Après lecture des deux tomes,
Ouaah!! Alors là on tient vraiment du grandiose. Tout y est, une aventure onirique qui nous entraîne dans des mondes de l'autre côté du miroir ou chaque protagoniste, ( Louise, le professeur et le chevalier) va vivre une expérience si intense qu'elle changera le reste de leurs existences.
Respect à Etienne Leroux qui au scénario nous balade, nous perds, mais sait retrouver le chemin (cette mine, allégorie de l'âme humaine?). L'histoire est fluide mais pas si simple (on ne nous prends pas pour des benêts) mais est en fait astucieuse, nous tenant en haleine pour poursuivre notre lecture.
Du coté du dessin, j'avoue avoir été assez bluffé; des parties assez classiques et puis d'autres ou on a l'impression de se trouver face ces vignettes de vieux muséum. Enfin des doubles pages qui donnent de l'ampleur au récit, tout cela avec des couleurs en demi teintes qui renvoient à l'ambiance du récit ou l'état d'esprit des personnages.
Donc oui j'ai parfois eu l'impression d'être avec Stevenson, Conrad et Jules Verne. Un grand et beau voyage ou les grands et petits horizons se côtoient au sein de nos désirs, nos lâchetés, nos forces, bref ce qui nous rends humains, parfois..
Cette série en deux tomes est l'adaptation du très célèbre roman de Joseph Joffo que j'ai lu il y a très longtemps comme beaucoup de collégiens de cette époque ancienne ( c'était dans les années 80 d'accord mais c'est tout de même pas si vieux n'est-ce pas?). En tout cas d'après mes lointains souvenirs le scénariste a bien respecté l'œuvre originale et l'on prend beaucoup de plaisir à parcourir avec nos héros de nombreux départements français de l'époque qu'ils se situent en zone libre ou en zone occupée.
Kris ,grâce à qui nous devons de très bonnes séries (Notre Mère la Guerre et plus récemment Les Brigades du Temps),nous replonge avec brio durant la pire période qu'ait connu la France, c'est à dire l'occupation allemande avec toutes les horreurs qui se sont produites durant celle-ci . Le sujet principal traité dans ce diptyque est la persécution des juifs français et leur déportation. Grâce à la fuite de deux enfants juifs parisiens dans le sud de la France nous suivons les grandes lignes de cette triste période. Cette histoire très bien adaptée a réussi à me faire prendre beaucoup de plaisir malgré les horribles faits traités par ce récit et même s'il n'y a pas trop de surprise pour ceux qui connaissent le roman de Joffo.
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Le dessin , même si ce n'est pas celui que je préfère, s'adapte parfaitement au récit.
Alors je ne peux que conseiller la lecture et même l'achat de ce très beau diptyque aux fans de l'auteur , mais aussi à ceux du roman original car je ne pense pas qu'ils seront déçus.
Voici donc le nouveau tome de Block 109 avec un peu de retard sur le calendrier prévut. J'ai rencontré les deux dessinateurs à Angoulême et les deux sont très sympathiques même si concernant Ryan Lovelock mon anglais de 6eme ne m'a pas permis un échange poussé.
La série continue de nous faire explorer l'uchronie Block 109 et Vincent Brugeas nous pond un tome réussi. L'histoire se lit rapidement et d'une traite car quand même on veut savoir ce que ce gars vient faire dans cette galère et surtout quel est son but. Le tout se lit avec plaisir.
Pour le dessin je trouve que Ryan Lovelock s'en sort très bien. Il a su préserver je trouve l'esprit de la série tout en apportant un peu de son style. Il me fait penser à Toulhoat au début de la série c'est à dire un gars prometteur qui doit affiner son style (ce qu'a fait le premier dessinateur). J'espère avoir l'occasion de revoir le garçon sur un prochain tome de la série car pour avoir vu un certain nombre de ses dessins à Angoulême il a de l'imagination et un bon coup de crayon. Reprendre une série déjà existante bride un peu car il y a une certaine attente des fans et je trouve qu'il s'en est bien sorti à suivre.
Un bon tome pour cette série que je continu à suivre avec plaisir tome après tome.
Après Carpe Diem que j'avais déjà bien apprécié, j'étais curieux de retrouver le travail d'Alphonso Azpiri.
