Les derniers avis (48397 avis)

Couverture de la série Chlorophylle
Chlorophylle

J'avais beaucoup apprécié la lecture de la série Witchazel qui reprend beaucoup à l'univers de Macherot dans Chlorophylle. Dans mon enfance je n'étais pas trop lecteur de série animalière et donc je suis passé à côté de Chlorophylle. J'ai emprunté quelques albums mais je n'ai pas été conquis. Les scénarii sont bien construits mais je trouve que les histoires longues manquent de dynamisme et trainent un peu en longueur. Cela a beaucoup vieilli. De plus je trouve que Macherot a introduit beaucoup trop de personnages secondaires. Cela me donne un effet de remplissage qui ralentit la narration et la vivacité du récit. De même le dessin présente les défauts de l'époque. Des personnages assez petits dans le cadre pour les premiers numéros ce qui les fait paraître un peu perdus dans un décor qui prend le dessus sur l'expressivité. La série reste une référence mais je trouve que l'on a beaucoup progressé dans le genre animalier.

05/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Détectives du Cagibi - La Nouvelle est une alien
Les Détectives du Cagibi - La Nouvelle est une alien

Je suis toujours ennuyé de faire rentrer un ouvrage d'une jeune artiste sympa où j'ai quelques réserves sur la série. Surtout dans la catégorie jeunesse. Tanja Esch est une jeune artiste allemande qui propose un récit pour les enfants dès 6 ans. Le scénario est assez classique d'une bande de quatre enfants du primaire qui voient arriver une nouvelle. Comme la bande veut jouer aux détectives dans une ville paisible, ils se montent un film autour des moindres petits riens de la copine. Cela reste gentil mais je n'aime pas trop cette ambiance d'espionnage du voisin même par jeu. Lily, la copine se révèlera la plus maline pour un final joyeux. Le texte est simple mais de bonne qualité pour les enfants. Ma réserve, en sus de l'espionnage, tient à la lenteur du récit. Le graphisme de Tanja est particulier et original. Il rappelle un peu les personnages légumes, ici plutôt asperges ou aussi les marionnettes que l'on fait avec ses doigts pour raconter des histoires aux enfants. Cela donne un visuel très souple et attrayant avec une mise en couleur très vive. Un dessin perso qui sort des standards de l'animation cela fait plaisir à voir. Le scénario m'a un peu ennuyé (mais je n'ai plus l'âge cible) mais le graphisme m'a plu et c'est une bonne ambiance. Un 3 d'encouragement.

05/11/2023 (modifier)
Par Benjie
Note: 3/5
Couverture de la série Musée
Musée

Chabouté au style graphique reconnaissable entre tous nous fait une fois encore entrer en douceur dans une histoire. Des pages muettes au début qui nous immergent dans un lieu puis peu à peu le récit s’anime, les langues se délient, les conversations s’animent et les personnages s’agitent. Côté visiteurs, le jour, ou côté œuvres, la nuit, les réactions en miroir sont finement imaginées, finement dessinées et poétiquement racontées. Il se dégage de cet album en noir en blanc, une profonde humanité et les œuvres que l’on voit froides et sans vie révèlent une sensibilité inattendue et une attention toute particulière pour les humains qui les surveillent ou qui leur rendent visite. C’est un très bel album, une émouvante déambulation. Le seul point faible est le côté "sans surprise" du récit. Hormis quelques pointes d’humour bien vues, le temps s’écoule lentement jusqu’à la dernière page.

04/11/2023 (modifier)
Par Benjie
Note: 3/5
Couverture de la série L'Ombre des Lumières
L'Ombre des Lumières

