Poilant ! Voilà un auteur qui n'a pas eu peur d'user un gag jusqu'à la corde (pour se pendre) !
Voir le lapin se suicider une centaine de fois de suite peut évidemment lasser, et émousser notre capacité à rire, mais les moyens utilisés pour en finir avec la vie (on se demande quel ragout, quelle moule en chocolat pouvaient menacer ce pauvre lapin au point de lui faire perdre tout espoir...) se renouvellent continuellement.
Et c'est fou ce que ce lapin veut à ce point mourir après avoir épuisé son stock d'idées ! Et quel extrémiste dans le morbide ! Quel artiste aussi, qui met en scène sa mort comme d'autres leur vie.
En tout cas, après avoir vu tous ces suicides déjantés, et s'être marré du début jusqu'à la fin,on reprend sacrément goût à la vie.
Lecture rapide, mais fortement recommandée !
Incroyable que cette histoire soit basée sur une légende connue. Attention, je dis bien « légende », il n’y a aucune preuve écrite que les faits se soient réellement déroulés tel ils nous sont contés. J’ose espérer qu’il y a une part d’exagération et de déformation dues aux années passées… Ceci dit quand on voit la bêtise qui persiste au 21ème siècle, j’imagine que la mentalité dans certains bleds paumés à l’époque de Napoléon devait être édifiante. Bref, pour en savoir plus sur ce mythe, consulter donc la page historique de la ville de Hartelpool (en anglais).
La BD, elle, est remarquable. Les auteurs maîtrisent leur histoire à tous les niveaux : la narration est fluide, le dessin superbe et l’histoire prenante au possible. Certains personnages sont attachants, d’autres sidérants de bêtise, et un humour de bon goût rend la lecture jouissive – le procès du singe est un vrai moment de délice, avec son vétéran sénile qui veut reprendre le Québec à l’aide d’un bateau fait de caisses à anchois construit dans sa cave. Et que dire des preuves catégoriques que le singe est bien un français ?
La fin est certes un peu convenue (pas de surprise si vous connaissez la légende), mais satisfaisante. Un excellent moment de lecture.
Très réussi !
On a affaire ici à un western qui autour d'une trame très classique, arrive à sortir des sentiers battus de par ses personnages hauts en couleur et son humour assez british.
Les 2 genres, humour et western, sont très bien mélangés, le récit est très fluide et progresse dans ce tome 1. On est déjà attaché aux personnages.
Le dessin colle parfaitement à l'ambiance, à la fois réaliste et des traits proche du cartoon.
Avis sur les 2 premiers tomes.
Excellente série sur un des personnages charismatiques de Thorgal. Le récit n'a rien à envier à la série mère et il est très plaisant d'en apprendre plus sur Kriss de Valnor. L'intrigue narre la jeunesse de Kriss jusqu'à sa rencontre avec Thorgal, ce qui est précieux pour comprendre la psychologie du personnage.
Le dessin est de qualité, cela reste de la même veine que Thorgal.
J’ai quant à moi lu la réédition chez « des ronds dans l’eau », version « améliorée » comme l’explique l’auteur dans une préface très intéressante. Le dessin a reçu un « lifting », les couleurs ont été refaites, et surtout l’auteur a ajouté un chapitre en guise d’épilogue.
Et je dois dire que je n’ai pas retrouvé les maladresses dont parle Mac Arthur dans son avis ci-dessous. Le gamin appelle le docteur Vert « docteur Green » une fois, ce que j’ai pris comme une blague. Je n’ai pas remarqué d’incohérence chez les autres personnages (les autres enfants n’ont pas vu les faits que je sache). Par contre je suis d’accord sur le fait que la fin est un peu grosse à avaler, et pas forcément réaliste.
Ceci dit cette fin ne m’a absolument pas gâché mon plaisir. Cet album m’a énormément touché par son sujet, j’ai trouvé le ton juste, la narration efficace et le dessin élégant. Je comprends tout à fait que l’éditeur ait voulu lui donner un second souffle. Une chouette découverte.
