Goossens, c'est un des rois de l'humour absurde. Et effectivement, là, pour quelqu'un qui comme moi aime ce type d'humour, il y a de vraies perles ("Oh mon dieu que c'est embêtant tous ces problèmes de santé", se plaint une mère éplorée devant le squelette de son bébé).
Moi, j'aime beaucoup Goossens et son dessin, et ici, pour peu qu'on prenne bien le temps de lire la BD, il y a vraiment de quoi rire.
Mais c'est bien là le souci : il faut prendre le temps de la lire, et cela parce qu'à mon goût la narration pêche ici. Goossens a un humour à la Monty Python, où l'absurde de la situation et le contraste entre le comportement des personnages et ce à quoi s'attend le lecteur fait rire. Mais justement pour ça, il faut vraiment être plongé dans la situation pour voir le côté absurde, donc bien suivre chaque case les unes après les autres. Or ici, la narration est dense : soit le dessin est dense et parfois assez difficile à déchiffrer (le dessin de Goossens manque un peu d'espace), soit il y a beaucoup de textes, et il faut lire soigneusement le tout, et à la moindre perte d'attention, au moindre ennui qui vous fait sauter quelques lignes de dialogue ou quelques cases, vous manquez le bon côté humoristique. Bref, une lecture un peu laborieuse malgré un humour manifeste.
Voilà de l'humour façon Binet de bon niveau. Satire de la vie sociale, de la politique et de la société française voire humaine dans son ensemble, ces histoires courtes sont bien marrantes, même si à mon goût moins drôles que Les Bidochons, car j'ai le sentiment que le trait est un peu éxagéré, la satire un peu forcée. Néanmoins, voilà bien de quoi rire et passer un bon moment, un peu à nos dépens parfois...
Note approximative : 2.5/5
Bah bah... Je ne vais pas trop casser cette série puisque je n'ai pas passé un moment vraiment désagréable à la lire.
Ok, c'est purement du "Largo Winch dans le monde de la science et des technologies modernes". Les héros sont totalement insupportables tant ils sont beaux, jeunes, forts, intelligents et arrogants. Ils se balancent sans arrêt des termes pseudo-scientifiques qu'un ingénieur comme moi ne comprend pas mais qui rendent nos petits génies tellement plus "cools". Tout le monde est super riche et côtoie les grands de ce monde. Quand on voit un bateau, c'est un superbe yacht ou alors un paquebot ultra-moderne. Qui oserait se déplacer autrement qu'en porsche décapotable, en jet supersonique ou en bateau digne de James Bond, allons ? Etc etc etc... Bref, la totale de la série américaine à gros budget pour un scénario d'action totalement basique.
Et si la série se prenait au sérieux, j'aurais balancé les albums par la fenêtre tellement c'est exactement ce que je déteste dans une BD.
Mais quand on réussit à passer le cap de l'arrogance de ces personnages et de leur univers, l'histoire devient potable. A nouveau, ça ressemble à du James Bond, ou une autre série américaine comme on en voit sans arrêt à la télé ces temps-ci : de la haute technologie, un mystère un peu fantastique, du big business, et beaucoup beaucoup d'action. Et malgré une quantité faramineuse de raccourcis scénaristiques et de déjà-vus, je me suis laissé capter par l'histoire. J'ai lu ça comme on regarde un film à la télé : pour se vider l'esprit et avoir sa dose d'action/aventure.
Et malgré une fin totalement incohérente et destinée uniquement à fournir un peu plus de suspense et d'action, j'ai donc passé un moment assez plaisant à lire ça.
Mais alors par contre, je vois à la fin du tome 2 qu'ils envisagent une suite : je conseille franchement aux auteurs de s'arrêter là car il n'y a vraiment aucun filon à exploiter dans cette série.
Après lecture des tomes 3 & 4 :
Bon, je viens de lire le second diptyque de cette série.
De nouveau, dès le départ, j'ai eu du mal avec la colorisation et l'utilisation d'images informatiques assez moche. J'ai eu également beaucoup de mal une fois de plus avec les deux bellâtres super-intelligents super-forts qui servent de couple de héros à cette série à côté de Harald, ce vieux richard qui joue un peu les père Noël en offrant ses services ultra-modernes gratuitement à ses amours de jeunesse.
