J'avoue qu'avec Alex Alice au dessin, j'ai un peu de mal à être objectif. Par les Dieux d'Asgard, que ce bougre dessine bien, très bien même ! Je ne m'étendrai donc pas trop sur la chose sauf pour redire que c'est que du bon.
Après l'histoire, et bien chacun aujourd'hui à défaut d'en connaitre et d'en comprendre tous les tenants et les aboutissants, en a entendu causer. Chacun à son niveau s'en est fait une représentation, s'est forgé des images. Maintes fois pompée, voire détournée à des fins idéologiques que l'on connait, cette version est une version. A mon sens elle n'est pas pire qu'une autre même si par son traitement elle peut s'éloigner de la coda. Comme lorsqu'un chanteur reprend le titre d'un autre je préfère, comme ici, y voir un hommage.
Cet hommage d'Alex Alice est pour moi de très bonne tenue. A lire bien entendu.
Tout d'abord, que se passe-t-il ? Cet album est paru en 2008 et la suite n'est toujours pas là. Si j'en juge par les critiques et ma lecture nous n'avons là que du bon !
Ce récit d'aventure se place en des lieux et à une époque fort peu connus. 1920, la révolution russe n'est pas achevée, les blancs résistent encore, aux frontières de l'ex empire les chinois sont aux aguets et les tribus mongoles et sibériennes veulent défendre leurs intérêts.
C'est dans ce maelstrom d'alliances, de trahisons, de massacres, etc. que nous suivons un médecin pris malgré lui dans des aventures et des rencontres qu'il n'avait pas souhaitées.
Quelle tuerie cet album ! Dans une ambiance très sombre, mais non dénuée d'humour (l'apprentissage de l'équitation de notre héros), il se débat, plus ballotté par les événements, qu'acteur de son destin.
Moultes péripéties donc dans cette histoire passionnante et dynamique dont le trait ainsi que les couleurs collent juste comme il faut. Hâte qu'une suite voit le jour !
Une bonne série et je suis déçu qu'il ne semble pas avoir de tome 4 pour continuer la série ce qui explique pourquoi je ne recommande pas l'achat.
Les couvertures sont superbes et m'ont donné envie de lire cette série. Le dessin est absolument superbe. Au début, je ne savais pas trop quoi attendre du scénario et j'avais peur de lire une pâle imitation de Fantômas et je fus agréablement surpris. Contrairement à d'autres, j'aime le coté fantastique que prend la série et je trouve même que le récit devient plus intéressant et captivant lorsque des éléments fantastiques font leurs apparition.
C'est dommage qu'il n'y ait pas de fin.
J'abonde messieurs qui mettez cette note; comment attacher le lecteur tout au long de cette histoire avec combien de personnage déjà? Assez grandiose, une histoire assez simple sans évènement extraordinaire. Un homme tout simplement confronté à la nature et à lui même. Qu'importe comment tout cela va finir, en plus on le sait. Mais quel plaisir, l'intensité dramatique est formidablement mise en scène par le dessin et un texte réduit au strict principal.
Du très bon Chabouté. Encore!!
Que voila un one shot enthousiasment, il y avait longtemps que je n'avais lu une histoire comme celle là qui vous embarque jusqu'au bout. On n'a pas vu le temps passer car tout cela est construit d'une manière machiavélique avec des retournements de situations que l'on ne voit pas venir.
L'auteur prends le temps de nous présenter ses personnages évoluant dans un monde qui leur est familier et ainsi leur donne une épaisseur qui est un grand plus pour la suite. Après cette introduction nous basculons dans un autre univers, celui d'une île paradisiaque, (enfin pas tant que cela!) et la on change radicalement de ton . Ceci avait été amorcé par l'histoire du vrp et concepteur de jouets. Au final tout se rejoint et se termine en apothéose.
Les personnages sont typés et caractéristiques de leur milieu mais ils ne sont jamais caricaturaux, la aussi une force de ce récit.
Le dessin est simple, (c'est un compliment), mais extrêmement dynamique et arrive à faire passer quelque chose de frais dans cette histoire: quand même une chasse à l'homme qui occasionne des morts.