J'aime son trait, la sensualité des femmes qu'il dessine dans un style pourtant assez caricatural, le tout toujours un peu coquin et sensuel, mais sans jamais verser dans la vulgarité. Alphonso Azpiri s'amuse ici avec une dizaine d'histoires courtes à nous faire partager des scènes qui vont aller piocher dans tous les registres, avec pour seul dénominateur commun, érotisme et humour. Vie quotidienne ennuyeuse, science-fiction, fantasy... tout y passe !
Alors dans ce genre d'exercice, on a forcément toujours nos préférences, mais l'ensemble a plus que de la tenue, surtout que son graphisme et sa colorisation révèlent un coup de patte très personnel et qui a vraiment de la gueule. Les constructions et les découpages qu'il propose sont magnifiques et donnent un élan et un dynamisme impressionnant à ses planches.
Alphonso Azpiri ? Ça a vraiment de la gueule ! De la très bonne BD érotique à mon goût.
J'ai fini cette BD hier, et pourtant je me sens encore habité par elle. C'est une agréable et étrange sensation, qui m'est familière mais que je ressent avec grand plaisir. C'est le signe indiscutable d'une BD qui m'a marquée.
J'avoue que je me suis laissé tenté principalement sur les dessins de la galerie, qui m'ont plu par leur trait. J'ai commencé l'album tranquillement durant un voyage en train, et je n'ai pas vu le temps passer. J'étais complètement pris dedans !
Il faut avouer que l'auteur sait jouer des codes conventionnels d'une rencontre amoureuse pour nous pondre ... ça. L'histoire s'embarque dans des péripéties qui nous baladent bien loin dans l'espace, mais qui ont commencée de façon tout aussi peu banale sur Terre. Cette histoire nous entraine dans son délire sans qu'on ne lâche et a l'audace de retomber sur ses jambes pour une dernière partie encore plus belle et qui conclue avec exactement ce qu'il faut de touche poétique et superbe.
Le tout est agrémenté de personnages tous mieux fait les uns que les autres. Entre Albin qui nous est vite sympathique et qui fait vraiment gros nounours, Zélie avec son peps et son mordant, sa dynamique et son sourire, mais aussi Élise, jeune mère qui se révèle aussi bien plus intéressante, jusqu'au poisson rouge, qui nous livre de jolis dialogues (oui, des dialogues avec le poisson rouge).
Et bien sur, le dessin, que j'ai véritablement adoré, tout en noir et blanc mais avec une touche de je-ne-sais quoi qui m'a accroché jusqu'au bout. Les moments dans l'espace, les contrastes de noir et de blanc, les pleines pages et les découpages, tout m'a paru juste bien fait. C'est une lecture envoutante.
De l'ensemble se dégage en sus beaucoup de douceur, de poésie. C'est un vrai petit régal à lire, jusqu'au bout. Un roman graphique qui m'a fait fondre, et que je ne peux que vous recommander si vous voulez lire une histoire de rencontre très peu ordinaire, complètement barré mais en même temps très belle, drôle et touchante. Une histoire d'amour comme on aimerait lire plus souvent quoi !
Voilà le second tome qui pour moi justifie le projet Before Watchmen. On retrouve Laurie Jupiter en conflit avec sa mère (crise d'ado quand tu nous tiens) et qui refuse d'embrasser comme sa mère la carrière de justicière. La jeune fille part donc avec son amoureux direction de Los Angeles où le Flower Power règne avec toutes les substances liées.
Ayant acheté la série dans son format kiosque j'ai déjà pu la lire dans son intégralité. Avec Minutemen, je trouve que c'est le meilleur tome et coïncidence ou pas nous avons le même scénariste à la barre. L'histoire nous rend rapidement la jeune Laurie attachante et on comprend pourquoi elle se rebelle face à cette mère qui veut vivre une nouvelle jeunesse par procuration. J'ai retrouvé énormément de thématiques liées à l'univers de Spiderman (ado, pouvoir/responsabilité...) mais avec une vision plus adulte. Et c'est là je trouve le point fort de Cooke c'est qu'il fait passer l'ado à l'âge adulte et qu'on la voit réellement évoluer et gagner en profondeur.
Le dessin sert admirablement le scénario et nous plonge littéralement dans une autre époque distillant une vraie ambiance.
Voilà donc un second tome indispensable au fan de Watchmen que je recommande très fortement.