Bon, je fais partie des lecteurs qui n'ont découvert cette série que tardivement, et qui n'ont donc pas eu à attendre une éternité entre les deux derniers tomes (j'ai tout lu d'une traite). Ce qui change évidemment l'éclairage, en plus d'ôter un peu d'énervement.
Si le départ de Corbeyran pour le dernier tome a visiblement eu des incidences, la perte n'est pas si dramatique que certains avis semblent le laisser penser. Le premier tome est clairement le meilleur, mais l'ensemble reste de bonne qualité et je l'ai lu avec plaisir.
Le dessin est très bon.
Donc, malgré un scénario pas toujours original, même si traité habilement (des cambrioleurs découvrent chez le cambriolé quelque chose qu'ils n'auraient pas du voir et prendre...), c'est une série dont je recommande la lecture.
Note réelle 3,5/5.
Mmmmhhh… ça suffit pas ça comme avis ?
Ma cote, elle va porter sur quoi ? Sur la qualité du divertissement ? Sur le plaisir de lecture ? Sur la pertinence du propos ? Sur le fond ? Sur la forme ? Je peux continuer comme cela longtemps et je sens déjà que vous vous lassez.
Sur le divertissement, autant le dire, le plaisir de lecture était bien présent. L’action est omniprésente, ça bouge, c’est rythmé et j’ai dévoré l’album. Certes cela se lit vite mais j’ai vraiment passé un bon moment.
La qualité graphique et la mise en page sont très réussies. Le seul bémol graphique réside sans nul doute dans la lisibilité de certaines cases, essentiellement au début d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, le trait de Frank Miller me plaît toujours autant. La colorisation en noir et blanc, agrémentée de touches colorées (bien plus que dans Sin City) est des plus réussies.
Mais comment parler de cette série sans parler du fond et de la manière de l’aborder ? Cette BD va diviser, c’est certain. Frank Miller utilise, à outrance, des raccourcis qui sont parfois très discutables. Sortir certaines phrases (déjà traduites plusieurs fois) de leur contexte et les utiliser – et je parle ici de la première planche de l’album- est déjà délicat; alors imaginez le reste.
Ensuite, débattre du fond et de la forme, certains diront que c’est des discussions de comptoir, d’autres que ce genre de débat tenu via un forum internet ou dans des avis– et notre petite communauté virtuelle sait de quoi elle parle – est parfois très « dangereux » ; un pet de mouche provoquant un ouragan. Je vais donc faire très court.
Miller se joue de cela, de cette « dangerosité ». Ce qui peut paraître délicat, il en use à foison. Et son discours est alors clairement pour me déplaire sans que cela n’ait à voir avec une forme de pseudo-censure à la con. Cela reste mon avis et, plus que jamais, c’est personnel et donc par définition tellement subjectif.
Alors, je cote comment moi ? Si je lis des BD, c’est pour me divertir. C’est assez basique non ? Allez, je cote là-dessus alors… 4/5. Mais je termine mon avis en signalant que mon regard sur les œuvres de Miller change, ma curiosité demeure mais elle sera dès maintenant accompagnée d’une forme de méfiance…
«La forme, c’est le fond qui remonte à la surface.» Victor Hugo
Un bon récit d’anticipation ! Les auteurs nous plongent dans un univers futuriste assez classique (avec notamment un régime politique dictatorial et un système de censure sans concession) et bien maîtrisé. Les personnages, eux aussi, sont des classiques du genre et le duo de tête est formé d’un journaliste désabusé et d’une jeune femme au caractère fort.
Les seconds rôles sont multiples et une attention toute particulière est apportée dans le profil de certains d’entre eux.
Le scénario, enfin, nous entraine dans une quête de savoir. Les centres d’intérêt sont divers et entre la manière dont cette dictature a pu se mettre en place, les actions de révolutionnaires vivant dans la clandestinité, l’apparition d’une menace extra-terrestre et la course en avant de nos deux héros, mon envie d’en apprendre plus ne cesse d’être relancée.
