Les derniers avis (48891 avis)

Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série On a tué Wild Bill
On a tué Wild Bill

Un sympathique western même si je ne suis pas particulièrement fan de ce genre. Le tout reste assez conventionnel, on y retrouve quelques clichés, un monde de sauvages, impitoyable, de meutres et de vengeance. Le personnage de Wild Bill n'est là que pour le décorum, au fond, puisqu'on suit le parcours du jeune Melvin, un gars un peu paumé. Le dessin est beau même si ce n'est pas le summum du beau dessin à mes yeux. J'ai trouvé le cahier supplémentaire du début un peu barbant, il n'apporte pas grand chose notamment sur les choix scénaristiques de l'auteur.

20/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Spirit of Wonder
Spirit of Wonder

Cet album est malheureusement assez illisible. Déjà les histoires sont généralement très courtes, ce qui ne facilite rien, mais surtout le découpage est assez étrange et fait qu'on a réellement du mal à comprendre ce qui se passe. Comme en plus Casterman a fait du grand n'importe quoi pour l'adaptation, on se retrouve avec une moitié des bulles à lire de droite à gauche et l'autre de gauche à droite, le tout saupoudré d'inversions, bref, c'est une horreur. :( Les premières histoires souffrent beaucoup de ces défauts mais par après on commence à s'y habituer. Et vers la fin, on suit les mêmes personnages, ce qui donne un peu plus de corps au récit. Il s'agit cependant d'histoires courtes, basées sur de la hard science et mettant en scène des inventeurs plus ou moins géniaux et fous ayant inventé une machine révolutionnaire, cet aspect étant incorporé dans un monde à part cela totalement "normal", quasi intemporel, mélangeant des éléments de la première moitié du XXème siècle (architecture, zeppelin, une vieille 2 chevaux...) et quelques petits détails futuristes (les pièces détachées dénichées au marché noir). L'auteur ne se focalise pas sur l'aspect SF, mais fait la part belle au quotidien des personnages et à leurs sentiments, d'une manière qui rappelle (d'assez loin, il est vrai) "Planètes". Ces histoires sont dans l'ensemble plutôt sympathiques et sans grande ambition, mais leur lecture est vraiment trop laborieuse pour que je conseille cet album. :(

20/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Juan Solo
Juan Solo

Tiens, personne n'a encore fait remarquer qu'il ne s'agit là ni plus ni moins que du mythe d'Oedipe revisité à la sauce Jodorowsky. Et pourtant c'est bien de cela qu'il s'agit. La série est assez sombre, cynique surtout. C'est la bassesse de l'Homme qui est mise en exergue, avec ses diverses déclinaisons, à commencer par la déchéance (voir le début du tome 1). Juan Solo, commençant dans les égoûts, fait son chemin dans ce monde pourri en devenant lui aussi pourri, et arrivé "au sommet", il ne peut que tomber. Sauf qu'ici la chute est d'une certaine façon salutaire. Jodorowsky le dit lui-même, Juan Solo illustre la rédemption. Pour autant, il ne s'agit pas là d'une franche réussite, la rédemption en question étant tout de même assez caricaturale, l'aspect mysticisme ne prêchant pas vraiment en sa faveur. Le dessin de Bess gagne nettement à être en couleurs (par opposition à "Escondida" ou "Leela et Krishna"), et on retrouve avec plaisir ses paysages désertiques qu'il semble aimer à dessiner. Petit bémol sur le personnage de Juan Solo par contre, dont la représentation m'a semblé parfois inégale. Le tout se lit bien, malgré un côté glauque qui pourra déplaire à certains, mais ces quatre tomes recouvrent finalement une histoire assez courte et pas très fouillée.

20/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Blue Hole (Le Trou bleu)
Blue Hole (Le Trou bleu)

