J'imagine que je ne suis pas le seul à reconnaître que cette série est effectivement le digne successeur de Blueberry : des décors magnifiques, des personnages forts, des traques et règlements de comptes, le Far-West poussiéreux et prédateur et une belle en dentelle.
Et qui met en scène un type de personnage qui est toujours relégué au 2ème voire 3ème plan : en effet, qui sait ce que devient un cadavre au Far-West ?
Schizophrénique, l'ami Jonas est tour à tour effrayant et attachant. Quelle voie suivra-t-il ? On le saura à coup sûr car cette série a tout pour devenir un hit dont on attendra chaque année le nouvel épisode.
Merci Tyler Cross, maintenant j'ai une expression toute faite pour désigner quelqu'un de solide, froid, déterminé, pragmatique et surtout qui a une immense classe.
Le dessin me rappelle la série animée Batman diffusée dans les années: minimaliste, anguleux, dynamique avec de beaux aplats.
La narration est incroyable dans le sens où elle prend son temps mais enchaîne tout de même des scènes fortes, retours en arrière, moments calmes etc. D'autres séries en auraient fait un roman fleuve, ici cela tient dans un one-shot.
Des 2 tomes, le 2ème est anthologique, nul doute qu'un 3ème est attendu par un paquet de monde.
Même si cet album est à consommer par petites doses (il reprend une rubrique plus ou moins régulière de Fluide Glacial), car inégal et peut-être lassant si vous lisez tout d'un trait, c'est quand même une lecture recommandable.
Comme dans Combustion spontanée, Jake Raynal use d'un ton faussement scientifique, très pince sans rire, pour nous assener des théories hautement fumeuses (comme pouvaient le faire Goossens ou Gotlib dans le même magazine, dans un style différent).
Raynal s'attaque donc aux mythes modernes, aux théories du complot, aux diverses angoisses sociétales et autres légendes urbaines. La couverture, qui fait référence aux attentats du 11 septembre 2001 ou aux Illuminati, en fait une synthèse racoleuse.
Vaguement regroupées en thèmes, uniquement pour faire plus sérieux, voilà donc passés à la moulinette de Raynal, dans de courtes histoires de 2 à 5 pages, des faits, des connaissances plus ou moins scientifiques (qui est arrivé le premier de la poule ou de l'œuf, les frites, menace ultime...).
Le traitement est toujours décalé, allant parfois jusqu'à l'absurde total (comme la première histoire: L'homme sur qui il pleut). C'est inégal donc, mais souvent réussi et jouissif (comme cette explication délirante de la crise économique, très con, mais aussi pertinente !, ou alors l'explication du développement des croisières par la physique quantique...).
Le dessin de Raynal est simple et efficace, avec une colorisation en bichromie plutôt sombre. Pas de bulle, mais essentiellement du texte commentant l'action ou les théories illustrées.
Bref, un album recommandable. Note réelle 3,5/5.
Je ne comprends pas les avis précédents, certes je n’ai pas lu Walking Dead mais je connais très bien la bande dessinée et les films du même genre. Ici, il me semble que cette série possède les éléments scénaristiques et graphiques qui font le succès de ce genre : un homme solitaire, une introspection, un pays ravagé, de l’humour (si si, j’ai souri à la lecture), de l’émotion (désolé mais je trouve la relation entre le héros et l’enfant crédible), la survie et bien sûr de la violence ! Du sang et de l’immoralité, enfin une série adulte qui semble crédible !
Autre bon point, la narration. Elle est développée et intelligente. A la lecture du premier tome j’ai l’impression que le scénario (contrairement à d’autres séries…) ne tient pas sur un mouchoir de poche. Même si le début de l’intrigue est très classique, la suite de l’aventure est beaucoup plus prenante. On y trouve de bonnes idées qui innovent dans un genre très largement exploité (vivre sur l’eau...). Le dessin est sympathique et détaillé, il illustre parfaitement l’aventure. Pour finir, je viens de lire une bande dessinée qui va à 100 à l’heure, c’est jeune et dynamique. Personnellement, j’ai envie de croire que cette série peut nous emmener très loin.