Alors là c'est le problème. J'avoue que ma note idéal serait 3.5 mais comme elle n'existe pas et qu'il faut faire un choix je mettrai 4 car ce tome est meilleur que celui sur les Compagnons mais moins bon que Minutemen.
Le gros plus c'est le dessin de Bermejo qui est aboslument fantastique et qui mériterait un 5/5.
Côté scénario c'est là où j'ai été le moins emballé. Il faut dire que si Rorschach est un des personnages les plus emblématiques de la série, je n'ai pas retrouvé le même plaisir à le suivre ici. On se retrouve avec une histoire assez noire avec des rebondissements mais que je n'ai pas trouvée transcendante même si elle reste agréable à lire.
Un bon 3.5 et je conseille l'achat au fan de la série car on y retrouve un personnage devenu culte et surtout parce que c'est Bermejo qui dessine
Dans le projet Before Watchmen, voici sans doute l'un des deux tomes qui m'ont le plus plu. Nous avons une histoire qui revient sur le premier groupe de vigilantes : les Minutemens.
Darwyn Cooke réussit à mener une histoire digne de Moore et qui sans être culte mérite de figurer en bonne place à côté de son aîné. On prend plaisir à découvrir ses personnages et surtout Cooke leur donne plus de profondeur.
Couplé à un dessin réussit, agréable et qui colle parfaitement à l'ambiance que l'auteur crée dans cet opus et vous obtenez une oeuvre indispensable pour les fans de Watchmen.
Pour ceux qui étaient inquiets que DC fasse des préquels à Watchmen, je trouve que ce tome justifie à lui seul ce projet.
Je viens de relire la chanson de Sigale et j'y ai trouvé le même plaisir qu'il y a 20 ans quand je l'ai découverte à sa sortie.
Au premier abord, les deux albums qui constituent cette série peuvent sembler éminemment farfelus.
L'action se situe au début des années 1950, dans un village provençal perché sur les contreforts des Alpilles, auquel on ne peut accéder que par un pont romain rappelant le pont du Gard. Le village surplombe l'abbaye des Fioupelans, célèbre pour son vin et pour les œuvres d'art de frère Pistou, genre de Facteur Cheval porté sur la bouteille et amateur de bonne chère. Aiguesieste est gouvernée par le débonnaire Augustin, édile érudit et bibliophile. On y rencontre divers personnages pittoresques, dont l'épicurisme n'a d'égal que la propension à se disputer afin de mieux se réconcilier autour d'un verre.
Mais on n'est tranquille nulle part et le quotidien de ce petit monde est troublé par des casse pieds agressifs.
Dans le premier album les habitants du village voisin de la Roche-Clairefont, menés par le maire Cruchol, s'emparent militairement d'Aiguesieste et y instaurent une insupportable dictature en forme de "régime végétarien". La résistance s'organise autour d'Augustin et de sa fille Sigale, involontairement responsable de ces événements tragiques.
Dans le second volume, ce sont d'étranges "estivants", débarqués de courges volantes, qui sèment la panique en s’enivrant de tous les liquides qui leur tombent sous la main. Mais les Aiguesiestois peuvent compter sur Sigale, leur arme secrète partie chercher du secours à Paris.
Peu de temps après que la série Les aventures d'Henri-Georges Midi ait été abandonnée, Christian Goux s'est lancé en solo dans la chanson de Sigale.
Il invente un univers provençal truculent, qui lorgne vers Marcel Pagnol et Jean Giono. Il met en scène toute une galerie de personnages attachants et pittoresques, entourés d'une multitude de figurants bien typés, derrière lesquels on entrevoit les ombres de Fernandel, de Raimu, de Michel Simon ou de Louis Jouvet. Au cours de ses pérégrinations, la jeune Sigale croise également Georges Brassens et Boby Lapointe.
Ces histoires loufoques et burlesques pourraient passer pour des pochades destinées à un public enfantin. Mais à y bien regarder, il y a dans cette approche du monde réel une dimension poétique qui dépasse la simple accumulation de péripéties extravagantes. L'invasion d'Aiguesieste par des fous furieux qui brûlent les livres et acclament un chef mégalomane est une allégorie de l'Occupation. La lutte des habitants pour préserver leur bonheur champêtre n'est pas sans rappeler le désir de retour à la terre dont rêvent nombre de contemporains. Et les cases en forme de rébus qui évoquent les chansons de Brassens dans Paris la douce amuseront assurément un public adulte.
