Le tirailleur serait la bande dessinée idéale pour ceux qui sont un peu racistes au point de penser que les aides sociales partent à leur dépend pour certaines catégories de population stigmatisées. Ils ont oublié que certaines personnes ont été enrôlées de force pour sauver la mère patrie. Lorsqu’on voit ce qu’ils ont eu en retour, j’éprouve de la honte pour mon pays.
Par ailleurs, c’est une histoire vraie et il y a lieu de penser qu’elle concerne des milliers d’individus provenant des anciennes colonies et qui ont connu le même sort. Bref, cette bd apporte un éclairage différent par rapport à un problème bien plus complexe qu’il n’y paraît.
Par rapport à la bd, le ton sonne juste. Il y a de la retenue. Bref, l’humanisme transparaît. Il n’y a pas de fausses notes. Cela donne une certaine crédibilité au récit. Le difficile exercice est réussi.
Crossed - Valeurs familiales, la suite sans être la suite de Crossed.
Ce que j'ai adoré, c'est qu'on ne suit pas les mêmes personnages que dans la série précédente. Il s'agit ici d'un autre groupe de gens qui va se retrouver piégé le jour où tout a basculé et on va les voir évoluer pour survivre. On repart donc à zéro et c'est parti pour une nouvelle aventure horrifique ! Même pas besoin d'avoir lu les livres précédents pour comprendre.
Quel est l'intérêt de ce deuxième volet dans l'univers de Crossed ? C'est qu'ici, on va encore plus loin dans l'horreur (oui oui, finalement, on se rend compte que c'était possible).
L'autre chose intéressante, c'est que nous sommes ENFIN en présence d'un VRAI personnage méchant dont on va se souvenir longtemps. Autant dans son look que dans ses paroles que dans ses actes. Je n'avais pas eu ce sentiment d'être en présence d'un "méchant charismatique" depuis bien longtemps.... (dans des histoires de Garth Ennis, justement). Comme quoi le monde est petit.
Beaucoup vont dire que ce volume ne sert à rien à part montrer de l'horreur gratuite. Je leur répondrai qu'il n'y a pas que ça même s'ils n'ont pas tort. Alors qu'y a-t-il d'autre à noter réellement ? C'est que grâce à ce Crossed - Valeurs familiales, on a un épaississement de l'univers de Crossed et surtout, on a une réflexion des survivants sur les infectés. Et le lecteur se rend compte en même temps que les personnages que finalement, les monstres ne font rien de pire que des humains n'ont jamais fait.... et là, ça fait froid dans le dos.....
Mon unique regret, c'est le dessinateur qui est clairement trois tons en dessous de la première série même si on voit son coup de crayon s'arranger au fil des pages.
J'ai hâte de lire la suite.
Achat conseillé ! oui MAIS pour les adultes qui n'ont pas peur de se salir les yeux, of course !
Là où Crossed est intéressant, c'est que les auteurs ont su retravailler le mythe du zombie (plus précisément de l'infecté) en rendant la chose plus sombre et plus dérangeante.
Plus dérangeante, oui mais pourquoi ? Parce que là, finalement, les monstres ne sont pas des morts vivants mais plus précisément des humains comme vous et moi qui ont développé les côtés les plus horribles que certains autres humains possèdent.
Finalement, c'est ça qui dérange car le monstre se trouve plus proche de l'Humain que dans beaucoup d'autres histoires.
Crossed, c'est une BD intéressante pour tous les fans de zombie, d'infectés et d'univers qui partent en cacahuète. Le petit plus, c'est que lorsqu'on lit ça, on hallucine à chaque page car on avance d'un cran plus loin dans la violence et le malsain. Et quand on réalise qu'à la page suivante, ça va être encore pire, on lit ça rapidement pour mieux faire passer la pilule. Mais on lit quand même car on a envie de savoir comment les personnages vont évoluer et survivre (...ou pas !)
Crossed est probablement l'univers Post-Apocalyptique le plus horrible jamais dépeint.
Elle m'a fait pleurer la bougresse! De rire. Voilà une bonne soeur comme on aimerait en voir plus souvent. En même temps j'en ai jamais fréquenté!
Sa poitrine opulente lui donne l'air d'un char d'assaut mais l'on sent bien que derrière ses travers (aux yeux de l'église) il y a une femme pleine de bon sens et de coeur. Elle fustige les cons, les petits qui veulent se donner des grands airs et puis surtout elle vit sa religion comme elle l'entend sans se préoccuper des diktats de sa hiérarchie.