Je dois dire que je préfère la série mère, Freaks' Squeele que je trouve plus gaie et amusante, mais ce spin-off racontant les origines de Funérailles et de son frère Scipio est d'excellente qualité.
Le ton n'y est pas le même que dans la série originelle.
Déjà, l'ambiance est à l'épique et la tragédie et non plus à la déconne. Il y a quelques légères touches d'humour par-ci par-là mais elles sont rares. Ensuite le décor n'est pas une version urban-fantasy de notre monde mais un vrai monde d'heroic-fantasy, puisqu'il s'agit d'un univers parallèle avec lequel seul le souriant Cernunnos semble savoir faire le lien.
Nous nous y trouvons dans un royaume où la hiérarchie sociale est basée sur la perfection du corps, les handicapés étant rejetés au bas de l'échelle. L'intrigue prend place dans un cadre d'influence de pouvoirs, de manipulations politiques et de combats militaires. Pris au milieu de cela, les jeunes héros vont se retrouver et devoir survivre et se venger ensemble.
Comme pour la série mère, c'est Florent Maudoux qui est au dessin et son graphisme est toujours aussi excellent. La narration est impeccable. Le récit est dense, bien construit et prenant. L'intrigue est complexe et il n'est pas facile de cerner précisément les motivations de certains personnages, ce qui maintient un voile de mystère et d'originalité sur le scénario.
Et non seulement l'histoire est bonne mais en plus on est curieux de voir comment elle va finir et comment Funérailles et Scipio vont finir par arriver dans le monde de Freaks' Squeele.
Pour la grande majorité d'entre nous, nous avons été élevés dans le cadre d'une éducation se référant à la culture judéo-chrétienne et latine. Alors, par les Dieux d'Asgard, comment se fait il que nous soyons si fascinés par ces sagas, ces légendes, l'histoire de ces peuples du Nord ?
Ce n'est sans doute pas le lieu pour y répondre, mais dans tous les cas les sieurs Dufaux et Aouamri font tout pour nous ramener à cette addiction et avec quel talent!. Je ne vais pas répéter ce que mes deux précédents collègues ont dit mais pour le principal j'adhère totalement.
Pour moi, la comparaison avec Thorgal n'a pas lieu d'être, chaque série à sa spécificité. Avec Saga Valta nous sommes sûrement sur un créneau plus adulte ce qui n'est pas pour me déplaire. Il ne faudra peut être pas trop tirer sur la corde mais un ou deux tomes de plus qu'annoncés au départ ne seraient pas de trop.
Belle BD à tous points de vue.
Cette BD est déjà ancienne mais elle n'a pas reçu beaucoup d'avis, ce que je trouve dommage.
En effet, tout d'abord du fait du thème abordé ; celui de la folie et de la manière de la traiter au XIXème siècle. Je ne sais si l'expérience décrite ici, forcément romancée, a réellement eu lieu, mais elle montre en tout cas bien tous les travers de ce qui pouvait se passer à l'époque alors que la psychiatrie n'en était qu'à ses débuts. Qui dit débuts, dit forcément expérimentations à l'arrache où tout et n'importe quoi pouvait être tenté. Il aura fallu attendre très longtemps, et sous certaines latitudes la situation n'a pas évolué, pour que l'on prenne en compte le fait que derrière la folie il y a des êtres humains.
Ici, en plus des aliénés, on croise la trajectoire d'un jésuite en aussi grande forme que ses coreligionnaires plus un policier très frappadingue.
Le récit est très bien mené sans trop d'excès, le curé est un peu caricatural et, au travers des yeux de trois enfants "sains", nous déambulons dans un milieu où les éléments sont à l'unisson de l'action. De jolies cases et une belle colorisation font de ce diptyque un très agréable moment de lecture. Ma note vaut donc pour le thème original, l'histoire maîtrisée et de belles images.
Les auteurs ont imaginé une histoire mélangeant la vie de Tarzan et celle de l’acteur qui l’a incarné à l’écran. A cette bonne idée, ils ont associé un récit rythmé, bercé par un ton légèrement décalé, le résultat est tout à fait sympathique. On se laisse agréablement porter par cette histoire et on ne voit pas passer les 80 pages du premier tome.