Tome 1 :
"Le trou bleu" c'est un mélange assez impressionnant de genres. Ca fait inévitablement penser au "Monde Perdu", d'Arthur Conan Doyle (ou même "Jurassic Park") pour l'aspect dinosaure ayant survécu. Ca rappelle "Abyss" ou Sanctuaire, pour le côté sous-marin de la chose. Ca fait penser à toutes ces oeuvres sur le thème désormais classique de la SF du voyage dans le temps et des univers parallèles. Et il est vrai que lorsqu'on commence à lire le premier tome, on est un peu perdu. On découvre la situation un peu en même temps que les personnages, on échafaude l'hypothèse la plus plausible en se disant qu'elle est ridicule, et puis non, c'est autre chose. On recommence, ça paraît toujours aussi ridicule, et ça n'est pas encore ça ! Il faut arriver vers la fin du tome 1 pour que l'auteur explique un peu le fond de son idée, et on constate qu'elle est nettement plus ambitieuse que ce à quoi on s'attendait au départ, et certaines petites idées sont carrément très intéressantes. Pour autant, le syndrome Sanctuaire est ici marqué : certains passages sont tout simplement ridicules, on en rit tellement c'est n'importe quoi, qu'il s'agisse de certaines répliques, cases, ou même carrément de scènes entières. Cependant on continue à lire. Eh oui, ça a beau être par moments assez risible, on reste scotché. :) Le dessin est assez efficace, et le tout fluide (ce qui n'est pas toujours le cas dans cette collection...). Bon, reste à dénicher le tome 2, snif. :(
Tome 2 :
Et vive les marchands d'occasion ! Bon, le tome 2 est plutôt pas mal, évitant linéarité et manque de surprise. Par contre, le petit souci, c'est que l'auteur a tendance a en faire trop, à lancer trop de pistes, condenser trop d'idées, il donne l'impression de changer trop souvent de fil directeur, et la lecture est donc un peu chaotique et on s'y perd assez facilement. Comme en plus les bulles sont souvent inversées, le tout est assez indigeste... et puis il y a aussi les moments où on s'attarde -- un peu trop -- sur les dinosaures, c'est pas super passionnant... Et c'est bien dommage car cette histoire de science-fiction était tout de même ambitieuse et assez intéressante. Si jamais ce manga est réédité en une version retravaillée pour que le sens de lecture soit enfin cohérent, jetez-y un oeil. Si vous êtes un gros fan de manga ou de cette collection de Casterman, jetez-y aussi un oeil. Idem si la SF et les dinosaures sont vos seules raison de vivre. Sinon vous survivrez très bien sans le lire.

20/04/2004 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série La 27e lettre
La 27e lettre

Will était un géant de la BD franco-belge. Peut-être pas au niveau d'un Jijé ou d'un Franquin, mais un géant quand même. La 27ème lettre fut l'une de ses dernières oeuvres, en marge de ses séries-phares, Isabelle et Tif & Tondu. L'occasion de travailler pour la seconde fois (après Le Jardin des Désirs) avec Stephen Desberg, l'un des plus talentueux scénaristes de l'écurie Dupuis. L'évocation du second conflit mondial est ici feutrée, vue à travers le prisme d'un bordel, véritable baromètre de la société selon Desberg. Ce récit est celui de la perte de l'innocence. Celle de l'Allemagne, celle de Fred, celle de Lizzy. Pauvres êtres pris dans la tourmente de l'Histoire, ballottés au gré du vent qui ravive les flammes, aux destins scandés par le bruit des bottes sur les pavés mouillés... Un sujet en or, avec un illustrateur d'expression au sommet de son art. Mais hélas ! Lorsqu'on arrive à la dernière case, on se dit : quel gâchis ! Car on a l'impression d'avoir -hélas- perdu du temps en croyant trouver une voix particulière pour raconter l'horreur absolue. Il en reste juste des belles images.

20/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Adieu Chunky Rice
Adieu Chunky Rice

Premier album de Craig Thompson, l’auteur de "Blankets", "Adieu Chunky Rice" laisse un goût étrange. Le dessin, très simple, est également très beau, très enfantin, et fait transparaître l’émotion à merveille. Car ce livre en déborde. Oh, pas de l’émotion surfaite, surjouée, outrée, non. Mais une émotion palpable à tout moment, contenue mais présente, sensible, un peu enfantine mais dans le sens noble du terme. On pense d’ailleurs inévitablement au Petit Prince de Saint Exupéry en lisant cet album. Il n’y a pourtant pas d’histoire très construite : Chunky Rice quitte la ville où il était, et donc son amie la souris, ce qui les rend tristes tous les deux. De façon croisée, on découvre également des morceaux de vie de son (ancien) voisin, de son enfance, qui éclairent son présent. Et comme il s’agit du frère du capitaine du bateau que prend Chunky Rice, tout cela est lié, mais de façon lâche. Comme pour "Blankets", le scénario donne l’impression de n’être pas très construit, la réflexion (à supposer qu’on veuille en chercher une) semble n’être absolument pas poussée. Par contre ça titille fortement notre âme d’enfant, ou plus précisément notre regard sur celle-ci. C’est frais, et sans être indispensable c’est beau, dans tous les sens du terme.