Mais surtout elle est drôle et férocement non politiquement correcte. J'en redemande !
(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin)
Slurp, miam, slurp !
J’ai dévoré cette vraie bonne BD fantasy comme je les aime, je m’en pourlèche encore les babines !
Un univers original et exotique, accompagné de coutumes baroques, morbides, avec lesquelles le peuple autochtone doit composer en respectant la hiérarchie établie. Enfin… tout le problème est là.
On a vraiment le temps, tout au long de ces quatre albums, de s’imprégner de ce monde imaginé par les auteurs, de découvrir les règles qui le régissent, d’appréhender tous les personnages qui l’alimentent.
Le dessin est excellent, cela fourmille de détails, tout est à sa place, les perspectives des rues, des bâtiments sont superbes, on est dedans ! Les habits des protagonistes de l’histoire sont pleins de singularité, l’ensemble des illustrations est un véritable enchantement !
En lisant cette série j’avais l’impression de déguster goulûment un bon roman de Jack Vance, à ceci près qu’au lieu de me faire les images dans la tête je les savourais sous mes yeux.
Une réussite !
15 /20
Depuis toujours et quels que soient les délires qu'il nous propose A. Jodorowski a su s'entourer des meilleurs. Moebius, Gimenez etc. Pour cette série d'histoires courtes avec un dessinateur différent à chacune d'entre elles, le scénario nous fait voyager dans des univers aussi variés qu'il est possible. Le travail est ardu car il faut condenser en une dizaine de pages une histoire relativement riche.
Pour moi il est difficile de mettre en avant l'un ou l'autre de ces récits, leur point commun étant de fournir une histoire qui ne s'encombre pas de fioriture et sait aller à l'essentiel. Autre détail qui a son importance nous avons là des scénarios qui ne nous imposent pas les habituels débordements dont l'auteur est coutumier (ça repose!).
Que voila donc une magnifique introduction pour quelqu'un qui voudrait s'initier à la SF par le biais de scénarios intelligents avec de très bon dessinateurs.
L'histoire qui ouvre cet album est l'une de celles qui m'avaient le plus marqué lorsque j'avais lu le recueil Grands reporters, édité par les Arènes. Le séjour en Amérique latine de Didier Tronchet et sa famille s'étant prolongé, il a continué à coucher sur le papier les moments les plus étonnants ou touchants, de quoi aujourd'hui constituer un album complet (presque 120 pages).
La lecture est un vrai régal. Tronchet nous parle de Quito, où il a résidé la plupart du temps, cette ville adossée à un volcan, sur une faille géologique, et de sa rue principale qui descend en zigzags et est le théâtre de nombre de spectacles organisés ou improvisés... De la selva, où sa compagne, qui parle parfaitement le Quechua (non, ce n'est pas seulement une marque tentes !), est allée s'immerger. D'un immense lac salé en Bolivie, de la côte équatorienne (trop rapidement, hélas) ou encore des mines encore en activité. Un dépaysement TOTAL, porté par un récit décomplexé, et qui contient ces moments de grâce, comme ces indigènes qui tirent à la sarbacane sur les avions qui se posent sur l'aéroport de Quito.
Comme il l'écrit lui-même, Tronchet a un trait "malhabile". Je ne suis pas fan de ses oeuvres de la première époque, ces personnages ayant des aspects maladifs, ces designs approximatifs. Ici cette gêne disparaît derrière la disparition des conventions, l'auteur se sent libéré, il est avant tout au service de ses personnages, des ambiances, et il y donne tout son coeur, avec des ambiances colorées très belles...
Excellent moment de lecture, qui donne envie de découvrir de plus près certains endroits de l'Amérique latine...
J'ai retrouvé cette bédé cette semaine en faisant du ménage. Elle est pas trop amochée! J'ai bien aimé la relire après 30 ans Effectivement le Tome 2 Devait être 20 000 Lieues Sous La Terre
Je cherche depuis deux jours sur le web et je trouve rien! A croire la suite n'a héla pas vu le jour!
J'avoue avec un tout petit poil de honte, j'ai franchement aimé. Pourquoi cette petite honte me direz vous?
