Les derniers avis (32003 avis)

Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Buffalo Runner
Buffalo Runner

La vie d’Ed Fisher nous est comptée au travers des flashbacks parfaitement maitrisés, et le moins qu’on puis dire, c’est qu’il ne s’agit pas d’un long fleuve tranquille. On est bien loin des clichés héroïques des westerns hollywoodiens. La conquête de l’Ouest se fait ici à coup de massacre d’indiens et de bisons, de morts, de combine en tout genre… quelle misère, quelle vie, quel gâchis. L’histoire m’a beaucoup touché, et j’ai trouvé la fin très belle. Et puis bon sang, ce dessin, ces couleurs, ces planches ! Je n’avais jamais auparavant acheté de tirage de tête grand format, mais sur le coup j’ai craqué, et je ne le regrette pas. On en prend vraiment plein les yeux. « Buffalo Runner » est un western classique mais efficace, au ton sombre et poussiéreux, et remarquablement mis en image. Tiburce Oger revient à ses premiers amours, et c’est une franche réussite !

12/02/2015 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Oeil de la nuit
L'Oeil de la nuit

Le Nyctalope est le tout premier super héros européen voire le tout premier super héros tout court contrairement aux idées reçues qui attribue l’origine de ces personnages aux Etats-Unis. Pour des sombres histoires d’ayant droit, Léo Sainclair devient Théo Sainclair l’œil de la nuit mais garde tous ses attributs. Au moins le report de ce lointain spin off de la Brigade Chimérique aura permis une publication plus rapide entre les tomes à venir car le second arrive déjà dans deux mois et c’est tant mieux tant cette lecture fut enthousiaste et agréable. Même sans avoir une notion bien précise de la multitude de personnages connus ou fictifs (on croise dans cette France du début XXième siècle nombre de personnalités honorables), le lecteur ne risque pas de se sentir perdu ou floué tant les enchainements feuilletonnesques s’emboitent avec une précision d’horlogerie suisse. Mené tambour battant, ce premier tome va dévoiler les origines du pouvoir du futur « Œil de la nuit », Théo Sainclair est un aventurier charismatique issue d’une bourgeoisie influente et va se retrouver bien malgré lui au cœur de machinations multiples avec vol de bijoux martiens et attentat contre son propre père. J’ai retrouvé avec plaisir le trait brouillon et assuré de Gess apportant un cachet mignolesque et vintage à des aventures qui ont le goût de celles de Blake et Mortimer, le rythme en plus. Lehmann adore l’univers qu’il a mis en place avec la Brigade Chimérique et qu’il a exploité avec succès pour Masqué et l’Homme Truqué mais ici on dispose d’un récit fluide se suffisant à lui tout seul. L’univers est uchronique, steampunk mais diablement excitant et s’achève sur une véritable renaissance. Il s’agit d’une bonne vieille SF où les seconds rôles sont également soignés servi dans un écrin « serial » de toute beauté. Il ne faudrait pas passer à côté d’un univers parfois trop généreux mais riche en promesses à venir. Divertissant sans être novateur ni rébarbatif, laissez vous tenter, l’évasion est complète. Vivement la suite !

12/02/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Petits miracles
Petits miracles

Quatre histoires attachantes, émouvantes du quartier juif de New York. Une des forces de Will Eisner est de réussir en quelques cases à poser une ambiance, une atmosphère. Au travers de ces récits il nous immerge totalement au sein même de ces familles, de ce quartier. Même si tout n'est pas rose il ressort de l'ensemble une sensation de plénitude et plus exactement un sentiment ou l'on se dit que malgré les épreuves de la vie, l'être humain à la capacité de rebondir. Ode à la vie simple ou l'autre n'est pas un simple voisin, les saynètes de W. Eisner, sont magnifiées par un dessin en noir et blanc tirant sur le sépia tout en finesse et en fluidité. Ses nuances de gris rendent l'ensemble très agréable à l'oeil. Cette Bd dégage un parfum de nostalgie qu'il ne faut pas hésiter à découvrir, Eisner étant tout de même un maitre de la BD américaine.

11/02/2015 (modifier)
Couverture de la série Metronom'
Metronom'

