Terreur Sainte (Holy terror)

Note: 2.2/5
(2.2/5 pour 5 avis)

Lorsque Miller met en scène une vengeance face aux attentats du 11 Septembre.


Format à l’italienne Frank Miller Terrorisme

Une menace de mort pèse sur Empire City. L'Arrangeur, aidé de la Chat- Pardeuse, a jusqu'à l'aube pour sauver la ville. Ils s'attaquent directement aux factions terroristes en portant un combat violent jusque dans leur camp. Réponse hargneuse au 11 septembre et malgré les positions radicales de son auteur, terreur sainte se garde de condamner l'islamisme pour ne foudroyer que le terrorisme.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 18 Septembre 2012
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Terreur Sainte
Les notes (5)
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19/09/2012 | Miranda
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Un comics sans aucun intérêt si ce n'est de démontrer aux lecteurs combien Miller est devenu xénophobe avec le temps. C'est un pamphlet pro américain, bien loin de ce qu'a pu nous pondre Miller auparavant, avec un discours axé sur la haine des musulmans dans leur ensemble et faisant une assimilation très dangereuse entre le radicalisme et l'islam. Heureusement DC a refusé de voir l'image de Batman assimilé à ce scénario, aussi Miller a t-il dû opter pour la création d'un nouveau super-héros facho, qui n'a pas laissé les lecteurs indifférents. Et ainsi de créer l'émoi autour de ce torchon qu'une très grande part du public à rejeté. Les seuls à avoir "accroché" à ce propos dénué de tout humanisme, sont les bas de plafond d’extrême droite qui se sont reconnus dans ce héros obtus, xénophobe et dont la violence n'a d'égal que la bêtise. Un ouvrage à ne pas posséder.

17/05/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Sans aucun doute le pire truc de Frank Miller que j'ai lu jusqu'à présent. Déjà, je n'aime pas trop sa vision de l'Islam où il semblerait que tous les gens de cette religion soient extrémistes. Miller semble être tellement furieux au sujet du 11 septembre 2001 qu'il n'est pas capable de faire une analyse et il n'écoute que ses émotions et cela donne un truc qui pourrait être facilement considéré comme raciste. Sinon, même si j'avais les mêmes opinions que Miller je ne suis pas certains que j'aurais aimé cet album car l'histoire est vraiment ennuyeux. C'est banale avec quelques trucs qui m'ont fait rire tellement c'était con (le design du méchant par exemple). Les personnages sont sans intérêt et le dessin de Miller est moyen. J'ai déjà mieux apprécier son dessin.

05/01/2015 (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5

Que je suis déçu. Cette BD est à mes yeux une charge contre le terrorisme et une certaine idéologie, voire même contre une religion et une civilisation, contre le terrorisme et l'Islam qui tels qu'ils sont dépeints dans cette histoire semblent curieusement être liés. Rien que ça. Il y a de quoi faire péter des polémiques avec un tel sujet. Le thème est brûlant mais l'auteur n'en a cure, il ne livre pas une analyse, il ne se justifie de rien, il part en croisade contre le terrorisme qui ici est donc un terrorisme fanatique et islamiste. Miller n'est pas à une controverse près. Mais le problème ce n'est même pas ça. Le problème est que cette BD est creuse, c'est une blague pourrie cette histoire... c'est mauvais, si mauvais, si simpliste et si boursouflé d'orgueil que ça fait pshiiiit. On a connu Miller meilleur, certains critiquaient 300 et les idées réac de Miller, mais au moins il avait du style, il développait quelque chose, il y avait une histoire, un côté épique. Là il n'y a rien. D'un point de vue narratif c'est pauvre et indigne de l'auteur qu'il peut être. D'un point de vue scenaristique ce n'est pas mieux, l'histoire c'est ça : Alors qu'ils sont sur un toit en train de se battre et flirter joyeusement "L'Arrangeur" (nan mais sérieusement c'est son nom !) et la Chat-Pardeuse (mouhahaha bravo les mecs, on peut rire au moins avec une trad pareille) se rendent compte que la ville d'Empire City (oui il faut reconnaitre que le nom fait écho au côté impérialiste des US, comme quoi Frank Miller tape un peu sur les bons aussi, histoire de montrer que hein, il faut pas déconner non plus) qui aurait pu se nommer New-York, est victime d'attentats violents... De trucs qui font mal, des faits de guerre loin des combats funky de super-héros habituels. Et par la suite, l'Arrangeur arrange la situation en butant tous les méchants sans pitié. Voilà, fin, rideau. Côté dessins c'est plutôt très réussi à mon sens, en format Italien Miller expérimente et régale de son style atypique, parfois cela semble bâclé, parfois fin mais c'est toujours recherché. On trouve les gros aplats noirs, les pages en bichromie et cette espèce de rage propre aux pages de Miller. Ce style qui semble brut de décoffrage mais beau. C'est inégal mais très bon, même si ça n'atteint pas la beauté de 300 ou Sin City. Voilà. Déçu, déçu. JJJ