A la lecture du deuxième tome, je trouve cette série toujours aussi prenante (la découverte de l'univers en moins). L'intrigue va toujours aussi vite. On pourrait d'ailleurs la comparer à d'autres qui ont des scénarios mous et inexistants. Ici c'est le contraire, ça va vite, très vite. "De la brièveté de la vie" aurait pu tenir en deux tomes tant le scénario est dense. Aucune longueur, l'auteur va à l'essentiel. Le dessin est de mieux en mieux, de plus en plus détaillé, la mise en couleur est bien faite, un régal! Ce deuxième chapitre se termine par un climax bien fichu. Vivement la FIN!
Je viens de relire le cycle complet, bon dieu que le premier tome est bon ! Les deux tomes suivants sont beaucoup plus classiques, sympa mais pas inoubliables. J'écris ces quelques lignes 15 jours après la lecture du troisième tome dont je ne me souviens déjà plus de l'intrigue... ce n’est pas bon signe. Je re-feuillette quelques pages... ah oui l'histoire des "fréquences radio qui éloignent les zombies". Finalement je n'ai pas vraiment accroché. C'est trop rapide. Là où j'espérais découvrir une série que l'on comparait déjà à excellent Walking Dead (notamment pour l’interaction entre ses personnages), je découvre une histoire beaucoup trop rapide, qui ne laisse pas le temps au lecteur de s’attacher aux personnages. Par exemple, sitôt arrivés sur l'ile, ils doivent déjà repartir... dommage. La survie, thème central dans les bonnes aventures de zombies n'est plus qu'anecdotique (certainement à cause de l’effet de groupe, de la communauté). Du coup les auteurs inventent une histoire de "mer de zombies" que rien ni personne ne peut arrêter. J'ai envie de dire "il ne suffit que de la contourner pour voir disparaitre les zonzons". C'est simple et ça clôt l'intrigue facilement. Dommage, j'attendais beaucoup de cette série (qui reste quand même très sympa).
Tome 0 (spin-off) :
« La mort et le mourant » m’a quelque peu déçu : le dessin est moins bon (moins travaillé, la mise en couleur est moins bonne), l’intrigue est beaucoup plus classique. Je pense que ce spin-off se réserve pour une catégorie de lecteurs passionnés par cette série. Pour les autres, l’intrigue n’apporte pas grand-chose à l’univers. Elle se consacre à expliquer l’origine de l’épidémie et la survie d’un personnage secondaire (l'acteur de cinéma). De plus les réflexions répétitives du héros sur d’hypothétiques scénarios de films de zombies m’ont gonflé. Une de temps en temps c’est sympa mais la ça revient à chaque page (le mec est en train de tuer des zombies et il lance à son pote « au fait ton scénario de zombie, il parle de quoi ?! » peu crédible). Mais globalement la découverte de ce tome reste un bon moment de lecture si vous recherchez de l’action zonzon. En revanche ne vous attendez pas à de grosses surprises.
Cycle 2 :
J'ai refermé le premier tome de ce nouveau cycle avec un peu de déception dans les yeux. Le dessin est toujours bon, mais le scénario est un peu faiblard. Il ne se passe pas grand chose. Les personnages ne sont pas très charismatiques et les zombies sont carrément inexistants. Je crains que ce cycle soit sans surprise. SPOIL ON : l'humanité va encore plus diminuer, pour ne laisser ça et là que quelques survivants, rien de plus. SPOIL OFF. Alors oui c'est un tome d'introduction mais à 15€, il faut avancer. M'enfin je fais confiance a l'auteur et j'achèterai la suite... Pour le moment.
Si Méliès avait été dessinateur, il aurait dessiné Little Nemo.
