Encore une excellente production Made in Gotlib. Les Trucs en vrac, c'est le rab de la RAB, le petit plus qui montre que quand il n'y en a plus, il y en a encore !
Mélange des Dingodossiers (sur le premier tome) et de la RAB (sur le deuxième tome), les Trucs en vrac livrent à nouveau ce fatras de planches hétéroclites : rubrique scientifique, faux témoignages, faux reportages, gags, tout est possible et imaginable. L'humour est toujours le même, faisant parfaitement mouche, le dessin est toujours autant excellent, dans la lignée des deux époques de Gotlib.
Si vous avez aimé la RAB, que vous avez aimé les Dingodossiers, vous aimerez les Trucs en vrac, parole !
Gotlib, géant de la bande-dessinée, maitre de l'humour, talent immense et multiples, démontre encore une fois si besoin est tout le sommet de son art. Indispensable encore une fois !
J'avoue que je dois la lecture de cette BD uniquement à l'avis de Pasukare, que je remercie d'ailleurs énormément au passage, tant elle avait raison sur toute la ligne.
Une BD de ce genre, c'est du massif, ça pourrait être indigeste au possible, mais Squarzoni s'en tire à merveille et fait un constat accablant et sans appel. Amis dépressifs, passez votre chemin, ici il n'y a pas d'optimisme dans la vue.
Philippe Squarzoni fait, dans les 500 pages de ce documentaire, un rapport actuel sur le climat, l'environnement et le réchauffement climatique qui se passerait de commentaires, tant la situation semble dans l'impasse. D'ailleurs la conclusion est négative, de tout point de vue.
Car oui, il se passe quelque chose avec le climat, et il faut y reconnaître notre part de responsabilité. Ce qui est souligné tout au long de l'ouvrage, tant au niveau politique et mondial que individuel. Tout est ciblé, montré, chiffré. Et du coup l'information percute sacrément plus.
La BD est incroyablement documentée, fournissant force de chiffres, graphiques et informations. Le tout illustré d'exemples, de mise en situation, d'images parlantes (comme celle de l'assiette). Implacable et direct.
Le tout est lu à une vitesse affolante par rapport à la taille, on est pris par ce qui apparaît comme un témoignage d'avenir noir. Le dessin est tout simple, clair et précis, détaillé, et assure une lecture claire du propos.
Une excellente bande-dessinée, un documentaire prenant, mais qui n'incite absolument pas à l'optimisme. Lecture chaudement recommandée !
Vraiment bien aimé.
J’ai plongé de bon cœur dans ce 5ème siècle de notre ère avec l’affaiblissement de l’empire romain et les invasions barbares.
Et là-dessus se greffe l’histoire d’un jeune homme de la tribu des Wisigoths dont l’origine de la naissance est mise en doute par son rival ; tribu qui se voit dotée d’un territoire par Rome, en échange du fait que ses guerriers s’engagent à défendre l’Empire de toute attaque éventuelle des Barbares.
Jusque là, bon, un scénario un peu alambiqué en ses débuts.
D’où, pour vous y retrouver : paginez à votre aise les premières pages qui présentent les personnages et allez-y ensuite dans ce monde d’alors en pleine mutation où vous croiserez des légendes, l’histoire avec un grand « H », les croyances populaires dites « païennes » et le christianisme.
Mais tout cela ne « ferait » pas cet album s’il n’y avait le dessin.
Et là, j’ai vraiment apprécié. Cécile Chicault fait usage d’un trait d’une grande finesse, d’originalité dans le graphisme, la mise en page. Des cases sont de véritables petits tableaux à elles-seules. Le charme de ce style, faussement « vieillot », m’a fait penser au livre d’heures « Les Grandes Heures du Duc de Berry » du début du 15ème siècle. Une jolie colorisation, en adéquation avec le dessin, parachève le tout.
Une très belle alchimie d’une bonne histoire, d’un graphisme original et d’une colorisation de bel effet pour une saga dont j’attends la suite.
C’est d’abord la couverture qui m’a attiré l’œil.
Je possède quelque puzzles tirés de l’œuvre de Frank Frazetta et le graphisme du cover m’a fait penser à un travail de ce dernier « récupéré » après son décès. Ben non…
N’empêche : j’ai ouvert l’album, l’ai paginé et apprécié le graphisme de Juzhen (dont je ne connaissais rien).
Et voir un dessinateur chinois travailler sur une sorte de mélange des mythologies grecques et scandinaves, fallait oser. C’est fait… et bien fait.