Et bien parce que je ne suis pas dupe de toutes les grosses ficelles employées pour me faire craquer. L'idéologie mise en avant n'est pas mon truc, entre les régimes fachisants, les troglo socialistes j'en passe et des bien pires, disons qu'il y a là tous les travers de l'humain. La procréation par Madame, dans je ne sais plus quel tome, est osée. Les intermèdes sexe. Les grosses bastons spatiales ou autres.
Tout ça, tout ça. Mais au final cette très longue série m'a quand même tenu accroché d'un bout à l'autre. Une des causes principales c'est le dessin de Gimenez dont je suis assez fan. Cet homme a quand même un talent certain dans les univers de science fiction et mon côté macho aime assez les courbes féminines qu'il dessine. Une autre des raisons qui me font apprécier cette série c'est le scénario. Certes on y retrouve tous les délires de Jodorowski mais tout cela tient la route, il sait où il va le bougre. Son clin d'oeil au guerrier éternel, (Salut Elric) n'est pas mal venu et mine de rien ses personnages ont une certaine épaisseur.
Alors tout n'est pas à jeter en bloc dans cette grande fresque galactique, certains univers sont carrément originaux. Un conseil, peut être à ne pas lire d'une traite pour laisser aux images le temps de s'imprégner.
J'avoue qu'avec Alex Alice au dessin, j'ai un peu de mal à être objectif. Par les Dieux d'Asgard, que ce bougre dessine bien, très bien même ! Je ne m'étendrai donc pas trop sur la chose sauf pour redire que c'est que du bon.
Après l'histoire, et bien chacun aujourd'hui à défaut d'en connaitre et d'en comprendre tous les tenants et les aboutissants, en a entendu causer. Chacun à son niveau s'en est fait une représentation, s'est forgé des images. Maintes fois pompée, voire détournée à des fins idéologiques que l'on connait, cette version est une version. A mon sens elle n'est pas pire qu'une autre même si par son traitement elle peut s'éloigner de la coda. Comme lorsqu'un chanteur reprend le titre d'un autre je préfère, comme ici, y voir un hommage.
Cet hommage d'Alex Alice est pour moi de très bonne tenue. A lire bien entendu.
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Le Tirailleur
Le tirailleur serait la bande dessinée idéale pour ceux qui sont un peu racistes au point de penser que les aides sociales partent à leur dépend pour certaines catégories de population stigmatisées. Ils ont oublié que certaines personnes ont été enrôlées de force pour sauver la mère patrie. Lorsqu’on voit ce qu’ils ont eu en retour, j’éprouve de la honte pour mon pays. Par ailleurs, c’est une histoire vraie et il y a lieu de penser qu’elle concerne des milliers d’individus provenant des anciennes colonies et qui ont connu le même sort. Bref, cette bd apporte un éclairage différent par rapport à un problème bien plus complexe qu’il n’y paraît. Par rapport à la bd, le ton sonne juste. Il y a de la retenue. Bref, l’humanisme transparaît. Il n’y a pas de fausses notes. Cela donne une certaine crédibilité au récit. Le difficile exercice est réussi.
Crossed - Valeurs familiales
Crossed - Valeurs familiales, la suite sans être la suite de Crossed. Ce que j'ai adoré, c'est qu'on ne suit pas les mêmes personnages que dans la série précédente. Il s'agit ici d'un autre groupe de gens qui va se retrouver piégé le jour où tout a basculé et on va les voir évoluer pour survivre. On repart donc à zéro et c'est parti pour une nouvelle aventure horrifique ! Même pas besoin d'avoir lu les livres précédents pour comprendre. Quel est l'intérêt de ce deuxième volet dans l'univers de Crossed ? C'est qu'ici, on va encore plus loin dans l'horreur (oui oui, finalement, on se rend compte que c'était possible). L'autre chose intéressante, c'est que nous sommes ENFIN en présence d'un VRAI personnage méchant dont on va se souvenir longtemps. Autant dans son look que dans ses paroles que dans ses actes. Je n'avais pas eu ce sentiment d'être en présence d'un "méchant charismatique" depuis bien longtemps.... (dans des histoires de Garth Ennis, justement). Comme quoi le monde est petit. Beaucoup vont dire que ce volume ne sert à rien à part montrer de l'horreur gratuite. Je leur répondrai qu'il n'y a pas que ça même s'ils n'ont pas tort. Alors qu'y a-t-il d'autre à noter réellement ? C'est que grâce à ce Crossed - Valeurs familiales, on a un épaississement de l'univers de Crossed et surtout, on a une réflexion des survivants sur les infectés. Et le lecteur se rend compte en même temps que les personnages que finalement, les monstres ne font rien de pire que des humains n'ont jamais fait.... et là, ça fait froid dans le dos..... Mon unique regret, c'est le dessinateur qui est clairement trois tons en dessous de la première série même si on voit son coup de crayon s'arranger au fil des pages. J'ai hâte de lire la suite.
