J'aime beaucoup le dessin de Maëster, même si son côté fouillis n'aide pas toujours à la narration. Et dans Soeur Marie-Thérèse, j'aime retrouver son style délirant, aussi bien dans l'histoire elle-même que dans les nombreux détails parsemés dans chaque case. Je lis un album de cette série avec plaisir.
Maintenant, ceci dit, je dois admettre que je préférais cette série quand j'étais adolescent. Maintenant, son humour me touche moins, d'autant qu'après quelques tomes, les histoires ont tendance à se répéter. Alors autant c'est drôle et original au début, autant ensuite, ça lasse.
Quand Moebius s'attaque à une série comics, ça donne un résultat excellent au niveau visuel. Le dessin correspond parfaitement au personnage du Surfer d'Argent et à son univers.
En ce qui concerne l'histoire, elle fait dans le grandiose : oui, l'arrivée de Galactus sur Terre, ça se remarque. Et le tout est très bien mené par le couple Stan Lee/Moebius.
Le premier point négatif tient dans le personnage même du Surfer d'Argent : je ne l'apprécie guère, et même si cet album là relève le niveau par rapport à la série de base du Surfer, je continue à ne pas vraiment apprécier l'histoire en elle-même qui est écrite ici.
Une curiosité néanmoins pour ceux qui veulent voir ce que donne un maître comme Moebius quand il travaille avec un maître du comics américain.
Voilà un scénario de Jodorowsky que j'aime bien. Bon, ok, Jodo ne peut s'y empêcher de mettre sa clique habituelle de rites initiatiques, de personnages mutilés et auto-mutilés, et sa touche métaphysique particulière, autant de choses que je n'aime pas dans ses scénarios, mais là, bon, j'aime bien la quasi totalité de l'histoire. Et ce surtout parce que ce scénario est bougrement original, du début jusqu'à la fin de ce que je considère comme le "premier cycle".
Ensuite, après le tome 6, je trouve que l'histoire continue sans grande saveur ni interêt. Mais du tome 1 au tome 6, je conseille la lecture.
J'aime beaucoup l'humour absurde, donc j'aime beaucoup ce que fait Ferri en général. D'autant plus qu'ici l'idée est originale et le personnage d'Aimé Lacapelle bien construit et bien marrant. Et le dessin de Ferri, qu'il dessine des visages humains ou bien des animaux (rah, les poules de Ferri ! :) ) colle excellemment bien à l'ambiance et à l'humour.
Maintenant, je dois admettre que la narration de ces histoires n'est pas totalement excellente. Et surtout que, comme souvent avec les séries d'humour de Fluide Glacial, c'est sympa d'en lire une ou deux à la suite, mais tout un album, voire trois albums ici, c'est assez vite ennuyeux.
Bref, série sympa à consommer avec modération (d'où ma non-recommandation d'achat).
Commençons par le dessin. Je le trouve très bon. Souple, dynamique, le trait de Domingues est très agréable tout en étant tout en simplicité et en rondeurs. Cependant, je trouve la colorisation très moyenne : les couleurs sont ternes, verdâtres et à mes yeux ne servent franchement à rien ni pour l'ambiance de la BD ni pour sa beauté. J'ai le sentiment que la BD aurait eu bien plus de saveur en restant simplement en noir et blanc.
Puis concernant le scénario, il est très original. Aux premières pages, je croyais à une nouvelle histoire d'Heroïc-Fantasy, mais en réalité, elle va aller beaucoup plus loin, mêlant conte, légende et réalité du 20e siècle. Tout va très vite, l'histoire part à 100 à l'heure. C'est un conte et l'auteur ne s'encombre pas de réalisme et de détails.
Et c'est un peu là que le bât blesse. Je trouve l'histoire un peu simpliste dans son déroulement, un peu... immature en réalité. Le tout est bourré de bonnes idées, mais la fin tourne aux très classiques scènes d'actions romanesques où le gentil héros sauve sa douce et j'ai trouvé cette partie de l'histoire (la deuxième moitié du tome 2) relativement sans saveur comparé au reste.
Néanmoins, voilà une vraie curiosité à lire (je ne sais par contre si je l'achèterais personnellement...).
J'avoue que j'ai pas mal rigolé en lisant cette BD. Notamment face aux caricatures évidentes des super-héros les plus connus et à leurs réactions face au comportement et parole de la Pro.
Le dessin ne m'a pas marqué du tout, c'est-à-dire qu'il n'a pas vraiment de style propre mais qu'il convenait très bien à cette BD mi-comics de super-héros, mi-humoristique. Rien à dire de ce côté-là.
