Les derniers avis (32021 avis)

Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Piège sur Zarkass
Piège sur Zarkass

Je suis un peu surpris par les avis plutôt réservés que j'ai pu lire de cette adaptation de Wul... Moi j'ai trouvé ça franchement bien et intéressant ! Peut-être est-ce du au fait que je n'ai pas lu les deux autres séries sorties précédemment dans la même collection, auxquelles on la compare ? Pour ma part, je n'ai lu dans cette collection que Rayons pour Sidar (que je n'ai vraiment pas aimé, alors que je suis plutôt fan du dessin de Civiello) et La Peur Géante dont j'attends le dénouement, mais qui m'avait laissé un peu perplexe au sortir de ma lecture. Ou bien alors au fait que je n'ai pas lu ce roman de Stefan Wul et que du coup, les libertés prises par Yann au scénario ne m'ont pas perturbé plus que ça. Bon, OK, certains de ses jeux de mots et transpositions linguistiques pour faire parler les autochtones de Zarkass sont un peu pourris et je ne suis pas sûr que certaines références à notre quotidien ou personnalités actuelles traversent le temps. Mais à côté de ça, ça donne un ton frais et assez percutant aux dialogues parfois assez savoureux ! :) Et ses idées (surtout celle d'inverser la place des sexes dans la société) qu'il distille au fil des pages sont plutôt bien vues. Quant au dessin de Didier Cassegrain, s'il peut surprendre au début par il est vrai un aspect un peu anguleux ou caricatural des personnages, je m'y suis très vite habitué et j'ai même apprécié ce trait personnel qui donne du caractère à son dessin. Surtout que Didier Cassegrain s'en donne à cœur joie pour ce qui est des décors et surtout des paysages ! Woww ! Quelle faune et quelle flore ! Ça grouille, c'est surprenant, c'est dépaysant... Bref, on est ailleurs, et c'est aussi le but de ce genre de fiction ! Et quelle mise en couleur ! Certaines cases m'ont scotché par le dépaysement qu'elles imposent et le côté majestueux rendu à la nature. Car c'est un des thèmes majeurs qu'aborde aussi l’œuvre de Wul, et il lui rend ici merveilleusement grâce. Alors si l'envie vous prends de vous lancer dans un voyage planétaire bien dépaysant au ton mordant et humoristique, vous avez là tout ce qu'il vous faut pour passer un bon moment de lecture !

10/11/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Les Carnets du Gueuloir - Jos
Les Carnets du Gueuloir - Jos

Bien que la série ait été abandonnée je conseille toutefois l'achat si vous trouvez ce récit en occasion. Le sujet a déjà été traité, une injuste condamnation au bagne à Cayenne, mais ici il y a un je ne sais quoi qui donne à cette histoire une sorte de puissance, de force et de souffle. Est-ce dû au dessin ? Aux personnages ? Dans tous les cas il faut dire que nous avons un scénario très maitrisé, dynamique qui utilise de manière très appropriée des flashbacks qui éclairent l'histoire. J'avoue avoir eu peur du dessin au démarrage et puis finalement on s'y fait très bien. Il faut dire que les personnages ont des gueules. Plus qu'une BD sur l'univers carcéral à Cayenne nous avons donc là un récit fort et prenant, il est d'autant plus dommage que cela s'arrête là. Vraiment dommage !

10/11/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Planètes
Planètes

Un très bon manga de science-fiction. Les deux points forts du scénario selon moi sont les personnages et la crédibilité. Je trouve que ses personnages sont terriblement humains donc attachants. J'aime bien les voir dans leur vie quotidienne dans l'espace. J'aime aussi comment tout semble crédible. Je peux très bien voir dans le futur, si l'exploration spatiale a fait d'énormes progrès, des éboueurs dans l'espace par exemple. L'histoire est extrêmement intelligente et est remplie de bonnes idées. Le premier tome est un peu faible, mais après quelques chapitres cela devient captivant. Le dessin est superbe.