C'est de l'imaginaire pur, de l'audace, en avance d'une génération. Bien sûr, c'est vieux mais les rêves sont intemporels.
Il y a du Coyote (le pote de Bip-Bip) et du Shaun le mouton (pour la vie communautaire en ferme) dans ce petit bijou d'humour jeunesse où les parents prendront leur pied à conter les aventures de ce pauvre loser attachant.
Les aquarelles sont douces et le trait épuré mais complet.
N'hésitez à aller sur le mini-site web interactif qui offre des aventures inédites de notre pauvre canidé.
Un album en tous points original : le format à l'italienne, une très belle couverture, aucune case, un dessin tout en transparence et suggestif (il n'y a qu'à voir la page de la partie de twister, fabuleux), un personnage protéiforme qui varie au gré de la situation ; et surtout on se retrouve témoin bâillonné dans cette chambre à observer un huis-clos passant du rêve au cauchemar.
Onirique, audacieux... jusque dans la dernière partie. On sent qu'il manque de la maturité à ce jeune auteur qui aurait pu faire, pour mon cas, de ce livre un chef d'oeuvre. Non là ça dérape (c'est cohérent) mais de façon trop vulgaire, comme s'il avait passé le relais à Winschluss pour la fin (hormis la dernière page, frustrante car trop ouverte, mais dans le style propre à l'auteur). C'est peut-être dû à mon propre ressenti, dans le sens où je peux retrouver ma fille dans les traits de Christine.
Il faudra une bonne journée et une bonne dose de concentration pour venir à bout de ce pavé. Pourtant, le nombre de pages n’est pas aussi impressionnant que cela. Ce sont les dialogues qui occupent totalement l’espace. On suivra le reportage mené par les deux auteurs. Il y a de nombreux témoignages à lire.
Il faut tout d’abord être intéressé par le sujet à savoir ce qui se cache sous la Vème République du Général de Gaulle. La couverture nous donne un peu le ton avec un président qui est taché de sang. Oui, nous apprenons que la 5ème république traîne également de gros boulets qui peuvent apparaître comme dérisoires si on les compare avec les nombreuses dictatures qu’il y a dans le monde. Pour autant, ce n’est pas une raison pour ne pas étudier les faits avec du recul. De là, peut-on réellement dire que la France a connu des années de plomb ? Il semblerait au vu de ce documentaire qui indique que cela a été soigneusement occulté.
J’avoue avoir entendu parler du SAC mais je ne savais pas ce qui se cachait derrière cette association loi de 1901. J’avoue également que j’ignorais que dans ma ville de Strasbourg avait été commis l’un des plus gros hold-up de l’argent public afin de financer le parti gaulliste au pouvoir. Oui, on regarde plutôt ma ville comme la capitale européenne ou la capitale de Noel. Je pense qu’il est bon de rappeler certains faits loin de toute caricature. La bd va s’intéresser notamment au meurtre du juge Renaud et au soi-disant suicide du ministre du travail de Giscard à savoir Robert Boulin.
Par ailleurs, cette bd vient de gagner le prix du public lors du festival d’Angoulême 2016. Les lecteurs ont apprécié dans leur ensemble cette œuvre richement documentée. Une lecture certes éprouvante mais salutaire pour bien comprendre les évolutions de notre République.
Voilà tout à fait le genre de lecture fraiche et appétissante que j’apprécie tout comme le fromage de chèvres. Il y a de l’humour vrai où l’on rigole sans faire exprès ou par convenance. C’est un plaisir que de suivre les aventures de ce gardien de troupeau qui a décidé de dire non à la magie en devenant le Traquemage. J’ai bien aimé la chèvre rescapée ainsi que la bonne fée un peu pompette. Il y a comme un style assez irrévérencieux que j’aime. C’est loufoque et bon enfant, certes mais c’est excellent !