Juzhen donne une véritable force à son dessin ; un trait puissant qui sert bien les codes de l’heroïc fantazy.
Un scénario –ma foi de temps en temps tarabiscoté- bien rythmé retient l’attention du lecteur et plonge ce dernier dans une véritable épopée épique.
L’alchimie entre histoire et dessin fonctionne vraiment bien et donne un premier tome à la véritable tension dramatique.
Si la suite est à l’avenant… ça promet (pas encore trouvé le second tome, pourtant édité en Août de cette année).
Vraiment bien pensé et réalisé que tout ceci !..
Aaaahhh… Sweet Delice… elle savait “parler” aux hommes !...
C’est dans « Pilote » qu’on la découvre (au propre comme au figuré !..)
Et là, j’ai découvert –non seulement une création émoustillante- mais aussi une BD bourrée de gags, de non-sens. Ca « pète » dans tous les coins et les tentatives de la fifille pour échapper aux libidineux et dépravés de tous bords, qui en ont fait leur but à atteindre, joignent parfois des sommets du burlesque.
A vrai dire, c’est un peu n’importe quoi, mais c’est tellement hilarant et si bien dessiné qu’on se laisse emporter sans un seul remord dans la lecture de ces aventures.
Sweet Délice ?… une frimousse « à tomber par terre », un antidote au Viagra, un suppositoire –pouêt pouêt- de franc rire.
Loro, dans un style graphique inimitable donne une véritable vie à sa protégée, qu’il emmène bien malgré elle (c’est ce qu’elle veut faire croire) sur les voies imaginatives de l’érotisme.
Mais ici rien de scabreux, de porno, de sado-masochiste. Erotisme et humour font un sacré bon ménage pour le plaisir d’un lectorat avide de « sensations visuelles ».
Pourtant, elle n’aura « vécu » que un an, de 1974 à 1975.
Mais bon nombre de lecteurs de cette époque l’ont encore en mémoire !… Un excellent souvenir !
Sweet Délice ?… une acré nom di djou d’fumelle !…
Cré nom di djou, quelle belle série !..
C’est d’abord une histoire VRAIE !...
Eh oui, elle relate des faits authentiques où des paysans de Valmèges, un village du Beaujolais, sont partis pour l’Amérique afin d’y fonder un monde nouveau. Ces gueux seront appelés « Les Ventres Noirs » (authentique).
Sur ces faits historiques, Giroud a construit une trame narrative vraiment habile. Son scénario général déboule sur une véritable épopée vraiment agréable de lecture. Les rebondissements foisonnent et l’on suit avec un réel plaisir les aventures de ces nouveaux robinsons.
De Carpentrie y va également d’un sacré coup de patte, dans un style réaliste qui n’est pas sans rappeler celui de Hermann. Il a ainsi créé une sacrée galerie de « gueules », aisément repérables, qui facilitent ainsi une lecture graphique aisée.
La mise en scène des planches et le découpage offrent ainsi au lecteur une mise en scène qui attire le regard.
Les détails historiques, les costumes, les us et coutumes, le modus vivendi d’époque ne sont pas oubliés et ajoutent un « plus » à la vraisemblance de l’ensemble.
Le découpage du scénario permet aussi des moments de « pause ». Des moments de tendresse, bienvenus, découpent les faits héroïques… pour ensuite mieux faire rebondir ces derniers.
Oubliée, si non inconnue, « Missouri » est toujours considérée comme série en cours. C’est vrai qu’il y a encore beaucoup de choses à écrire et à dessiner sur ces Ventres Noirs. Mais elle s’est arrêtée voici 20 ans et il m’étonnerait fort que je la retrouve un jour. Et c’est bien dommage.
J’ai lu quelque chose de vrai, de bien et de beau. Que demander de plus ?…
Une très bonne cote de ma part. Et ce n’est pas volé !…
Dragon Ball est à ranger dans cette catégorie de BD qui a marquée son époque, au point que le style fasse école, que la BD ait dépassé son propre cadre (films, dessins animés, jeux et tout le reste ...) et qu'elle soit un archétype du genre. Rien que tout cela donne déjà envie de le lire, mais ce n'est pas tout !
Dragon Ball, c'est aussi une histoire entrainante, un humour foisonnant et une galerie de personnages iconiques. Rien que pour les gags qui parsèment l’œuvre, ça reste totalement lisible de nos jours, et ça fait du bien de s'y replonger de temps en temps.