20/04/2004 (modifier)
Couverture de la série Don Giovanni
Don Giovanni

Publié par Casterman en 1996, ce manga, comme la majorité de cette collection d’ailleurs, n’a pas su conquérir un large public. Aujourd’hui quasiment introuvables sauf dans quelques magasins d’occasion, cette collection comporte pourtant quelques bijoux comme « L’autoroute du soleil », « L’homme qui marche », « Gon », etc. Ceci étant dit, on ne peut que reconnaître que « Don Giovanni » n’est pas vraiment un de ces bijoux. L’album souffre tout d’abord d’une absence de présentation, et lorsqu’on se retrouve à lire les aventures de Don Giovanni, très inspirées de l’histoire que l’on connaît, mais qui affiche les traits d’un samouraï se promenant au milieu d’européens, accompagné d’un valet robot, on ne peut guère qu’être perplexe. Alors voilà, sachez-le, cet album est fidèle à l'histoire originale -- et d’ailleurs ceux qui ont vu le film de Milos Forman, « Amadeus », ne pourront manquer de se rappeler la scène correspondante lorsque le commandeur crie « Don Giovanni ! » -- mais comporte un certain nombre d’éléments grotesques qui se veulent drôles, et sont de fait plutôt amusants. On y retrouve toute l’apparente naïveté de mise dans certaines pièces de théâtre (personnage incapable d’en reconnaître un autre déguisé, chuchotements opportunément audibles ou non, stupidité passagère et confondante, masques, dévoilements, petits coups de théâtre, etc.) Je ne sais pas si l’on peut réellement parler d’interprétation, mais cette version, si elle paraît tout d’abord bien étrange, se révèle plutôt agréable à lire, et on se surprend même à sourire parfois ou à se mettre à la place d’un personnage. Pas indispensable, donc, pas exceptionnel non plus, mais cette lecture est tout de même assez atypique et plaisante.

20/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Jungle en folie
La Jungle en folie

Une BD un peu à part à mes yeux. Basée sur un délire dans un décor animalier de jungle, elle a une ambiance toute particulière, des personnages non conventionnels, des situations et dialogues souvent surprenants. Je ne sais jamais sur quel pied danser quand je lis une histoire ou des gags de la Jungle en Folie : l'humour m'y surprend, ne me fait pas toujours vraiment rire mais souvent sourire... Mais c'est surtout cette originalité et cette ambiance à part qui me fait porter une certaine affection à cette série.

20/04/2004 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Immortels
Les Immortels

Ca a assez mal commencé pour moi en entamant cette BD. Je n'aimais pas franchement le dessin : lors des premières pages, je le trouvais presque amateur, avec des couleurs (directes semble-t-il) à l'aquarelle laissant voir des traits de crayonnés en dessous et surtout donnant une impression de platitude et de manque de relief à chaque case, des dessins dessinés à la règle alors qu'il remplissent la moitié de la page, des cases trop grandes, des visages de personnages trop simples, un trait trop gras ou alors de taille variable... Bref, je n'ai pas compris pourquoi Desberg avait choisi un tel dessinateur pour cette BD. Mais je dois avouer que le dessin s'améliore au fil du tome 1 puis dans les tomes suivants. Il en ressort un petit quelque chose qui joue dans l'ambiance de la BD, une impression de... d'espace, d'aérien. Je ressens l'impression que les personnages de cette BD pourraient écarter les bras et se mettre à tourner en fermant les yeux sans risquer jamais de se cogner à un élément de décor car ils ont beaucoup d'espace, beaucoup d'air autour d'eux. Et je trouve que ça colle très bien à une histoire d'anges comme celle-ci. Je ne suis pas encore vraiment fan de ce dessin mais finalement, je ne le trouve pas si mal, donc. Quant au scénario de Desberg, il me décevait aussi durant le tome 1. Malgré un thème assez original, l'histoire traînait en longueur, partant dans plusieurs directions sans qu'on voit où l'auteur voulait en venir. Mais à nouveau ça s'arrange dans le tome 2, et moi qui en suis à la fin du tome 2 pour le moment, j'ai fortement envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite car la part de mystère a grandi et l'histoire s'affirme doucement pour prendre un véritable intérêt. A suivre... Addendum : Pour le moment, j'ai lu la série jusqu'au tome 4 et je continue à la trouver pas mal, plaisante, mais pas transcendante.

20/04/2004 (modifier)
Couverture de la série La Caste des Méta-barons
La Caste des Méta-barons

On m'a offert l'intégrale pour mon anniversaire, et j'avoue que je ne l'aurais pas achetée sinon. Et pour cause: loin de moi l'idée de critiquer les Humanoïdes Associés, mais je n'aime généralement pas les albums de cette collection (trop noir, trop sordide...). Mais bon, cadeau oblige, me voilà lancé dans la lecture! Et là, première surprise: le dessin est très beau (comme la plupart des albums de cette collection) mais aussi très vivant (et ça, c'est déjà plus rare...). Les couleurs sont aussi très bien, pour peu qu'on ne peste pas contre les tons très sombres. Là où ça va pas, c'est au niveau du scénario: si l'idée de départ en sympathique (suivre l'histoire d'une famille génération après génération), tout part rapidement en sucette: on se retrouve alors dans des situations débiles, parfois terribles pour les personnages, et surtout très répétitives, ce qui rend la lecture des premiers tomes intéressante mais celle des autres rébarbative. Si l'on ajoute à cela une psychologie à laquelle personne (j'espère) n'adhèrera (la famille ne compte pas: seule le pouvoir importe), on peut vraiment dire que j'ai eut du mal à en venir à bout... Bref, une série qui ne manque pas de qualité et que je recommande aux fans des Humanoïdes associés, mais pas aux autres!

19/04/2004 (modifier)