09/11/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Les Sentinelles
Les Sentinelles

Avant de m'attaquer à la lecture des quatre premiers tomes de cette série, j'avoue avoir eu un peu peur. Peur de me retrouver dans un truc genre Les Brigades Chimériques, qui par leur côté trop rétro et confus ne m'avaient que très moyennement convaincu. Ici je dit un grand bravo! Nous voilà dans une histoire qui prend pour cadre la première guerre mondiale, ses horreurs, l'absurdité de son commandement. Le contexte historique est fouillé, complet et bien documenté. C'est bien sûr une des forces de cette histoire. L'idée, excellente, est de faire intervenir un super héros, puis d'autres, dans le conflit de 14/18. Dans l'univers des comics américains le super héros n'a souvent pas choisi le sort qui est le sien et l'assume autant que faire se peut avec des hauts et des bas. Mais, là, mazette!, notre Gabriel Féraud c'est aux forceps, au bistouri qu'il renaît. Qui plus est il doit abandonner tout espoir de retrouver un jour les siens qui le croient mort. A l'inverse d'autres héros que je ne nommerai pas, ici nos héros font autre chose que d'écrabouiller des vilains en volant entre les buildings! Ils agissent dans un contexte que par la force des choses nous connaissons. Dernier point sur nos héros : j'aime bien l'idée qu'ils ne soient pas attifés de collants certes sexy qui mettent en valeur des abdominaux de fous, mais au contraire des uniformes mais qui sentent la crasse, la sueur, l'action. Le lieutenant Féraud, devenu Taillefer, à la tête d'une section de quidams ordinaires, hormis le fidèle Djibouti, nous entraîne sur les différents théâtres d'opérations de la grande guerre. L'occasion pour les auteurs de glisser ici ou là quelques piques sur l'ineptie des "chefs", des généraux qui depuis Paris "dirigent" la guerre. La quatrième tome qui vient de paraître a un aspect un peu différent, il se passe moins de chose, encore que cela soit relatif. Nos héros sont coincés par les Turcs sur une plage dans le détroit des Dardanelles. A ce titre ce tome nous éclaire sur un aspect assez méconnu de l'engagement de la France à cette période. Ici le côté psychologique prends le pas sur l'action pure, il y en a tout de même, ce qui permets aux auteurs d'aller plus loin pour creuser leurs personnages. Je n'ai rien à dire en ce qui concerne le dessin que je trouve très bien, il me semble même qu'il va en s'améliorant, son réalisme avec le petit côté rétro est bienvenu. Enfin les super héros ne prennent pas de poses et c'est très bien. Je recommande donc l'achat et la lecture et j'attends la suite.

09/11/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Le Monde de Maliang
Le Monde de Maliang