Mais hormis cela, force m'est d'avouer que la narration et le récit sont suffisamment prenants pour m'avoir permis de lire les 2 tomes sans ennui et avec juste ce qu'il me fallait d'interêt.
Bon, par contre, la résolution de l'intrigue de ce diptyque implique sur la moitié du 4e tome des notions scientifiques "à la mode" et franchement bidons qui rabaissent complètement la qualité de ce scénario à mes yeux.
Je reste donc sur mon idée que cette série est franchement moyenne, avec des personnages clichés et parfois plus qu'énervants et avec des intrigues de thriller qui cherchent à rester au goût du jour, à suivre l'actualité. Comme le dit Arzak, Corbeyran cherche à faire du Van Hamme et franchement, déjà que j'aime moyennement l'original, là je trouve ça assez dispensable même si assez bien construit.
Quand j'ai vu cet album sur les étagères des librairies, je me suis dit que Gotlib devait avoir besoin d'argent pour racler les fonds de tiroirs et sortir ce qui d'habitude ressemble à un album commercial et vide : quand un auteur ressort des inédits non publiés, on a souvent à tendance à comprendre pourquoi ça n'a pas été publié (je pense au dernier album d'Astérix et à d'autres oeuvres pas seulement dans le monde de la BD).
Mais comme j'aime beaucoup la Rubrique-à-Brac et les Dingodossiers, j'ai quand même feuilleté cet album par acquis de conscience, et j'ai réalisé que les gags sur lesquels je tombais me faisaient rire quand même. Alors j'ai acheté ces Inédits.
Après lecture, le résultat est mitigé.
On retrouve des gags dignes des Dingo-dossiers ou de Raah-Lovely (il n'y a pas tellement l'ambiance de la Rubrique-à-Brac, je trouve). J'ai été éclaté de rire sur un gag où Gotlib se fout de la gueule des dauphins. Et j'étais heureux de retrouver toute l'ambiance de "Pilote" à l'époque.
Mais d'un autre côté, il y a quelques... pages de moins grand interêt. Des pages de dessins de couvertures, déjà, qui bien que sympas font pas mal remplissage. Ainsi que des gags des tous débuts de Gotlib chez "Pilote", dont une série de pas mal de planches sur "l'éducation via les médias", bourrée de textes longs et... je dois avouer, ennuyeux.
En résumé, cet album d'inédits contient de bonnes choses, mais aussi des oeuvres d'un interêt plus médiocre. Album un peu fourre-tout donc, pas à la hauteur d'un tome de la Rubrique-à-Brac ou autres à mes yeux.
Une série qui au premier abord semble être de l'heroïc-fantasy plutôt classique, mais une fois le premier tome ouvert c'est quasiment impossible de s'arrêter avant la fin du tome 8. Les dessins évoluent visiblement, de basiques au début juqu'à carrément magifiques dans les tomes 8 et 9...
Je voulais mettre 4/5, mais la lecture récente du tome 9 me déçoit un peu, je croyais la série terminée, et la fin était plutôt bien. Et ce nouveau départ me reste en travers de la gorge, c'est peut-être beau mais c'est lent... Et ce n'est pas aussi captivant qu'avant...
Je verrai bien au tome 10, je remonterai peut-être un peu ma note. (les 8 premiers tomes méritent tout à fait un bon 4/5.)
Avant la lecture du 2ème tome que j'ai acquis récemment, je n'aurais mis qu'une note de 2/5 à cause du scénario assez inexistant dans le premier.
Toutefois, l'histoire semble se mettre en place et on en apprend de plus en plus au fur et à mesure.
Les dessins sont TRES dynamiques, et ne plairont sûrement pas à tout le monde, toutefois je les trouve vraiment originaux, et ils donnent vraiment une impression de vitalité et de puissance aux personnages.
J'attends avec impatience la suite en espérant que les quelques défauts encore présents disparaissent, et d'en apprendre plus sur le héros.
Edit: Les tomes 3 et 4 sont vraiment excellents et ce manwha est de plus en plus intéressant, l'histoire se complexifie et on perds cet aspect "bourrinage" du début.
Franchement bien!