04/12/2012 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5

Mmmmhhh… ça suffit pas ça comme avis ? Ma cote, elle va porter sur quoi ? Sur la qualité du divertissement ? Sur le plaisir de lecture ? Sur la pertinence du propos ? Sur le fond ? Sur la forme ? Je peux continuer comme cela longtemps et je sens déjà que vous vous lassez. Sur le divertissement, autant le dire, le plaisir de lecture était bien présent. L’action est omniprésente, ça bouge, c’est rythmé et j’ai dévoré l’album. Certes cela se lit vite mais j’ai vraiment passé un bon moment. La qualité graphique et la mise en page sont très réussies. Le seul bémol graphique réside sans nul doute dans la lisibilité de certaines cases, essentiellement au début d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, le trait de Frank Miller me plaît toujours autant. La colorisation en noir et blanc, agrémentée de touches colorées (bien plus que dans Sin City) est des plus réussies. Mais comment parler de cette série sans parler du fond et de la manière de l’aborder ? Cette BD va diviser, c’est certain. Frank Miller utilise, à outrance, des raccourcis qui sont parfois très discutables. Sortir certaines phrases (déjà traduites plusieurs fois) de leur contexte et les utiliser – et je parle ici de la première planche de l’album- est déjà délicat; alors imaginez le reste. Ensuite, débattre du fond et de la forme, certains diront que c’est des discussions de comptoir, d’autres que ce genre de débat tenu via un forum internet ou dans des avis– et notre petite communauté virtuelle sait de quoi elle parle – est parfois très « dangereux » ; un pet de mouche provoquant un ouragan. Je vais donc faire très court. Miller se joue de cela, de cette « dangerosité ». Ce qui peut paraître délicat, il en use à foison. Et son discours est alors clairement pour me déplaire sans que cela n’ait à voir avec une forme de pseudo-censure à la con. Cela reste mon avis et, plus que jamais, c’est personnel et donc par définition tellement subjectif. Alors, je cote comment moi ? Si je lis des BD, c’est pour me divertir. C’est assez basique non ? Allez, je cote là-dessus alors… 4/5. Mais je termine mon avis en signalant que mon regard sur les œuvres de Miller change, ma curiosité demeure mais elle sera dès maintenant accompagnée d’une forme de méfiance… «La forme, c’est le fond qui remonte à la surface.» Victor Hugo

08/11/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
L'avatar du posteur Miranda

C’est au fil des pages que je me suis rendue compte que mon inconscient avait encore une fois fait du bon travail. Je déteste les histoires de terrorisme à tendance réalistes (ou pas) et lorsque j’ai vu le titre du dernier Frank Miller je me suis jetée dessus les yeux fermés et mon petit cerveau s’est très vite arrangé pour que je passe outre ce titre très évocateur qui aurait fait obstacle à ma lecture. Du coup, je suis déçue. Ce fut chiant de chez chiant. La déception est d’autant plus grande que c’est un grand format à l’italienne qui met bien en valeur le travail graphique de l’auteur, même si je l’ai trouvé parfois un peu dur à déchiffrer et certaines cases pas assez peaufinées. Je n’ai pas grand-chose à dire sur le scénario, c’est tout à fait le genre d’histoire qui me gonfle, je ne regarde même pas les films qui traitent de terrorisme ou des guerres au Moyen-Orient, même avec mes acteurs préférés je zappe, ça me prend la tête avant même d’avoir commencé. Ici, l’histoire met en plus trois plombes avant de commencer et je m’en suis très très vite désintéressée. J’attends la prochaine production de Miller en espérant qu’il tapera dans un autre thème. Deux étoiles car c'est loin d'être mauvais, ce n'est pas dans mes goûts c'est tout.

19/09/2012 (modifier)