Enfin, il y a l’univers créé dans sa globalité. Un univers très agréablement mis en images par Grun dans un style qui devrait plaire aux amateurs de Bilal. C’est industrieux, post-apocalyptique par certains côtés, poussiéreux, dense… très chouette, en résumé, et surtout parfait pour ce genre d’aventure.
Reste à voir sur quoi tout cela va déboucher (parce que, là, j’ai un peu le sentiment que les auteurs peuvent encore nous pondre 20 tomes sans tirer de véritables conclusions) mais j’ai vraiment eu du plaisir à lire ces trois premiers tomes, ce qui est rare dans mon chef pour des œuvres de science-fiction.
Franchement, bien, donc !
Les propos tenus par cette bd ont pour moi une portée particulière en vivant un cas similaire. Ma grand-mère est aussi une "Little Josephine". A 93 ans, elle est devenue totalement dépendante du jour au lendemain et présente également des moments d’absence ou de délire. Tout comme Joséphine, elle se retrouve maintenant en chaise roulante mais, elle, suite à une récidive de fracture du col du fémur. Contrairement à Joséphine, elle bénéficie d’un encadrement adapté en maison spécialisée mais c’est dur d’assister impuissant à un pareil déclin.
Difficile donc de rester insensible au sort de nos "vieux" qu’on délaisse comme une vieille chaussette. Ce témoignage d’une aide soignante faisant tout son possible pour rendre le quotidien de Joséphine le plus agréable et décent possible est poignant. A noter que la narration use d’ellipses pour les errements de la vieille dame. De même, le dessin fait corps avec la narration pour illustrer de manière souvent imagée ses propos. Bien vu !
Alors, effectivement ce sujet n’est pas neuf comme le souligne Alix. Mais le traitement narratif est très différent de Rides (très bon par ailleurs) et permet d’apporter une pierre à l’édifice.
"Ma Dalton", "La diligence", ou encore "Le chasseur de primes" sont encore aujourd'hui pour moi, lorsque je les relis, et alors que l'effet de surprise n'est plus là pour jouer son rôle, de véritables mines à gags.
Cette capacité qu'a Goscinny à créer des archétypes, qui s'intègrent à la trame générale, à mélanger gags visuels et bons mots (même si pas de jeux de mots, Morris n'étant pas fan...), et surtout à le faire sur la longue durée, est plus qu'incroyable !
Alors, bien sûr, tous les albums ne méritent pas cette note. Mais c'est le cas de beaucoup d'entre eux, et certains valent plus ! S'ajoute à cela le caractère patrimonial de la série, dont je ne peux faire totalement abstraction. Même si on ne note pas une statue.
Quant à Lucky Luke lui-même, "l'homme qui tire plus vite que son ombre", il n'est que la caricature impassible et infaillible de tous ces héros de l'ouest, sur papier ou sur écran, toujours plus rapides, plus précis et plus malins que leurs adversaires. Comme ici c'est pour rire, le sang ne coule pas...
A noter qu'on a réussi à trouver un défaut à ce héros qu'on croyait parfait, puisqu'il n'a pu garder sa clope au bec et a du la remplacer par un brin d'herbe. Même un défenseur de la loi doit s'y soumettre, fut-elle absurde et hypocrite.
Et puis, parmi tous les personnages plus ou moins récurrents qui gravitent autour du justicier sans peur et sans reproche, il y a quand même la plus belle palette de crétins à l'ouest du Pecos. Joe Dalton, le méchant abruti, et son grand frère Averell, l'imbécile heureux, mais aussi Rantanplan, la bête bête.
Bref, beaucoup de personnages sont ici "à l'ouest", les quelques paroles prenant du recul et philosophant en off sont prononcées par le cheval Jolly Jumper - comme Milou le fait ailleurs...
Pas de commentaire sur les Lucky Luke parus après la mort de Goscinny. Pas lus. Pas eu envie de le faire...
Mais cela laisse une cinquantaine d'albums à lire (même si les premiers de Morris seul sont clairement moins bons), la main près du holster, prêt à dégainer un rire.