Le dessin est très sympa. Il a un petit côté sérieux qui arrive facilement à faire passer des expressions sur les visages. Mais il a aussi un côté plus léger, plus cartoon, qui fonctionne très bien lorsqu’il faut donner une petite impulsion humoristique. Cela passe très bien, par exemple, lorsque notre héros s’amuse avec les animaux dans la jungle.
Le récit est raconté par le héros, devenu vieux, qui se remémore son parcours avec nostalgie, naïveté et bonheur. Les différentes étapes clés sont entrecoupées de sortes de mini témoignages des autres protagonistes. On a une impression de petits bonus amusants qui viennent segmenter le récit en chapitres. Ceux-ci sont variés et nous mènent de la jungle africaine aux Etats-Unis, en passant par pas mal de péripéties intermédiaires. Cette richesse permet vraiment d’aborder la vie du héros sous plusieurs angles, toujours en gardant ce ton léger et décalé.
Evidemment, le récit est purement fictif mais il y a pourtant une petite ambiguïté introduite par des éléments rappelant des faits réels. La participation au JO de l’acteur par exemple. Hollywood en prend aussi pour son grade avec une belle satire des requins prêts à tout pour réussir dans le milieu du cinéma.
Bref beaucoup de bons points et de bonnes idées dans la première partie de ce diptyque.
Tome 2
Le second tome est de la même veine et conclue ce diptyque de fort belle manière. On découvre donc la suite et la fin de la vie de notre héros. Le dessin est toujours aussi plaisant et l'histoire aussi agréable et amusante. On retrouve le même ton et la même insouciance qui caractérise si bien notre héros. Pourtant on aborde une période plus sombre de sa vie. Mais malgré cet aspect, malgré les épreuves de la vie, la spontanéité et la naiveté de Johnny sont toujours autant bienvenues.
Les auteurs ont vraiment réussi à trouver le ton juste pour leur histoire. Au final ce diptyque se révèle être une vraie bonne petite série qui mérite plus que ses 3 avis actuels ! ;)
La série Freaks' Squeele se scinde pour moi en 2 parties.
Il y a d'abord les 3 premiers tomes qui se déroulent durant la première année d'études de notre trio de protagonistes dans notre université pour futurs super-héros. Puis à partir du 4e tome, les faits se déroulent durant la seconde année de leurs études.
Première partie, tome 1 à 3 et premier chapitre du tome 4 :
Malgré les avis positifs lus ici et là, j'étais méfiant vis-à-vis de cette série que je craignais un peu trop adolescente. Mais en fait, j'ai eu le coup de cœur très rapidement.
C'est un beau cocktail d'influences de la sous-culture pop et otaku : mangas, comics, films, dessins animés, jeux vidéos, les influences et les références sont innombrables mais très bien assimilés et combinés avec beaucoup d'humour et d'efficacité. Ça aurait pu être une parodie humoristique tant les clins d’œil et l'humour sont présents, mais c'est avant tout une chouette histoire d'aventure et de fantastique. On y retrouve d'ailleurs la structure narrative d'un shonen avec son cadre scolaire initial, sa grande galerie de personnages et son déroulement sur plusieurs mois puis plusieurs années nous permettant d'approfondir et de faire évoluer les relations entre protagonistes et les différentes intrigues parallèles.
Le graphisme est d'excellente qualité, et encore meilleur à mes yeux dans les planches en couleur. Personnages, décors, scènes d'actions, expressions des visages, design d'ensemble et des costumes, tout est nickel. Et quand on voit la capacité de production de l'auteur qui nous sort un album de plus de 100 pages du même niveau tous les ans, il y a de quoi être impressionné.
Je me suis très vite attaché aux personnages, principaux et secondaires. Ils sont variés, amusants et le plus souvent charismatiques ou au moins intéressants.
L'ambiance m'a vraiment plu. Très dynamique, elle combine intrigue mystérieuse, action mouvementée et gros délires, tout en restant cohérente et prenante. Il y a aussi une petite touche de romance puisqu'on se demande avec qui les personnages vont finir par sortir.
Et puis surtout, c'est drôle, un vrai plaisir de lecture.