Ces thèmes sont abordés sans lourdeur, avec une grande gentillesse. Car dans la chanson de Sigale, les gentils sont très gentils et les méchants, tout hideux qu'ils soient, sont surtout bêtes et ridicules. Bien sûr, ils sont punis à la fin pendant que les bon triomphent.
Le scénario est naïf, sans doute, mais pas simpliste, ni niais, ce qui demande un vrai talent. Et puis de temps à autres, c'est plaisant de lire des histoires gentilles avec des fins heureuses.
Le style du dessin de Christian Goux s'inspire de la ligne claire, avec des décors très soignés. Mais pour les personnages, il n'essaie plus d'imiter Bob de Moor. C'est désormais vers Dubout qu'il se tourne pour trouver son inspiration, et ce choix contribue pour beaucoup à la réussite de ces deux albums.
Les scènes de foule fourmillent de détails souvent comiques. L'accumulation de personnages dans les scènes de violence ou de liesse fait de chaque case un régal. Le regard s'attarde alors à traquer les détails saugrenus. Par moments, des dessins en pleine page d'une apparente simplicité cachent une extrême complexité digne du jeu où est Charlie ?. L'ensemble est très dynamique et l'auteur rend à merveille la confusion d'une bataille ou d'une procession où chacun des innombrables personnages semble vivre sa vie dans la plus grande fantaisie.
En bref, la chanson de Sigale a pour moi comme un parfum d'enfance heureuse, entre la guerre des boutons et Robin des Bois, ce qui est étrange car je n'étais déjà plus un gamin lorsque je l'ai découverte. Il y des œuvres comme ça qui vous rajeunissent l'esprit…
Le public n'a pas dû partager mes goûts et le troisième album annoncé n'est jamais paru.
Je ne sais même pas si Christian Goux a continué la bande dessinée.
Dommage…
Je donne à cette série un 4/5, amplement mérité à mon sens.
Et j'en fait mon coup de cœur du moment.
Que voilà un beau personnage !
Après m'avoir fait découvrir Mary Shelley sous un angle nouveau, les deux Da (Daniel Casanave et David Vandermeulen) se proposent ici de m'emmener sur les pas d'Adalbert Von Chamisso, dont je dois bien l'avouer, j'ignorais jusqu'à l'existence...
... ou plus exactement, que j'ignorais connaître. En effet, quel amateur de bande dessinée n'a pas lu au détour d'une phrase le titre péjoratif de rascal ? Et bien, figurez-vous que Rascal est le nom d'un des personnages de Chamisso !
Cet album m'a donc permis d'être un peu moins con, et rien que pour ça, je ne peux que remercier les auteurs.
A l'image de Shelley, le récit démarre sur des bases historiques solides mais bascule un moment dans la fantaisie littéraire, l'auteur dont on suit les pas fusionnant avec un de ses personnages. C'est déroutant, de prime abord mais aussi très astucieux pour mieux comprendre un auteur et son œuvre.
Le dessin, simple et expressif, de David Casanave et la narration légère et spontanée de David Vandermeulen sont deux véhicules des plus agréables à emprunter pour visiter cet univers. Le livre, copieux de près de 250 pages, se lit comme un rien. Le récit amuse, divertit, instruit et séduit.
Et me voilà sortant de cet album avec l'envie de découvrir "Peter Schlemihl", l'œuvre majeure de ce bien sympathique et atypique Chamisso. Sincèrement, quelqu'un qui écrivait il y a près de 200 ans "je saisit l'occasion pour élever ici une protestation solennelle contre l'appellation de "sauvages" appliquée aux insulaires de la mer du Sud..." mérite plus de reconnaissance. Merci donc aux auteurs de me l'avoir fait découvrir.
Franchement bien est peut-être exagéré car le récit comporte tout de même de quelques longueurs (dans sa première partie, principalement) mais c'est bien ! Le coup de cœur, lui est attribué au vu de certaines planches d'une vivifiante simplicité et pour la découverte de ce beau personnage.