L'univers de cette Bd n'est pas forcément nouveau en science-fiction (un futur proche où un Etat totalitaire étouffe l'individu au profit d'une puissance aux pouvoirs presque sans limite) ; Corbeyran en profite pour greffer sur cette trame de fond, des références évidentes à Alien, une résistance qui oeuvre clandestinement (on pense à V), et une analyse assez poussée de cette société toute puissante qui s'appuie sur un système policier répressif très efficace. Les 3 premières pages mettent tout de suite dans l'ambiance de cette cité à l'aspect tentaculaire et grouillant. Mais ce qui est encore plus extraordinaire, c'est le dessin de Grun que je ne connaissais pas ; je suis littéralement scotché devant une telle maîtrise graphique et une telle beauté, avec ses décors de grands buildings et de cité décrépite, aux murs sales et abimés, aux sols jonchés de détritus ou de pierres qui s'effritent, donnant un rendu vraiment saisissant à la série, et renforçant ce malaise inhérent qu'on éprouve à la lecture. Cet aspect de pourriture et de décrépitude rappelle aussi la trilogie de Nikopol et l'univers de Bilal en général. Moi qui n'aime pas la SF, j'avoue que lire une Bd de ce genre servie par un visuel de cette qualité, devient un vrai plaisir, et pourtant le ton de la bande est plutôt déprimant avec toutes ces privations de liberté. Je trouve qu'ici, l'ambiance délétère de cet univers s'accorde parfaitement au dessin et à la colorisation, et l'ensemble de la série m'a rappelé aussi le premier film de George Lucas, THX 1138, qui voyait un futur lointain régi par des machines et où l'amour était interdit aux humains.. Bref, c'est de l'anticipation bien charpentée, et si c'est ce qui nous attend dans un certain nombre d'années, c'est une vision très pessimiste de l'avenir. Le seul bémol résidant dans la fin du 4ème album : je n'ai pas l'impression que c'est fini, il reste des points à aborder ; si ça en reste là, c'est carrément planter la série et anéantir toutes les qualités que je viens d'évoquer, et en premier lieu, il faut élucider le rôle réel de cet ouvrage, le Metronom' qui en l'état n'a pas une réelle incidence sur le récit, il ne sert que d'alibi pour traquer des clandestins hostiles au régime. Corbeyran doit donc fournir une explication valable ; s'il tarde trop à donner une suite ou si j'apprends que la série est réellement finie, il est certain que ma note sera modifiée... déjà que je met 4/5, ce qui est assez rare sur une série de SF.

11/02/2015 (modifier)
Couverture de la série Le Dernier Cathare
Le Dernier Cathare

Etant resté sur le bon souvenir laissé par Mémoire de cendres qui abordait l'hérésie cathare à travers le destin d'une jeune fille, je me suis quand même lancé dans cette série qui traite ouvertement le conflit à peu près de la même façon, mais en insistant plus sur le comté de Toulouse et sur les acteurs directs de cette croisade des Albigeois qui a enflammé l'Occitanie. A la fin, celle-ci fut meurtrie et exsangue mais resta fière, elle l'est toujours d'ailleurs. Or donc, tout semble conforme et juste dans cette Bd, toutes les grandes étapes y sont présentes, comme évidemment le fameux sac de Béziers en 1209, la prise de Carcassonne qui a suivi, la bataille de Muret en 1213 qui voit Simon de Montfort mettre la main sur le comté de Toulouse et étendre sa conquête. Ce comté de Toulouse qui était l'un des 6 grands fiefs dépendant de la couronne de France, avait réussi grâce à ses comtes avisés à développer un véritable Etat méridional puissant et dont la prospérité et le degré de civilisation étaient bien supérieurs à ceux du nord de la France. Les grands personnages sont également présents, tels Raymond VI de Toulouse qui s'est d'abord rallié à la papauté puis s'est retourné contre elle en soutenant ses compatriotes dans le catharisme, son neveu et vassal Raymond Roger Trencavel, vicomte de Carcassonne qui effectivement fut trouvé sans vie dans la tour où il était détenu, Simon de Montort dont la hardiesse compensait la faiblesse de ses troupes, Arnaud Amaury le légat cruel du pape qui ici prononce l'inévitable "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens", paroles qu'on lui attribue mais sans doute apocryphes. Cette Bd semble donc puiser ses références dans des sources sérieuses, mais n'évite pas certains défauts : la narration est parfois un peu lourde du fait du ton austère et détaillé adopté, heureusement ce n'est pas constant ; quelques raccourcis de distance aussi semblent un peu faciles (de Marseille à Puivert, le chemin est long surtout par les routes médiévales, et là en 2 cases, on est déjà rendu). Graphiquement aussi, Lambert commet une erreur de proportion sur le donjon de Puivert, situé trop près de la porte d'entrée et d'aspect trop massif : je connais bien ce château pour l'avoir visité plusieurs fois. De même qu'il fait arborer à Trencavel une tunique jaune à motifs d'hermines alors qu'on est en Languedoc, la croix occitane serait plus indiquée... A part ces petites erreurs, son dessin est superbe, il réussit de très belles images avec un soin du décor (Béziers, Carcassonne) et imprime un style collant bien à ce type de bande historique. Une série fort intéressante qui décrit en détails le conflit cathare et qui tente d'expliquer la doctrine du catharisme.