Une idée de scénario intéressante mais au final un vague sentiment de déjà lu, de dénouement attendu surtout pour la première moitié de l’album. Mais peu importe, le récit est plaisant, le verbe riche, les situations tragi-comiques réussies et l’image de cette noblesse libertine, mesquine, arrogante et tellement ignorante des réalités du peuple est caricaturale à souhait. La seconde partie du récit est plus surprenante et l’ouverture sur le Nouveau Monde, ses promesses d’aventures et ses richesses laisse entrevoir une suite aux rebondissements assurés. L’ensemble est écrit avec finesse et intelligence mais la mise en forme du scénario est un peu complexe à suivre entre le fil rouge épistolaire et le contenu des pages correspondant aux lettres. Le lien entre les deux ne m’a pas toujours paru très clair. Savoir qui parle, qui s’adresse à qui et même qui est qui demande parfois de revérifier dans les pages précédentes. Du côté du dessin, c’est plutôt réussi. Guérineau nous plonge dans une belle ambiance, dans de très beaux décors et de riches costumes. L’album est de plus un bel objet par son grand format et sa superbe couverture. J’attends le second tome avec impatience ce qui me donnera l’occasion de relire le premier pour, je n’en doute pas, l’apprécier davantage.

04/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Convoyeur
Le Convoyeur

Sans y être hyper accroché, une série qui me tient en haleine. Ce monde post apocalypse est un peu convenu mais possède sa petite patte d’originalité avec cette histoire de rouille. C’est surtout le personnage du convoyeur qui est assez intriguant, le tome 2 apporte quelques débuts de réponses mais les zones d’ombre persistent, plutôt habile de la part du scénariste. Le dessin accompagne bien le récit, un trait un peu gras mais efficace. Une série bien faite, je jetterais un œil sur la suite. Màj après lecture du tome 3 : Oh que c’est sympa !! Ça marque la fin du 1er cycle. J’ai bien apprécié ma lecture et cette confrontation, je trouve que les auteurs maîtrisent de mieux en mieux leur univers. Le trait de Dimitri Armand s’affine, le scénario de Tristan Roulot est toujours aussi astucieux, quelques clés ont été données mais de belles interrogations subsistent. Finalement me voilà bien plus accroché pour la suite. Après lecture du tome 1, une série qui a réussi à me surprendre positivement sur l’orientation de son histoire et héros. Vivement la suite. MàJ tome 4 : Bah credi ! Alors que je pensais repartir sur un nouveau cycle (au final les 3 premiers n’en forment pas vraiment un), les auteurs nous pondent une conclusion à leur récit post apo, la fin reste relativement ouverte pour une suite mais je n’y crois pas. Nous aurons droit à la confrontation finale mais sans lever toutes les zones d’ombre de ce monde, un peu frustrant quand même. Reste que j’ai bien accroché à cette série, les auteurs ne tirent pas artificiellement sur la corde pour prolonger leur univers, alors qu’ils en avaient encore sous le coude. La tournure des événements autour du convoyeur m’a agréablement surpris à chaque tome (comme le final). Bref une série sans prétentions et plus que pas mal, elle gardera réellement ma sympathie par l’orientation de son intrigue et ces personnages que je n’ai pas deviné.

05/05/2022 (MAJ le 04/11/2023) (modifier)
Couverture de la série La Fortune des Winczlav
La Fortune des Winczlav

Une série prévue en 3 tomes, et qui se pose comme un préquel à Largo Winch. J’en attendais pas grand chose mais les 2 tomes parus à ce jour m’ont bien bien plu, j’ai hâte de découvrir le dernier, qui devrait logiquement se centrer sur Nerio (le père adoptif de notre héros), et j’espère même une agréable surprise sur leurs liens ancestraux potentiels. Un récit sans réelles originalités mais efficace dans son traitement, on retrouve l’amour de Van Hamme pour les fresques familiales sur plusieurs générations, je n’ai pas arrêté d’avoir Les maîtres de l’orge en tête durant ma lecture. Certains éléments sont plutôt bien vus, il n’y a pas que des winners dans la famille. Idem pour le traitement de certains sujets, j’ai bondi dans le premier tome avec la position de Vanko sur l’avortement (croyant connement voir une position du scénariste) pour heureusement souffler quelques pages plus tard. Au dessin, on ne présente plus Berthet au style lisible et tout aussi efficace que le scénario. Rien de bien sorcier au final mais classe dans sa réalisation, une agréable surprise, qui j’espère, se bonifiera avec le dernier. 3,5 MàJ après lecture du dernier tome : Alors que les 2 premiers m’avaient agréablement surpris, ce dernier tome m’a semblé bien trop académique et malheureusement sans surprises. J’attendais le petit plus qui ferait le sel de ce préquel, le scénariste se contente de raccrocher les wagons à la série mère. Nous allons suivre Nério construire l’empire W, tout en cherchant son héritier. Ça va vite, trop même … quelques coups bas et trop d’ellipses, ce qui fait que je n’y ai jamais cru, et finalement les origines de Largo sont assez quelconques sauf si vous aimez pleurer dans les chaumières. Quelques clins d’œil sympathiques comme l’origine de l’île mais d’autres éléments assez moyens (le frère de lait et cette temporalité massacrée), bref pas foncièrement mauvais mais je suis resté sur ma faim, j’arrondis à l’inférieur pour cette conclusion.

