Pas mal du tout cette série ! En la feuilletant avant de l'emprunter, j'avais un peu peur de tomber sur quelque chose d'assez minimaliste tant au niveau du dessin que de l'histoire. Finalement nous sommes ici en présence d'une bande qui en dit plus qu'il n'y paraît. Sous des dehors d'expédition du monde inconnu par une unité d'élite, on se plait à découvrir des hommes, des militaires, qui ne savent pas trop quel est le sens véritable de leurs missions et qui sont très vite confrontés à toutes sortes de démons intérieurs, notamment dans la dernière partie.
Cette série nous propose donc un voyage avec des rencontres, la découverte de l'autre, qui sont finement amenées. Alors non, nous ne sommes pas en présence d'un énième péplum avec héros bodybuildés, juste une scène de bataille. J'ai trouvé un petit côté, même si le thème et le lieu diffèrent, Aguirre - la colère de dieu, avec ces hommes qui avancent inexorablement en quête d'un ailleurs improbable.
Le dessin, parlons en car manifestement il divise beaucoup. Je dirais qu'il possède un sens de l'épure très intéressant, simple, sans chichi. Il me semble qu'il arrive à l'essentiel sans fioritures. Pour ce faire une mention spéciale à la colorisation qui offre des choses assez belles.
Une série à découvrir même si par son thème et son style elle peut rebuter de prime abord.
Ah les frères Stalner ! la façon qu'ils ont de vous embarquer dans des récits passionnants toujours romanesques et bourrés de rebondissements, le tout soutenu par un dessin aux jolis contours. Je suis rarement déçu avec eux, et ici encore une fois, j'ai succombé aux aventures de ce jeune voleur dans le Paris du début de siècle. Une histoire qui démarre doucement puis qui se corse assez rapidement avec la révélation d'une mystérieuse organisation criminelle qui manipule ses pions ; Fabien et ses compagnons joueront alors un jeu dangereux..
Les auteurs rendent cette progression de façon remarquable, la tension monte, les échelons se gravissent peu à peu jusqu'à l'explosion finale qui constitue soi-disant le premier cycle ; on pouvait croire à une suite, des pistes restaient peut-être à explorer du côté d'Irina, mais après tout, c'est mieux ainsi, à quoi bon rallonger cette histoire bien agencée où tout s'imbrique parfaitement, si ce n'est pour sucer l'os jusqu'à la moelle inutilement..
Le récit est enrichi de multiples rebondissements qui placent toujours Fabien dans des situations critiques mais dont il se sort avec brio ; la chance est parfois là pour l'aider, il en faut aussi dans ce genre d'aventure. Les auteurs font voyager le lecteur : du Paris miséreux de 1902, on se retrouve en Guyane, puis à Marseille et enfin à Venise où tout va se jouer, et avec pas un seul temps mort. Les Stalner maîtrisent bien leur récit, les personnages sont riches, les ambiances bien rendues... seul le dernier album accuse un petit côté mélodramatique dans les situations, mais ça rejoint certains grands feuilletons du 19ème siècle et du début 20ème que les romanciers signaient dans les journaux.
Tout ceci est magnifié par le dessin lumineux des 2 frères, qui excellent à rendre crédibles les rues du Paris populaire de 1900, qui sont ensuite tout à fait à l'aise dans la jungle guyanaise et qui livrent de jolis décors vénitiens. On voit que tout est travaillé, précis, soigné grâce à une mise en page adéquate. Vraiment c'est du bel ouvrage pour un genre de série exactement comme je les aime, et qui procure un vrai plaisir de lecture. Le seul hic, c'est la fin pas tout à fait comme je l'aurais souhaitée, mais je n'ai pas envie de faire le difficile, alors bravo et merci pour ce beau moment !
Soyons très honnêtes, je ne suis pas grand fan des publications Marvel dont nous sommes littéralement engloutis régulièrement par toutes les formes de médias et encore plus rarement par l’achat de Comics qui s’éternisent entre arcs, crossovers, mondes parallèles et reboots multiples.
La réédition miraculeuse (et sans jeux de mots) de ce MiracleMan par Panini qui a mis les petits plats dans les grands me serait donc complètement passé par-dessus la tête si je n’avais lu ou entendu plusieurs critiques dithyrambiques de par sa rareté suite à un imbroglio juridique sur les ayant droits et surtout à un argument de choc : Alan Moore !
L’ombre du génial barbu plane sur toute cette série même si son nom ne sera jamais écrit ou à peine évoqué à demi-mots pour des raisons qui lui sont propres par la relecture d’un héros kitsch dont il était fan ado et dont il va opérer un sérieux dépoussiérage en lui donnant une substance alors inédite au début des années 80 et qui peut rappeler le prémisse des grandes œuvres à venir du jeune Moore comme Watchmen en toute première instance.