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Le Coup du lapin
Poilant ! Voilà un auteur qui n'a pas eu peur d'user un gag jusqu'à la corde (pour se pendre) ! Voir le lapin se suicider une centaine de fois de suite peut évidemment lasser, et émousser notre capacité à rire, mais les moyens utilisés pour en finir avec la vie (on se demande quel ragout, quelle moule en chocolat pouvaient menacer ce pauvre lapin au point de lui faire perdre tout espoir...) se renouvellent continuellement. Et c'est fou ce que ce lapin veut à ce point mourir après avoir épuisé son stock d'idées ! Et quel extrémiste dans le morbide ! Quel artiste aussi, qui met en scène sa mort comme d'autres leur vie. En tout cas, après avoir vu tous ces suicides déjantés, et s'être marré du début jusqu'à la fin,on reprend sacrément goût à la vie. Lecture rapide, mais fortement recommandée !
Le Singe de Hartlepool
Incroyable que cette histoire soit basée sur une légende connue. Attention, je dis bien « légende », il n’y a aucune preuve écrite que les faits se soient réellement déroulés tel ils nous sont contés. J’ose espérer qu’il y a une part d’exagération et de déformation dues aux années passées… Ceci dit quand on voit la bêtise qui persiste au 21ème siècle, j’imagine que la mentalité dans certains bleds paumés à l’époque de Napoléon devait être édifiante. Bref, pour en savoir plus sur ce mythe, consulter donc la page historique de la ville de Hartelpool (en anglais). La BD, elle, est remarquable. Les auteurs maîtrisent leur histoire à tous les niveaux : la narration est fluide, le dessin superbe et l’histoire prenante au possible. Certains personnages sont attachants, d’autres sidérants de bêtise, et un humour de bon goût rend la lecture jouissive – le procès du singe est un vrai moment de délice, avec son vétéran sénile qui veut reprendre le Québec à l’aide d’un bateau fait de caisses à anchois construit dans sa cave. Et que dire des preuves catégoriques que le singe est bien un français ? La fin est certes un peu convenue (pas de surprise si vous connaissez la légende), mais satisfaisante. Un excellent moment de lecture.
L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu
Très réussi ! On a affaire ici à un western qui autour d'une trame très classique, arrive à sortir des sentiers battus de par ses personnages hauts en couleur et son humour assez british. Les 2 genres, humour et western, sont très bien mélangés, le récit est très fluide et progresse dans ce tome 1. On est déjà attaché aux personnages. Le dessin colle parfaitement à l'ambiance, à la fois réaliste et des traits proche du cartoon.
Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor
Avis sur les 2 premiers tomes. Excellente série sur un des personnages charismatiques de Thorgal. Le récit n'a rien à envier à la série mère et il est très plaisant d'en apprendre plus sur Kriss de Valnor. L'intrigue narre la jeunesse de Kriss jusqu'à sa rencontre avec Thorgal, ce qui est précieux pour comprendre la psychologie du personnage. Le dessin est de qualité, cela reste de la même veine que Thorgal.
Bleu(s)
J’ai quant à moi lu la réédition chez « des ronds dans l’eau », version « améliorée » comme l’explique l’auteur dans une préface très intéressante. Le dessin a reçu un « lifting », les couleurs ont été refaites, et surtout l’auteur a ajouté un chapitre en guise d’épilogue. Et je dois dire que je n’ai pas retrouvé les maladresses dont parle Mac Arthur dans son avis ci-dessous. Le gamin appelle le docteur Vert « docteur Green » une fois, ce que j’ai pris comme une blague. Je n’ai pas remarqué d’incohérence chez les autres personnages (les autres enfants n’ont pas vu les faits que je sache). Par contre je suis d’accord sur le fait que la fin est un peu grosse à avaler, et pas forcément réaliste. Ceci dit cette fin ne m’a absolument pas gâché mon plaisir. Cet album m’a énormément touché par son sujet, j’ai trouvé le ton juste, la narration efficace et le dessin élégant. Je comprends tout à fait que l’éditeur ait voulu lui donner un second souffle. Une chouette découverte.