Seconde partie, tome 4 à 7 :
A partir du second ou troisième chapitre du tome 4, il y a un petit saut chronologique amenant nos héros dans leur seconde année d'étude. Et j'ai trouvé que l'ambiance changeait un peu. Ce qui m'a déplu, c'était le sentiment que les trois héros se prenaient tout à coup plus au sérieux, notamment depuis qu'ils avaient dévoilé leurs dons respectifs et avaient acquis une nouvelle réputation. L'auteur semble leur avoir donné une soudaine maturité qui les rend un peu moins sympathiques à mes yeux et je trouve le changement un peu brusque après seulement quelques mois passés dans la chronologie de la série.
Les intrigues également gagnent soudain en complexité et en noirceur. Le tome 4 pourrait se résumer à une grosse course-poursuite avec des gentils et des méchants mais ensuite l'intrigue du tome 5 est nettement plus compliquée (et je n'ai pas aimé l'astuce narrative qui le compose et qui fait qu'on se fait au final raconter l'histoire au passé sans y avoir participé directement). Sa continuation dans le 6e tome est là encore assez sombre et complexe, et j'ai trouvé que la narration devenait vraiment embrouillée, donnant un récit trop dense où le lecteur se perd un peu, ou du moins qui m'a moins permis de savourer les moments d'action et d'humour.
Pourtant l'humour est toujours bien présent. Il y a beaucoup de moments où j'ai franchement rigolé, dans chacun des tomes en question. Les personnages sont toujours bons et les scénarios sont intéressants. Mais j'ai été moins captivé qu'auparavant, moins sous le charme. Certains moments m'ont même paru rébarbatifs, notamment l'enquête des héros pour retrouver leur mémoire dans le tome 5, la longue explication sur les origines des universités pour héros, puis la succession trop rapide des niveaux des enfers dans le tome 6.
Le 7e et dernier tome n'est pas mauvais et apporte une conclusion satisfaisante même si elle met un peu de temps à se mettre en place. Néanmoins, j'aurais aimé qu'elle conserve la simplicité et l'ambiance légère et sans prise de tête des premiers tomes.
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Siegfried
J'avoue qu'avec Alex Alice au dessin, j'ai un peu de mal à être objectif. Par les Dieux d'Asgard, que ce bougre dessine bien, très bien même ! Je ne m'étendrai donc pas trop sur la chose sauf pour redire que c'est que du bon. Après l'histoire, et bien chacun aujourd'hui à défaut d'en connaitre et d'en comprendre tous les tenants et les aboutissants, en a entendu causer. Chacun à son niveau s'en est fait une représentation, s'est forgé des images. Maintes fois pompée, voire détournée à des fins idéologiques que l'on connait, cette version est une version. A mon sens elle n'est pas pire qu'une autre même si par son traitement elle peut s'éloigner de la coda. Comme lorsqu'un chanteur reprend le titre d'un autre je préfère, comme ici, y voir un hommage. Cet hommage d'Alex Alice est pour moi de très bonne tenue. A lire bien entendu.
Taïga rouge
Tout d'abord, que se passe-t-il ? Cet album est paru en 2008 et la suite n'est toujours pas là. Si j'en juge par les critiques et ma lecture nous n'avons là que du bon ! Ce récit d'aventure se place en des lieux et à une époque fort peu connus. 1920, la révolution russe n'est pas achevée, les blancs résistent encore, aux frontières de l'ex empire les chinois sont aux aguets et les tribus mongoles et sibériennes veulent défendre leurs intérêts. C'est dans ce maelstrom d'alliances, de trahisons, de massacres, etc. que nous suivons un médecin pris malgré lui dans des aventures et des rencontres qu'il n'avait pas souhaitées. Quelle tuerie cet album ! Dans une ambiance très sombre, mais non dénuée d'humour (l'apprentissage de l'équitation de notre héros), il se débat, plus ballotté par les événements, qu'acteur de son destin. Moultes péripéties donc dans cette histoire passionnante et dynamique dont le trait ainsi que les couleurs collent juste comme il faut. Hâte qu'une suite voit le jour !
