Tante Henriette c'est avant tout une éloge à la poésie. L'autre évidence qui saute aux yeux, c'est que le ton de cette bd me fait parfois penser à l'oeuvre de la comtesse de Ségur. Et je dois avouer que le résultat m'a plutôt convaincu.
Isabelle Dethan nous dépeind une partie de son enfance avec beaucoup de subtilité et sans démesure. Il en résulte que le scénario est très plaisant à lire et que l'on resent un agréable sentiment de bien-être après avoir fermer l'album. Cette tante Henriette est un personnage que ne passe pas inaperçue et c'est d'ailleurs cela qui donne tout l'interêt à cette bd.
Présentées sous forme de flash-back, on lit les anecdotes que la narratrice prend plaisir à nous conter. Le ton est très léger et parfois émouvant. On fini par s'attacher à cette vieille dame qui, parait-il, est l'avarice personnifiée mais qui a plus de qualités qu'il en parait.
L'auteur nous a déjà prouvé, plusieurs fois, qu'elle avait du talent en matière de scénario et une fois de plus, elle a trouvé le ton juste pour mettre en valeur les sentiments et les caractères de ces personnages.
Au niveau du dessin , il n'y a pas vraiment de surprise, excepté l'absence de couleurs qui est un peu la marque de fabrique de la collection Encrage.
A part ce détail, le traît de l'auteur est toujours aussi idéal pour ce genre de récit et je donnerais une mention spéciale à la couverture qui est très jolie.
En résumé, on a droit, ici, une histoire qui fleure bon l'enfance avec son cortège de bétises, de découvertes et souvenirs.
A conseiller !
J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, illustrée avec un dessin frais et léger (bien que pas vraiment esthétique) qui lui convient parfaitement. La métaphore du train qui déraille nous suit tout au long de la bande dessinée et elle est habilement représentée par Catel.
Par contre je me demande réellement si les deux écrivaines sont aussi désabusées et blasées de la vie que cette Lucie. En fait, cette Bd aurait obtenu facilement un "franchement bien" si elle ne présentait pas une vision aussi négative de la vie. En effet, l'héroine a une vie magnifique mais ne s'en rend pas compte : elle a un mari qui l'aime et qu'elle aime, une petite fille adorable, un bon job et c'est de cette situation dont elle a toujours rêvé (cf Lucie s'en soucie, le one-shot précédant "Lucie"). Pourtant Madame n'aime finalement pas cette routine et trompe son adorable mari : elle va voir son amant puis remet ça avec son mari sans la moindre culpabilité! C'est pour ça que cette héroïne me dégoute (même si elle a un côté attachant).
Mais j'ai quand même hâte de lire la suite car c'est tout de même une très bonne série....
Ouf! Heureusement que je suis là pour prendre la défense de cette BD. Comme Ganhima, je lisait ça dans femme actuelle (magazine merdique) dans la salle d'attente du médecin. Il est vrai que de paraitre dans un tel magazine ne donne pas envie d'être acheté, de plus les dessins sont horribles et certaines blagues nous laissent de marbre. MAIS le fait que les dessins soient moches c'est courant dans les BD humouritiques; de plus je n'ai jamais lu un album d'humour entier sans qu'il n'y ai au moins 3-4 blagues totalement pourries : on ne peut donc pas mettre une sale note pour ces seules raisons. Enfin, pour répondre à Hesperide : Oui il s'agit de caricatures et je rappel que c'est normal pour une BD d'humour, ainsi, comme "les Bidochons" le but de cette Bd est de se foutre de la gueule des gros beaufs. Ce serait plus grave si l'auteur tentait de décrire avec réalisme une vie de famille équilibrée et qu'elle n'arrivait qu'à faire des caricatures minables.
En fait, cette BD se moque habilement des habitudes de vie des familles de "français moyens".Les blagues "tapent "où il faut, et ce qui nous fait rire c'est que l'on a déjà assisté, entendu ou vécu de pareilles situations.
NB: Merci de l'avoir posté, je ne savait pas moi non plus que cela existait en BD. Cela m'a permis d'acheter le tome 4 qui est très bien.
