Dans la lignée des délires complets et adultes de "Raah-Lovely", Gotlib s'en donne à coeur joie ici pour partir en live sur des sujets tels que la mode, la musique pop, le sexe, et heu... légèrement le scoutisme aussi. :)
Certains gags sont hilarants en eux-mêmes, d'autres le sont d'autant plus quand on voit à quoi ils font référence. Car en effet, cette série est sans doute celle de Gtlib que je trouve la plus ancrée dans son époque : elle est bourrée de références musicales de la fin des sixites, début seventies. Tout l'ambiance sixante-huitarde avec ses pétards et sa "musique pop" y est, et c'est là-dessus que justement se font tous les délires, tous les pastiches, l'humour absurde, etc. Résultat, moi qui ne connaît qu'une partie de ces références, je n'ai pas toujours rigolé. Et je crains qu'un jeune lecteur passe largement à côté de ces parodies, pastiches et autres références à une époque.
L'idée de départ (de jolies filles passent du café en contrebande en le cachant dans leur corsage) est très sympathique, mais le reste de cette histoire est à la fois trop rempli et pas assez. Je m'explique : d'un côté il se passe plein de choses (une histoire d'amour, une histoire d'enfant "sans père", l'occupation allemande, une histoire de fugitif...), et en même temps tous ces éléments sont très très classiques. Bon, ça ne les rend pas moins intéressants, certes, mais vouloir tous les mettre comme ça en deux tomes donne une impression continue de déjà-vu pas très engageante.
Ceci dit, j'aime bien les histoires d'amours et d'aventures, je me laisse prendre au jeu même si je sais déjà comment ça va finir, et j'aime beaucoup les dessins de Servais. Mais je ne peux m'empêcher de penser que la même idée traitée plus simplement aurait finallement été plus riche, et c'est dommage.
Pas mon préféré de "La Mémoire des arbres", mais assez intéressant pour la psychologie de ses personnages : l'héroïne rêve, non pas du prince charmant, mais d'un chef de bande dont la brutalité même la fascine. Et elle grandit sans perdre cette fascination. Et la BD est très bien faite dans le sens où on sent cet aspect de son personnage, cette folie sous-jacente, mais elle n'est que suggérée sous un aspect plus équilibré, donc on est toujours à se demander si c'est nous, lecteurs, qui nous imaginons des choses ou si c'est elle qui est réellement folle, et jusqu'où cela va la conduire.
Le risque d'un tel récit, c'est que la fin se révèle décevante, mais là, Servais fait passer l'interrogation de la mère vers la fille, ce qui soutient l'intérêt jusqu'à la dernière case.
Le tout est très bien servi par un dessin que j'aprécie beaucoup. Sevais sait faire ressortir tout le charme parfois inquiétant des forêts, avec beaucoup de réalisme et de mystère à la fois.
Pas mal, mais j'avoue qu'après les avis dithyrmanbiques de ci-dessous, je m'attendais à largement mieux.
Commençons par le dessin. C'est du Tronchet typique, proche d'un "Jean-Claude Tergal", quoiqu'en plus sérieux. Ce n'est pas un dessin que j'adore vraiment, mais il n'est pas désagréable, et je trouve la mise en couleur très jolie ici.
Ensuite, le scénario, c'est clair qu'il y a de l'idée, voire des idées, beaucoup d'idées. Mais le long des deux tomes, je trouve que ces idées se répètent un peu : dès le début, on a assez bien compris le contexte et ensuite, ça devient un peu la continuité de l'idée de départ, avec quelques petites trouvailles en plus.
Côté intrigue, c'est bateau, je trouve. C'est un remake de "1984" avec l'homme qui tombe amoureux d'une femme et tout deux se retrouvent en rébellion face à une société fasciste un peu particulière. Mais bon, ça se lit.
Et côté humour, j'avoue avoir rarement véritablement ri voire souri. J'ai bien apprécié le coup des deux chiens qui obligent à jouer au ni oui ni non, ainsi que la déclaration d'amour de l'adjoint du chef de la police, mais sinon, le reste ne m'a pas franchement égayé.
Et comme le tout ne m'a pas vraiment fait refléchir ni ressentir grand chose, je suis un peu déçu.