L'Ombre de l'échafaud
Une bonne série et je suis déçu qu'il ne semble pas avoir de tome 4 pour continuer la série ce qui explique pourquoi je ne recommande pas l'achat. Les couvertures sont superbes et m'ont donné envie de lire cette série. Le dessin est absolument superbe. Au début, je ne savais pas trop quoi attendre du scénario et j'avais peur de lire une pâle imitation de Fantômas et je fus agréablement surpris. Contrairement à d'autres, j'aime le coté fantastique que prend la série et je trouve même que le récit devient plus intéressant et captivant lorsque des éléments fantastiques font leurs apparition. C'est dommage qu'il n'y ait pas de fin.
Construire un feu
J'abonde messieurs qui mettez cette note; comment attacher le lecteur tout au long de cette histoire avec combien de personnage déjà? Assez grandiose, une histoire assez simple sans évènement extraordinaire. Un homme tout simplement confronté à la nature et à lui même. Qu'importe comment tout cela va finir, en plus on le sait. Mais quel plaisir, l'intensité dramatique est formidablement mise en scène par le dessin et un texte réduit au strict principal. Du très bon Chabouté. Encore!!
Tropique de l'agneau
Que voila un one shot enthousiasment, il y avait longtemps que je n'avais lu une histoire comme celle là qui vous embarque jusqu'au bout. On n'a pas vu le temps passer car tout cela est construit d'une manière machiavélique avec des retournements de situations que l'on ne voit pas venir. L'auteur prends le temps de nous présenter ses personnages évoluant dans un monde qui leur est familier et ainsi leur donne une épaisseur qui est un grand plus pour la suite. Après cette introduction nous basculons dans un autre univers, celui d'une île paradisiaque, (enfin pas tant que cela!) et la on change radicalement de ton . Ceci avait été amorcé par l'histoire du vrp et concepteur de jouets. Au final tout se rejoint et se termine en apothéose. Les personnages sont typés et caractéristiques de leur milieu mais ils ne sont jamais caricaturaux, la aussi une force de ce récit. Le dessin est simple, (c'est un compliment), mais extrêmement dynamique et arrive à faire passer quelque chose de frais dans cette histoire: quand même une chasse à l'homme qui occasionne des morts.
Freaks' Squeele - Funérailles
Je dois dire que je préfère la série mère, Freaks' Squeele que je trouve plus gaie et amusante, mais ce spin-off racontant les origines de Funérailles et de son frère Scipio est d'excellente qualité. Le ton n'y est pas le même que dans la série originelle. Déjà, l'ambiance est à l'épique et la tragédie et non plus à la déconne. Il y a quelques légères touches d'humour par-ci par-là mais elles sont rares. Ensuite le décor n'est pas une version urban-fantasy de notre monde mais un vrai monde d'heroic-fantasy, puisqu'il s'agit d'un univers parallèle avec lequel seul le souriant Cernunnos semble savoir faire le lien. Nous nous y trouvons dans un royaume où la hiérarchie sociale est basée sur la perfection du corps, les handicapés étant rejetés au bas de l'échelle. L'intrigue prend place dans un cadre d'influence de pouvoirs, de manipulations politiques et de combats militaires. Pris au milieu de cela, les jeunes héros vont se retrouver et devoir survivre et se venger ensemble. Comme pour la série mère, c'est Florent Maudoux qui est au dessin et son graphisme est toujours aussi excellent. La narration est impeccable. Le récit est dense, bien construit et prenant. L'intrigue est complexe et il n'est pas facile de cerner précisément les motivations de certains personnages, ce qui maintient un voile de mystère et d'originalité sur le scénario. Et non seulement l'histoire est bonne mais en plus on est curieux de voir comment elle va finir et comment Funérailles et Scipio vont finir par arriver dans le monde de Freaks' Squeele.
Saga Valta
Pour la grande majorité d'entre nous, nous avons été élevés dans le cadre d'une éducation se référant à la culture judéo-chrétienne et latine. Alors, par les Dieux d'Asgard, comment se fait il que nous soyons si fascinés par ces sagas, ces légendes, l'histoire de ces peuples du Nord ? Ce n'est sans doute pas le lieu pour y répondre, mais dans tous les cas les sieurs Dufaux et Aouamri font tout pour nous ramener à cette addiction et avec quel talent!. Je ne vais pas répéter ce que mes deux précédents collègues ont dit mais pour le principal j'adhère totalement. Pour moi, la comparaison avec Thorgal n'a pas lieu d'être, chaque série à sa spécificité. Avec Saga Valta nous sommes sûrement sur un créneau plus adulte ce qui n'est pas pour me déplaire. Il ne faudra peut être pas trop tirer sur la corde mais un ou deux tomes de plus qu'annoncés au départ ne seraient pas de trop. Belle BD à tous points de vue.