Crossed
Achat conseillé ! oui MAIS pour les adultes qui n'ont pas peur de se salir les yeux, of course ! Là où Crossed est intéressant, c'est que les auteurs ont su retravailler le mythe du zombie (plus précisément de l'infecté) en rendant la chose plus sombre et plus dérangeante. Plus dérangeante, oui mais pourquoi ? Parce que là, finalement, les monstres ne sont pas des morts vivants mais plus précisément des humains comme vous et moi qui ont développé les côtés les plus horribles que certains autres humains possèdent. Finalement, c'est ça qui dérange car le monstre se trouve plus proche de l'Humain que dans beaucoup d'autres histoires. Crossed, c'est une BD intéressante pour tous les fans de zombie, d'infectés et d'univers qui partent en cacahuète. Le petit plus, c'est que lorsqu'on lit ça, on hallucine à chaque page car on avance d'un cran plus loin dans la violence et le malsain. Et quand on réalise qu'à la page suivante, ça va être encore pire, on lit ça rapidement pour mieux faire passer la pilule. Mais on lit quand même car on a envie de savoir comment les personnages vont évoluer et survivre (...ou pas !) Crossed est probablement l'univers Post-Apocalyptique le plus horrible jamais dépeint.
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Elle m'a fait pleurer la bougresse! De rire. Voilà une bonne soeur comme on aimerait en voir plus souvent. En même temps j'en ai jamais fréquenté! Sa poitrine opulente lui donne l'air d'un char d'assaut mais l'on sent bien que derrière ses travers (aux yeux de l'église) il y a une femme pleine de bon sens et de coeur. Elle fustige les cons, les petits qui veulent se donner des grands airs et puis surtout elle vit sa religion comme elle l'entend sans se préoccuper des diktats de sa hiérarchie. Mais surtout elle est drôle et férocement non politiquement correcte. J'en redemande !
Anahire
(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Slurp, miam, slurp ! J’ai dévoré cette vraie bonne BD fantasy comme je les aime, je m’en pourlèche encore les babines ! Un univers original et exotique, accompagné de coutumes baroques, morbides, avec lesquelles le peuple autochtone doit composer en respectant la hiérarchie établie. Enfin… tout le problème est là. On a vraiment le temps, tout au long de ces quatre albums, de s’imprégner de ce monde imaginé par les auteurs, de découvrir les règles qui le régissent, d’appréhender tous les personnages qui l’alimentent. Le dessin est excellent, cela fourmille de détails, tout est à sa place, les perspectives des rues, des bâtiments sont superbes, on est dedans ! Les habits des protagonistes de l’histoire sont pleins de singularité, l’ensemble des illustrations est un véritable enchantement ! En lisant cette série j’avais l’impression de déguster goulûment un bon roman de Jack Vance, à ceci près qu’au lieu de me faire les images dans la tête je les savourais sous mes yeux. Une réussite ! 15 /20
Metal Hurlant Chronicles (Astéroïde hurlant)
Depuis toujours et quels que soient les délires qu'il nous propose A. Jodorowski a su s'entourer des meilleurs. Moebius, Gimenez etc. Pour cette série d'histoires courtes avec un dessinateur différent à chacune d'entre elles, le scénario nous fait voyager dans des univers aussi variés qu'il est possible. Le travail est ardu car il faut condenser en une dizaine de pages une histoire relativement riche. Pour moi il est difficile de mettre en avant l'un ou l'autre de ces récits, leur point commun étant de fournir une histoire qui ne s'encombre pas de fioriture et sait aller à l'essentiel. Autre détail qui a son importance nous avons là des scénarios qui ne nous imposent pas les habituels débordements dont l'auteur est coutumier (ça repose!). Que voila donc une magnifique introduction pour quelqu'un qui voudrait s'initier à la SF par le biais de scénarios intelligents avec de très bon dessinateurs.