Malgré une couverture d’une grande laideur et peu affriolante d’un superslip blond rouge et bleu, Panini a voulu soigner l’événement par une édition d’une très grande qualité et agréable au toucher.
Miracleman en a profité pour subir un léger lifting de coloration lui rendant un joli coup de jeune. L’histoire, audacieuse à l’époque, a plutôt bien supporté le poids des années en présentant un journaliste faisant de curieux cauchemars : il se prend pour Miracleman, superhéros disparu subitement il y a quelques années…
Couvrir un acte terroriste pour les besoins d’un reportage va le confronter à sa véritable identité par le cri « Kimota » : Mooran est bien Miracleman !
Ce n’est pas tant le côté naïf et délicieusement vintage qui attire le lecteur curieux mais bien le traitement relativement humain voire adulte d’un quotidien bouleversé par une identité « surnaturelle » à gérer. Le lecteur s’identifie assez rapidement à ce reporter sans grande envergure, à ses problèmes de couple ainsi qu’aux enjeux d’une double personnalité.
Le trouble nait d’une situation sur lesquels on laisse volontairement en suspens certaines questions : Mooran et Miracleman ne font ils qu’un ou sont ils deux protagonistes distincts subsistant tour à tour dans une même enveloppe charnelle ?
Une certaine épaisseur enveloppe de surcroit le tout avec certains personnages resurgeant de cette période dite « d’amnésie » et dont les motivations sont devenues toute autre… Bref il y a pas mal de surprises à venir rendant l’ensemble suffisamment ambitieux pour qu’on attende la suite avec impatience.
Sans être du niveau des meilleures œuvres de l’auteur et desservi par des dessins de qualité, Miracleman est une petite pépite qui risque de tenir en haleine et dont je recommande la lecture assez accessible à tous les amoureux d’histoires de superhéros décalés. Pas indispensable certes mais très agréable et à poursuivre sans aucun doute.
Après lecture du tome 2 :
Malgré une narration assez lourde et pas forcément des plus intéressantes (beaucoup de blabla), ce tome 2 s'avère des plus efficaces.
La compagne de Miracleman, enceinte, est enlevée par un mystérieux scientifique. Du coup Miracleman se met à sa recherche et.... le dénouement entremêlé d'éclats de violence et d'un suspens assez soutenu est diablement surprenant et complètement excitant.
S'ensuivra un accouchement atypique et pas piqué des hannetons emprunt d'un fol réalisme et d'une poésie digne du maître Alan Moore...
La mise en scène est complètement folle, mention spéciale à une scène "au ras des pâquerettes" (je ne peux en dire davantage mais lors de la lecture, pensez à cette scène :) ).
C'est juste incroyable qu'un tel comics ait pu voir le jour et être publié en l'état au début des années 80 !!!
Rien que pour tout cela, vivement la suite et l'ensemble est suffisamment emballant pour mériter un coup de coeur vraiment mérité !
Voilà un conte de fée qui n'en n'est pas vraiment un même s'il se présente comme tel. Le dessin est magnifique à contempler. Olivier Ledroit nous offre le meilleur de son art. On entre directement dans ce royaume elfique de toute beauté. On contemple chaque planche religieusement.
On pourra également y croiser les trois petits cochons mais ils ne sont pas vraiment sympas. La petite souris verte n'aura pas non plus la même raisonnance. Il y a des notes d'humour que j'aime bien et qui agrémente le tout. Le style est plutôt baroque gothique. On croise également du steampunk. Bref, le genre conte elfique est revisité entre classicisme et modernité.
Très bonne série parue en 2008 qui sur trois tomes nous raconte les destins croisés de deux hommes, alors qu'en fait ils ne se seront rencontrer qu'une fraction de seconde et sans en avoir conscience. Car c'est bien le tour de force de cette histoire; deux individus ont un grave accident, et l'on prends des morceaux de l'un, décédé pour rafistoler l'autre. Tout commence donc a ce jour zéro, nous allons suivre ce qui arrive au rescapé et dans le même temps, ce qui c'est passé avant dans le temps pour celui qui est décédé.
C'est la trouvaille, l'originalité et le tour de force de cette BD; nous conter une histoire qui se joue du temps, qui nous emmène à travers des destins différents. En effet, non content de nous faire suivre les déboires de nos deux héros principaux, les auteurs nous emmènent encore plus loin dans le temps, à Cuba à la fin de la seconde guerre mondiale ou trois indiens employés par l'armée pour leur talents de cryptographes, ont une part primordiale dans cette histoire. Ouf! me direz vous? Et bien non! car nous plongeons encore plus loin dans le temps à l'époque de la conquête de l'ouest à un moment ou les natives se faisaient scandaleusement spoilés de leurs terres par l'homme blanc.