Le Réseau Bombyce
Bon, je fais partie des lecteurs qui n'ont découvert cette série que tardivement, et qui n'ont donc pas eu à attendre une éternité entre les deux derniers tomes (j'ai tout lu d'une traite). Ce qui change évidemment l'éclairage, en plus d'ôter un peu d'énervement. Si le départ de Corbeyran pour le dernier tome a visiblement eu des incidences, la perte n'est pas si dramatique que certains avis semblent le laisser penser. Le premier tome est clairement le meilleur, mais l'ensemble reste de bonne qualité et je l'ai lu avec plaisir. Le dessin est très bon. Donc, malgré un scénario pas toujours original, même si traité habilement (des cambrioleurs découvrent chez le cambriolé quelque chose qu'ils n'auraient pas du voir et prendre...), c'est une série dont je recommande la lecture. Note réelle 3,5/5.
Terreur Sainte
Mmmmhhh… ça suffit pas ça comme avis ? Ma cote, elle va porter sur quoi ? Sur la qualité du divertissement ? Sur le plaisir de lecture ? Sur la pertinence du propos ? Sur le fond ? Sur la forme ? Je peux continuer comme cela longtemps et je sens déjà que vous vous lassez. Sur le divertissement, autant le dire, le plaisir de lecture était bien présent. L’action est omniprésente, ça bouge, c’est rythmé et j’ai dévoré l’album. Certes cela se lit vite mais j’ai vraiment passé un bon moment. La qualité graphique et la mise en page sont très réussies. Le seul bémol graphique réside sans nul doute dans la lisibilité de certaines cases, essentiellement au début d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, le trait de Frank Miller me plaît toujours autant. La colorisation en noir et blanc, agrémentée de touches colorées (bien plus que dans Sin City) est des plus réussies. Mais comment parler de cette série sans parler du fond et de la manière de l’aborder ? Cette BD va diviser, c’est certain. Frank Miller utilise, à outrance, des raccourcis qui sont parfois très discutables. Sortir certaines phrases (déjà traduites plusieurs fois) de leur contexte et les utiliser – et je parle ici de la première planche de l’album- est déjà délicat; alors imaginez le reste. Ensuite, débattre du fond et de la forme, certains diront que c’est des discussions de comptoir, d’autres que ce genre de débat tenu via un forum internet ou dans des avis– et notre petite communauté virtuelle sait de quoi elle parle – est parfois très « dangereux » ; un pet de mouche provoquant un ouragan. Je vais donc faire très court. Miller se joue de cela, de cette « dangerosité ». Ce qui peut paraître délicat, il en use à foison. Et son discours est alors clairement pour me déplaire sans que cela n’ait à voir avec une forme de pseudo-censure à la con. Cela reste mon avis et, plus que jamais, c’est personnel et donc par définition tellement subjectif. Alors, je cote comment moi ? Si je lis des BD, c’est pour me divertir. C’est assez basique non ? Allez, je cote là-dessus alors… 4/5. Mais je termine mon avis en signalant que mon regard sur les œuvres de Miller change, ma curiosité demeure mais elle sera dès maintenant accompagnée d’une forme de méfiance… «La forme, c’est le fond qui remonte à la surface.» Victor Hugo
Metronom'
Un bon récit d’anticipation ! Les auteurs nous plongent dans un univers futuriste assez classique (avec notamment un régime politique dictatorial et un système de censure sans concession) et bien maîtrisé. Les personnages, eux aussi, sont des classiques du genre et le duo de tête est formé d’un journaliste désabusé et d’une jeune femme au caractère fort. Les seconds rôles sont multiples et une attention toute particulière est apportée dans le profil de certains d’entre eux. Le scénario, enfin, nous entraine dans une quête de savoir. Les centres d’intérêt sont divers et entre la manière dont cette dictature a pu se mettre en place, les actions de révolutionnaires vivant dans la clandestinité, l’apparition d’une menace extra-terrestre et la course en avant de nos deux héros, mon envie d’en apprendre plus ne cesse d’être relancée. Enfin, il y a l’univers créé dans sa globalité. Un univers très agréablement mis en images par Grun dans un style qui devrait plaire aux amateurs de Bilal. C’est industrieux, post-apocalyptique par certains côtés, poussiéreux, dense… très chouette, en résumé, et surtout parfait pour ce genre d’aventure. Reste à voir sur quoi tout cela va déboucher (parce que, là, j’ai un peu le sentiment que les auteurs peuvent encore nous pondre 20 tomes sans tirer de véritables conclusions) mais j’ai vraiment eu du plaisir à lire ces trois premiers tomes, ce qui est rare dans mon chef pour des œuvres de science-fiction. Franchement, bien, donc !