Lupano est plus que jamais au sommet de son art. Il conjugue le talent dans tous les styles de bd ce qui est assez remarquable. Il nous le prouve encore une fois. Il est inventif car il crée un style assez original avec cette rural-fantasy qui bouscule tous les codes des genres. Le pire, c’est que cela fonctionne correctement !
Je vais suivre les aventures de Pistolin le berger dans sa guerre contre les mages. C’est une des plus grandes réussites de l’année écoulée que j’avais réellement envie de découvrir. Les avis sont dithyrambiques et c’est bien mérité.
Je ne me suis pas douté qu’il s’agissait d’une adaptation du roman russe Crime et Châtiment de Dostoïevski, paru en 1866. Je me suis laissé totalement embarqué par cette histoire qui m’a paru fort intéressante sur la problématique des crimes légitimes.
Cela résonne sans doute avec l’affaire du moment où notre Président a accordé une grâce partielle à une femme qui avait tué son mari après avoir subi une vie de souffrance et d’humiliation. Oui, on se pose la question du crime légitime. Tous les meurtres ne sont pas condamnables. Je pourrais prendre comme exemple celui de Ben Laden.
On va suivre le parcours chaotique d’un jeune étudiant qui s’est totalement renfermé sur lui-même alors qu’il avait les capacités de faire de brillantes études. On va vivre le personnage jusque dans ses réflexions torturées. On est clairement dans un récit purement psychologique.
Le point faible de cette série se situe au niveau du graphisme qui ne casse pas des briques. Les traits manquent de détails et sont assez grossiers.
C’est un manga fort intrigant à l’ambiance plutôt noire. J’aime les seinen qui sont adultes et mâtures avec un scénario riche et des personnages profonds. Le dénouement sera agréable mais sans surprise. Les dix tomes tiennent la route avec des hauts et des bas. Attention, toutefois aux plus jeunes car on se retrouve réellement dans la tête d’un tueur. Cela pourrait donner des idées !
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Undertaker
J'imagine que je ne suis pas le seul à reconnaître que cette série est effectivement le digne successeur de Blueberry : des décors magnifiques, des personnages forts, des traques et règlements de comptes, le Far-West poussiéreux et prédateur et une belle en dentelle. Et qui met en scène un type de personnage qui est toujours relégué au 2ème voire 3ème plan : en effet, qui sait ce que devient un cadavre au Far-West ? Schizophrénique, l'ami Jonas est tour à tour effrayant et attachant. Quelle voie suivra-t-il ? On le saura à coup sûr car cette série a tout pour devenir un hit dont on attendra chaque année le nouvel épisode.
Tyler Cross
Merci Tyler Cross, maintenant j'ai une expression toute faite pour désigner quelqu'un de solide, froid, déterminé, pragmatique et surtout qui a une immense classe. Le dessin me rappelle la série animée Batman diffusée dans les années: minimaliste, anguleux, dynamique avec de beaux aplats. La narration est incroyable dans le sens où elle prend son temps mais enchaîne tout de même des scènes fortes, retours en arrière, moments calmes etc. D'autres séries en auraient fait un roman fleuve, ici cela tient dans un one-shot. Des 2 tomes, le 2ème est anthologique, nul doute qu'un 3ème est attendu par un paquet de monde.