Dit comme cela, il peut sembler que nous nous trouvions face a un grand n'importe quoi qui brasse différents thèmes mais qui au bout du compte n'a ni queue ni tête. Encore une fois, non. Parler de puzzle, de casse tête chinois ou de subtil jeu de construction pour cette histoire est donc une évidence, mais là ou certains auteurs se sont lamentablement fourvoyés, ici tout fonctionne. Avouons le, les premières pages demandent un peu de concentration mais passé cet écueil on adopte facilement le principe, il le faut d'ailleurs car les bougres, alors qu'ils viennent juste de nous habituer a ce type de lecture en rajoutent une couche avec l'apparition de ces trois indiens travaillant pour l'armée à Cuba, eux mêmes issus d'une tribu dont l'extermination un siècle plus tôt nous sera également contée.
Au delà du polar, ou du thriller qu'elle est de prime abord, cette série est maline car elle touche à des sujets différents mais qui sont loin d'être inintéressants. En vrac il y a comme dit plus haut tout le thème qui tourne autour de la position des tribus indiennes et de la politique du gouvernement US à l'époque de la conquête de l'Ouest, les auteurs ont pris leur partie et on ne peut qu'adhérer à leur point de vue. Ensuite les populations dites indigènes dans la guerre et les emplois importants mais subalternes qu'elles occupaient.
Si l'on se recentre sur les deux personnages principaux il y a là aussi un background extrêmement fouillé; deux hommes ordinaires plongés bien malgré eux dans une histoire extraordinaire. Ici pas de super pouvoirs, c'est l'ordinaire qui fait que l'on peut s'attacher à leur destin.
Pour faire entrer le lecteur dans cette histoire il fallait également un dessin à la hauteur. Personnellement je ne le trouve pas transcendant mais il est suffisamment efficace pour passer quelques détails donner un résultat satisfaisant. S'il est atypique, il a un petit côté que j'ai du mal à définir mais qui colle bien aux personnages, notamment les deux héros; cet aspect chiffonné, brouillon est finalement se qu'il fallait.
Au final, pour ma part c'est une véritable découverte, une bande exigeante, superbement maitrisée au niveau du scénario et dont l'intrigue ne se lâche plus une fois entamée.
Pourquoi cet album n'a pas reçu plus d'avis ? C'est l'un des meilleurs albums de cette année ! Cet album est la biographie de Gavrilo Princip, l'homme qui a tué l'archiduc François-Ferdinand. On retrouve aussi un peu la vie de François-Ferdinand.
C'est vraiment intéressant car tout ce que je connaissais de Princip est que c'était un nationaliste serbe qui avait tiré sur l'archiduc et que ce fut cet événement qui déclencha la première guerre mondiale. Ce qui est surprenant c'est qu'il a réussi son crime totalement par hasard, après que l'attentat contre l'archiduc ait été un échec !
Cette biographie est vraiment captivant du début jusqu'à la fin et l'auteur explique bien la situation compliqué de l'époque. Gavrilo Princip est un personnage historique fascinant. J'aime bien le dessin en noir et blanc.
À lire pour tout ceux qui aiment l'histoire.
J' ai découvert Gad au sein du collectif Glory Owl, que j'adore, et mon libraire m'avais vivement conseillé Ultimex. Conseil suivi et à la lecture de Ultimate Ultimex, je me suis franchement marré.
L'humour absurde, cynique, cruel de Gad distillé à grosses gouttes tout au long de l'album à travers histoires courtes ou strips n'épargne personne (sauf Ultimex lui-même): femmes, enfants, vieillards, SDFs, politiciens,... Même Steve, son "faire-valoir prodige", l'accompagnant partout, souffre également de son sa sadique jovialité.
Les dessins sont relativement grossiers mais non sans charme.
Vivement conseillé aux amateurs d'humour trash, ames sensibles ou politiquements corrects s'abstenir.
Je suis tombé par hasard sur les deux tomes composant l'édition de luxe de Gung Ho. A vrai dire, je n'ai jamais lu une bd sur un support aussi grandiose. J'avais l'impression de tenir en main une bd géante. Et je dois bien avouer que je n'ai pas été déçu par ma lecture.
Je me rajoute en effet au concert de louange qui est fait pour cette oeuvre. Il faut dire que c'est amplement mérité. Le dessin est véritablement à couper le souffle surtout avec ce grand format. La qualité de l'écriture est irréprochable avec une mise en tension progressive.