Ce premier tome, plutôt réussi, ressemble à certaines de ces séries B hollywoodiennes d’aventures comme on n’en voit plus du tout depuis le dernier Indiana Jones. Certes, ce n’était « que » de la série B, mais c’était plaisant, bien foutu, rythmé, dépaysant…
On retrouve dans La Tendresse des crocodiles pas mal de stéréotypes du genre : la jeune et jolie bourgeoise pleine de caractère, le baroudeur bourru assez rude avec les nanas (mais elles aiment ça, c’est bien connu ;) ), le vieil acoolo devenu à moitié fou qui vit perdu dans la brousse… Il y a des rebondissements un peu « téléphonés », l’intrigue n’est pas follement originale… et pourtant, l’ensemble fonctionne très bien, malgré cette impression de déjà-vu. C’est même justement ce côté « histoire à l’ancienne » qui fait, à mon goût, une bonne partie du charme de cette BD. C’est du déjà vu, certes, mais c’est aussi, comme je le disais au début, du comme on n’en fait plus. On ne s’ennuie pas un instant (contrairement à JBT, je ne trouve pas que la mise en place soit si longue, même s’il est vrai qu’on ne découvre qu’assez tard ce que cherchait le professeur Picquigny) et la vision de l’Afrique proposée ici, tout en faisant voyager et rêvasser le lecteur, n’est pas trop « cliché » (je sais pas vous, mais moi, toutes ces BD à la Toussaint 66 ou Congo Bill qui, sous prétexte de nous faire comprendre qu’il faut respecter les cultures africaines et que nous autres Occidentaux blancs sommes des imbéciles qui avons perdu notre âme, en font des caisses dans le genre « là-bas, la magie ça existe vraiment, tout est tellement mystique et mystérieux !! », ça commence à me gaver un peu).
Bref, ne vous attendez pas à un chef-d’œuvre, mais cette première aventure de Jeanne Picquigny constitue une lecture tout a fait agréable et recommandable ; espérons que la suite soit du même calibre.
Première collaboration d’Adamov et de Cothias, le vent des dieux est une épopée au temps du Japon médiéval.
Si la cruauté est présente, comme à son habitude, dans les actes des hommes, un certain réalisme historique donne à ce récit une belle part d’imaginaire et de poésie !
Cette aventure fascinante est réhaussée par le dessin d’Adamov.
Ce jeune dessinateur (en 1985, date de la création de cette série) à fait ses premiers pas en illustrant des couvertures de romans de science-fiction. Il plonge donc avec cette série au cœur des traditions les plus captivantes et les moins connues de l’Empire du Soleil Levant.
Un graphisme réaliste aux couleurs animées rend la lecture fluide. Ce n’est pas explosif mais plutôt avec des tons pastels nuancés et des ombres bien encrées.
On sent sur ce premier tome qu’il n’est pas à l’apogée de son trait, mais il a déjà un style qui lui est propre et que l’on reconnaît.
Quant à Cothias, c’est un scénariste prolifique. La liste de ses collaborations est longues, on peut citer Juillard pour les 7 vies de l’épervier, encore Adamov pour Les eaux de Mortelunes, ou encore Sternis, Taffin, etc…
Il sait créer des synopsis construits, contenant une trame solide avec des rebondissements permettant de relier beaucoup de tomes. En bref, une association réussie à mon sens, car on ne se lasse pas trop de la série, qui contient beaucoup de tomes.
Si vous aimez les "bédés" historiques, ou tout simplement vous aimez l’histoire vécue, alors plongez sans attendre dans l’épopée du vent de Dieux.
Le second volet de cette épopée, dans le Japon du XIIIe siècle, la destinée de ce samouraï va nous emmener au cœur des traditions spiriruelles nipponnes.
Jusqu'au tome 5, sous le trait d’Adamov, l’histoire prend vie et s’épanouit.
Le héros passe par les affres de la mort, et nous transporte loin... Simultanément l’amour d’une femme le poursuit dans le monde des vivants.
Cothias a parfaitement réussi à transmettre son talent à Adamov. L’auteur a un souci de l’exactitude et de la vérité romancée dans les détails de l’histoire médiéval du pays du soleil levant. Tout cela très habilement illustré par un graphisme entre réalité et sybaritisme (je l’ai trouvé dans le dico celui là !)
En clair, du beau travail à apprécier, on y trouve les valeurs morales du samouraï pour l’esprit et un dessin relativement précis et bien ciselé. Les couleurs sont nuancées de clair avec des ombrages bien travaillés.