Ajout: Après avoir lu le tome 9 je comprend finalement la note globale de la série. Ce tome est completement nul et je ne comprend même pas où était la blague dans 90% des cas. Il y a peut être bien une ou deux fois où ce tome m'a fait sourire mais ça s' arrete là.
Peut être que l'humour de la série s' affaiblit tout au long des tomes? (cela reste à vérifier...)
Bon, The Joke n'est pas une bio.
C'est du racontage de vie à la Luz, c'est à dire que c'est marrant et instructif. Vous ne connaissez pas The Fall ?
Justement, le but de ce carnet musical est un peu de vous donner envie de vous mettre au Krautpunk, donc laissez vous guider par l'humour et le trait d'un des meilleurs auteurs du Charlie Hebdo... (et même si on n'aime pas le Krautpunk, ça fait rire de toute façon, alors pourquoi se priver..)
Ca sent le thym et le romarin, on entends les cigales au loin et les effluves du pastis montent jusqu'aux narines. Pas de doute c'est la Provence! Le dessin de Dethorey est vraiment beau, plus réussi je trouve que dans l'exécution que j'ai lu il y a peu de temps. On a vraiment l'impression d'y être. Un petit bémol cependant sur les flash back berlinois de Manfred où le style, volontairement différent et qui se veut un peu sale pour décrire l'horreur des bombardements, ne me convainct pas vraiment.
Le scénar de Le Tendre n'est pas simpliste et propose une galerie de personnages vraiment intéressante quoiqu'un peu trop stéréotypée. Je le trouve juste un poil décousu, manquant de fluidité dans son déroulement, notamment sur la fin où la disparition et le retour de Manfred sont un peu expédiés à la va-vite.
Un album cependant agréable, vivant, plein d'espoir et qui sent bon l'anis.
Même si la série est interminablement longue, il y a quelques strips vraiment réussis dans certains des tomes initiaux, qui justifient à eux seuls la lecture de ces petits bijoux.
Le dessin minimaliste, est manié avec finesse, et colle parfaitement à l'esprit voulu par l'auteur.
Mais comme pour toutes les autres séries du même genre et bâties sur le même principe, la répétion finit par vraiment lasser.
Que cela ne vous empêche toutefois pas de lire ces premiers numéros, franchement bien.
Et lorsque la lassitude s'emparera de vous, ce sera la signe qu'il faut passer à autre chose (Ralf König par exemple? :) :) )
C’est pas mal cette série les dessins sont plutôt bons, marrants et bien adaptés à la série ; le scénar du tome 1 est pas mauvais bien foutu tout au long de l’album mais la fin est moyenne, mais dans l’ensemble on ne s’ennuie pas ; les persos sont marrants, c’est pas la bd de l’année loin de là, mais c’est agréable à lire pas prise de tête et souvent marrant !!!
Rodolphe est au coscénario du second tome l’humour est toujours présent les persos toujours aussi sympas...
A noter après ce second tome Alary commence une nouvelle série de capes et d’épées sur un scénar de Ange.
Voilà une belle réussite née de l'union entre Goscinny et Gotlib, deux gros morceaux du monde de la BD.
Les gags sont inspirés et le dessin toujours aussi sympa, moins délirant peut être que dans "Rubrique-à-brac" mais vraiment réussi.
Ce qui m'a toujours étonné chez Gotlib c'est le talent avec lequel il sait donner vie à un visage, et à un personnage. C'est ici le cas, et même si à force, ça devient peut être un peu "toujours pareil", il est évident que "Les Dingodossiers" sont une BD qui fait figure d'oeuvre maîtresse du genre.
Rhâ-Lovely, ou comment découvrir la sexualité quand on est gamin :)
Non c'est vrai en plus! Gotlib encore une fois réussit là une bien chouette BD, avec des dessins carrément détonnants, des ambiances de joyeuse hystérie, et un pouvoir de déconnade peu commun au bout de ses crayons.
Les planches en noir et blanc recèlent un pouvoir comique à tous les niveaux, même dans la moindre case prise indépendamment des autres. Gotlib prouve s'il en était encore besoin, qu'il a un talent incroyable.