La première surprise est de constater que la plaie blanche qui a décimé presque toute l'humanité n'est pas ce que l'on croît. La seconde est de constater que le héros n'est pas le frère que l'on croît. Bref, rien n'est inscrit à l'avance dans ce monde post-apocalyptique. On notera également un gros travail pour décrire la topographie ainsi que les lieux géographique du récit.
On suivra avec un immense plaisir le devenir de cette colonie n°16. Voilà ce que j'appelle la bd moderne. Voilà ce que j'aime !
3,5/5
C'est sympa, bien fait et bien dessiné, le peronnage éponyme est très intéressant mais pourtant je n'ai lu que les quatre premiers albums sans avoir envie de continuer plus loin, tous simplement par ce que la série possède un défaut rédhibitoire dans mon cas: il s'agit de one shots. Gamin ça me gênait pas pour Lucky luke, Asterix et compagnie mais maintenant je suis incapable de lire une série de one shot, je finis toujours par décrocher, il me faut un fil conducteur à l'intrigue, qui se développe sur plusieurs et au minimum des cycles comme pour Thorgal sinon ça devient trop répétitif et ça n'évolue pas assez à mon goût. En effet dans Soda si les enquêtes sont variées, quoique insuffisamment développée du fait qu'elles ne tiennent que sur un tome, trop de situations sont identiques: le décalage entre la réalité de la vie de Soda et la manière dont la perçoit sa mère, le méchant qui kidnappe la mère ou la rencontre sans qu'elle se rende compte du danger, Soda qui se change dans l’ascenseur, Soda qui est pris dans le feu de l'action en habits de pasteur ce qui crée des situations décalées, et la répétition à tous les tomes qu'il ne peut pas dire la vérité à sa mère parce qu'elle est cardiaque et qu'elle ne supporterait pas de le voir flic... Ne supportant pas le comique de répétition tout cela m'a vite gavé. Je pense qu'il aurait au moins fallu créé des diptyques à la Largo Winch ou un ennemi récurrent ou un quelconque arc qui donne l'impression d'une évolution et donne envie de lire la suite.
Très bonne surprise que cette BD, aussi inattendue que décalée, joyeusement macabre. Tout d’abord, un bon point pour cette couverture d’un noir funèbre mais délicieusement veloutée, plaisir du toucher…
Avoir eu l’idée de faire une BD humoristique sur une famille de squelettes faucheurs vivant comme n’importe quelle famille humaine, du moins cherchant à y ressembler, avec ses préoccupations terrestres quotidiennes, je trouve que c’est carrément mortel !
Le dessin à la fois stylisé et cartoonesque (je ne savais pas que des orbites vides pouvaient être aussi expressives) et la mise en page en font un objet très graphique, avec des cases (évidemment) cernées de noir et un petit os pour séparer chaque strip, des digressions dans un style totalement différents, notamment des fausses pubs « saignantes » (Killer surprise) ou des parodies macabres de Hello Kitty (« Hello Kittu »). Ça ressemble à une espèce de collage improvisé mais ça donne quelque chose de paradoxalement très vivant, presque joyeux, souvent déconcertant mais souvent drôle aussi. Glacial à souhait, cet humour noir pour vieux enfants conscients de l’horloge qui tourne grince comme des articulations de nonagénaire, on entendrait presque tinter les chaînes de la faucheuse ricanant, mais avec un côté candide incarné par le personnage de la Petite Mort, double funéraire d’un Caliméro sous prozac, assez touchant, car oui, il y a un cœur sous cette cape. On n’oubliera pas certains autres personnages, celui de Pépé Mort, « squelette sorti du placard », moitié gouailleur moitié philosophe, et celui de Ludovic, le seul ami de la Petite Mort, cancre acnéique d’une bêtise confondante mais bidonnant à s’en faire péter les côtes.
Gothique, insolite, décalé, déconcertant, surprenant, hilarant, philosophique… Les adjectifs ne manquent pas pour définir l’ouvrage. A sentir le souffle de cette Mort-là, mes tibias et mes fémurs ont entrepris une danse macabre drolatique et mon âme s’est subitement réchauffée à l’intérieur de mon crâne. Croyez-le, Davy Mourier tient plus de l’oiseau de paradis que de mauvais augure. Avec lui, si la mort fait trembler, c’est seulement de rire. Elle est rendue inoffensive, devient même attachante, et se paie même le luxe d’apparaître en réalité augmentée sur certaines pages pour les plus geeks d’entre nous ! N’ayez donc pas peur d’adopter cette faucheuse, et soyez enfin le weirdo que vous avez toujours rêvé d’être !