Et donc sinon, côté scénario, comme je le dis plus haut, j'ai trouvé pas mal de passages bien fendards. L'ennui, c'est que je trouve aussi le portrait gras et crade de la Pro franchement exagéré la plupart du temps. Disons que le scénariste en fait un peu trop, et que ça gâche le côté humoristique à mon goût.
De même, comme le fait remarquer Cassidy ci-dessous, j'ai un peu tiqué sur le discours de la Pro quand, alors que ce qu'elle dit juste avant aux "vrais" héros est totalement juste et véridique, elle déclare entre autres choses assez vraies que le vrai courage c'est de bombarder un hôpital plein d'innocents... Mais bon, j'ai passé outre.
Dans l'ensemble, voilà une BD assez sympa et où on rigole facilement.
L'idée n'est pas mal, même si on a déjà vu ça (traité différemment, dans "Charlie", par exemple).
Comme le dit Thorn, le héros est peut-être un peu trop héros, le baroudeur indestructible, moyennement crédible... Moyennement crédible, également, le génie de l'infomatique qui trouve tout en 5 minutes et avec un Macintosh...
Les dessins sont pas mal, mais les couleurs sont trop propres (moi j'aime bien quand ça déborde un peu).
Bref, plaisant, sans plus. On ne peut pas dire que j'attende la suite avec impatience.
Avec la sortie du 2e tome, on appréhende mieux l'histoire et il est plus facile de la juger.
Avec "Les démons" Dupuis renoue avec son passé et sa tradition de BD conventionnelle, avec un dessin et des couleurs "simples", bien maîtrisés.
L'histoire est assez simple, elle aussi, mais bien racontée malgré quelques maladresses.
La lecture est plaisante, sans scotcher le lecteur. A réserver à des gens qui ne sont pas trop exigeants.
Côté dessin, c'est du Hermann, on aime, on n'aime pas. C'est propre, travaillé. Personnellement, je le préfère dans d'autres séries.
Rouge, j'aime moins surtout les couleurs. Mais bon, ça passe quand même.
Ce qui me désole un peu, c'est le côté bons sentiments (les héros semblent toujours devoir se justifier ou jouer les justiciers) et les clichés/grosses ficelles. Pour n'en citer que quelques-uns : le pistoléro qui prend la défense de la pauvre fille courageuse, le sort qui s'acharne sur le ranch, une équipe de cowboys rejeté de tous, mais au grand coeur, etc. Je trouve tout ça un peu convenu, voire désuet.
Bon, je suis peut être un peu sévère, car la lecture reste plaisante, mais pas haletante...
Tout d'abord, en ce qui me concerne, j'aime bien le dessin. J'aime bien le "décalage" entre un décor très réaliste et des personnages plus épurés, plus anguleux. A mes yeux, cela favorise une bonne narration et une bonne "compréhension" des images et des actions.
Ensuite, je trouve le postulat de base de cette BD original, pas tant pour l'idée du pouvoir du "phénomène" car c'est un fantasme courant que de pouvoir stopper le temps et faire ce qu'on veut entretemps, mais surtout parce que les auteurs sont allés à fond dans cette idée et en ont exploité presque toutes les possibilités et réflexions associées : avantages, inconvénients, particularités, idées originales, etc. Partant sur un "phénomène" totalement irréaliste, ils ont su donner une cohérence complète à l'histoire et à ce qu'il se passe : à aucun moment, je ne me suis dit "mais qu'il est con, le héros de cette BD : avec les pouvoirs ilimités qu'il a, il pourrait faire ci ou ça au lieu de faire ce qu'il fait". Non, car tout ce à quoi j'aurais pensé à sa place, il l'a fait parce que les auteurs y ont pensé aussi.
En outre, je trouve la fin très originale, à tel point que je me demande franchement ce que le scénariste va inventer s'il veut vraiment donner une suite à cette histoire comme ça a l'air prévu.
Alors pourquoi seulement pas mal ? Eh bien parce que déjà je n'aime pas trop les histoires de super pouvoirs : je trouve que c'est un postulat trop facile pour un scénario de BD. Et puis disons que malgré l'originalité et la cohérence de tout ce récit, je n'ai jamais vraiment accroché à l'histoire. Ca ne m'a pas touché, et je ne me suis à aucun moment senti proche du héros.
Ceci dit, j'attends de voir la suite avec beaucoup de curiosité.