Le dessin est précis et net, avec une utilisation extrèmement efficace du noir et blanc. Tout est détaillé, le mélange entre dinosaures, science-fiction et Japon traditionnel donne des paysages uniques, avec un univers complètement différent et immédiatement reconnaissable.
On peut rajouter que Dragon Ball, c'est aussi une aventure qui change au fur et à mesure. Les arcs narratifs s'enchainent (souvent sur des broutilles mais on s'en fiche un peu), et deviennent parfois un peu trop sérieux (pour ma part je suis très peu fan de la période Cell). Mais l'auteur finit toujours par se renouveler, finissant par produire un arc final épique.
C'est culte, c'est un chef d’œuvre connu et reconnu, c'est drôle et encore parfaitement lisible ... Dragon Ball, c'est un manga qu'il faut avoir lu !
Excellent opus que celui-ci ! Tardi me réconcilie avec son trait et son style !
Le dessin est toujours égal à lui-même et Tardi maîtrise toujours aussi bien le noir et le blanc. L'absurde qui se dégage de l'ensemble est franchement excellent, on nage dans un délire complet mais tellement cohérent qu'il nous semble possible.
Les caricatures s’enchaînent, dans les personnages, les situations ... J'ai personnellement un faible pour l'écrivain qui relate les péripéties sans cesse en embellissant la réalité au maximum.
Comme dans tout les Tardi (enfin, je crois) le texte prend une place particulièrement grande, parfois un peu trop (avec force de parenthèse) qui ralentit la lecture. De plus je note que parfois le texte est un peu superflu, des phrases moins longues auraient été bienvenues. Mais ne crachons pas dans la soupe, l'ensemble est d'une remarquable qualité.
La fin est par contre très brutale, alors qu'avant le développement avait pris un rythme assez bon, voila que les auteurs concluent le tout en une page assez rapide, sans tout expliquer, ce qui est assez curieux.
Une excellente BD absurde au final, qui me réconcilie avec Tardi même si je ne suis toujours pas un fan de ses "gueules". 4/5 !
Cela aurait pu n'être qu'un brouillon, un carnet de dessins rassemblant les essais, idées et autres rebus d'un génial créateur.
Cela aurait pu n'être que le défouloir d'un être aigri, coincé entre "Gaston"/ "Spirou" et "Les idées noires", hésitant entre positif et négatif (mais y il n'y a jamais de négatif absolu chez Franquin, pas plus que de béatitude niaise d'ailleurs).
C'est peut-être tout ça. Mais c'est aussi et surtout du Franquin. Un coup de crayon absolument fabuleux, le sens de l'expression, du mouvement, au service d'une imagination inépuisable.
Avec son complice Yvan Delporte (mais aussi parfois de lecteurs du journal Spirou, appelés à donner vie à ces créatures) pour les textes, il a créé un bestiaire très enfantin. Poilant, urticant même parfois... Toujours surprenant en tout cas, comme ce "Caméléophage éructateur" !
A lire, il y a ici une part de l'univers de Franquin à (re)découvrir !
Morvan aime le manga, cela se sent, à chaque fois il choisit des dessinateurs européen qui empruntent certains traits caractéristiques au Manga (Tranktat, Buchet…). C’est un dessinateur italien qui fait, cette fois-ci, équipe avec lui. La rondeur des visages des personnages, leurs expressions évoquent Miyazaki et Albator. Et surtout, tout comme dans Sillage, le style semble être un bon compromis entre l’efficacité d’un découpage à la japonaise et un format de planche à l’européenne. Il est encore trop tôt pour savoir ce que l’intrigue a dans le ventre. Mais ce premier album est pour le moins efficace et pose très vite le décor et les personnages. L’univers ressemble à celui du début du siècle mâtiné de science-fiction, étrange mélange qui, on l’espère, prouvera sa pertinence dans les tomes suivants. A suivre….
Ajout après la lecture du tome 3 :
La suite est vraiment très chouette, l’interêt est constamment relancé. Une chouette série, vraiment... Il faut nuancer les choses en disant tout de même que les questions éthiques soulevées ne sont pas « super » originales et que la morale des choses est assez commune, mais je dévore cette série avec une âme de gosse de 12 ans...
Ajout après la relecture des tome 1 à 4 :
Mon avis reste le même, c'est une chouette série et cela jusqu'au quatrième et ultime tome. Même si ce dernier se termine de manière un peu trop ouverte (par manque de succès, Morvan a du écourter sa série), on a quand même droit à une fin intéressante.