14/03/2023 (MAJ le 04/11/2023) (modifier)
Couverture de la série Le Monde sans fin
Le Monde sans fin

L’album a longtemps fait le buzz, et a aussi trôné dans les rayons de certains supermarchés (ceci s’explique par ce buzz bien sûr, mais c’est quand même assez étonnant eu égard à la densité d’informations proposée : ça n’est pas une « lecture détente » !). J’ai pu le lire récemment, et confirme une bonne partie des qualités qui en ont fait un succès critique et médiatique. Mais je pointe aussi un certain nombre de défauts – qui dans une certaine mesure expliquent aussi ce succès médiatique selon moi. Tout d’abord je dois dire que le dessin de Blain, moderne, simple, se révèle très fluide et efficace, agréable. L’absence du gaufrier traditionnel le rend plus libre, et le résultat est très bon dans ce domaine, ça aide à faire passer tous les chiffres et autres infos distillés à forte dose par Jancovici. Justement, ces chiffres, ces infos, sont amenés le plus souvent de façon pédagogique et claire, resituant le contexte, développant risques, avantages et inconvénients, en n’hésitant pas à manier l’humour pour faire passer des propos scientifiques. De plus, cette lecture peut tout à fait pousser à la réflexion dans plein de domaines de la vie quotidienne, et c’est déjà un succès. J’en arrive maintenant à ce qui m’a gêné. J’ai trouvé que, dans le dernier tiers, le plaidoyer pro domo pour présenter le nucléaire comme l’évidente solution à la plupart des problèmes bien trop manichéen, il manque ici la nuance et la rigueur qui ailleurs étaient plus marquées. Quid de l’approvisionnement (voir ce qui se passe au Niger) ? Les chiffres du nombre de morts consécutif à la catastrophe de Tchernobyl sont clairement sous-estimés (quid des milliers de morts parmi les « liquidateurs » ?). Jancovici part du principe, asséné, que Fukushima ou Tchernobyl ne peuvent arriver en France. Peut-être. Mais si cela « arrivait », qui se sacrifierait pour « limiter la casse » ? Cela mérite au moins un débat éclairé entre les citoyens, ce qui n’a jamais été le cas en France ! Par ailleurs, il élude complètement certains enjeux, sur l’extraction des matières premières (uranium, mais aussi d’autres), avec leurs conséquences environnementales, l’exploitation de populations pauvres, et ne pousse pas très loin l’hypothèse de la décroissance. Notre modèle de société n’est qu’à peine écorné : que se passe-t-il si les populations des pays pauvres veulent vivre comme nous ? est-ce supportable ? Comment concilier les exigences des pays pauvres et des pays riches ? Bref, une lecture exigeante, mais que j’ai trouvée intéressante. Mais la dernière partie m’a moins convaincu, et m’a laissé l’impression d’une rigueur partielle et partiale, c’est dommage.