Ce n'est pas une mauvaise BD, non. A nouveau, l'idée est très bonne. Mais je n'ai pas éprouvé tant de plaisir à la lecture et ne pense pas le relire.
Je ne suis pas très convaincue par cette série. Peut-être est-ce parce que retrouver la Kate si émouvante de K, une jolie comète dans un album du style Léo Loden était déjà un pari risqué à la base ?
Toujours est-il que malgré les dessins très sympathiques, un humour très présent et des personnages franchement attachants (le barbu, c'est un clône de mon homme ô_O sauf que le mien ne fume pas...), je ne suis pas parvenue à rentrer vraiment dans l'histoire.
Faut voir ce qui va suivre, comment les histoires des personnages vont évoluer par rapport à leurs différentes enquêtes, mais pour l'instant je n'adore pas.
Il faut dire aussi que l'histoire de Josy est assez malsaine. Sans rien vouloir vous révéler, le motif des crimes comme le moyen de les commettre sont vraiment très très glauques. Alors le contraste entre ça et l'humour des trois protagonistes, leurs sourires de tous les jours, leurs délires avec l'épicier du coin est peut-être voulu, mais le résultat est assez particulier.
Les avis sont partagés sur cet album, et je le suis moi aussi. Encore une fois, politique et regrets sont au programme.
A vrai dire, je n'accroche pas vraiment au dessin de Bilal de cette époque, et ce n'est vraiment qu'à partir de "Nikopol" que j'ai plongé. Cela n'aide donc pas à suivre un scénario pas accrocheur lui non plus. Mais finalement, au fil de l'album, ces septuagénaires belliqueux s'avèrent tous très fouillés et aux motivations très personnelles dans cette chasse au temps perdu. Une fin étonnante finit de convaincre, et au final, c'est un bon moment qui se termine. Je comprends qu'on puisse ne trouver aucun intérêt à cet album, mais il a quelque chose à dire, et je lui en ai laissé la chance. A vous de voir...
Un bon petit trip qui inaugure une très bonne série d'albums du duo Bilal/Christin. Déjà un album écolo ("Le Vaisseau de Pierre" le sera plus franchement), mais avant tout l'étude des réactions de toute la petite population d'un village qui vole. Nostalgie est le maître mot d'un album vraiment atypique et au fil duquel on se laisse volontiers bercer.
Yeah, cool, classe, vive la vie, après une lecture passionante d'un des "Peep show" de Joe Matt, même si je n'ai pas envie d'en lire 50 après celui-là, j'ai enfin pu me plonger dans un "comics-book" de Julie Doucet.
Ca faisait longtemps que je la guettais, la dame, et c'est avec "Changement d'adresse" que les présentations ont été faites.
Je n'ai pas été déçu, juste surpris, parce que je m'attendais à ce qu'elle nous embarque dans un grand délire ou autre, après ce que j'avais pu en voir dans le BAM, mais elle nous conte "simplement" plusieurs tranches de vie à la manière d'un Joe Matt, avec notamment un superbe "journal à New-York" (à la manière d'un Joe Matt, mais pour un résultat deux fois plus fort à mon goût).
J'adore ses dessins si expressifs et particuliers.
J'adore sa façon de mettre en case, et donc narrer les choses.
J'adore ce qu'elle nous donne à voir d'elle-même.
J'adore le fait qu'une seule lecture de sa BD me donne plus envie de faire de la bd que la plus grande majorité de mes albums réunis.
Et même si celui-ci ne fut pas la claque annoncé, il m'a profondement donné envie d'aller lire "Ciboire de Criss" ou l'un des "Dirty Plotte". Une auteure que j'ai vraiment envie d'explorer, et la chose est rare (en manga, il ne doit y avoir que Tezuka et Iwaaki -- auteur de "Parasite" (Read it) -- qui me poussent à une semblable exploration).
Lecture du premier tome de "Outlaw".
Avec tous les éloges que j'avais pu lire sur cette série, et depuis le temps que je m'étais prévu cette lecture, j'étais à la fois curieux, et avec un état d'esprit assez "exigeant".
