la relire dans son entier pour voir si mes impressions sont les mêmes, bien que les quelques désagréments du tome 5 ne m'en donne pas l'envie pour l'instant.

17/08/2009 (MAJ le 20/06/2012) (modifier)
Par dut
Note: 4/5
Couverture de la série Catwoman (DC Renaissance)
Catwoman (DC Renaissance)

Toujours pareil, je ne suis pas un grand connaisseur de l'univers DC, mais je prends un grand plaisir à le découvrir avec le "relaunch" DC. Après Batman, voici Catwoman dans le "Batverse" (l'univers de Batman, à Gotham city) Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'action est présente dès le début du tome ! Pas de temps à perdre, ça enchaine direct. Heureusement il y a des petits flashbacks pour nous faire comprendre certaines choses. L'histoire est donc plutôt rythmée, mais aussi un peu sombre, (mais elle cherche les ennuis aussi la minette) on s'attache assez à Selina notre Catwoman, et c'est aussi assez sympa de sentir la présence de Batman jamais très loin et qui surveille tout ça... Graphiquement, c'est plutôt joli, Catwoman est sexy à souhait dans sa combi de cuir (miaouuuu :)). J'avoue ne pas avoir été spécialement choqué par une scène un peu "osée" à la fin du #1 (elle avait fait grand bruit apparemment à sa sortie en VO, mais sûrement car la suite n'était pas encore sortie). Bref un tome 1 avec une histoire terminée, mais qui annonce du bon pour la suite ! En tout cas, merci à Urban Comics, car depuis qu'ils ont récupéré la licence DC en Janvier 2012, ils font un excellent boulot, les éditions sont superbes, et le catalogue est très alléchant !

20/06/2012 (modifier)
Par Adam
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Tueur
Le Tueur

Série qui nous pousse à nous attacher à un personnage aux activités "à priori" immorales. L'interprétation de ses actes nous amène également à remettre en question certains de nos jugements, quant à différents thèmes de la société, au point de nous faire parfois honte. Contrairement aux apparences c'est une oeuvre de fond qui ne pousse pas à se torturer l'esprit en ce qui concerne le scénario, mais plutôt à prendre du recul et envisager un autre regard sur certaines réalités.

20/06/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Manioka
Manioka

Nkodem vient du milieu de la musique, du rap et des slameurs ; il se lance dans la bd avec ce petit bijou, une étonnante première production tout à fait réussie. Le graphisme est parfait, le découpage des cases original, les couleurs suaves sont belles ; des dégradés de gris, marron, jaune et vert, déclinés tout en douceur. Visuel en opposition totale avec ce monde où la violence et la pauvreté ont une place prépondérante, mais dont l'alliance est une pure merveille. La bd est chapitrée et le lettrage est fort joli. Concernant le scénario, on est immergé dans une société futuriste, bien que toute proche de la nôtre et essentiellement dans la tête du personnage principal, le dénommé Manioka. Celui-ci décortique cette société, sans aucun tabou et de son point de vue de dealer. J'ai beaucoup apprécié ce côté intimiste du récit et le ton désabusé des textes. Dans cette société un réseau organise des combats pour recruter des tueurs de dealers, ils sont considérés comme des super-héros. Manioka devient leur cible, mais lui n'a pas l'intention de laisser écraser comme un vulgaire puceron. Il y a une touche de fantastique savamment dosée et tout à fait surprenante. Quelques touches d'humour viennent se greffer par-ci, par-là, et font mouche à chaque fois. Une histoire relativement inclassable. Le seul reproche que je ferai concerne le tout début du récit, que j'ai trouvé un poil moralisateur, qui met trop en avant les magouilles politiciennes et la misère des gens, mais ce n'est finalement qu'une petite introduction qui nous introduit dans le monde de Manioka. J'ai aussi eu la chance d'avoir le CD offert lors d'une séance de dédicaces, et même si ce n'est pas spécialement mon genre de musique, j'ai su tout de même l'apprécier. Le monde de Nkodem est forcément à découvrir et à suivre… Tome 2 Ma grande joie a été de découvrir un second tome à cette série, car si le premier tome peut se lire tel quel, celui-ci répond à toutes nos questions et clôt l'histoire comme toute histoire devrait l'être. Par ailleurs, j'avais imputé certaines choses inexpliquées à du fantastique, mais c’est bel et bien de la S.-F. Cette suite est peut-être un poil plus légère que le premier opus car un peu moins bavarde, mais l'équilibre entre les deux est sauf. Les personnages sont toujours aussi attachants, et même si l’histoire est finie j'aurais aimé savoir ce que devient la gamine, avec un récit bien à elle dans ce monde décadent. Graphiquement le travail de l'auteur est exactement le même que précédemment, beau et foutrement immersif. Avec cette belle réussite je suis maintenant curieuse de voir de qu'il nous offrira à l'avenir.