Les Démons de Marie
Cette BD est déjà ancienne mais elle n'a pas reçu beaucoup d'avis, ce que je trouve dommage. En effet, tout d'abord du fait du thème abordé ; celui de la folie et de la manière de la traiter au XIXème siècle. Je ne sais si l'expérience décrite ici, forcément romancée, a réellement eu lieu, mais elle montre en tout cas bien tous les travers de ce qui pouvait se passer à l'époque alors que la psychiatrie n'en était qu'à ses débuts. Qui dit débuts, dit forcément expérimentations à l'arrache où tout et n'importe quoi pouvait être tenté. Il aura fallu attendre très longtemps, et sous certaines latitudes la situation n'a pas évolué, pour que l'on prenne en compte le fait que derrière la folie il y a des êtres humains. Ici, en plus des aliénés, on croise la trajectoire d'un jésuite en aussi grande forme que ses coreligionnaires plus un policier très frappadingue. Le récit est très bien mené sans trop d'excès, le curé est un peu caricatural et, au travers des yeux de trois enfants "sains", nous déambulons dans un milieu où les éléments sont à l'unisson de l'action. De jolies cases et une belle colorisation font de ce diptyque un très agréable moment de lecture. Ma note vaut donc pour le thème original, l'histoire maîtrisée et de belles images.
Johnny Jungle
Les auteurs ont imaginé une histoire mélangeant la vie de Tarzan et celle de l’acteur qui l’a incarné à l’écran. A cette bonne idée, ils ont associé un récit rythmé, bercé par un ton légèrement décalé, le résultat est tout à fait sympathique. On se laisse agréablement porter par cette histoire et on ne voit pas passer les 80 pages du premier tome. Le dessin est très sympa. Il a un petit côté sérieux qui arrive facilement à faire passer des expressions sur les visages. Mais il a aussi un côté plus léger, plus cartoon, qui fonctionne très bien lorsqu’il faut donner une petite impulsion humoristique. Cela passe très bien, par exemple, lorsque notre héros s’amuse avec les animaux dans la jungle. Le récit est raconté par le héros, devenu vieux, qui se remémore son parcours avec nostalgie, naïveté et bonheur. Les différentes étapes clés sont entrecoupées de sortes de mini témoignages des autres protagonistes. On a une impression de petits bonus amusants qui viennent segmenter le récit en chapitres. Ceux-ci sont variés et nous mènent de la jungle africaine aux Etats-Unis, en passant par pas mal de péripéties intermédiaires. Cette richesse permet vraiment d’aborder la vie du héros sous plusieurs angles, toujours en gardant ce ton léger et décalé. Evidemment, le récit est purement fictif mais il y a pourtant une petite ambiguïté introduite par des éléments rappelant des faits réels. La participation au JO de l’acteur par exemple. Hollywood en prend aussi pour son grade avec une belle satire des requins prêts à tout pour réussir dans le milieu du cinéma. Bref beaucoup de bons points et de bonnes idées dans la première partie de ce diptyque. Tome 2 Le second tome est de la même veine et conclue ce diptyque de fort belle manière. On découvre donc la suite et la fin de la vie de notre héros. Le dessin est toujours aussi plaisant et l'histoire aussi agréable et amusante. On retrouve le même ton et la même insouciance qui caractérise si bien notre héros. Pourtant on aborde une période plus sombre de sa vie. Mais malgré cet aspect, malgré les épreuves de la vie, la spontanéité et la naiveté de Johnny sont toujours autant bienvenues. Les auteurs ont vraiment réussi à trouver le ton juste pour leur histoire. Au final ce diptyque se révèle être une vraie bonne petite série qui mérite plus que ses 3 avis actuels ! ;)
Freaks' Squeele