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Le Dernier Voyage d'Alexandre de Humboldt
Après lecture des deux tomes, Ouaah!! Alors là on tient vraiment du grandiose. Tout y est, une aventure onirique qui nous entraîne dans des mondes de l'autre côté du miroir ou chaque protagoniste, ( Louise, le professeur et le chevalier) va vivre une expérience si intense qu'elle changera le reste de leurs existences. Respect à Etienne Leroux qui au scénario nous balade, nous perds, mais sait retrouver le chemin (cette mine, allégorie de l'âme humaine?). L'histoire est fluide mais pas si simple (on ne nous prends pas pour des benêts) mais est en fait astucieuse, nous tenant en haleine pour poursuivre notre lecture. Du coté du dessin, j'avoue avoir été assez bluffé; des parties assez classiques et puis d'autres ou on a l'impression de se trouver face ces vignettes de vieux muséum. Enfin des doubles pages qui donnent de l'ampleur au récit, tout cela avec des couleurs en demi teintes qui renvoient à l'ambiance du récit ou l'état d'esprit des personnages. Donc oui j'ai parfois eu l'impression d'être avec Stevenson, Conrad et Jules Verne. Un grand et beau voyage ou les grands et petits horizons se côtoient au sein de nos désirs, nos lâchetés, nos forces, bref ce qui nous rends humains, parfois..
Un sac de billes
Cette série en deux tomes est l'adaptation du très célèbre roman de Joseph Joffo que j'ai lu il y a très longtemps comme beaucoup de collégiens de cette époque ancienne ( c'était dans les années 80 d'accord mais c'est tout de même pas si vieux n'est-ce pas?). En tout cas d'après mes lointains souvenirs le scénariste a bien respecté l'œuvre originale et l'on prend beaucoup de plaisir à parcourir avec nos héros de nombreux départements français de l'époque qu'ils se situent en zone libre ou en zone occupée. Kris ,grâce à qui nous devons de très bonnes séries (Notre Mère la Guerre et plus récemment Les Brigades du Temps),nous replonge avec brio durant la pire période qu'ait connu la France, c'est à dire l'occupation allemande avec toutes les horreurs qui se sont produites durant celle-ci . Le sujet principal traité dans ce diptyque est la persécution des juifs français et leur déportation. Grâce à la fuite de deux enfants juifs parisiens dans le sud de la France nous suivons les grandes lignes de cette triste période. Cette histoire très bien adaptée a réussi à me faire prendre beaucoup de plaisir malgré les horribles faits traités par ce récit et même s'il n'y a pas trop de surprise pour ceux qui connaissent le roman de Joffo. . Le dessin , même si ce n'est pas celui que je préfère, s'adapte parfaitement au récit. Alors je ne peux que conseiller la lecture et même l'achat de ce très beau diptyque aux fans de l'auteur , mais aussi à ceux du roman original car je ne pense pas qu'ils seront déçus.
Block 109 - S.H.A.R.K.
Voici donc le nouveau tome de Block 109 avec un peu de retard sur le calendrier prévut. J'ai rencontré les deux dessinateurs à Angoulême et les deux sont très sympathiques même si concernant Ryan Lovelock mon anglais de 6eme ne m'a pas permis un échange poussé. La série continue de nous faire explorer l'uchronie Block 109 et Vincent Brugeas nous pond un tome réussi. L'histoire se lit rapidement et d'une traite car quand même on veut savoir ce que ce gars vient faire dans cette galère et surtout quel est son but. Le tout se lit avec plaisir. Pour le dessin je trouve que Ryan Lovelock s'en sort très bien. Il a su préserver je trouve l'esprit de la série tout en apportant un peu de son style. Il me fait penser à Toulhoat au début de la série c'est à dire un gars prometteur qui doit affiner son style (ce qu'a fait le premier dessinateur). J'espère avoir l'occasion de revoir le garçon sur un prochain tome de la série car pour avoir vu un certain nombre de ses dessins à Angoulême il a de l'imagination et un bon coup de crayon. Reprendre une série déjà existante bride un peu car il y a une certaine attente des fans et je trouve qu'il s'en est bien sorti à suivre. Un bon tome pour cette série que je continu à suivre avec plaisir tome après tome.