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Trucs-en-Vrac
Encore une excellente production Made in Gotlib. Les Trucs en vrac, c'est le rab de la RAB, le petit plus qui montre que quand il n'y en a plus, il y en a encore ! Mélange des Dingodossiers (sur le premier tome) et de la RAB (sur le deuxième tome), les Trucs en vrac livrent à nouveau ce fatras de planches hétéroclites : rubrique scientifique, faux témoignages, faux reportages, gags, tout est possible et imaginable. L'humour est toujours le même, faisant parfaitement mouche, le dessin est toujours autant excellent, dans la lignée des deux époques de Gotlib. Si vous avez aimé la RAB, que vous avez aimé les Dingodossiers, vous aimerez les Trucs en vrac, parole ! Gotlib, géant de la bande-dessinée, maitre de l'humour, talent immense et multiples, démontre encore une fois si besoin est tout le sommet de son art. Indispensable encore une fois !
Saison brune
J'avoue que je dois la lecture de cette BD uniquement à l'avis de Pasukare, que je remercie d'ailleurs énormément au passage, tant elle avait raison sur toute la ligne. Une BD de ce genre, c'est du massif, ça pourrait être indigeste au possible, mais Squarzoni s'en tire à merveille et fait un constat accablant et sans appel. Amis dépressifs, passez votre chemin, ici il n'y a pas d'optimisme dans la vue. Philippe Squarzoni fait, dans les 500 pages de ce documentaire, un rapport actuel sur le climat, l'environnement et le réchauffement climatique qui se passerait de commentaires, tant la situation semble dans l'impasse. D'ailleurs la conclusion est négative, de tout point de vue. Car oui, il se passe quelque chose avec le climat, et il faut y reconnaître notre part de responsabilité. Ce qui est souligné tout au long de l'ouvrage, tant au niveau politique et mondial que individuel. Tout est ciblé, montré, chiffré. Et du coup l'information percute sacrément plus. La BD est incroyablement documentée, fournissant force de chiffres, graphiques et informations. Le tout illustré d'exemples, de mise en situation, d'images parlantes (comme celle de l'assiette). Implacable et direct. Le tout est lu à une vitesse affolante par rapport à la taille, on est pris par ce qui apparaît comme un témoignage d'avenir noir. Le dessin est tout simple, clair et précis, détaillé, et assure une lecture claire du propos. Une excellente bande-dessinée, un documentaire prenant, mais qui n'incite absolument pas à l'optimisme. Lecture chaudement recommandée !
La Saga de Wotila
Vraiment bien aimé. J’ai plongé de bon cœur dans ce 5ème siècle de notre ère avec l’affaiblissement de l’empire romain et les invasions barbares. Et là-dessus se greffe l’histoire d’un jeune homme de la tribu des Wisigoths dont l’origine de la naissance est mise en doute par son rival ; tribu qui se voit dotée d’un territoire par Rome, en échange du fait que ses guerriers s’engagent à défendre l’Empire de toute attaque éventuelle des Barbares. Jusque là, bon, un scénario un peu alambiqué en ses débuts. D’où, pour vous y retrouver : paginez à votre aise les premières pages qui présentent les personnages et allez-y ensuite dans ce monde d’alors en pleine mutation où vous croiserez des légendes, l’histoire avec un grand « H », les croyances populaires dites « païennes » et le christianisme. Mais tout cela ne « ferait » pas cet album s’il n’y avait le dessin. Et là, j’ai vraiment apprécié. Cécile Chicault fait usage d’un trait d’une grande finesse, d’originalité dans le graphisme, la mise en page. Des cases sont de véritables petits tableaux à elles-seules. Le charme de ce style, faussement « vieillot », m’a fait penser au livre d’heures « Les Grandes Heures du Duc de Berry » du début du 15ème siècle. Une jolie colorisation, en adéquation avec le dessin, parachève le tout. Une très belle alchimie d’une bonne histoire, d’un graphisme original et d’une colorisation de bel effet pour une saga dont j’attends la suite.