Malgré celà, je n'ai pas été déçu. C'est vraiment très drôle, la narration est des plus efficaces, les perso sont débiles à souhait, les codes du western sont allègrement détournés, et l'ensemble se parre d'un dessin des plus agréables (avec des mise en couleur parfois bi-chromatique (notamment les premières plaches en rouge et noir) qui fonctionne très bien).
MAIS... car il y a un GROS "mais", "l'intrigue", même si elle est bien contruite, comporte une légère faille, parce que je sens arriver gros comme une maison un coup de théâtre final, mais passons, soit c'est mon intelligence supérieurement exercée qui entre encore en action (:P), soit c'est mon côté fantasque qui se fait encore des films, et donc ce gros MAIS, on y arrive, ne se situe donc pas au niveau de la qualité, mais au niveau de la quantité...
Que c'est bon, mais que c'est vite lu... Peut-être est-ce parce que je lis d'habitude des BD plus "consistantes" que le format plus habituel à 46 pages me semble si léger, mais malgré tout le bien que j'en pense, à cause de ce défaut (tout de même majeur), je n'en recommenderai l'achat (11 euros le volumes, 3 tomes pour l'instant) qu'à ceux qui peuvent se le permettre (et qui en ont envie, évidemment, et puis j'ai pas à recommander, chuis pas docteur, mais je vous donne mon avis quand même :) ).
A lire via une bibliothèque tout de même, histoire de voir.
Par le dessinateur du premier "Décalogue".
Le graphisme est magnifique, avec une mise en couleur splendide, mais c'est pour moi un peu le syndrome "BD franco-belge de "base"". Superbe, avec une histoire et une intrigue bien prenante cette fois-ci, mais l'ensemble final ferait presque un peu "tape-à-l'oeil" par l'effet de brassage un peu creux qu'on ressent après la lecture. Lecture à moitié satisfaisante, donc.
Belle BD, et bonne BD, mais rien de "transcendant" tout de même. A vous de voir. Perso, je ne me l'achèterai pas, mais je suis content de l'avoir lu.
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Hamster Jovial
Dans la lignée des délires complets et adultes de "Raah-Lovely", Gotlib s'en donne à coeur joie ici pour partir en live sur des sujets tels que la mode, la musique pop, le sexe, et heu... légèrement le scoutisme aussi. :) Certains gags sont hilarants en eux-mêmes, d'autres le sont d'autant plus quand on voit à quoi ils font référence. Car en effet, cette série est sans doute celle de Gtlib que je trouve la plus ancrée dans son époque : elle est bourrée de références musicales de la fin des sixites, début seventies. Tout l'ambiance sixante-huitarde avec ses pétards et sa "musique pop" y est, et c'est là-dessus que justement se font tous les délires, tous les pastiches, l'humour absurde, etc. Résultat, moi qui ne connaît qu'une partie de ces références, je n'ai pas toujours rigolé. Et je crains qu'un jeune lecteur passe largement à côté de ces parodies, pastiches et autres références à une époque.
Les Seins de Café
L'idée de départ (de jolies filles passent du café en contrebande en le cachant dans leur corsage) est très sympathique, mais le reste de cette histoire est à la fois trop rempli et pas assez. Je m'explique : d'un côté il se passe plein de choses (une histoire d'amour, une histoire d'enfant "sans père", l'occupation allemande, une histoire de fugitif...), et en même temps tous ces éléments sont très très classiques. Bon, ça ne les rend pas moins intéressants, certes, mais vouloir tous les mettre comme ça en deux tomes donne une impression continue de déjà-vu pas très engageante. Ceci dit, j'aime bien les histoires d'amours et d'aventures, je me laisse prendre au jeu même si je sais déjà comment ça va finir, et j'aime beaucoup les dessins de Servais. Mais je ne peux m'empêcher de penser que la même idée traitée plus simplement aurait finallement été plus riche, et c'est dommage.