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Pour l'Empire
Pas mal du tout cette série ! En la feuilletant avant de l'emprunter, j'avais un peu peur de tomber sur quelque chose d'assez minimaliste tant au niveau du dessin que de l'histoire. Finalement nous sommes ici en présence d'une bande qui en dit plus qu'il n'y paraît. Sous des dehors d'expédition du monde inconnu par une unité d'élite, on se plait à découvrir des hommes, des militaires, qui ne savent pas trop quel est le sens véritable de leurs missions et qui sont très vite confrontés à toutes sortes de démons intérieurs, notamment dans la dernière partie. Cette série nous propose donc un voyage avec des rencontres, la découverte de l'autre, qui sont finement amenées. Alors non, nous ne sommes pas en présence d'un énième péplum avec héros bodybuildés, juste une scène de bataille. J'ai trouvé un petit côté, même si le thème et le lieu diffèrent, Aguirre - la colère de dieu, avec ces hommes qui avancent inexorablement en quête d'un ailleurs improbable. Le dessin, parlons en car manifestement il divise beaucoup. Je dirais qu'il possède un sens de l'épure très intéressant, simple, sans chichi. Il me semble qu'il arrive à l'essentiel sans fioritures. Pour ce faire une mention spéciale à la colorisation qui offre des choses assez belles. Une série à découvrir même si par son thème et son style elle peut rebuter de prime abord.
Fabien M.
Ah les frères Stalner ! la façon qu'ils ont de vous embarquer dans des récits passionnants toujours romanesques et bourrés de rebondissements, le tout soutenu par un dessin aux jolis contours. Je suis rarement déçu avec eux, et ici encore une fois, j'ai succombé aux aventures de ce jeune voleur dans le Paris du début de siècle. Une histoire qui démarre doucement puis qui se corse assez rapidement avec la révélation d'une mystérieuse organisation criminelle qui manipule ses pions ; Fabien et ses compagnons joueront alors un jeu dangereux.. Les auteurs rendent cette progression de façon remarquable, la tension monte, les échelons se gravissent peu à peu jusqu'à l'explosion finale qui constitue soi-disant le premier cycle ; on pouvait croire à une suite, des pistes restaient peut-être à explorer du côté d'Irina, mais après tout, c'est mieux ainsi, à quoi bon rallonger cette histoire bien agencée où tout s'imbrique parfaitement, si ce n'est pour sucer l'os jusqu'à la moelle inutilement.. Le récit est enrichi de multiples rebondissements qui placent toujours Fabien dans des situations critiques mais dont il se sort avec brio ; la chance est parfois là pour l'aider, il en faut aussi dans ce genre d'aventure. Les auteurs font voyager le lecteur : du Paris miséreux de 1902, on se retrouve en Guyane, puis à Marseille et enfin à Venise où tout va se jouer, et avec pas un seul temps mort. Les Stalner maîtrisent bien leur récit, les personnages sont riches, les ambiances bien rendues... seul le dernier album accuse un petit côté mélodramatique dans les situations, mais ça rejoint certains grands feuilletons du 19ème siècle et du début 20ème que les romanciers signaient dans les journaux. Tout ceci est magnifié par le dessin lumineux des 2 frères, qui excellent à rendre crédibles les rues du Paris populaire de 1900, qui sont ensuite tout à fait à l'aise dans la jungle guyanaise et qui livrent de jolis décors vénitiens. On voit que tout est travaillé, précis, soigné grâce à une mise en page adéquate. Vraiment c'est du bel ouvrage pour un genre de série exactement comme je les aime, et qui procure un vrai plaisir de lecture. Le seul hic, c'est la fin pas tout à fait comme je l'aurais souhaitée, mais je n'ai pas envie de faire le difficile, alors bravo et merci pour ce beau moment !