SequenceX
Après Carpe Diem que j'avais déjà bien apprécié, j'étais curieux de retrouver le travail d'Alphonso Azpiri. J'aime son trait, la sensualité des femmes qu'il dessine dans un style pourtant assez caricatural, le tout toujours un peu coquin et sensuel, mais sans jamais verser dans la vulgarité. Alphonso Azpiri s'amuse ici avec une dizaine d'histoires courtes à nous faire partager des scènes qui vont aller piocher dans tous les registres, avec pour seul dénominateur commun, érotisme et humour. Vie quotidienne ennuyeuse, science-fiction, fantasy... tout y passe ! Alors dans ce genre d'exercice, on a forcément toujours nos préférences, mais l'ensemble a plus que de la tenue, surtout que son graphisme et sa colorisation révèlent un coup de patte très personnel et qui a vraiment de la gueule. Les constructions et les découpages qu'il propose sont magnifiques et donnent un élan et un dynamisme impressionnant à ses planches. Alphonso Azpiri ? Ça a vraiment de la gueule ! De la très bonne BD érotique à mon goût.
Albin et Zélie
J'ai fini cette BD hier, et pourtant je me sens encore habité par elle. C'est une agréable et étrange sensation, qui m'est familière mais que je ressent avec grand plaisir. C'est le signe indiscutable d'une BD qui m'a marquée. J'avoue que je me suis laissé tenté principalement sur les dessins de la galerie, qui m'ont plu par leur trait. J'ai commencé l'album tranquillement durant un voyage en train, et je n'ai pas vu le temps passer. J'étais complètement pris dedans ! Il faut avouer que l'auteur sait jouer des codes conventionnels d'une rencontre amoureuse pour nous pondre ... ça. L'histoire s'embarque dans des péripéties qui nous baladent bien loin dans l'espace, mais qui ont commencée de façon tout aussi peu banale sur Terre. Cette histoire nous entraine dans son délire sans qu'on ne lâche et a l'audace de retomber sur ses jambes pour une dernière partie encore plus belle et qui conclue avec exactement ce qu'il faut de touche poétique et superbe. Le tout est agrémenté de personnages tous mieux fait les uns que les autres. Entre Albin qui nous est vite sympathique et qui fait vraiment gros nounours, Zélie avec son peps et son mordant, sa dynamique et son sourire, mais aussi Élise, jeune mère qui se révèle aussi bien plus intéressante, jusqu'au poisson rouge, qui nous livre de jolis dialogues (oui, des dialogues avec le poisson rouge). Et bien sur, le dessin, que j'ai véritablement adoré, tout en noir et blanc mais avec une touche de je-ne-sais quoi qui m'a accroché jusqu'au bout. Les moments dans l'espace, les contrastes de noir et de blanc, les pleines pages et les découpages, tout m'a paru juste bien fait. C'est une lecture envoutante. De l'ensemble se dégage en sus beaucoup de douceur, de poésie. C'est un vrai petit régal à lire, jusqu'au bout. Un roman graphique qui m'a fait fondre, et que je ne peux que vous recommander si vous voulez lire une histoire de rencontre très peu ordinaire, complètement barré mais en même temps très belle, drôle et touchante. Une histoire d'amour comme on aimerait lire plus souvent quoi !
Before Watchmen - Le Spectre Soyeux
Voilà le second tome qui pour moi justifie le projet Before Watchmen. On retrouve Laurie Jupiter en conflit avec sa mère (crise d'ado quand tu nous tiens) et qui refuse d'embrasser comme sa mère la carrière de justicière. La jeune fille part donc avec son amoureux direction de Los Angeles où le Flower Power règne avec toutes les substances liées. Ayant acheté la série dans son format kiosque j'ai déjà pu la lire dans son intégralité. Avec Minutemen, je trouve que c'est le meilleur tome et coïncidence ou pas nous avons le même scénariste à la barre. L'histoire nous rend rapidement la jeune Laurie attachante et on comprend pourquoi elle se rebelle face à cette mère qui veut vivre une nouvelle jeunesse par procuration. J'ai retrouvé énormément de thématiques liées à l'univers de Spiderman (ado, pouvoir/responsabilité...) mais avec une vision plus adulte. Et c'est là je trouve le point fort de Cooke c'est qu'il fait passer l'ado à l'âge adulte et qu'on la voit réellement évoluer et gagner en profondeur. Le dessin sert admirablement le scénario et nous plonge littéralement dans une autre époque distillant une vraie ambiance. Voilà donc un second tome indispensable au fan de Watchmen que je recommande très fortement.