Une autre série de Gotlib à dévorer!
Je m'attendais à plonger du nez au bout d'un tome mais il n'en fut rien et j'en suis le premier surpris. Oui, tout ce qui est dit plus bas est vrai: les noms gaéliques des personnnages sont difficiles à lire et vraiment imprononçables (un facile du tome 4: Kulhwch, ce qui fait à mon sens du Gallois l'égal du Polonais), la narration est assez lourde, les textes off venant agrémenter régulièrement les cases, le scénario est souvent confus, croisant les histoires, les personnages et les légendes passées.
Mais au final tout ça a un sens. Chauvel a décidé de raconter l'histoire originale d'Arthur et Merlin (décidément ce garçon a de l'ambition cf Ce qui est à nous) et prend le parti de rester dans le cadre de la légende. Ce parti pris de conter la légende originale se mêle à la volonté d'avoir une narration qui s'inscrit dans ce cadre. On peut trouver ça lourd (et c'est vrai que ça l'est parfois) mais c'est indubitablement cohérent et original.
Je trouve par contre que Chauvel s'emmèle parfois un peu les pinceaux devant la densité de l'histoire qu'il s'est mis en tête de raconter et l'ensemble manque de liant (dans un même album comme entre les albums entre eux). On est souvent perdu au milieu de ces dizaines de personnages dont on ne se souvient pas des noms trois pages après, ce qui demande une concentration certaine au gré de la lecture. Je suis de plus très circonspect quant aux pages contant des légendes passée et que l'on trouve dans chaque tome. Le tout est déjà suffisament dense pour ne pas vouloir en plus jouer sur la temporalité. Le dessin de Lecureley est heureusement bien différent lors de ces inserts (très sommaire, en 2D, un peu à la grecque); sur la longueur il assure assez même s'il souffre d'un découpage parfois confus et brouillon.
Une série à lire mais je ne pense pas avoir jamais envie de faire l'effort de relire aucun des 6 tomes.
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Tante Henriette ou l'Eloge de l'Avarice
Tante Henriette c'est avant tout une éloge à la poésie. L'autre évidence qui saute aux yeux, c'est que le ton de cette bd me fait parfois penser à l'oeuvre de la comtesse de Ségur. Et je dois avouer que le résultat m'a plutôt convaincu. Isabelle Dethan nous dépeind une partie de son enfance avec beaucoup de subtilité et sans démesure. Il en résulte que le scénario est très plaisant à lire et que l'on resent un agréable sentiment de bien-être après avoir fermer l'album. Cette tante Henriette est un personnage que ne passe pas inaperçue et c'est d'ailleurs cela qui donne tout l'interêt à cette bd. Présentées sous forme de flash-back, on lit les anecdotes que la narratrice prend plaisir à nous conter. Le ton est très léger et parfois émouvant. On fini par s'attacher à cette vieille dame qui, parait-il, est l'avarice personnifiée mais qui a plus de qualités qu'il en parait. L'auteur nous a déjà prouvé, plusieurs fois, qu'elle avait du talent en matière de scénario et une fois de plus, elle a trouvé le ton juste pour mettre en valeur les sentiments et les caractères de ces personnages. Au niveau du dessin , il n'y a pas vraiment de surprise, excepté l'absence de couleurs qui est un peu la marque de fabrique de la collection Encrage. A part ce détail, le traît de l'auteur est toujours aussi idéal pour ce genre de récit et je donnerais une mention spéciale à la couverture qui est très jolie. En résumé, on a droit, ici, une histoire qui fleure bon l'enfance avec son cortège de bétises, de découvertes et souvenirs. A conseiller !