04/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Monde sans fin
Le Monde sans fin

Grâce à Christophe Blain, les nombreuses informations autour de l'énergie sont claires et faciles à comprendre, même si j'étais un peu perdu après avoir lu les 192 pages d'une traite. Je suis content que la BD possède des oeuvres qui approfondissent l'écologie, l'énergie, et notre futur en général. J'ai pris pas mal de notes, parce que j'ai appris des choses malgré ma passion du sujet, mais aussi parce que certains propos m'ont paru très douteux. Noyées dans la masse des 192 pages, des affirmations étranges ne sont pas développées (l'utilisation d'une grande quantité d'énergie n'est pas vraiment remise en question, puisque Jancovici, pro-nucléaire, propose une décroissance accompagnée par une augmentation de 20% de nucléaire, ce qui encourage à tout sauf la décroissance...). En fait Jancovici tombe dans des travers rhétoriques assez grotesques. Il met en face de lui le journaliste sympa qui pose les bonnes questions - Mais monsieur, et Tchernobyl ? - Les centrales d'aujourd'hui sont mieux conçues, ça n'arrivera plus... donc le nucléaire c'est bien ! (sous-entendu dans la construction de la page) Les gens ont peur du nucléaire, mais en fait ils exagèrent... donc le nucléaire c'est bien ! (à chaque fois cette conclusion, juste parce qu'il a enfoncé des portes ouvertes en combattant quelques idées reçues, tout en évitant de parler de l'emplacement des déchets). Bref, des tas de raccourcis rhétoriques qui viennent soudainement entacher sa précision scientifique dans le domaine de l'énergie. Clairement, il y a deux Jancovici, celui qui parle de notre avenir, et celui qui parle du nucléaire. Pour être clair, j'ai appris des choses intéressantes sur le nucléaire, mais j'ai senti une différence de ton, et bien sûr, la mise en scène suit. Parlons de l'aspect BD : rien de spectaculaire, à part la planche de fin peut-être. Ça fait très "blog imprimé" un peu comme les notes de Boulet, même si certaines idées de mise en scène sont frappantes. Et c'est là que ça me pose problème. On parle de science, de notre avenir, et on se retrouve avec des situations comiques et caricaturées dignes de Charlie Hebdo (pour la caricature, pas l'humour). C'est bien de vulgariser, mais on s'échappe complètement du sérieux scientifique du discours, pour se plonger dans le dessin dans des comparaisons approximatives. Les chiffres sont clairs, mais les dessins extrapolent, exagèrent et simplifient. L'humour au prix de la précision, est-ce que ça valait le coup ? La légèreté, au prix de l'objectivité ? Un exemple: "Il faut choisir ses inconvénients" en dessous, on voit des cloches avec un déchet nucléaire, et à côté...le CO2. Encore à côté, l'espace. Encore à côté, l'atteinte à la biodiversité. Vous l'aurez compris, le nucléaire est magique, ne prend aucune place, ne consomme aucun gramme de CO2...je suis très remonté contre ces dessins naïfs et manipulateurs. Jancovici passe beaucoup de temps à nous vanter le nucléaire, mais pas une seule bulle pour les habitants de Bure qui ont vécu un enfer pendant des années avec de l'espionnage quotidien et un creusement forcé pour mettre sous leurs pieds les déchets nucléaires de toute une génération. En nous disant que l'accident est impossible, alors que c'est déjà arrivé aux USA dans un site souterrain. Pour quelqu'un d'aussi calé en énergie, ç'aurait été pas mal d'écrire au moins une phrase sur la fusion nucléaire. Quid de l'énergie ? Ne peut-on concevoir une décroissance sans augmentation du nucléaire ? Est-on dépendant de l'énergie à ce point ? J'ai changé profondément mes habitudes, je suis végétarien, je chauffe à 19 degrés, je prends que les transports en commun, je ne prendrai plus jamais l'avion... est-ce que tout ceci était dur ? Non, ça n'a quasiment rien changé à mon quotidien. C'est ridiculement facile. La seule justification du nucléaire, c'est le capitalisme. Si on veut poursuivre le régime capitaliste jusqu'au bout, alors oui, il nous faut du nucléaire. Mais est-ce vraiment ce qu'on veut ? J'ajoute que je trouve particulièrement malsain l'omniprésence médiatique de Jancovici. Est-ce la seule personne qui a des connaissances en énergie ? Où sont les autres sons de cloche, les autres créateurs ? Aurélien Barreau a un point de vue totalement différent, ça serait pas mal de l'adapter aussi. C'est plus une critique politique que BD, mais la BD l'exige. Je recommande quand même pour se faire son propre avis. La première moitié est neutre.