Miracleman
Soyons très honnêtes, je ne suis pas grand fan des publications Marvel dont nous sommes littéralement engloutis régulièrement par toutes les formes de médias et encore plus rarement par l’achat de Comics qui s’éternisent entre arcs, crossovers, mondes parallèles et reboots multiples. La réédition miraculeuse (et sans jeux de mots) de ce MiracleMan par Panini qui a mis les petits plats dans les grands me serait donc complètement passé par-dessus la tête si je n’avais lu ou entendu plusieurs critiques dithyrambiques de par sa rareté suite à un imbroglio juridique sur les ayant droits et surtout à un argument de choc : Alan Moore ! L’ombre du génial barbu plane sur toute cette série même si son nom ne sera jamais écrit ou à peine évoqué à demi-mots pour des raisons qui lui sont propres par la relecture d’un héros kitsch dont il était fan ado et dont il va opérer un sérieux dépoussiérage en lui donnant une substance alors inédite au début des années 80 et qui peut rappeler le prémisse des grandes œuvres à venir du jeune Moore comme Watchmen en toute première instance. Malgré une couverture d’une grande laideur et peu affriolante d’un superslip blond rouge et bleu, Panini a voulu soigner l’événement par une édition d’une très grande qualité et agréable au toucher. Miracleman en a profité pour subir un léger lifting de coloration lui rendant un joli coup de jeune. L’histoire, audacieuse à l’époque, a plutôt bien supporté le poids des années en présentant un journaliste faisant de curieux cauchemars : il se prend pour Miracleman, superhéros disparu subitement il y a quelques années… Couvrir un acte terroriste pour les besoins d’un reportage va le confronter à sa véritable identité par le cri « Kimota » : Mooran est bien Miracleman ! Ce n’est pas tant le côté naïf et délicieusement vintage qui attire le lecteur curieux mais bien le traitement relativement humain voire adulte d’un quotidien bouleversé par une identité « surnaturelle » à gérer. Le lecteur s’identifie assez rapidement à ce reporter sans grande envergure, à ses problèmes de couple ainsi qu’aux enjeux d’une double personnalité. Le trouble nait d’une situation sur lesquels on laisse volontairement en suspens certaines questions : Mooran et Miracleman ne font ils qu’un ou sont ils deux protagonistes distincts subsistant tour à tour dans une même enveloppe charnelle ? Une certaine épaisseur enveloppe de surcroit le tout avec certains personnages resurgeant de cette période dite « d’amnésie » et dont les motivations sont devenues toute autre… Bref il y a pas mal de surprises à venir rendant l’ensemble suffisamment ambitieux pour qu’on attende la suite avec impatience. Sans être du niveau des meilleures œuvres de l’auteur et desservi par des dessins de qualité, Miracleman est une petite pépite qui risque de tenir en haleine et dont je recommande la lecture assez accessible à tous les amoureux d’histoires de superhéros décalés. Pas indispensable certes mais très agréable et à poursuivre sans aucun doute. Après lecture du tome 2 : Malgré une narration assez lourde et pas forcément des plus intéressantes (beaucoup de blabla), ce tome 2 s'avère des plus efficaces. La compagne de Miracleman, enceinte, est enlevée par un mystérieux scientifique. Du coup Miracleman se met à sa recherche et.... le dénouement entremêlé d'éclats de violence et d'un suspens assez soutenu est diablement surprenant et complètement excitant. S'ensuivra un accouchement atypique et pas piqué des hannetons emprunt d'un fol réalisme et d'une poésie digne du maître Alan Moore... La mise en scène est complètement folle, mention spéciale à une scène "au ras des pâquerettes" (je ne peux en dire davantage mais lors de la lecture, pensez à cette scène :) ). C'est juste incroyable qu'un tel comics ait pu voir le jour et être publié en l'état au début des années 80 !!! Rien que pour tout cela, vivement la suite et l'ensemble est suffisamment emballant pour mériter un coup de coeur vraiment mérité !
Wika
Voilà un conte de fée qui n'en n'est pas vraiment un même s'il se présente comme tel. Le dessin est magnifique à contempler. Olivier Ledroit nous offre le meilleur de son art. On entre directement dans ce royaume elfique de toute beauté. On contemple chaque planche religieusement. On pourra également y croiser les trois petits cochons mais ils ne sont pas vraiment sympas. La petite souris verte n'aura pas non plus la même raisonnance. Il y a des notes d'humour que j'aime bien et qui agrémente le tout. Le style est plutôt baroque gothique. On croise également du steampunk. Bref, le genre conte elfique est revisité entre classicisme et modernité.