Les Nouveaux Mystères
Même si cet album est à consommer par petites doses (il reprend une rubrique plus ou moins régulière de Fluide Glacial), car inégal et peut-être lassant si vous lisez tout d'un trait, c'est quand même une lecture recommandable. Comme dans Combustion spontanée, Jake Raynal use d'un ton faussement scientifique, très pince sans rire, pour nous assener des théories hautement fumeuses (comme pouvaient le faire Goossens ou Gotlib dans le même magazine, dans un style différent). Raynal s'attaque donc aux mythes modernes, aux théories du complot, aux diverses angoisses sociétales et autres légendes urbaines. La couverture, qui fait référence aux attentats du 11 septembre 2001 ou aux Illuminati, en fait une synthèse racoleuse. Vaguement regroupées en thèmes, uniquement pour faire plus sérieux, voilà donc passés à la moulinette de Raynal, dans de courtes histoires de 2 à 5 pages, des faits, des connaissances plus ou moins scientifiques (qui est arrivé le premier de la poule ou de l'œuf, les frites, menace ultime...). Le traitement est toujours décalé, allant parfois jusqu'à l'absurde total (comme la première histoire: L'homme sur qui il pleut). C'est inégal donc, mais souvent réussi et jouissif (comme cette explication délirante de la crise économique, très con, mais aussi pertinente !, ou alors l'explication du développement des croisières par la physique quantique...). Le dessin de Raynal est simple et efficace, avec une colorisation en bichromie plutôt sombre. Pas de bulle, mais essentiellement du texte commentant l'action ou les théories illustrées. Bref, un album recommandable. Note réelle 3,5/5.
Zombies (Soleil)
Je ne comprends pas les avis précédents, certes je n’ai pas lu Walking Dead mais je connais très bien la bande dessinée et les films du même genre. Ici, il me semble que cette série possède les éléments scénaristiques et graphiques qui font le succès de ce genre : un homme solitaire, une introspection, un pays ravagé, de l’humour (si si, j’ai souri à la lecture), de l’émotion (désolé mais je trouve la relation entre le héros et l’enfant crédible), la survie et bien sûr de la violence ! Du sang et de l’immoralité, enfin une série adulte qui semble crédible ! Autre bon point, la narration. Elle est développée et intelligente. A la lecture du premier tome j’ai l’impression que le scénario (contrairement à d’autres séries…) ne tient pas sur un mouchoir de poche. Même si le début de l’intrigue est très classique, la suite de l’aventure est beaucoup plus prenante. On y trouve de bonnes idées qui innovent dans un genre très largement exploité (vivre sur l’eau...). Le dessin est sympathique et détaillé, il illustre parfaitement l’aventure. Pour finir, je viens de lire une bande dessinée qui va à 100 à l’heure, c’est jeune et dynamique. Personnellement, j’ai envie de croire que cette série peut nous emmener très loin. A la lecture du deuxième tome, je trouve cette série toujours aussi prenante (la découverte de l'univers en moins). L'intrigue va toujours aussi vite. On pourrait d'ailleurs la comparer à d'autres qui ont des scénarios mous et inexistants. Ici c'est le contraire, ça va vite, très vite. "De la brièveté de la vie" aurait pu tenir en deux tomes tant le scénario est dense. Aucune longueur, l'auteur va à l'essentiel. Le dessin est de mieux en mieux, de plus en plus détaillé, la mise en couleur est bien faite, un régal! Ce deuxième chapitre se termine par un climax bien fichu. Vivement la FIN! Je viens de relire le cycle complet, bon dieu que le premier tome est bon ! Les deux tomes suivants sont beaucoup plus classiques, sympa mais pas inoubliables. J'écris ces quelques lignes 15 jours après la lecture du troisième tome dont je ne me souviens déjà plus de l'intrigue... ce n’est pas bon signe. Je re-feuillette quelques pages... ah oui l'histoire des "fréquences radio qui éloignent les zombies". Finalement je n'ai