Donc en définitive on s’éprend du récit et on désir poursuivre l’aventure en passant aux tomes suivants.
Le vent des dieux est une histoire parue dans le magazine « Vécu ».
Au sixième tome, succédant au style baroque et puissant d’Adamov, le dessin de Gioux prolonge le regard de Cothias qui, en orfèvre de l’histoire, s’attache à recréer les coutumes les plus secrètes de la civilisation japonaise.
Si le scénario rete égal à lui-même, je dois reconnaître que le dessin de Gioux n’est pas aussi fin que celui du précédent illustrateur. Un trait plus grossier et plus petit qui ne m’accroche pas vraiment. Pour moi l’histoire s’est terminée au tome 5.
Le récit qui débute ici ne m’a pas plu, j’ai une impression de redondance, et pourtant, la vision de Cothias est restée identique avec son souci de précision, de réalité historique, mais le cœur n’y est plus.
En bref, cette suite n’est vraiment pas indispensable. Les 5 premiers tomes se suffisent à eux-mêmes. A mon humble avis bien entendu ! ;)
la Théorie des gens seuls, une surprise qu'elle est bonne. J'avais lu il y a un certain moment déjà un album de Monsieur Jean qui m'avait laissé de marbre, et j'ai un peu traîné la patte pour aborder ce recueil d'histourinettes. Etat d'esprit confirmé sur les 2 premières, puis finalement, les auteurs parviennent à toucher juste, à être très pertinents tout en étant drôles sur des moments de vie quotidienne, tout ça... Agréablement surpris donc. Le noir & blanc y est peut-être pour quelque chose...
Un premier tome au scénario très intriguant. Comme le dit Kael, c'est plus qu'un prologue, mais beaucoup de questions sont posées et la fin de l'album ne présente qu'un embryon de réponse. Il faut espérer que la suite sera à la hauteur de cette attente. Au sinon, le dessin de Béhé est ici une vraie réussite, bien plus abouti que dans "Minuit à Rhodes"...
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
L'Encyclopédie des Bébés
Goossens, c'est un des rois de l'humour absurde. Et effectivement, là, pour quelqu'un qui comme moi aime ce type d'humour, il y a de vraies perles ("Oh mon dieu que c'est embêtant tous ces problèmes de santé", se plaint une mère éplorée devant le squelette de son bébé). Moi, j'aime beaucoup Goossens et son dessin, et ici, pour peu qu'on prenne bien le temps de lire la BD, il y a vraiment de quoi rire. Mais c'est bien là le souci : il faut prendre le temps de la lire, et cela parce qu'à mon goût la narration pêche ici. Goossens a un humour à la Monty Python, où l'absurde de la situation et le contraste entre le comportement des personnages et ce à quoi s'attend le lecteur fait rire. Mais justement pour ça, il faut vraiment être plongé dans la situation pour voir le côté absurde, donc bien suivre chaque case les unes après les autres. Or ici, la narration est dense : soit le dessin est dense et parfois assez difficile à déchiffrer (le dessin de Goossens manque un peu d'espace), soit il y a beaucoup de textes, et il faut lire soigneusement le tout, et à la moindre perte d'attention, au moindre ennui qui vous fait sauter quelques lignes de dialogue ou quelques cases, vous manquez le bon côté humoristique. Bref, une lecture un peu laborieuse malgré un humour manifeste.
Impondérables (Propos Irresponsables)
Voilà de l'humour façon Binet de bon niveau. Satire de la vie sociale, de la politique et de la société française voire humaine dans son ensemble, ces histoires courtes sont bien marrantes, même si à mon goût moins drôles que Les Bidochons, car j'ai le sentiment que le trait est un peu éxagéré, la satire un peu forcée. Néanmoins, voilà bien de quoi rire et passer un bon moment, un peu à nos dépens parfois...