La série Freaks' Squeele se scinde pour moi en 2 parties. Il y a d'abord les 3 premiers tomes qui se déroulent durant la première année d'études de notre trio de protagonistes dans notre université pour futurs super-héros. Puis à partir du 4e tome, les faits se déroulent durant la seconde année de leurs études. Première partie, tome 1 à 3 et premier chapitre du tome 4 : Malgré les avis positifs lus ici et là, j'étais méfiant vis-à-vis de cette série que je craignais un peu trop adolescente. Mais en fait, j'ai eu le coup de cœur très rapidement. C'est un beau cocktail d'influences de la sous-culture pop et otaku : mangas, comics, films, dessins animés, jeux vidéos, les influences et les références sont innombrables mais très bien assimilés et combinés avec beaucoup d'humour et d'efficacité. Ça aurait pu être une parodie humoristique tant les clins d’œil et l'humour sont présents, mais c'est avant tout une chouette histoire d'aventure et de fantastique. On y retrouve d'ailleurs la structure narrative d'un shonen avec son cadre scolaire initial, sa grande galerie de personnages et son déroulement sur plusieurs mois puis plusieurs années nous permettant d'approfondir et de faire évoluer les relations entre protagonistes et les différentes intrigues parallèles. Le graphisme est d'excellente qualité, et encore meilleur à mes yeux dans les planches en couleur. Personnages, décors, scènes d'actions, expressions des visages, design d'ensemble et des costumes, tout est nickel. Et quand on voit la capacité de production de l'auteur qui nous sort un album de plus de 100 pages du même niveau tous les ans, il y a de quoi être impressionné. Je me suis très vite attaché aux personnages, principaux et secondaires. Ils sont variés, amusants et le plus souvent charismatiques ou au moins intéressants. L'ambiance m'a vraiment plu. Très dynamique, elle combine intrigue mystérieuse, action mouvementée et gros délires, tout en restant cohérente et prenante. Il y a aussi une petite touche de romance puisqu'on se demande avec qui les personnages vont finir par sortir. Et puis surtout, c'est drôle, un vrai plaisir de lecture. Seconde partie, tome 4 à 7 : A partir du second ou troisième chapitre du tome 4, il y a un petit saut chronologique amenant nos héros dans leur seconde année d'étude. Et j'ai trouvé que l'ambiance changeait un peu. Ce qui m'a déplu, c'était le sentiment que les trois héros se prenaient tout à coup plus au sérieux, notamment depuis qu'ils avaient dévoilé leurs dons respectifs et avaient acquis une nouvelle réputation. L'auteur semble leur avoir donné une soudaine maturité qui les rend un peu moins sympathiques à mes yeux et je trouve le changement un peu brusque après seulement quelques mois passés dans la chronologie de la série. Les intrigues également gagnent soudain en complexité et en noirceur. Le tome 4 pourrait se résumer à une grosse course-poursuite avec des gentils et des méchants mais ensuite l'intrigue du tome 5 est nettement plus compliquée (et je n'ai pas aimé l'astuce narrative qui le compose et qui fait qu'on se fait au final raconter l'histoire au passé sans y avoir participé directement). Sa continuation dans le 6e tome est là encore assez sombre et complexe, et j'ai trouvé que la narration devenait vraiment embrouillée, donnant un récit trop dense où le lecteur se perd un peu, ou du moins qui m'a moins permis de savourer les moments d'action et d'humour. Pourtant l'humour est toujours bien présent. Il y a beaucoup de moments où j'ai franchement rigolé, dans chacun des tomes en question. Les personnages sont toujours bons et les scénarios sont intéressants. Mais j'ai été moins captivé qu'auparavant, moins sous le charme. Certains moments m'ont même paru rébarbatifs, notamment l'enquête des héros pour retrouver leur mémoire dans le tome 5, la longue explication sur les origines des universités pour héros, puis la succession trop rapide des niveaux des enfers dans le tome 6. Le 7e et dernier tome n'est pas mauvais et apporte une conclusion satisfaisante même si elle met un peu de temps à se mettre en place. Néanmoins, j'aurais aimé qu'elle conserve la simplicité et l'ambiance légère et sans prise de tête des premiers tomes.