La Belle Coquetière
Pas mon préféré de "La Mémoire des arbres", mais assez intéressant pour la psychologie de ses personnages : l'héroïne rêve, non pas du prince charmant, mais d'un chef de bande dont la brutalité même la fascine. Et elle grandit sans perdre cette fascination. Et la BD est très bien faite dans le sens où on sent cet aspect de son personnage, cette folie sous-jacente, mais elle n'est que suggérée sous un aspect plus équilibré, donc on est toujours à se demander si c'est nous, lecteurs, qui nous imaginons des choses ou si c'est elle qui est réellement folle, et jusqu'où cela va la conduire. Le risque d'un tel récit, c'est que la fin se révèle décevante, mais là, Servais fait passer l'interrogation de la mère vers la fille, ce qui soutient l'intérêt jusqu'à la dernière case. Le tout est très bien servi par un dessin que j'aprécie beaucoup. Sevais sait faire ressortir tout le charme parfois inquiétant des forêts, avec beaucoup de réalisme et de mystère à la fois.
Houppeland
Pas mal, mais j'avoue qu'après les avis dithyrmanbiques de ci-dessous, je m'attendais à largement mieux. Commençons par le dessin. C'est du Tronchet typique, proche d'un "Jean-Claude Tergal", quoiqu'en plus sérieux. Ce n'est pas un dessin que j'adore vraiment, mais il n'est pas désagréable, et je trouve la mise en couleur très jolie ici. Ensuite, le scénario, c'est clair qu'il y a de l'idée, voire des idées, beaucoup d'idées. Mais le long des deux tomes, je trouve que ces idées se répètent un peu : dès le début, on a assez bien compris le contexte et ensuite, ça devient un peu la continuité de l'idée de départ, avec quelques petites trouvailles en plus. Côté intrigue, c'est bateau, je trouve. C'est un remake de "1984" avec l'homme qui tombe amoureux d'une femme et tout deux se retrouvent en rébellion face à une société fasciste un peu particulière. Mais bon, ça se lit. Et côté humour, j'avoue avoir rarement véritablement ri voire souri. J'ai bien apprécié le coup des deux chiens qui obligent à jouer au ni oui ni non, ainsi que la déclaration d'amour de l'adjoint du chef de la police, mais sinon, le reste ne m'a pas franchement égayé. Et comme le tout ne m'a pas vraiment fait refléchir ni ressentir grand chose, je suis un peu déçu. Ce n'est pas une mauvaise BD, non. A nouveau, l'idée est très bonne. Mais je n'ai pas éprouvé tant de plaisir à la lecture et ne pense pas le relire.
Lieutenant Kate
Je ne suis pas très convaincue par cette série. Peut-être est-ce parce que retrouver la Kate si émouvante de K, une jolie comète dans un album du style Léo Loden était déjà un pari risqué à la base ? Toujours est-il que malgré les dessins très sympathiques, un humour très présent et des personnages franchement attachants (le barbu, c'est un clône de mon homme ô_O sauf que le mien ne fume pas...), je ne suis pas parvenue à rentrer vraiment dans l'histoire. Faut voir ce qui va suivre, comment les histoires des personnages vont évoluer par rapport à leurs différentes enquêtes, mais pour l'instant je n'adore pas. Il faut dire aussi que l'histoire de Josy est assez malsaine. Sans rien vouloir vous révéler, le motif des crimes comme le moyen de les commettre sont vraiment très très glauques. Alors le contraste entre ça et l'humour des trois protagonistes, leurs sourires de tous les jours, leurs délires avec l'épicier du coin est peut-être voulu, mais le résultat est assez particulier.
Les Phalanges de l'ordre noir
Les avis sont partagés sur cet album, et je le suis moi aussi. Encore une fois, politique et regrets sont au programme. A vrai dire, je n'accroche pas vraiment au dessin de Bilal de cette époque, et ce n'est vraiment qu'à partir de "Nikopol" que j'ai plongé. Cela n'aide donc pas à suivre un scénario pas accrocheur lui non plus. Mais finalement, au fil de l'album, ces septuagénaires belliqueux s'avèrent tous très fouillés et aux motivations très personnelles dans cette chasse au temps perdu. Une fin étonnante finit de convaincre, et au final, c'est un bon moment qui se termine. Je comprends qu'on puisse ne trouver aucun intérêt à cet album, mais il a quelque chose à dire, et je lui en ai laissé la chance. A vous de voir...