La Main du singe
Très bonne série parue en 2008 qui sur trois tomes nous raconte les destins croisés de deux hommes, alors qu'en fait ils ne se seront rencontrer qu'une fraction de seconde et sans en avoir conscience. Car c'est bien le tour de force de cette histoire; deux individus ont un grave accident, et l'on prends des morceaux de l'un, décédé pour rafistoler l'autre. Tout commence donc a ce jour zéro, nous allons suivre ce qui arrive au rescapé et dans le même temps, ce qui c'est passé avant dans le temps pour celui qui est décédé. C'est la trouvaille, l'originalité et le tour de force de cette BD; nous conter une histoire qui se joue du temps, qui nous emmène à travers des destins différents. En effet, non content de nous faire suivre les déboires de nos deux héros principaux, les auteurs nous emmènent encore plus loin dans le temps, à Cuba à la fin de la seconde guerre mondiale ou trois indiens employés par l'armée pour leur talents de cryptographes, ont une part primordiale dans cette histoire. Ouf! me direz vous? Et bien non! car nous plongeons encore plus loin dans le temps à l'époque de la conquête de l'ouest à un moment ou les natives se faisaient scandaleusement spoilés de leurs terres par l'homme blanc. Dit comme cela, il peut sembler que nous nous trouvions face a un grand n'importe quoi qui brasse différents thèmes mais qui au bout du compte n'a ni queue ni tête. Encore une fois, non. Parler de puzzle, de casse tête chinois ou de subtil jeu de construction pour cette histoire est donc une évidence, mais là ou certains auteurs se sont lamentablement fourvoyés, ici tout fonctionne. Avouons le, les premières pages demandent un peu de concentration mais passé cet écueil on adopte facilement le principe, il le faut d'ailleurs car les bougres, alors qu'ils viennent juste de nous habituer a ce type de lecture en rajoutent une couche avec l'apparition de ces trois indiens travaillant pour l'armée à Cuba, eux mêmes issus d'une tribu dont l'extermination un siècle plus tôt nous sera également contée. Au delà du polar, ou du thriller qu'elle est de prime abord, cette série est maline car elle touche à des sujets différents mais qui sont loin d'être inintéressants. En vrac il y a comme dit plus haut tout le thème qui tourne autour de la position des tribus indiennes et de la politique du gouvernement US à l'époque de la conquête de l'Ouest, les auteurs ont pris leur partie et on ne peut qu'adhérer à leur point de vue. Ensuite les populations dites indigènes dans la guerre et les emplois importants mais subalternes qu'elles occupaient. Si l'on se recentre sur les deux personnages principaux il y a là aussi un background extrêmement fouillé; deux hommes ordinaires plongés bien malgré eux dans une histoire extraordinaire. Ici pas de super pouvoirs, c'est l'ordinaire qui fait que l'on peut s'attacher à leur destin. Pour faire entrer le lecteur dans cette histoire il fallait également un dessin à la hauteur. Personnellement je ne le trouve pas transcendant mais il est suffisamment efficace pour passer quelques détails donner un résultat satisfaisant. S'il est atypique, il a un petit côté que j'ai du mal à définir mais qui colle bien aux personnages, notamment les deux héros; cet aspect chiffonné, brouillon est finalement se qu'il fallait. Au final, pour ma part c'est une véritable découverte, une bande exigeante, superbement maitrisée au niveau du scénario et dont l'intrigue ne se lâche plus une fois entamée.
Gavrilo Princip
Pourquoi cet album n'a pas reçu plus d'avis ? C'est l'un des meilleurs albums de cette année ! Cet album est la biographie de Gavrilo Princip, l'homme qui a tué l'archiduc François-Ferdinand. On retrouve aussi un peu la vie de François-Ferdinand. C'est vraiment intéressant car tout ce que je connaissais de Princip est que c'était un nationaliste serbe qui avait tiré sur l'archiduc et que ce fut cet événement qui déclencha la première guerre mondiale. Ce qui est surprenant c'est qu'il a réussi son crime totalement par hasard, après que l'attentat contre l'archiduc ait été un échec ! Cette biographie est vraiment captivant du début jusqu'à la fin et l'auteur explique bien la situation compliqué de l'époque. Gavrilo Princip est un personnage historique fascinant. J'aime bien le dessin en noir et blanc. À lire pour tout ceux qui aiment l'histoire.
Ultimex
J' ai découvert Gad au sein du collectif Glory Owl, que j'adore, et mon libraire m'avais vivement conseillé Ultimex. Conseil suivi et à la lecture de Ultimate Ultimex, je me suis franchement marré. L'humour absurde, cynique, cruel de Gad distillé à grosses gouttes tout au long de l'album à travers histoires courtes ou strips n'épargne personne (sauf Ultimex lui-même): femmes, enfants, vieillards, SDFs, politiciens,... Même Steve, son "faire-valoir prodige", l'accompagnant partout, souffre également de son sa sadique jovialité. Les dessins sont relativement grossiers mais non sans charme. Vivement conseillé aux amateurs d'humour trash, ames sensibles ou politiquements corrects s'abstenir.
Gung Ho
Je suis tombé par hasard sur les deux tomes composant l'édition de luxe de Gung Ho. A vrai dire, je n'ai jamais lu une bd sur un support aussi grandiose. J'avais l'impression de tenir en main une bd géante. Et je dois bien avouer que je n'ai pas été déçu par ma lecture. Je me rajoute en effet au concert de louange qui est fait pour cette oeuvre. Il faut dire que c'est amplement mérité. Le dessin est véritablement à couper le souffle surtout avec ce grand format. La qualité de l'écriture est irréprochable avec une mise en tension progressive. La première surprise est de constater que la plaie blanche qui a décimé presque toute l'humanité n'est pas ce que l'on croît. La seconde est de constater que le héros n'est pas le frère que l'on croît. Bref, rien n'est inscrit à l'avance dans ce monde post-apocalyptique. On notera également un gros travail pour décrire la topographie ainsi que les lieux géographique du récit. On suivra avec un immense plaisir le devenir de cette colonie n°16. Voilà ce que j'appelle la bd moderne. Voilà ce que j'aime !