Konungar
C’est d’abord la couverture qui m’a attiré l’œil. Je possède quelque puzzles tirés de l’œuvre de Frank Frazetta et le graphisme du cover m’a fait penser à un travail de ce dernier « récupéré » après son décès. Ben non… N’empêche : j’ai ouvert l’album, l’ai paginé et apprécié le graphisme de Juzhen (dont je ne connaissais rien). Et voir un dessinateur chinois travailler sur une sorte de mélange des mythologies grecques et scandinaves, fallait oser. C’est fait… et bien fait. Juzhen donne une véritable force à son dessin ; un trait puissant qui sert bien les codes de l’heroïc fantazy. Un scénario –ma foi de temps en temps tarabiscoté- bien rythmé retient l’attention du lecteur et plonge ce dernier dans une véritable épopée épique. L’alchimie entre histoire et dessin fonctionne vraiment bien et donne un premier tome à la véritable tension dramatique. Si la suite est à l’avenant… ça promet (pas encore trouvé le second tome, pourtant édité en Août de cette année). Vraiment bien pensé et réalisé que tout ceci !..
Sweet Delice
Aaaahhh… Sweet Delice… elle savait “parler” aux hommes !... C’est dans « Pilote » qu’on la découvre (au propre comme au figuré !..) Et là, j’ai découvert –non seulement une création émoustillante- mais aussi une BD bourrée de gags, de non-sens. Ca « pète » dans tous les coins et les tentatives de la fifille pour échapper aux libidineux et dépravés de tous bords, qui en ont fait leur but à atteindre, joignent parfois des sommets du burlesque. A vrai dire, c’est un peu n’importe quoi, mais c’est tellement hilarant et si bien dessiné qu’on se laisse emporter sans un seul remord dans la lecture de ces aventures. Sweet Délice ?… une frimousse « à tomber par terre », un antidote au Viagra, un suppositoire –pouêt pouêt- de franc rire. Loro, dans un style graphique inimitable donne une véritable vie à sa protégée, qu’il emmène bien malgré elle (c’est ce qu’elle veut faire croire) sur les voies imaginatives de l’érotisme. Mais ici rien de scabreux, de porno, de sado-masochiste. Erotisme et humour font un sacré bon ménage pour le plaisir d’un lectorat avide de « sensations visuelles ». Pourtant, elle n’aura « vécu » que un an, de 1974 à 1975. Mais bon nombre de lecteurs de cette époque l’ont encore en mémoire !… Un excellent souvenir ! Sweet Délice ?… une acré nom di djou d’fumelle !…
Missouri
Cré nom di djou, quelle belle série !.. C’est d’abord une histoire VRAIE !... Eh oui, elle relate des faits authentiques où des paysans de Valmèges, un village du Beaujolais, sont partis pour l’Amérique afin d’y fonder un monde nouveau. Ces gueux seront appelés « Les Ventres Noirs » (authentique). Sur ces faits historiques, Giroud a construit une trame narrative vraiment habile. Son scénario général déboule sur une véritable épopée vraiment agréable de lecture. Les rebondissements foisonnent et l’on suit avec un réel plaisir les aventures de ces nouveaux robinsons. De Carpentrie y va également d’un sacré coup de patte, dans un style réaliste qui n’est pas sans rappeler celui de Hermann. Il a ainsi créé une sacrée galerie de « gueules », aisément repérables, qui facilitent ainsi une lecture graphique aisée. La mise en scène des planches et le découpage offrent ainsi au lecteur une mise en scène qui attire le regard. Les détails historiques, les costumes, les us et coutumes, le modus vivendi d’époque ne sont pas oubliés et ajoutent un « plus » à la vraisemblance de l’ensemble. Le découpage du scénario permet aussi des moments de « pause ». Des moments de tendresse, bienvenus, découpent les faits héroïques… pour ensuite mieux faire rebondir ces derniers. Oubliée, si non inconnue, « Missouri » est toujours considérée comme série en cours. C’est vrai qu’il y a encore beaucoup de choses à écrire et à dessiner sur ces Ventres Noirs. Mais elle s’est arrêtée voici 20 ans et il m’étonnerait fort que je la retrouve un jour. Et c’est bien dommage. J’ai lu quelque chose de vrai, de bien et de beau. Que demander de plus ?… Une très bonne cote de ma part. Et ce n’est pas volé !…
Dragon Ball
Dragon Ball est à ranger dans cette catégorie de BD qui a marquée son époque, au point que le style fasse école, que la BD ait dépassé son propre cadre (films, dessins animés, jeux et tout le reste ...) et qu'elle soit un archétype du genre. Rien que tout cela donne déjà envie de le lire, mais ce n'est pas tout ! Dragon Ball, c'est aussi une histoire entrainante, un humour foisonnant et une galerie de personnages iconiques. Rien que pour les gags qui parsèment l’œuvre, ça reste totalement lisible de nos jours, et ça fait du bien de s'y replonger de temps en temps. Le dessin est précis et net, avec une utilisation extrèmement efficace du noir et blanc. Tout est détaillé, le mélange entre dinosaures, science-fiction et Japon traditionnel donne des paysages uniques, avec un univers complètement différent et immédiatement reconnaissable. On peut rajouter que Dragon Ball, c'est aussi une aventure qui change au fur et à mesure. Les arcs narratifs s'enchainent (souvent sur des broutilles mais on s'en fiche un peu), et deviennent parfois un peu trop sérieux (pour ma part je suis très peu fan de la période Cell). Mais l'auteur finit toujours par se renouveler, finissant par produire un arc final épique. C'est culte, c'est un chef d’œuvre connu et reconnu, c'est drôle et encore parfaitement lisible ... Dragon Ball, c'est un manga qu'il faut avoir lu !