Before Watchmen - Rorschach
Alors là c'est le problème. J'avoue que ma note idéal serait 3.5 mais comme elle n'existe pas et qu'il faut faire un choix je mettrai 4 car ce tome est meilleur que celui sur les Compagnons mais moins bon que Minutemen. Le gros plus c'est le dessin de Bermejo qui est aboslument fantastique et qui mériterait un 5/5. Côté scénario c'est là où j'ai été le moins emballé. Il faut dire que si Rorschach est un des personnages les plus emblématiques de la série, je n'ai pas retrouvé le même plaisir à le suivre ici. On se retrouve avec une histoire assez noire avec des rebondissements mais que je n'ai pas trouvée transcendante même si elle reste agréable à lire. Un bon 3.5 et je conseille l'achat au fan de la série car on y retrouve un personnage devenu culte et surtout parce que c'est Bermejo qui dessine
Before Watchmen - Minutemen
Dans le projet Before Watchmen, voici sans doute l'un des deux tomes qui m'ont le plus plu. Nous avons une histoire qui revient sur le premier groupe de vigilantes : les Minutemens. Darwyn Cooke réussit à mener une histoire digne de Moore et qui sans être culte mérite de figurer en bonne place à côté de son aîné. On prend plaisir à découvrir ses personnages et surtout Cooke leur donne plus de profondeur. Couplé à un dessin réussit, agréable et qui colle parfaitement à l'ambiance que l'auteur crée dans cet opus et vous obtenez une oeuvre indispensable pour les fans de Watchmen. Pour ceux qui étaient inquiets que DC fasse des préquels à Watchmen, je trouve que ce tome justifie à lui seul ce projet.
La Chanson de Sigale
Je viens de relire la chanson de Sigale et j'y ai trouvé le même plaisir qu'il y a 20 ans quand je l'ai découverte à sa sortie. Au premier abord, les deux albums qui constituent cette série peuvent sembler éminemment farfelus. L'action se situe au début des années 1950, dans un village provençal perché sur les contreforts des Alpilles, auquel on ne peut accéder que par un pont romain rappelant le pont du Gard. Le village surplombe l'abbaye des Fioupelans, célèbre pour son vin et pour les œuvres d'art de frère Pistou, genre de Facteur Cheval porté sur la bouteille et amateur de bonne chère. Aiguesieste est gouvernée par le débonnaire Augustin, édile érudit et bibliophile. On y rencontre divers personnages pittoresques, dont l'épicurisme n'a d'égal que la propension à se disputer afin de mieux se réconcilier autour d'un verre. Mais on n'est tranquille nulle part et le quotidien de ce petit monde est troublé par des casse pieds agressifs. Dans le premier album les habitants du village voisin de la Roche-Clairefont, menés par le maire Cruchol, s'emparent militairement d'Aiguesieste et y instaurent une insupportable dictature en forme de "régime végétarien". La résistance s'organise autour d'Augustin et de sa fille Sigale, involontairement responsable de ces événements tragiques. Dans le second volume, ce sont d'étranges "estivants", débarqués de courges volantes, qui sèment la panique en s’enivrant de tous les liquides qui leur tombent sous la main. Mais les Aiguesiestois peuvent compter sur Sigale, leur arme secrète partie chercher du secours à Paris. Peu de temps après que la série Les aventures d'Henri-Georges Midi ait été abandonnée, Christian Goux s'est lancé en solo dans la chanson de Sigale. Il invente un univers provençal truculent, qui lorgne vers Marcel Pagnol et Jean Giono. Il met en scène toute une galerie de personnages attachants et pittoresques, entourés d'une multitude de figurants bien typés, derrière lesquels on entrevoit les ombres de Fernandel, de Raimu, de Michel Simon ou de Louis Jouvet. Au cours de ses pérégrinations, la jeune Sigale croise également Georges Brassens et Boby Lapointe. Ces histoires loufoques et burlesques pourraient passer pour des pochades destinées à un public enfantin. Mais à y bien regarder, il y a dans cette approche du monde réel une dimension poétique qui dépasse la simple accumulation de péripéties extravagantes. L'invasion d'Aiguesieste par des fous furieux qui brûlent les livres et acclament un chef mégalomane est une allégorie de