Imago Mundi
Note approximative : 2.5/5 Bah bah... Je ne vais pas trop casser cette série puisque je n'ai pas passé un moment vraiment désagréable à la lire. Ok, c'est purement du "Largo Winch dans le monde de la science et des technologies modernes". Les héros sont totalement insupportables tant ils sont beaux, jeunes, forts, intelligents et arrogants. Ils se balancent sans arrêt des termes pseudo-scientifiques qu'un ingénieur comme moi ne comprend pas mais qui rendent nos petits génies tellement plus "cools". Tout le monde est super riche et côtoie les grands de ce monde. Quand on voit un bateau, c'est un superbe yacht ou alors un paquebot ultra-moderne. Qui oserait se déplacer autrement qu'en porsche décapotable, en jet supersonique ou en bateau digne de James Bond, allons ? Etc etc etc... Bref, la totale de la série américaine à gros budget pour un scénario d'action totalement basique. Et si la série se prenait au sérieux, j'aurais balancé les albums par la fenêtre tellement c'est exactement ce que je déteste dans une BD. Mais quand on réussit à passer le cap de l'arrogance de ces personnages et de leur univers, l'histoire devient potable. A nouveau, ça ressemble à du James Bond, ou une autre série américaine comme on en voit sans arrêt à la télé ces temps-ci : de la haute technologie, un mystère un peu fantastique, du big business, et beaucoup beaucoup d'action. Et malgré une quantité faramineuse de raccourcis scénaristiques et de déjà-vus, je me suis laissé capter par l'histoire. J'ai lu ça comme on regarde un film à la télé : pour se vider l'esprit et avoir sa dose d'action/aventure. Et malgré une fin totalement incohérente et destinée uniquement à fournir un peu plus de suspense et d'action, j'ai donc passé un moment assez plaisant à lire ça. Mais alors par contre, je vois à la fin du tome 2 qu'ils envisagent une suite : je conseille franchement aux auteurs de s'arrêter là car il n'y a vraiment aucun filon à exploiter dans cette série. Après lecture des tomes 3 & 4 : Bon, je viens de lire le second diptyque de cette série. De nouveau, dès le départ, j'ai eu du mal avec la colorisation et l'utilisation d'images informatiques assez moche. J'ai eu également beaucoup de mal une fois de plus avec les deux bellâtres super-intelligents super-forts qui servent de couple de héros à cette série à côté de Harald, ce vieux richard qui joue un peu les père Noël en offrant ses services ultra-modernes gratuitement à ses amours de jeunesse. Mais hormis cela, force m'est d'avouer que la narration et le récit sont suffisamment prenants pour m'avoir permis de lire les 2 tomes sans ennui et avec juste ce qu'il me fallait d'interêt. Bon, par contre, la résolution de l'intrigue de ce diptyque implique sur la moitié du 4e tome des notions scientifiques "à la mode" et franchement bidons qui rabaissent complètement la qualité de ce scénario à mes yeux. Je reste donc sur mon idée que cette série est franchement moyenne, avec des personnages clichés et parfois plus qu'énervants et avec des intrigues de thriller qui cherchent à rester au goût du jour, à suivre l'actualité. Comme le dit Arzak, Corbeyran cherche à faire du Van Hamme et franchement, déjà que j'aime moyennement l'original, là je trouve ça assez dispensable même si assez bien construit.
Inédits
Quand j'ai vu cet album sur les étagères des librairies, je me suis dit que Gotlib devait avoir besoin d'argent pour racler les fonds de tiroirs et sortir ce qui d'habitude ressemble à un album commercial et vide : quand un auteur ressort des inédits non publiés, on a souvent à tendance à comprendre pourquoi ça n'a pas été publié (je pense au dernier album d'Astérix et à d'autres oeuvres pas seulement dans le monde de la BD). Mais comme j'aime beaucoup la Rubrique-à-Brac et les Dingodossiers, j'ai quand même feuilleté cet album par acquis de conscience, et j'ai réalisé que les gags sur lesquels je tombais me faisaient rire quand même. Alors j'ai acheté ces Inédits. Après lecture, le résultat est mitigé. On retrouve des gags dignes des Dingo-dossiers ou de Raah-Lovely (il n'y a pas tellement l'ambiance de la Rubrique-à-Brac, je trouve). J'ai été éclaté de rire sur un gag où Gotlib se fout de la gueule des dauphins. Et j'étais heureux de retrouver toute l'ambiance de "Pilote" à l'époque. Mais d'un autre côté, il y a quelques... pages de moins grand interêt. Des pages de dessins de couvertures, déjà, qui bien que sympas font pas mal remplissage. Ainsi que des gags des tous débuts de Gotlib chez "Pilote", dont une série de pas mal de planches sur "l'éducation via les médias", bourrée de textes longs et... je dois avouer, ennuyeux. En résumé, cet album d'inédits contient de bonnes choses, mais aussi des oeuvres d'un interêt plus médiocre. Album un peu fourre-tout donc, pas à la hauteur d'un tome de la Rubrique-à-Brac ou autres à mes yeux.