Ici même
Excellent opus que celui-ci ! Tardi me réconcilie avec son trait et son style ! Le dessin est toujours égal à lui-même et Tardi maîtrise toujours aussi bien le noir et le blanc. L'absurde qui se dégage de l'ensemble est franchement excellent, on nage dans un délire complet mais tellement cohérent qu'il nous semble possible. Les caricatures s’enchaînent, dans les personnages, les situations ... J'ai personnellement un faible pour l'écrivain qui relate les péripéties sans cesse en embellissant la réalité au maximum. Comme dans tout les Tardi (enfin, je crois) le texte prend une place particulièrement grande, parfois un peu trop (avec force de parenthèse) qui ralentit la lecture. De plus je note que parfois le texte est un peu superflu, des phrases moins longues auraient été bienvenues. Mais ne crachons pas dans la soupe, l'ensemble est d'une remarquable qualité. La fin est par contre très brutale, alors qu'avant le développement avait pris un rythme assez bon, voila que les auteurs concluent le tout en une page assez rapide, sans tout expliquer, ce qui est assez curieux. Une excellente BD absurde au final, qui me réconcilie avec Tardi même si je ne suis toujours pas un fan de ses "gueules". 4/5 !
Un monstre par semaine
Cela aurait pu n'être qu'un brouillon, un carnet de dessins rassemblant les essais, idées et autres rebus d'un génial créateur. Cela aurait pu n'être que le défouloir d'un être aigri, coincé entre "Gaston"/ "Spirou" et "Les idées noires", hésitant entre positif et négatif (mais y il n'y a jamais de négatif absolu chez Franquin, pas plus que de béatitude niaise d'ailleurs). C'est peut-être tout ça. Mais c'est aussi et surtout du Franquin. Un coup de crayon absolument fabuleux, le sens de l'expression, du mouvement, au service d'une imagination inépuisable. Avec son complice Yvan Delporte (mais aussi parfois de lecteurs du journal Spirou, appelés à donner vie à ces créatures) pour les textes, il a créé un bestiaire très enfantin. Poilant, urticant même parfois... Toujours surprenant en tout cas, comme ce "Caméléophage éructateur" ! A lire, il y a ici une part de l'univers de Franquin à (re)découvrir !
La Mandiguerre
Morvan aime le manga, cela se sent, à chaque fois il choisit des dessinateurs européen qui empruntent certains traits caractéristiques au Manga (Tranktat, Buchet…). C’est un dessinateur italien qui fait, cette fois-ci, équipe avec lui. La rondeur des visages des personnages, leurs expressions évoquent Miyazaki et Albator. Et surtout, tout comme dans Sillage, le style semble être un bon compromis entre l’efficacité d’un découpage à la japonaise et un format de planche à l’européenne. Il est encore trop tôt pour savoir ce que l’intrigue a dans le ventre. Mais ce premier album est pour le moins efficace et pose très vite le décor et les personnages. L’univers ressemble à celui du début du siècle mâtiné de science-fiction, étrange mélange qui, on l’espère, prouvera sa pertinence dans les tomes suivants. A suivre…. Ajout après la lecture du tome 3 : La suite est vraiment très chouette, l’interêt est constamment relancé. Une chouette série, vraiment... Il faut nuancer les choses en disant tout de même que les questions éthiques soulevées ne sont pas « super » originales et que la morale des choses est assez commune, mais je dévore cette série avec une âme de gosse de 12 ans... Ajout après la relecture des tome 1 à 4 : Mon avis reste le même, c'est une chouette série et cela jusqu'au quatrième et ultime tome. Même si ce dernier se termine de manière un peu trop ouverte (par manque de succès, Morvan a du écourter sa série), on a quand même droit à une fin intéressante.