Lucie
J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, illustrée avec un dessin frais et léger (bien que pas vraiment esthétique) qui lui convient parfaitement. La métaphore du train qui déraille nous suit tout au long de la bande dessinée et elle est habilement représentée par Catel. Par contre je me demande réellement si les deux écrivaines sont aussi désabusées et blasées de la vie que cette Lucie. En fait, cette Bd aurait obtenu facilement un "franchement bien" si elle ne présentait pas une vision aussi négative de la vie. En effet, l'héroine a une vie magnifique mais ne s'en rend pas compte : elle a un mari qui l'aime et qu'elle aime, une petite fille adorable, un bon job et c'est de cette situation dont elle a toujours rêvé (cf Lucie s'en soucie, le one-shot précédant "Lucie"). Pourtant Madame n'aime finalement pas cette routine et trompe son adorable mari : elle va voir son amant puis remet ça avec son mari sans la moindre culpabilité! C'est pour ça que cette héroïne me dégoute (même si elle a un côté attachant). Mais j'ai quand même hâte de lire la suite car c'est tout de même une très bonne série....
Les Gosses
Ouf! Heureusement que je suis là pour prendre la défense de cette BD. Comme Ganhima, je lisait ça dans femme actuelle (magazine merdique) dans la salle d'attente du médecin. Il est vrai que de paraitre dans un tel magazine ne donne pas envie d'être acheté, de plus les dessins sont horribles et certaines blagues nous laissent de marbre. MAIS le fait que les dessins soient moches c'est courant dans les BD humouritiques; de plus je n'ai jamais lu un album d'humour entier sans qu'il n'y ai au moins 3-4 blagues totalement pourries : on ne peut donc pas mettre une sale note pour ces seules raisons. Enfin, pour répondre à Hesperide : Oui il s'agit de caricatures et je rappel que c'est normal pour une BD d'humour, ainsi, comme "les Bidochons" le but de cette Bd est de se foutre de la gueule des gros beaufs. Ce serait plus grave si l'auteur tentait de décrire avec réalisme une vie de famille équilibrée et qu'elle n'arrivait qu'à faire des caricatures minables. En fait, cette BD se moque habilement des habitudes de vie des familles de "français moyens".Les blagues "tapent "où il faut, et ce qui nous fait rire c'est que l'on a déjà assisté, entendu ou vécu de pareilles situations. NB: Merci de l'avoir posté, je ne savait pas moi non plus que cela existait en BD. Cela m'a permis d'acheter le tome 4 qui est très bien. Ajout: Après avoir lu le tome 9 je comprend finalement la note globale de la série. Ce tome est completement nul et je ne comprend même pas où était la blague dans 90% des cas. Il y a peut être bien une ou deux fois où ce tome m'a fait sourire mais ça s' arrete là. Peut être que l'humour de la série s' affaiblit tout au long des tomes? (cela reste à vérifier...)
The Joke
Bon, The Joke n'est pas une bio. C'est du racontage de vie à la Luz, c'est à dire que c'est marrant et instructif. Vous ne connaissez pas The Fall ? Justement, le but de ce carnet musical est un peu de vous donner envie de vous mettre au Krautpunk, donc laissez vous guider par l'humour et le trait d'un des meilleurs auteurs du Charlie Hebdo... (et même si on n'aime pas le Krautpunk, ça fait rire de toute façon, alors pourquoi se priver..)
L'oiseau noir
Ca sent le thym et le romarin, on entends les cigales au loin et les effluves du pastis montent jusqu'aux narines. Pas de doute c'est la Provence! Le dessin de Dethorey est vraiment beau, plus réussi je trouve que dans l'exécution que j'ai lu il y a peu de temps. On a vraiment l'impression d'y être. Un petit bémol cependant sur les flash back berlinois de Manfred où le style, volontairement différent et qui se veut un peu sale pour décrire l'horreur des bombardements, ne me convainct pas vraiment. Le scénar de Le Tendre n'est pas simpliste et propose une galerie de personnages vraiment intéressante quoiqu'un peu trop stéréotypée. Je le trouve juste un poil décousu, manquant de fluidité dans son déroulement, notamment sur la fin où la disparition et le retour de Manfred sont un peu expédiés à la va-vite. Un album cependant agréable, vivant, plein d'espoir et qui sent bon l'anis.