Vertiges de Quito
L'histoire qui ouvre cet album est l'une de celles qui m'avaient le plus marqué lorsque j'avais lu le recueil Grands reporters, édité par les Arènes. Le séjour en Amérique latine de Didier Tronchet et sa famille s'étant prolongé, il a continué à coucher sur le papier les moments les plus étonnants ou touchants, de quoi aujourd'hui constituer un album complet (presque 120 pages). La lecture est un vrai régal. Tronchet nous parle de Quito, où il a résidé la plupart du temps, cette ville adossée à un volcan, sur une faille géologique, et de sa rue principale qui descend en zigzags et est le théâtre de nombre de spectacles organisés ou improvisés... De la selva, où sa compagne, qui parle parfaitement le Quechua (non, ce n'est pas seulement une marque tentes !), est allée s'immerger. D'un immense lac salé en Bolivie, de la côte équatorienne (trop rapidement, hélas) ou encore des mines encore en activité. Un dépaysement TOTAL, porté par un récit décomplexé, et qui contient ces moments de grâce, comme ces indigènes qui tirent à la sarbacane sur les avions qui se posent sur l'aéroport de Quito. Comme il l'écrit lui-même, Tronchet a un trait "malhabile". Je ne suis pas fan de ses oeuvres de la première époque, ces personnages ayant des aspects maladifs, ces designs approximatifs. Ici cette gêne disparaît derrière la disparition des conventions, l'auteur se sent libéré, il est avant tout au service de ses personnages, des ambiances, et il y donne tout son coeur, avec des ambiances colorées très belles... Excellent moment de lecture, qui donne envie de découvrir de plus près certains endroits de l'Amérique latine...
Nostrabek
J'ai retrouvé cette bédé cette semaine en faisant du ménage. Elle est pas trop amochée! J'ai bien aimé la relire après 30 ans Effectivement le Tome 2 Devait être 20 000 Lieues Sous La Terre Je cherche depuis deux jours sur le web et je trouve rien! A croire la suite n'a héla pas vu le jour!
La Caste des Méta-barons
J'avoue avec un tout petit poil de honte, j'ai franchement aimé. Pourquoi cette petite honte me direz vous? Et bien parce que je ne suis pas dupe de toutes les grosses ficelles employées pour me faire craquer. L'idéologie mise en avant n'est pas mon truc, entre les régimes fachisants, les troglo socialistes j'en passe et des bien pires, disons qu'il y a là tous les travers de l'humain. La procréation par Madame, dans je ne sais plus quel tome, est osée. Les intermèdes sexe. Les grosses bastons spatiales ou autres. Tout ça, tout ça. Mais au final cette très longue série m'a quand même tenu accroché d'un bout à l'autre. Une des causes principales c'est le dessin de Gimenez dont je suis assez fan. Cet homme a quand même un talent certain dans les univers de science fiction et mon côté macho aime assez les courbes féminines qu'il dessine. Une autre des raisons qui me font apprécier cette série c'est le scénario. Certes on y retrouve tous les délires de Jodorowski mais tout cela tient la route, il sait où il va le bougre. Son clin d'oeil au guerrier éternel, (Salut Elric) n'est pas mal venu et mine de rien ses personnages ont une certaine épaisseur. Alors tout n'est pas à jeter en bloc dans cette grande fresque galactique, certains univers sont carrément originaux. Un conseil, peut être à ne pas lire d'une traite pour laisser aux images le temps de s'imprégner.
Siegfried
J'avoue qu'avec Alex Alice au dessin, j'ai un peu de mal à être objectif. Par les Dieux d'Asgard, que ce bougre dessine bien, très bien même ! Je ne m'étendrai donc pas trop sur la chose sauf pour redire que c'est que du bon. Après l'histoire, et bien chacun aujourd'hui à défaut d'en connaitre et d'en comprendre tous les tenants et les aboutissants, en a entendu causer. Chacun à son niveau s'en est fait une représentation, s'est forgé des images. Maintes fois pompée, voire détournée à des fins idéologiques que l'on connait, cette version est une version. A mon sens elle n'est pas pire qu'une autre même si par son traitement elle peut s'éloigner de la coda. Comme lorsqu'un chanteur reprend le titre d'un autre je préfère, comme ici, y voir un hommage. Cet hommage d'Alex Alice est pour moi de très bonne tenue. A lire bien entendu.