La couverture m'a tapé dans l'oeil quand je l'ai vue, et son côté à la fois innocent et poétique m'a incité à ouvrir l'album. Comme le souligneront d'autres, l'histoire est d'une grande simplicité, ce qui fait souvent la force des contes, comme ceux que l'on retrouve dans la tradition chinoise en particulier. Le déroulement du récit n'offre pas de surprise particulière, mais il est bien mené, et c'est avec un plaisir non dissimulé que l'on continue à tourner ces jolies pages. Le personnage de Maliang n'est pas inintéressant, ce n'est pas un enfant au caractère exceptionnel, mais simplement un coeur pur, un petit garçon malin qui a envie de vivre tranquille. Le second tome revient un peu sur cette nature, proposant une pause -relative- dans l'aventure effrénée que constitue l'histoire. On y a en quelque sorte une transition entre les éléments introduits dans le premier tome (le rat, la montagne d'or...) et un autre récit. C'est bizarre, j'ai eu l'impression que la pagination était plus élevée qu'au premier tome, mais non, seulement 46 planches ; c'est peut-être la forte densité de ce deuxième tome qui m'a fait cette impression. "Seulement" traducteur sur le premier tome, Fuat Erkol signe le scénario sur le second, avec son complice Christian Simon. Le récit s'éloigne d'ailleurs de la forme du conte pour prendre une allure de récit d'aventure, une aventure ma foi menée de belle façon. Avec toujours ce dessin de Yang, qui est vraiment très très beau, je me suis surpris à regarder à nouveau certaines planches une fois l'album refermé. Il y a un mélange entre Segrelles et Vink, pour citer les deux auteurs qui me viennent à l'esprit sans réfléchir. La colorisation informatisée ne me gêne pas plus que ça, je pense que le côté terne est justement voulu pour ne pas créer une atmosphère trop enfantine, trop pétante. Dans ce monde un peu fantasmagorique, les auteurs veulent garder un peu de sobriété, de réalisme, au moins visuel. Dans le troisième tome le récit se poursuit, et il semble bien que ce soit une aventure plus longue qu'initialement prévue par Liu Yang. Il n'est d'ailleurs plus aux pinceaux, remplacé par Fabrizio Cosentino, dans un style très différent, au dessin plus plat, moins travaillé à première vue, bref, assez différent. Les amateurs de la première heure risquent d'être un peu désarçonnés par ce changement. Côté histoire c'est un poil poussif, les personnages semblent piétiner, même si les enfants découvrent un troisième objet magique, qui ouvre de nouvelles perspectives aux scénaristes. Pour que la série garde son charme, il va falloir, je pense, revenir peut-être un peu plus vers le côté "conte chinois", et ne pas trop aller vers du réalisme. L'avenir nous le dira ! Dans le quatrième tome, le dénouement est proche. Nous avons l'apparition d'un nouvel objet magique, et les masques commencent à tomber. Tous les personnages sont rassemblés pour une épreuve finale, qui va les amener à rencontrer leur destin, sans doute dans le tome 5. Pour l'heure les fils narratifs et les histoires de chacun des enfants sont à peu près bien liés, j'ai hâte de lire la conclusion. Un petit 3,5/5, réhaussé du fait du dessin de Yang dont je suis tombé vraiment amoureux.

19/11/2010 (MAJ le 09/11/2014) (modifier)
Par Sebi
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Une affaire de caractères
Une affaire de caractères

Accident, tout commence par un a...ccident sur une route menant à Bibelosse, un village paisible et peuplé par des hommes et femmes de lettres tous aussi loufoques que bizarres. Peu après, un crime est commis au sein de cette petite ville, l'un des villageois est retrouvé mort ! Ainsi débute une série de meurtres qu'un inspecteur va tenter d'élucider en compagnie des étranges habitants... Et bien cet album est tout bonnement excellent, un vrai moment de lecture plaisir ! C'est empli d'humour, de jeux de mots, c'est frais et étonnant, bref c'est réussi. Le dessin est parfait pour ce genre de récit, les couleurs sont douces, le tout est très joli pour l’œil. Cet album est jouissif pour le cerveau. Tout cela se savoure sur 72 pages, de la première à la dernière case, lisez-le et vous verrez, agréablement surpris vous sereZ !

09/11/2014 (modifier)
Par Sebi
Note: 4/5
Couverture de la série Léonard & Salaï
Léonard & Salaï