Little Joséphine
Les propos tenus par cette bd ont pour moi une portée particulière en vivant un cas similaire. Ma grand-mère est aussi une "Little Josephine". A 93 ans, elle est devenue totalement dépendante du jour au lendemain et présente également des moments d’absence ou de délire. Tout comme Joséphine, elle se retrouve maintenant en chaise roulante mais, elle, suite à une récidive de fracture du col du fémur. Contrairement à Joséphine, elle bénéficie d’un encadrement adapté en maison spécialisée mais c’est dur d’assister impuissant à un pareil déclin. Difficile donc de rester insensible au sort de nos "vieux" qu’on délaisse comme une vieille chaussette. Ce témoignage d’une aide soignante faisant tout son possible pour rendre le quotidien de Joséphine le plus agréable et décent possible est poignant. A noter que la narration use d’ellipses pour les errements de la vieille dame. De même, le dessin fait corps avec la narration pour illustrer de manière souvent imagée ses propos. Bien vu ! Alors, effectivement ce sujet n’est pas neuf comme le souligne Alix. Mais le traitement narratif est très différent de Rides (très bon par ailleurs) et permet d’apporter une pierre à l’édifice.
Lucky Luke
"Ma Dalton", "La diligence", ou encore "Le chasseur de primes" sont encore aujourd'hui pour moi, lorsque je les relis, et alors que l'effet de surprise n'est plus là pour jouer son rôle, de véritables mines à gags. Cette capacité qu'a Goscinny à créer des archétypes, qui s'intègrent à la trame générale, à mélanger gags visuels et bons mots (même si pas de jeux de mots, Morris n'étant pas fan...), et surtout à le faire sur la longue durée, est plus qu'incroyable ! Alors, bien sûr, tous les albums ne méritent pas cette note. Mais c'est le cas de beaucoup d'entre eux, et certains valent plus ! S'ajoute à cela le caractère patrimonial de la série, dont je ne peux faire totalement abstraction. Même si on ne note pas une statue. Quant à Lucky Luke lui-même, "l'homme qui tire plus vite que son ombre", il n'est que la caricature impassible et infaillible de tous ces héros de l'ouest, sur papier ou sur écran, toujours plus rapides, plus précis et plus malins que leurs adversaires. Comme ici c'est pour rire, le sang ne coule pas... A noter qu'on a réussi à trouver un défaut à ce héros qu'on croyait parfait, puisqu'il n'a pu garder sa clope au bec et a du la remplacer par un brin d'herbe. Même un défenseur de la loi doit s'y soumettre, fut-elle absurde et hypocrite. Et puis, parmi tous les personnages plus ou moins récurrents qui gravitent autour du justicier sans peur et sans reproche, il y a quand même la plus belle palette de crétins à l'ouest du Pecos. Joe Dalton, le méchant abruti, et son grand frère Averell, l'imbécile heureux, mais aussi Rantanplan, la bête bête. Bref, beaucoup de personnages sont ici "à l'ouest", les quelques paroles prenant du recul et philosophant en off sont prononcées par le cheval Jolly Jumper - comme Milou le fait ailleurs... Pas de commentaire sur les Lucky Luke parus après la mort de Goscinny. Pas lus. Pas eu envie de le faire... Mais cela laisse une cinquantaine d'albums à lire (même si les premiers de Morris seul sont clairement moins bons), la main près du holster, prêt à dégainer un rire.