La Croisière des Oubliés
Un bon petit trip qui inaugure une très bonne série d'albums du duo Bilal/Christin. Déjà un album écolo ("Le Vaisseau de Pierre" le sera plus franchement), mais avant tout l'étude des réactions de toute la petite population d'un village qui vole. Nostalgie est le maître mot d'un album vraiment atypique et au fil duquel on se laisse volontiers bercer.
Changements d'adresses
Yeah, cool, classe, vive la vie, après une lecture passionante d'un des "Peep show" de Joe Matt, même si je n'ai pas envie d'en lire 50 après celui-là, j'ai enfin pu me plonger dans un "comics-book" de Julie Doucet. Ca faisait longtemps que je la guettais, la dame, et c'est avec "Changement d'adresse" que les présentations ont été faites. Je n'ai pas été déçu, juste surpris, parce que je m'attendais à ce qu'elle nous embarque dans un grand délire ou autre, après ce que j'avais pu en voir dans le BAM, mais elle nous conte "simplement" plusieurs tranches de vie à la manière d'un Joe Matt, avec notamment un superbe "journal à New-York" (à la manière d'un Joe Matt, mais pour un résultat deux fois plus fort à mon goût). J'adore ses dessins si expressifs et particuliers. J'adore sa façon de mettre en case, et donc narrer les choses. J'adore ce qu'elle nous donne à voir d'elle-même. J'adore le fait qu'une seule lecture de sa BD me donne plus envie de faire de la bd que la plus grande majorité de mes albums réunis. Et même si celui-ci ne fut pas la claque annoncé, il m'a profondement donné envie d'aller lire "Ciboire de Criss" ou l'un des "Dirty Plotte". Une auteure que j'ai vraiment envie d'explorer, et la chose est rare (en manga, il ne doit y avoir que Tezuka et Iwaaki -- auteur de "Parasite" (Read it) -- qui me poussent à une semblable exploration).
Outlaw
Lecture du premier tome de "Outlaw". Avec tous les éloges que j'avais pu lire sur cette série, et depuis le temps que je m'étais prévu cette lecture, j'étais à la fois curieux, et avec un état d'esprit assez "exigeant". Malgré celà, je n'ai pas été déçu. C'est vraiment très drôle, la narration est des plus efficaces, les perso sont débiles à souhait, les codes du western sont allègrement détournés, et l'ensemble se parre d'un dessin des plus agréables (avec des mise en couleur parfois bi-chromatique (notamment les premières plaches en rouge et noir) qui fonctionne très bien). MAIS... car il y a un GROS "mais", "l'intrigue", même si elle est bien contruite, comporte une légère faille, parce que je sens arriver gros comme une maison un coup de théâtre final, mais passons, soit c'est mon intelligence supérieurement exercée qui entre encore en action (:P), soit c'est mon côté fantasque qui se fait encore des films, et donc ce gros MAIS, on y arrive, ne se situe donc pas au niveau de la qualité, mais au niveau de la quantité... Que c'est bon, mais que c'est vite lu... Peut-être est-ce parce que je lis d'habitude des BD plus "consistantes" que le format plus habituel à 46 pages me semble si léger, mais malgré tout le bien que j'en pense, à cause de ce défaut (tout de même majeur), je n'en recommenderai l'achat (11 euros le volumes, 3 tomes pour l'instant) qu'à ceux qui peuvent se le permettre (et qui en ont envie, évidemment, et puis j'ai pas à recommander, chuis pas docteur, mais je vous donne mon avis quand même :) ). A lire via une bibliothèque tout de même, histoire de voir.
Chimères
Par le dessinateur du premier "Décalogue". Le graphisme est magnifique, avec une mise en couleur splendide, mais c'est pour moi un peu le syndrome "BD franco-belge de "base"". Superbe, avec une histoire et une intrigue bien prenante cette fois-ci, mais l'ensemble final ferait presque un peu "tape-à-l'oeil" par l'effet de brassage un peu creux qu'on ressent après la lecture. Lecture à moitié satisfaisante, donc. Belle BD, et bonne BD, mais rien de "transcendant" tout de même. A vous de voir. Perso, je ne me l'achèterai pas, mais je suis content de l'avoir lu.