Ce premier tome d'un diptyque centré sur la vie de l’illustre Léonard De Vinci est sublime sous toutes ses formes. Dans un premier temps, le format m’a « surpris » : je le voyais plus grand, mais une fois ce détail mis de côté, me voilà magnétisé par sa couverture, sans doute un dernier coup de génie dont seul ce cher Léonard avait le secret. Cette couverture est sublime, un dessin signé Lacombe, mais De Vinci est nettement présent, on y voit en effet un mélange subtil d’un Saint Jean Baptiste et d’une Joconde, et que c’est réussi et beau. Le format est certes plus petit qu’un format traditionnel mais finalement qu’importe, ce livre vêtu de noir et sobre devient de ce fait un livre que l’on sent intime, tel un journal empli de mystères. L’éditeur est Soleil, mais ici nous sommes bien dans son ombre au sein de la collection Noctambule qui nous invite, dans cet ouvrage, à entrer dans un ancien temps et l’édition est si réussie qu’on ne peut qu’accepter le voyage. Italie, 1490, nous voici plongeant avec une hirondelle dans les rues de Florence à la découverte de la vie de Léonard de Vinci, de ses difficultés liées à son métier d’artiste et surtout de sa relation plus qu’intime avec Salaï. Ce premier tome nous conte seize années de la vie de Léonard dont la première est celle de sa rencontre avec Salaï. L’histoire est donc faite de plusieurs parties à différents moments durant ces années et séparées par de magnifiques peintures présentées entièrement en double-page, sur ce dernier point, je trouve que le style de Lacombe se marie superbement bien à celui de De Vinci. En bref c’est du tout bon, cet ouvrage permet d’avoir une vision différente de celle que l’on peut avoir de De Vinci. Seul petit bémol pour ma part, j’aurais aimé rester plus longtemps sur certains passages ou même en connaitre d’autres, disons que ça va vite, mais c’est compréhensible et ça reste bien sûr très agréable à lire et à suivre ! Et ça n’aurait sans doute pas été le cas sans les magnifiques, que dis-je, somptueux dessins qui ornent chacune des planches de cet ouvrage, ce n’est pas compliqué, c’est un véritable plaisir pour les yeux que de les contempler ! L’ouvrage se termine par un entretien des auteurs permettant d’en savoir plus sur eux, leurs choix scénaristiques et visuels et ainsi de continuer un peu le voyage grâce aussi à des crayonnés, croquis et peintures. Là où l’ouvrage, après les pages de garde, s’ouvre sur deux pleines pages de citations de De Vinci, il se termine par des repères historiques concernant cette première partie, ce qui est bien pensé. Un travail exemplaire signé à quatre mains, merci à Benjamin Lacombe et Paul Echegoyen et je ne souhaite qu’une chose : avoir le tome 2 un jour entre les mains...

09/11/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Epées de verre
Les Epées de verre

Tout d'abord, une belle découverte graphique. Laura Zuccheri devrait faire une belle carrière avec ce dessin magnifique. C'est bien simple, je ne lui trouve aucun défaut. C'est vrai, je suis particulièrement sensible aux dessinateurs réalistes de ce niveau, mais elle entre directement dans mon top 5 personnel, du moins au niveau graphique. Ici elle met de très belle manière en images l'histoire imaginée par Sylviane Corgiat, avec des couleurs et un découpage remarquables. Le second tome, qui s'est fait attendre, confirme les promesses du premier. La scénariste développe un peu plus son histoire, en intégrant de nouveaux personnages et en nous montrant des créatures un peu étranges. Et toujours avec l'appui du dessin fabuleux de Laura Zuccheri, à la fois extrêmement lisible, clair et réaliste. Dans les deux premiers tomes, c'est une faune qui apparaissait, ici elle montre qu'elle sait aussi faire de l'architecture de haut niveau... Le tome 3 marque une étape importante dans le récit, puisque certaines choses vont être détruites, et d'autres reconstruites. Avec le tome 4 tout s'achève, et même si le "twist" est relativement classique, il n'est pas trop mal amené. J'avais peur que cette conclusion soit expédiée mais finalement elle fonctionne bien. La fin est relativement ouverte, mais je pense que les deux auteures font mieux de s'arrêter là, le monde développé se suffit à lui-même. Une histoire de fantasy classique, mais qui réussit, en évitant la plupart des gros écueils du genre, à tenir le lecteur en éveil, grâce à des personnages bien campés, et à une narration bien rythmée, passant sans cesse du présent au passé. Une belle série, sans aucun doute.