Gorn
Une série qui au premier abord semble être de l'heroïc-fantasy plutôt classique, mais une fois le premier tome ouvert c'est quasiment impossible de s'arrêter avant la fin du tome 8. Les dessins évoluent visiblement, de basiques au début juqu'à carrément magifiques dans les tomes 8 et 9... Je voulais mettre 4/5, mais la lecture récente du tome 9 me déçoit un peu, je croyais la série terminée, et la fin était plutôt bien. Et ce nouveau départ me reste en travers de la gorge, c'est peut-être beau mais c'est lent... Et ce n'est pas aussi captivant qu'avant... Je verrai bien au tome 10, je remonterai peut-être un peu ma note. (les 8 premiers tomes méritent tout à fait un bon 4/5.)
Priest
Avant la lecture du 2ème tome que j'ai acquis récemment, je n'aurais mis qu'une note de 2/5 à cause du scénario assez inexistant dans le premier. Toutefois, l'histoire semble se mettre en place et on en apprend de plus en plus au fur et à mesure. Les dessins sont TRES dynamiques, et ne plairont sûrement pas à tout le monde, toutefois je les trouve vraiment originaux, et ils donnent vraiment une impression de vitalité et de puissance aux personnages. J'attends avec impatience la suite en espérant que les quelques défauts encore présents disparaissent, et d'en apprendre plus sur le héros. Edit: Les tomes 3 et 4 sont vraiment excellents et ce manwha est de plus en plus intéressant, l'histoire se complexifie et on perds cet aspect "bourrinage" du début. Franchement bien!
Une Aventure de Jeanne Picquigny
Ce premier tome, plutôt réussi, ressemble à certaines de ces séries B hollywoodiennes d’aventures comme on n’en voit plus du tout depuis le dernier Indiana Jones. Certes, ce n’était « que » de la série B, mais c’était plaisant, bien foutu, rythmé, dépaysant… On retrouve dans La Tendresse des crocodiles pas mal de stéréotypes du genre : la jeune et jolie bourgeoise pleine de caractère, le baroudeur bourru assez rude avec les nanas (mais elles aiment ça, c’est bien connu ;) ), le vieil acoolo devenu à moitié fou qui vit perdu dans la brousse… Il y a des rebondissements un peu « téléphonés », l’intrigue n’est pas follement originale… et pourtant, l’ensemble fonctionne très bien, malgré cette impression de déjà-vu. C’est même justement ce côté « histoire à l’ancienne » qui fait, à mon goût, une bonne partie du charme de cette BD. C’est du déjà vu, certes, mais c’est aussi, comme je le disais au début, du comme on n’en fait plus. On ne s’ennuie pas un instant (contrairement à JBT, je ne trouve pas que la mise en place soit si longue, même s’il est vrai qu’on ne découvre qu’assez tard ce que cherchait le professeur Picquigny) et la vision de l’Afrique proposée ici, tout en faisant voyager et rêvasser le lecteur, n’est pas trop « cliché » (je sais pas vous, mais moi, toutes ces BD à la Toussaint 66 ou Congo Bill qui, sous prétexte de nous faire comprendre qu’il faut respecter les cultures africaines et que nous autres Occidentaux blancs sommes des imbéciles qui avons perdu notre âme, en font des caisses dans le genre « là-bas, la magie ça existe vraiment, tout est tellement mystique et mystérieux !! », ça commence à me gaver un peu). Bref, ne vous attendez pas à un chef-d’œuvre, mais cette première aventure de Jeanne Picquigny constitue une lecture tout a fait agréable et recommandable ; espérons que la suite soit du même calibre.