pas vraiment accroché. C'est trop rapide. Là où j'espérais découvrir une série que l'on comparait déjà à excellent Walking Dead (notamment pour l’interaction entre ses personnages), je découvre une histoire beaucoup trop rapide, qui ne laisse pas le temps au lecteur de s’attacher aux personnages. Par exemple, sitôt arrivés sur l'ile, ils doivent déjà repartir... dommage. La survie, thème central dans les bonnes aventures de zombies n'est plus qu'anecdotique (certainement à cause de l’effet de groupe, de la communauté). Du coup les auteurs inventent une histoire de "mer de zombies" que rien ni personne ne peut arrêter. J'ai envie de dire "il ne suffit que de la contourner pour voir disparaitre les zonzons". C'est simple et ça clôt l'intrigue facilement. Dommage, j'attendais beaucoup de cette série (qui reste quand même très sympa). Tome 0 (spin-off) :
« La mort et le mourant » m’a quelque peu déçu : le dessin est moins bon (moins travaillé, la mise en couleur est moins bonne), l’intrigue est beaucoup plus classique. Je pense que ce spin-off se réserve pour une catégorie de lecteurs passionnés par cette série. Pour les autres, l’intrigue n’apporte pas grand-chose à l’univers. Elle se consacre à expliquer l’origine de l’épidémie et la survie d’un personnage secondaire (l'acteur de cinéma). De plus les réflexions répétitives du héros sur d’hypothétiques scénarios de films de zombies m’ont gonflé. Une de temps en temps c’est sympa mais la ça revient à chaque page (le mec est en train de tuer des zombies et il lance à son pote « au fait ton scénario de zombie, il parle de quoi ?! » peu crédible). Mais globalement la découverte de ce tome reste un bon moment de lecture si vous recherchez de l’action zonzon. En revanche ne vous attendez pas à de grosses surprises.
Cycle 2 :
J'ai refermé le premier tome de ce nouveau cycle avec un peu de déception dans les yeux. Le dessin est toujours bon, mais le scénario est un peu faiblard. Il ne se passe pas grand chose. Les personnages ne sont pas très charismatiques et les zombies sont carrément inexistants. Je crains que ce cycle soit sans surprise. SPOIL ON : l'humanité va encore plus diminuer, pour ne laisser ça et là que quelques survivants, rien de plus. SPOIL OFF. Alors oui c'est un tome d'introduction mais à 15€, il faut avancer. M'enfin je fais confiance a l'auteur et j'achèterai la suite... Pour le moment.
Little Nemo in Slumberland
Si Méliès avait été dessinateur, il aurait dessiné Little Nemo. C'est de l'imaginaire pur, de l'audace, en avance d'une génération. Bien sûr, c'est vieux mais les rêves sont intemporels.
Le Grand Méchant Renard
Il y a du Coyote (le pote de Bip-Bip) et du Shaun le mouton (pour la vie communautaire en ferme) dans ce petit bijou d'humour jeunesse où les parents prendront leur pied à conter les aventures de ce pauvre loser attachant. Les aquarelles sont douces et le trait épuré mais complet. N'hésitez à aller sur le mini-site web interactif qui offre des aventures inédites de notre pauvre canidé.
Panthère
Un album en tous points original : le format à l'italienne, une très belle couverture, aucune case, un dessin tout en transparence et suggestif (il n'y a qu'à voir la page de la partie de twister, fabuleux), un personnage protéiforme qui varie au gré de la situation ; et surtout on se retrouve témoin bâillonné dans cette chambre à observer un huis-clos passant du rêve au cauchemar. Onirique, audacieux... jusque dans la dernière partie. On sent qu'il manque de la maturité à ce jeune auteur qui aurait pu faire, pour mon cas, de ce livre un chef d'oeuvre. Non là ça dérape (c'est cohérent) mais de façon trop vulgaire, comme s'il avait passé le relais à Winschluss pour la fin (hormis la dernière page, frustrante car trop ouverte, mais dans le style propre à l'auteur). C'est peut-être dû à mon propre ressenti, dans le sens où je peux retrouver ma fille dans les traits de Christine.