12/08/2009 (MAJ le 09/11/2014) (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

Blacksad est certainement ce qu'il y a de plus beau en matière de bd animalière. Non seulement le dessin est sublime, mais Guarnido a donné une personnalité à chacun de ses personnages proche du comportement de l'animal choisi. On ressent le travail de l'auteur et son observation du règne animal afin de nous représenter ici un monde mi-homme/mi-animal sans faille. Le graphisme est parfait avec un beau mouvement, il ne souffre d'aucun défaut ; on reste béatement sur chaque case à regarder chaque détail, chaque expression, abasourdi par un si grand de talent. Le scénario du premier tome est assez classique. Sans surprise. Le deuxième tome est quant à lui remarquable, Guarnido joue avec le pelage des animaux pour nous jeter en pleine figure et assez durement la vision d'une société raciste et intolérante. Le troisième tome est lui aussi excellent, mais ici l'auteur se base plus avec les sentiments des personnages, entre trahison et déception, la tristesse finit par déborder des pages. Le personnage de Blacksad m'a rappelé celui de cette vieille série télé "Mike Hammer" joué par l'acteur Stacy Keach ; ces deux détectives ont énormément de points communs : la dégaine, la façon de penser, le succès auprès des femmes, un grand charisme, un charme fou… ainsi que leurs moustaches qu'ils ont tous les deux fort belles. Tome 4 J'ai été nettement moins emballée par ce tome, le scénario n'est pas très original, trop convenu, voire même un peu mou. Le visuel est moins riche que les autres tomes, notamment par le nombre réduit de personnages. Certaines planches trop sombres alternent avec d'autres trop colorées, cela manque d'harmonie visuelle. Tome 5 L'histoire de ce cinquième tome est un peu facile et sans surprise, sans les expressions animalières totalement jouissives et le choix des bestiaux en fonction de la personnalité de chacun, j'aurais certainement beaucoup moins apprécié cette lecture. Par ailleurs, plus les tomes avancent plus la colorisation se fait légère. Quand bien même je garde mon 4/5 mais si la qualité continue à baisser je passerai allègrement à un 3/5.

12/10/2008 (MAJ le 08/11/2014) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Mon ami Dahmer
Mon ami Dahmer

Une BD qui fait froid dans le dos, c'est pas tous les jours... Et ce, non pas en s'attardant sur le dramatique parcours de tueur en série de Jeffrey Dahmer, mais en revenant sur les années qui vont précéder ses actes, à savoir ses années lycées. Derf Backderf, l'auteur a en effet habité la même petite ville où a grandi Jeffrey Dahmer ; il était élève dans la même classe au lycée et il nous raconte sa perception de cet étrange "ami" qu'ils avaient déjà à l'époque bien du mal à cerner. Cette approche et vision particulière (non pas policière ou médicale) qui tente de présenter des faits qui ont pu conduire Jeffrey Dahmer à passer à l'acte n'ont rien de particulier en eux même. C'est leur accumulation sur un terrain psychologique déjà fragile qui entrainera sans doute cette rupture totale avec la réalité et le passage à l'acte ; ses pulsions prennent le dessus de façon irréversibles sans que personne, adultes comme camarades ne s'en rendent compte ou prennent la peine de s'y attarder... Dérangement psychologique et indifférence ont achevés l'ado perdu qu'il était... Pour ce faire Derf Backderf use d'un graphisme singulier, tout en noir et blanc très expressif, un peu caricatural, qui me ferait penser (va savoir pourquoi...) à une espèce de trouble mélange entre Edika et Charles Burns... La narration est super efficace et on ne lâche cet album de plus de 200 pages qu'après l'avoir fini d'une traite : Le récit et ce graphisme opèrent de façon hypnotique... "Mon ami Dahmer", un album au contenu aussi étrange en surprenant que son graphisme.

08/11/2014 (modifier)