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Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
J'aime beaucoup le dessin de Maëster, même si son côté fouillis n'aide pas toujours à la narration. Et dans Soeur Marie-Thérèse, j'aime retrouver son style délirant, aussi bien dans l'histoire elle-même que dans les nombreux détails parsemés dans chaque case. Je lis un album de cette série avec plaisir. Maintenant, ceci dit, je dois admettre que je préférais cette série quand j'étais adolescent. Maintenant, son humour me touche moins, d'autant qu'après quelques tomes, les histoires ont tendance à se répéter. Alors autant c'est drôle et original au début, autant ensuite, ça lasse.
Silver Surfer - Parabole (Moebius)
Quand Moebius s'attaque à une série comics, ça donne un résultat excellent au niveau visuel. Le dessin correspond parfaitement au personnage du Surfer d'Argent et à son univers. En ce qui concerne l'histoire, elle fait dans le grandiose : oui, l'arrivée de Galactus sur Terre, ça se remarque. Et le tout est très bien mené par le couple Stan Lee/Moebius. Le premier point négatif tient dans le personnage même du Surfer d'Argent : je ne l'apprécie guère, et même si cet album là relève le niveau par rapport à la série de base du Surfer, je continue à ne pas vraiment apprécier l'histoire en elle-même qui est écrite ici. Une curiosité néanmoins pour ceux qui veulent voir ce que donne un maître comme Moebius quand il travaille avec un maître du comics américain.
Alef-Thau
Voilà un scénario de Jodorowsky que j'aime bien. Bon, ok, Jodo ne peut s'y empêcher de mettre sa clique habituelle de rites initiatiques, de personnages mutilés et auto-mutilés, et sa touche métaphysique particulière, autant de choses que je n'aime pas dans ses scénarios, mais là, bon, j'aime bien la quasi totalité de l'histoire. Et ce surtout parce que ce scénario est bougrement original, du début jusqu'à la fin de ce que je considère comme le "premier cycle". Ensuite, après le tome 6, je trouve que l'histoire continue sans grande saveur ni interêt. Mais du tome 1 au tome 6, je conseille la lecture.
Aimé Lacapelle
J'aime beaucoup l'humour absurde, donc j'aime beaucoup ce que fait Ferri en général. D'autant plus qu'ici l'idée est originale et le personnage d'Aimé Lacapelle bien construit et bien marrant. Et le dessin de Ferri, qu'il dessine des visages humains ou bien des animaux (rah, les poules de Ferri ! :) ) colle excellemment bien à l'ambiance et à l'humour. Maintenant, je dois admettre que la narration de ces histoires n'est pas totalement excellente. Et surtout que, comme souvent avec les séries d'humour de Fluide Glacial, c'est sympa d'en lire une ou deux à la suite, mais tout un album, voire trois albums ici, c'est assez vite ennuyeux. Bref, série sympa à consommer avec modération (d'où ma non-recommandation d'achat).
Le Monde des Nombreux Noms
Commençons par le dessin. Je le trouve très bon. Souple, dynamique, le trait de Domingues est très agréable tout en étant tout en simplicité et en rondeurs. Cependant, je trouve la colorisation très moyenne : les couleurs sont ternes, verdâtres et à mes yeux ne servent franchement à rien ni pour l'ambiance de la BD ni pour sa beauté. J'ai le sentiment que la BD aurait eu bien plus de saveur en restant simplement en noir et blanc. Puis concernant le scénario, il est très original. Aux premières pages, je croyais à une nouvelle histoire d'Heroïc-Fantasy, mais en réalité, elle va aller beaucoup plus loin, mêlant conte, légende et réalité du 20e siècle. Tout va très vite, l'histoire part à 100 à l'heure. C'est un conte et l'auteur ne s'encombre pas de réalisme et de détails. Et c'est un peu là que le bât blesse. Je trouve l'histoire un peu simpliste dans son déroulement, un peu... immature en réalité. Le tout est bourré de bonnes idées, mais la fin tourne aux très classiques scènes d'actions romanesques où le gentil héros sauve sa douce et j'ai trouvé cette partie de l'histoire (la deuxième moitié du tome 2) relativement sans saveur comparé au reste. Néanmoins, voilà une vraie curiosité à lire (je ne sais par contre si je l'achèterais personnellement...).