09/07/2009 (MAJ le 20/06/2012) (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5
Couverture de la série Le Manoir des Murmures
Le Manoir des Murmures

Les trois tomes lus, je ne modifie pas ma note. L'avis suivant ne porte cependant que sur le tome1. Mais peut s'appliquer au t2. Le T3, beaucoup plus porté sur l'action, clot de belle manière cette série, toujours avec un dessin magnifique qui vaut à lui seul le coup d'oeil. Pour la petite histoire, David Munoz, n'en est pas à son coup d'essai en bande dessinée et il a même travaillé avec Guillermo Del Toro sur le scénario du film "L'échine du diable". Sa dernière création que je viens de lire comme toute BD a du bon et du moins bon. Ce qui m'a plu immédiatement dans le graphisme de cette BD ce sont les ambiances teintées de doute et d'angoisse dignes d'un bon "Alone in the dark", avec la neige, la nuit et le brouillard qui va bien. Les couleurs rendent parfaitement et nous plongeons facilement dans ce milieu hostile et inconnu où se cachent les bêtes. Et ça me coute de le dire puisque les couleurs sont 100% informatisées et qu'en général j'ai plutôt tendance à être 100% négatif sur l'emploi de cette technique quand elle me saute aux yeux comme ce fut le cas ici… La mise en page, le découpage sentent le travail cinématographique apporté par Munoz. Ce travail parfaitement maitrisé marie avec bonheur les deux mondes du cinéma et de la BD. En revanche, le trait en lui-même est moins convaincant. D'inspiration manga là aussi croisée entre le manga et la BD plus classique le travail applique avec réussite les effets de mouvement rendant le dessin très dynamique. Là où je trouve que le bât blesse c'est au niveau de la restitution des visages qui m'a rebuté maintes fois notamment dans les expressions souvent trop froides et figées renforcées par une mise en couleur à ce niveau moins réussie du fait des plaquages informatiques manquant de grains et de vivants. Pour le scénario, rien de nouveau. Les auteurs utilisent de nombreux filons déjà utilisés en les revisitant pourtant avec intelligence. La transformation des humains en ''lycanthropes'' suite à une expérience des nazis a déjà été vu dans Mens Magna et le mythe des vampires a déjà été usé jusqu'à la corde par de nombreux auteurs. Réussir à reprendre et faire revivre le mythe n'est donc pas chose aisée, mais ce premier tome dynamique est construit intelligemment. Et c'est là sans doute que l'expérience cinématographique et scénaristique de Munoz prend le relai et propose une histoire rondement ficelée. La vitesse à laquelle les évènements se basculent et s'enchainent m'a même laissé par moment me poser la question si je n'avais pas un one-shot entre les mains… Enormément d'informations sont lâchées maintenant notre intérêt du début à la fin. Arrivé à la dernière page, je me suis alors rendu compte que malgré cette avalanche d'informations, bien des points restaient à éclaircir et que ma patience allait être mise à l'épreuve en attendant le second volet ! Un très bon premier album qui demande cependant à confirmer pour le pas tomber dans les facilités et classicismes du style et des éléments invoqués et évoqués.

07/01/2008 (MAJ le 19/06/2012) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Troubles fêtes
Troubles fêtes

Moi j'ai trouvé cet album très émoustillant. Les textes de Le Guirec sont remarquablement bien écrits, à la fois crus et poétiques. Ces derniers sont agrémentés d'illustrations réalisées par Loisel (allant d'une simple case à plusieurs planches de BD). Le dessin de Loisel est joli, ses femmes sont belles et rondes, même si de manière générale je trouve que ces illustrations font un peu « pièces rapportées », surtout vers la fin. Le texte aurait très bien pu se passer des images, faisant ainsi tourner notre imagination à plein régime ! Enfin, c'est vrai qu'il est amusant de retrouver la patte de Loisel sur un tel ouvrage. Un chouette moment de lecture en ce qui me concerne...

19/06/2012 (modifier)