11/02/2015 (modifier)
Par jules
Note: 4/5
Couverture de la série La Lame d'Azrael (Batman - Azrael)
La Lame d'Azrael (Batman - Azrael)

Concis, efficace, mise en couleur certes à l'ancienne mais efficace et plutôt en accord avec le récit (plus de bleu quand Batman est plus présent sur la page et plus de rouge quand c'est Azrael). Ce que je trouve intéressant, c'est qu'en faisant un peu plus la connaissance de Jean Paul, on comprend encore plus à quel point Bruce préfère se débrouiller sans Dick... sinon il aurait pas choisi de former un psychopathe en puissance à devenir Batman. Mais on comprend pourquoi Bruce tente le pari risqué de céder sa cape à Jean Paul quand on voit ce dernier sans son masque en étudiant modèle. La dualité entre Azrael et Jean Paul est d'ailleurs bien mise en évidence, chose que l'on voit plus dans No man's land que dans Knightfall... et d'ailleurs je trouve que ce petit récit permet de voir pourquoi Knightfall finit ainsi. Et puis zut c'est pas souvent que Batou se fait enlever !! et c'est dans ce genre de récit que l'on comprend le besoin que Batman/Bruce a d'avoir Alfred à ses côtés (en plus d'être une source de sagesse et de conseil). La lame d'Azrael n'est pas le meilleur spin off que j'ai pu lire de Batman (à mon sens ça reste In Rome avec Catwoman) mais il est vraiment sympathique à lire. L'intro de knightfall à la fin du tome est pas mauvaise mais largement dispensable, puisqu'on ne voit que des choses que l'on comprend (si ce n'est pas montré d'ailleurs) dès les premières pages du premier tome de l'arc knightfall. Je me suis même d'ailleurs demandé si ces dernières pages de la Lame d'Azrael ne figuraient pas dans Knightfall mais après une vérification rapide, il semblerait que non. Son plus gros défaut reste peut-être une durée un peu courte... mais c'est du chipotage car je pense que le récit aurait manqué d'équilibre s'il avait été plus long. Je le conseille vivement à ceux qui ont aimé Knightfall, vous ne l'aimerez qu'encore plus et ceux qui ne l'ont pas lu... bah lisez le et si ça vous a plu, lancez vous dans Knightfall :)

11/02/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Fables Psychiatriques
Fables Psychiatriques

Un bon documentaire fait par un dessinateur britannique qui a travaillé comme aide-soignant auprès de personnes atteintes de démence. Ce one-shot contient plusieurs chapitres. L'auteur explique à la fois différentes maladies mentales et il nous raconte les expériences qu'il a vécues lorsqu'il était aide-soignant. C'est vraiment une lecture intéressante. J'aimais bien lorsque l'auteur expliquait différents troubles mentaux. Cela m'a permis d'apprendre plusieurs choses. Mais j'aimais surtout lorsqu'il racontait les cas de différents patients qu'il a connus comme aide-soignant. C'est à la fois intéressant et triste de voir ces différents cas. C'est intéressant de voir comment des patients agissent, mais leurs états étaient tristes. En tout cas, un bon documentaire comme je les aime.

10/02/2015 (modifier)
Couverture de la série Manolis
Manolis

Voilà une bd avec une narration très fluide et que j'ai trouvé très touchante. Le récit m'a donné une certaine idée de ce qu'a pu être "la grande catastrophe", l'exode des grecs de Turquie après la première guerre mondiale, évènement qui via mon immense culture que je ne connaissais même pas vaguement. Car finalement, le personnage de Manolis, qui reste attachant, a une personnalité à peine développée et qui s'efface entièrement derrière son voyage. Et c'est son voyage qui nous raconte son histoire.

10/02/2015 (modifier)
Par Ced
Note: 4/5
Couverture de la série Le Bar du vieux Français
Le Bar du vieux Français

Très belle BD. Je ne suis pas particulièrement fan de ce type de graphisme, mais le long des pages le style s'impose ; l'ambiance dégagée vous transporte dans l'histoire. Les personnage sont très réalistes et chaleureux et vous donnent l'impression de vivre l'histoire avec eux. Chapeau ! Note Graphisme : 3,5 / Scénario : 4 / Ambiance : 5

10/02/2015 (modifier)
Par jules
Note: 4/5
Couverture de la série Catwoman - A Rome
Catwoman - A Rome

Récit vraiment sympa de la voleuse à la plastique avantageuse. Le personnage de Catwoman dévoilé (et je ne parle pas que de son corps :)) est plutôt intéressant et renforce la sympathie qu'on lui porte. Le dessin est strictement dans la lignée d'un Long Halloween et d'Amère victoire, normal c'est les mêmes mecs. Mais la colorisation à effet peinture est des plus remarquables. Bonne utilisation du personnage du Sphinx, c'est un peu Silence (même scénariste) avant l'heure... Et cet album n'est pas là juste pour surfer sur le succès d'Amère victoire et d'un Long Halloween, puisqu'il apporte les réponses que Batman se pose sur sa copine à moustaches dans les deux œuvres précédemment citées. Incontournable pour toute personne qui a aimé le diptyque de Loeb.

10/02/2015 (modifier)