Cher pays de notre enfance
Il faudra une bonne journée et une bonne dose de concentration pour venir à bout de ce pavé. Pourtant, le nombre de pages n’est pas aussi impressionnant que cela. Ce sont les dialogues qui occupent totalement l’espace. On suivra le reportage mené par les deux auteurs. Il y a de nombreux témoignages à lire. Il faut tout d’abord être intéressé par le sujet à savoir ce qui se cache sous la Vème République du Général de Gaulle. La couverture nous donne un peu le ton avec un président qui est taché de sang. Oui, nous apprenons que la 5ème république traîne également de gros boulets qui peuvent apparaître comme dérisoires si on les compare avec les nombreuses dictatures qu’il y a dans le monde. Pour autant, ce n’est pas une raison pour ne pas étudier les faits avec du recul. De là, peut-on réellement dire que la France a connu des années de plomb ? Il semblerait au vu de ce documentaire qui indique que cela a été soigneusement occulté. J’avoue avoir entendu parler du SAC mais je ne savais pas ce qui se cachait derrière cette association loi de 1901. J’avoue également que j’ignorais que dans ma ville de Strasbourg avait été commis l’un des plus gros hold-up de l’argent public afin de financer le parti gaulliste au pouvoir. Oui, on regarde plutôt ma ville comme la capitale européenne ou la capitale de Noel. Je pense qu’il est bon de rappeler certains faits loin de toute caricature. La bd va s’intéresser notamment au meurtre du juge Renaud et au soi-disant suicide du ministre du travail de Giscard à savoir Robert Boulin. Par ailleurs, cette bd vient de gagner le prix du public lors du festival d’Angoulême 2016. Les lecteurs ont apprécié dans leur ensemble cette œuvre richement documentée. Une lecture certes éprouvante mais salutaire pour bien comprendre les évolutions de notre République.
Traquemage
Voilà tout à fait le genre de lecture fraiche et appétissante que j’apprécie tout comme le fromage de chèvres. Il y a de l’humour vrai où l’on rigole sans faire exprès ou par convenance. C’est un plaisir que de suivre les aventures de ce gardien de troupeau qui a décidé de dire non à la magie en devenant le Traquemage. J’ai bien aimé la chèvre rescapée ainsi que la bonne fée un peu pompette. Il y a comme un style assez irrévérencieux que j’aime. C’est loufoque et bon enfant, certes mais c’est excellent ! Lupano est plus que jamais au sommet de son art. Il conjugue le talent dans tous les styles de bd ce qui est assez remarquable. Il nous le prouve encore une fois. Il est inventif car il crée un style assez original avec cette rural-fantasy qui bouscule tous les codes des genres. Le pire, c’est que cela fonctionne correctement ! Je vais suivre les aventures de Pistolin le berger dans sa guerre contre les mages. C’est une des plus grandes réussites de l’année écoulée que j’avais réellement envie de découvrir. Les avis sont dithyrambiques et c’est bien mérité.
Syndrome 1866
Je ne me suis pas douté qu’il s’agissait d’une adaptation du roman russe Crime et Châtiment de Dostoïevski, paru en 1866. Je me suis laissé totalement embarqué par cette histoire qui m’a paru fort intéressante sur la problématique des crimes légitimes. Cela résonne sans doute avec l’affaire du moment où notre Président a accordé une grâce partielle à une femme qui avait tué son mari après avoir subi une vie de souffrance et d’humiliation. Oui, on se pose la question du crime légitime. Tous les meurtres ne sont pas condamnables. Je pourrais prendre comme exemple celui de Ben Laden. On va suivre le parcours chaotique d’un jeune étudiant qui s’est totalement renfermé sur lui-même alors qu’il avait les capacités de faire de brillantes études. On va vivre le personnage jusque dans ses réflexions torturées. On est clairement dans un récit purement psychologique. Le point faible de cette série se situe au niveau du graphisme qui ne casse pas des briques. Les traits manquent de détails et sont assez grossiers. C’est un manga fort intrigant à l’ambiance plutôt noire. J’aime les seinen qui sont adultes et mâtures avec un scénario riche et des personnages profonds. Le dénouement sera agréable mais sans surprise. Les dix tomes tiennent la route avec des hauts et des bas. Attention, toutefois aux plus jeunes car on se retrouve réellement dans la tête d’un tueur. Cela pourrait donner des idées !