The Pro (La Pro)
J'avoue que j'ai pas mal rigolé en lisant cette BD. Notamment face aux caricatures évidentes des super-héros les plus connus et à leurs réactions face au comportement et parole de la Pro. Le dessin ne m'a pas marqué du tout, c'est-à-dire qu'il n'a pas vraiment de style propre mais qu'il convenait très bien à cette BD mi-comics de super-héros, mi-humoristique. Rien à dire de ce côté-là. Et donc sinon, côté scénario, comme je le dis plus haut, j'ai trouvé pas mal de passages bien fendards. L'ennui, c'est que je trouve aussi le portrait gras et crade de la Pro franchement exagéré la plupart du temps. Disons que le scénariste en fait un peu trop, et que ça gâche le côté humoristique à mon goût. De même, comme le fait remarquer Cassidy ci-dessous, j'ai un peu tiqué sur le discours de la Pro quand, alors que ce qu'elle dit juste avant aux "vrais" héros est totalement juste et véridique, elle déclare entre autres choses assez vraies que le vrai courage c'est de bombarder un hôpital plein d'innocents... Mais bon, j'ai passé outre. Dans l'ensemble, voilà une BD assez sympa et où on rigole facilement.
Thomas Silane
L'idée n'est pas mal, même si on a déjà vu ça (traité différemment, dans "Charlie", par exemple). Comme le dit Thorn, le héros est peut-être un peu trop héros, le baroudeur indestructible, moyennement crédible... Moyennement crédible, également, le génie de l'infomatique qui trouve tout en 5 minutes et avec un Macintosh... Les dessins sont pas mal, mais les couleurs sont trop propres (moi j'aime bien quand ça déborde un peu). Bref, plaisant, sans plus. On ne peut pas dire que j'attende la suite avec impatience.
Les Démons d'Alexia
Avec la sortie du 2e tome, on appréhende mieux l'histoire et il est plus facile de la juger. Avec "Les démons" Dupuis renoue avec son passé et sa tradition de BD conventionnelle, avec un dessin et des couleurs "simples", bien maîtrisés. L'histoire est assez simple, elle aussi, mais bien racontée malgré quelques maladresses. La lecture est plaisante, sans scotcher le lecteur. A réserver à des gens qui ne sont pas trop exigeants.
Comanche
Côté dessin, c'est du Hermann, on aime, on n'aime pas. C'est propre, travaillé. Personnellement, je le préfère dans d'autres séries. Rouge, j'aime moins surtout les couleurs. Mais bon, ça passe quand même. Ce qui me désole un peu, c'est le côté bons sentiments (les héros semblent toujours devoir se justifier ou jouer les justiciers) et les clichés/grosses ficelles. Pour n'en citer que quelques-uns : le pistoléro qui prend la défense de la pauvre fille courageuse, le sort qui s'acharne sur le ranch, une équipe de cowboys rejeté de tous, mais au grand coeur, etc. Je trouve tout ça un peu convenu, voire désuet. Bon, je suis peut être un peu sévère, car la lecture reste plaisante, mais pas haletante...
Phenomenum
Tout d'abord, en ce qui me concerne, j'aime bien le dessin. J'aime bien le "décalage" entre un décor très réaliste et des personnages plus épurés, plus anguleux. A mes yeux, cela favorise une bonne narration et une bonne "compréhension" des images et des actions. Ensuite, je trouve le postulat de base de cette BD original, pas tant pour l'idée du pouvoir du "phénomène" car c'est un fantasme courant que de pouvoir stopper le temps et faire ce qu'on veut entretemps, mais surtout parce que les auteurs sont allés à fond dans cette idée et en ont exploité presque toutes les possibilités et réflexions associées : avantages, inconvénients, particularités, idées originales, etc. Partant sur un "phénomène" totalement irréaliste, ils ont su donner une cohérence complète à l'histoire et à ce qu'il se passe : à aucun moment, je ne me suis dit "mais qu'il est con, le héros de cette BD : avec les pouvoirs ilimités qu'il a, il pourrait faire ci ou ça au lieu de faire ce qu'il fait". Non, car tout ce à quoi j'aurais pensé à sa place, il l'a fait parce que les auteurs y ont pensé aussi. En outre, je trouve la fin très originale, à tel point que je me demande franchement ce que le scénariste va inventer s'il veut vraiment donner une suite à cette histoire comme ça a l'air prévu. Alors pourquoi seulement pas mal ? Eh bien parce que déjà je n'aime pas trop les histoires de super pouvoirs : je trouve que c'est un postulat trop facile pour un scénario de BD. Et puis disons que malgré l'originalité et la cohérence de tout ce récit, je n'ai jamais vraiment accroché à l'histoire. Ca ne m'a pas touché, et je ne me suis à aucun moment senti proche du héros. Ceci dit, j'attends de voir la suite avec beaucoup de curiosité.