03/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Faire le mur
Faire le mur

J’ai trouvé le début de l’album un peu ennuyeux, mais ça n’a pas duré. Car, rapidement, le témoignage s’avère intéressant. J’ai lu cet album en octobre 2023, c’est-à-dire peu de temps après l’attaque meurtrière du Hamas sur Israël, et le déluge de bombe qui a suivi (qui continue au moment même où j’écris ces lignes) sur les Palestiniens de Gaza, alors que les colons, en Cisjordanie en profitent pour accélérer la chasse aux terres palestiniennes. Cet album n’est pas exempt de défauts, mais il est intéressant car il montre, au travers de l’exemple d’un Palestinien, l’absurdité et l’horreur de la situation, et le fait – reconnu par l’ONU – qu’Israël commet régulièrement des crimes de guerre, dans l’indifférence générale. En cela le long entretien avec Alain Gresh en fin d’album resitue bien le contexte et le problème palestinien sur la durée. L’autre intérêt vient du discours du personnage que nous suivons. Qui n’est pas manichéen, et qui tente d’entrevoir la possibilité d’un dialogue avec « l’autre ». Tuer des civils, parce que Juifs (ou Israélien d’ailleurs), comme l’a fait le Hamas récemment est bien sûr odieux et condamnable. Mais la lecture de cet album (comme de nombreux documentaires, du Monde diplomatique, voire de certaines déclarations de l’assemblée générale ou du Conseil de sécurité de l’ONU) montrent bien qu’une paix ne sera possible qu’en mettant clairement tout le monde devant ses responsabilités. Il y a un colonisateur et un colonisé, on ne peut les mettre sur le même plan. Dire ça et critiquer Israël n’est pas de l’antisémitisme. Le Hamas peut aussi être vaincu en lui coupant l’herbe sous le pied, il aura moins de volontaire pour grossir ses rangs si les Palestiniens entrevoient un espoir d’amélioration durable de leur situation : traiter les gens comme des humains, pour qu’ils se comportent comme tels… Comment ne pas comprendre, une dizaine d’années après les faits relatés dans cet album, que la situation a empiré, le « mur », les destructions de maisons, les vols de terre, la colonisation accélérée au mépris du droit international gangrènent la région. Cet album est aussi intéressant pour le propos mesuré qui y est développé. Est-il encore possible aujourd’hui ? Alors, c’est sûr, on a là un album qui n’intéressera que les passionnés du sujet, car la partie « intrigue » de la BD est assez pauvre je trouve. Mais je ne regrette pas ma lecture. Note réelle 3,5/5.

03/11/2023 (modifier)
Couverture de la série C'est comment qu'on freine ?
C'est comment qu'on freine ?

Mardon est un auteur qui commence à avoir une importante bibliographie, et je dois dire que ses histoires sont souvent intéressantes, comme c’est le cas ici. Le personnage central est insupportable une bonne partie de l’album : égoïste, grande gueule, fêtard et dragueur cherchant avant tout à « coucher » avec toutes les femmes, plus ou moins artiste, habitué des boîtes de nuit, etc… Pas vraiment le type de personne qui m’attire a priori. Puis il gagne en consistance en même temps qu’il gagne en maturité, lorsqu’il est confronté à des décisions fortes (maladie de son père, s’engager ou pas avec une femme). La narration est fluide, et les personnages sont crédibles, ancrés dans un réel, un quotidien qui parle aux lecteurs. Comme le dessin, on joue la carte de la simplicité, et globalement ça marche. J’avais déjà lu Les Poils avant, mais je sors quand même déçu. Car ma médiathèque ne possède pas Le Dernier homme. Et, contrairement à ce qu’indique la fiche, on a plutôt affaire ici à une histoire en deux tomes, la dernière page appelle clairement une suite, et on ne sait pas comment tout ça va « finir ». Une fin frustrante donc, mais la lecture de l’album est sympathique. Si d’aventure je tombe sur « Le dernier homme », je le lirai à coup sûr.

03/11/2023 (modifier)