Calvin et Hobbes
Même si la série est interminablement longue, il y a quelques strips vraiment réussis dans certains des tomes initiaux, qui justifient à eux seuls la lecture de ces petits bijoux. Le dessin minimaliste, est manié avec finesse, et colle parfaitement à l'esprit voulu par l'auteur. Mais comme pour toutes les autres séries du même genre et bâties sur le même principe, la répétion finit par vraiment lasser. Que cela ne vous empêche toutefois pas de lire ces premiers numéros, franchement bien. Et lorsque la lassitude s'emparera de vous, ce sera la signe qu'il faut passer à autre chose (Ralf König par exemple? :) :) )
Les Echaudeurs des Ténèbres
C’est pas mal cette série les dessins sont plutôt bons, marrants et bien adaptés à la série ; le scénar du tome 1 est pas mauvais bien foutu tout au long de l’album mais la fin est moyenne, mais dans l’ensemble on ne s’ennuie pas ; les persos sont marrants, c’est pas la bd de l’année loin de là, mais c’est agréable à lire pas prise de tête et souvent marrant !!! Rodolphe est au coscénario du second tome l’humour est toujours présent les persos toujours aussi sympas... A noter après ce second tome Alary commence une nouvelle série de capes et d’épées sur un scénar de Ange.
Les Dingodossiers
Voilà une belle réussite née de l'union entre Goscinny et Gotlib, deux gros morceaux du monde de la BD. Les gags sont inspirés et le dessin toujours aussi sympa, moins délirant peut être que dans "Rubrique-à-brac" mais vraiment réussi. Ce qui m'a toujours étonné chez Gotlib c'est le talent avec lequel il sait donner vie à un visage, et à un personnage. C'est ici le cas, et même si à force, ça devient peut être un peu "toujours pareil", il est évident que "Les Dingodossiers" sont une BD qui fait figure d'oeuvre maîtresse du genre.
Rhââ Lovely
Rhâ-Lovely, ou comment découvrir la sexualité quand on est gamin :) Non c'est vrai en plus! Gotlib encore une fois réussit là une bien chouette BD, avec des dessins carrément détonnants, des ambiances de joyeuse hystérie, et un pouvoir de déconnade peu commun au bout de ses crayons. Les planches en noir et blanc recèlent un pouvoir comique à tous les niveaux, même dans la moindre case prise indépendamment des autres. Gotlib prouve s'il en était encore besoin, qu'il a un talent incroyable. Une autre série de Gotlib à dévorer!
Arthur
Je m'attendais à plonger du nez au bout d'un tome mais il n'en fut rien et j'en suis le premier surpris. Oui, tout ce qui est dit plus bas est vrai: les noms gaéliques des personnnages sont difficiles à lire et vraiment imprononçables (un facile du tome 4: Kulhwch, ce qui fait à mon sens du Gallois l'égal du Polonais), la narration est assez lourde, les textes off venant agrémenter régulièrement les cases, le scénario est souvent confus, croisant les histoires, les personnages et les légendes passées. Mais au final tout ça a un sens. Chauvel a décidé de raconter l'histoire originale d'Arthur et Merlin (décidément ce garçon a de l'ambition cf Ce qui est à nous) et prend le parti de rester dans le cadre de la légende. Ce parti pris de conter la légende originale se mêle à la volonté d'avoir une narration qui s'inscrit dans ce cadre. On peut trouver ça lourd (et c'est vrai que ça l'est parfois) mais c'est indubitablement cohérent et original. Je trouve par contre que Chauvel s'emmèle parfois un peu les pinceaux devant la densité de l'histoire qu'il s'est mis en tête de raconter et l'ensemble manque de liant (dans un même album comme entre les albums entre eux). On est souvent perdu au milieu de ces dizaines de personnages dont on ne se souvient pas des noms trois pages après, ce qui demande une concentration certaine au gré de la lecture. Je suis de plus très circonspect quant aux pages contant des légendes passée et que l'on trouve dans chaque tome. Le tout est déjà suffisament dense pour ne pas vouloir en plus jouer sur la temporalité. Le dessin de Lecureley est heureusement bien différent lors de ces inserts (très sommaire, en 2D, un peu à la grecque); sur la longueur il assure assez même s'il souffre d'un découpage parfois confus et brouillon. Une série à lire mais je ne pense pas avoir jamais envie de faire l'effort de relire aucun des 6 tomes.