Soda
3,5/5 C'est sympa, bien fait et bien dessiné, le peronnage éponyme est très intéressant mais pourtant je n'ai lu que les quatre premiers albums sans avoir envie de continuer plus loin, tous simplement par ce que la série possède un défaut rédhibitoire dans mon cas: il s'agit de one shots. Gamin ça me gênait pas pour Lucky luke, Asterix et compagnie mais maintenant je suis incapable de lire une série de one shot, je finis toujours par décrocher, il me faut un fil conducteur à l'intrigue, qui se développe sur plusieurs et au minimum des cycles comme pour Thorgal sinon ça devient trop répétitif et ça n'évolue pas assez à mon goût. En effet dans Soda si les enquêtes sont variées, quoique insuffisamment développée du fait qu'elles ne tiennent que sur un tome, trop de situations sont identiques: le décalage entre la réalité de la vie de Soda et la manière dont la perçoit sa mère, le méchant qui kidnappe la mère ou la rencontre sans qu'elle se rende compte du danger, Soda qui se change dans l’ascenseur, Soda qui est pris dans le feu de l'action en habits de pasteur ce qui crée des situations décalées, et la répétition à tous les tomes qu'il ne peut pas dire la vérité à sa mère parce qu'elle est cardiaque et qu'elle ne supporterait pas de le voir flic... Ne supportant pas le comique de répétition tout cela m'a vite gavé. Je pense qu'il aurait au moins fallu créé des diptyques à la Largo Winch ou un ennemi récurrent ou un quelconque arc qui donne l'impression d'une évolution et donne envie de lire la suite.
La Petite Mort
Très bonne surprise que cette BD, aussi inattendue que décalée, joyeusement macabre. Tout d’abord, un bon point pour cette couverture d’un noir funèbre mais délicieusement veloutée, plaisir du toucher… Avoir eu l’idée de faire une BD humoristique sur une famille de squelettes faucheurs vivant comme n’importe quelle famille humaine, du moins cherchant à y ressembler, avec ses préoccupations terrestres quotidiennes, je trouve que c’est carrément mortel ! Le dessin à la fois stylisé et cartoonesque (je ne savais pas que des orbites vides pouvaient être aussi expressives) et la mise en page en font un objet très graphique, avec des cases (évidemment) cernées de noir et un petit os pour séparer chaque strip, des digressions dans un style totalement différents, notamment des fausses pubs « saignantes » (Killer surprise) ou des parodies macabres de Hello Kitty (« Hello Kittu »). Ça ressemble à une espèce de collage improvisé mais ça donne quelque chose de paradoxalement très vivant, presque joyeux, souvent déconcertant mais souvent drôle aussi. Glacial à souhait, cet humour noir pour vieux enfants conscients de l’horloge qui tourne grince comme des articulations de nonagénaire, on entendrait presque tinter les chaînes de la faucheuse ricanant, mais avec un côté candide incarné par le personnage de la Petite Mort, double funéraire d’un Caliméro sous prozac, assez touchant, car oui, il y a un cœur sous cette cape. On n’oubliera pas certains autres personnages, celui de Pépé Mort, « squelette sorti du placard », moitié gouailleur moitié philosophe, et celui de Ludovic, le seul ami de la Petite Mort, cancre acnéique d’une bêtise confondante mais bidonnant à s’en faire péter les côtes. Gothique, insolite, décalé, déconcertant, surprenant, hilarant, philosophique… Les adjectifs ne manquent pas pour définir l’ouvrage. A sentir le souffle de cette Mort-là, mes tibias et mes fémurs ont entrepris une danse macabre drolatique et mon âme s’est subitement réchauffée à l’intérieur de mon crâne. Croyez-le, Davy Mourier tient plus de l’oiseau de paradis que de mauvais augure. Avec lui, si la mort fait trembler, c’est seulement de rire. Elle est rendue inoffensive, devient même attachante, et se paie même le luxe d’apparaître en réalité augmentée sur certaines pages pour les plus geeks d’entre nous ! N’ayez donc pas peur d’adopter cette faucheuse, et soyez enfin le weirdo que vous avez toujours rêvé d’être !