l'Occupation. La lutte des habitants pour préserver leur bonheur champêtre n'est pas sans rappeler le désir de retour à la terre dont rêvent nombre de contemporains. Et les cases en forme de rébus qui évoquent les chansons de Brassens dans Paris la douce amuseront assurément un public adulte. Ces thèmes sont abordés sans lourdeur, avec une grande gentillesse. Car dans la chanson de Sigale, les gentils sont très gentils et les méchants, tout hideux qu'ils soient, sont surtout bêtes et ridicules. Bien sûr, ils sont punis à la fin pendant que les bon triomphent. Le scénario est naïf, sans doute, mais pas simpliste, ni niais, ce qui demande un vrai talent. Et puis de temps à autres, c'est plaisant de lire des histoires gentilles avec des fins heureuses. Le style du dessin de Christian Goux s'inspire de la ligne claire, avec des décors très soignés. Mais pour les personnages, il n'essaie plus d'imiter Bob de Moor. C'est désormais vers Dubout qu'il se tourne pour trouver son inspiration, et ce choix contribue pour beaucoup à la réussite de ces deux albums. Les scènes de foule fourmillent de détails souvent comiques. L'accumulation de personnages dans les scènes de violence ou de liesse fait de chaque case un régal. Le regard s'attarde alors à traquer les détails saugrenus. Par moments, des dessins en pleine page d'une apparente simplicité cachent une extrême complexité digne du jeu où est Charlie ?. L'ensemble est très dynamique et l'auteur rend à merveille la confusion d'une bataille ou d'une procession où chacun des innombrables personnages semble vivre sa vie dans la plus grande fantaisie. En bref, la chanson de Sigale a pour moi comme un parfum d'enfance heureuse, entre la guerre des boutons et Robin des Bois, ce qui est étrange car je n'étais déjà plus un gamin lorsque je l'ai découverte. Il y des œuvres comme ça qui vous rajeunissent l'esprit… Le public n'a pas dû partager mes goûts et le troisième album annoncé n'est jamais paru. Je ne sais même pas si Christian Goux a continué la bande dessinée. Dommage… Je donne à cette série un 4/5, amplement mérité à mon sens. Et j'en fait mon coup de cœur du moment.
Chamisso (L'Homme qui a perdu son ombre)
Que voilà un beau personnage ! Après m'avoir fait découvrir Mary Shelley sous un angle nouveau, les deux Da (Daniel Casanave et David Vandermeulen) se proposent ici de m'emmener sur les pas d'Adalbert Von Chamisso, dont je dois bien l'avouer, j'ignorais jusqu'à l'existence... ... ou plus exactement, que j'ignorais connaître. En effet, quel amateur de bande dessinée n'a pas lu au détour d'une phrase le titre péjoratif de rascal ? Et bien, figurez-vous que Rascal est le nom d'un des personnages de Chamisso ! Cet album m'a donc permis d'être un peu moins con, et rien que pour ça, je ne peux que remercier les auteurs. A l'image de Shelley, le récit démarre sur des bases historiques solides mais bascule un moment dans la fantaisie littéraire, l'auteur dont on suit les pas fusionnant avec un de ses personnages. C'est déroutant, de prime abord mais aussi très astucieux pour mieux comprendre un auteur et son œuvre. Le dessin, simple et expressif, de David Casanave et la narration légère et spontanée de David Vandermeulen sont deux véhicules des plus agréables à emprunter pour visiter cet univers. Le livre, copieux de près de 250 pages, se lit comme un rien. Le récit amuse, divertit, instruit et séduit. Et me voilà sortant de cet album avec l'envie de découvrir "Peter Schlemihl", l'œuvre majeure de ce bien sympathique et atypique Chamisso. Sincèrement, quelqu'un qui écrivait il y a près de 200 ans "je saisit l'occasion pour élever ici une protestation solennelle contre l'appellation de "sauvages" appliquée aux insulaires de la mer du Sud..." mérite plus de reconnaissance. Merci donc aux auteurs de me l'avoir fait découvrir. Franchement bien est peut-être exagéré car le récit comporte tout de même de quelques longueurs (dans sa première partie, principalement) mais c'est bien ! Le coup de cœur, lui est attribué au vu de certaines planches d'une vivifiante simplicité et pour la découverte de ce beau personnage.