Le Vent des Dieux
Première collaboration d’Adamov et de Cothias, le vent des dieux est une épopée au temps du Japon médiéval. Si la cruauté est présente, comme à son habitude, dans les actes des hommes, un certain réalisme historique donne à ce récit une belle part d’imaginaire et de poésie ! Cette aventure fascinante est réhaussée par le dessin d’Adamov. Ce jeune dessinateur (en 1985, date de la création de cette série) à fait ses premiers pas en illustrant des couvertures de romans de science-fiction. Il plonge donc avec cette série au cœur des traditions les plus captivantes et les moins connues de l’Empire du Soleil Levant. Un graphisme réaliste aux couleurs animées rend la lecture fluide. Ce n’est pas explosif mais plutôt avec des tons pastels nuancés et des ombres bien encrées. On sent sur ce premier tome qu’il n’est pas à l’apogée de son trait, mais il a déjà un style qui lui est propre et que l’on reconnaît. Quant à Cothias, c’est un scénariste prolifique. La liste de ses collaborations est longues, on peut citer Juillard pour les 7 vies de l’épervier, encore Adamov pour Les eaux de Mortelunes, ou encore Sternis, Taffin, etc… Il sait créer des synopsis construits, contenant une trame solide avec des rebondissements permettant de relier beaucoup de tomes. En bref, une association réussie à mon sens, car on ne se lasse pas trop de la série, qui contient beaucoup de tomes. Si vous aimez les "bédés" historiques, ou tout simplement vous aimez l’histoire vécue, alors plongez sans attendre dans l’épopée du vent de Dieux. Le second volet de cette épopée, dans le Japon du XIIIe siècle, la destinée de ce samouraï va nous emmener au cœur des traditions spiriruelles nipponnes. Jusqu'au tome 5, sous le trait d’Adamov, l’histoire prend vie et s’épanouit. Le héros passe par les affres de la mort, et nous transporte loin... Simultanément l’amour d’une femme le poursuit dans le monde des vivants. Cothias a parfaitement réussi à transmettre son talent à Adamov. L’auteur a un souci de l’exactitude et de la vérité romancée dans les détails de l’histoire médiéval du pays du soleil levant. Tout cela très habilement illustré par un graphisme entre réalité et sybaritisme (je l’ai trouvé dans le dico celui là !) En clair, du beau travail à apprécier, on y trouve les valeurs morales du samouraï pour l’esprit et un dessin relativement précis et bien ciselé. Les couleurs sont nuancées de clair avec des ombrages bien travaillés. Donc en définitive on s’éprend du récit et on désir poursuivre l’aventure en passant aux tomes suivants. Le vent des dieux est une histoire parue dans le magazine « Vécu ». Au sixième tome, succédant au style baroque et puissant d’Adamov, le dessin de Gioux prolonge le regard de Cothias qui, en orfèvre de l’histoire, s’attache à recréer les coutumes les plus secrètes de la civilisation japonaise. Si le scénario rete égal à lui-même, je dois reconnaître que le dessin de Gioux n’est pas aussi fin que celui du précédent illustrateur. Un trait plus grossier et plus petit qui ne m’accroche pas vraiment. Pour moi l’histoire s’est terminée au tome 5. Le récit qui débute ici ne m’a pas plu, j’ai une impression de redondance, et pourtant, la vision de Cothias est restée identique avec son souci de précision, de réalité historique, mais le cœur n’y est plus. En bref, cette suite n’est vraiment pas indispensable. Les 5 premiers tomes se suffisent à eux-mêmes. A mon humble avis bien entendu ! ;)
La Théorie des gens seuls
la Théorie des gens seuls, une surprise qu'elle est bonne. J'avais lu il y a un certain moment déjà un album de Monsieur Jean qui m'avait laissé de marbre, et j'ai un peu traîné la patte pour aborder ce recueil d'histourinettes. Etat d'esprit confirmé sur les 2 premières, puis finalement, les auteurs parviennent à toucher juste, à être très pertinents tout en étant drôles sur des moments de vie quotidienne, tout ça... Agréablement surpris donc. Le noir & blanc y est peut-être pour quelque chose...
Chimères
Un premier tome au scénario très intriguant. Comme le dit Kael, c'est plus qu'un prologue, mais beaucoup de questions sont posées et la fin de l'album ne présente qu'un embryon de réponse. Il faut espérer que la suite sera à la hauteur de cette attente. Au sinon, le dessin de Béhé est ici une vraie réussite, bien plus abouti que dans "Minuit à Rhodes"...