Une idée de base ambitieuse de raconter une fiction basée sur des éléments historiques, par des dessinateurs différents. Ca permet au moins d'accélérer le mouvement. L'histoire est assez intéressante avec cette enquête surtout quand on apprécie tout ce décorum templier, franc-maçonnerie et tout le tralalala. Un espèce de mystère à percer qu'on a voulu étouffer toutes ces années.
Le dessin ne me semble pas différent entre chaque auteur mais les couleurs sont elles affreusement laides tout le long.
Le tout reste tout de même très moyen. Et je ne conseille pas l'achat car 7 tomes pour raconter ça, sans compter le futur nouveau cycle, ça traine.
Pour moi, tout dans cette série repose dans le scénario et pas dans le dessin.
Le fait d'avoir plusieurs dessinateurs, un par époque ou lieu, c'est assez original mais pas franchement décisif dans cette BD, je trouve, vu la façon dont les dessinateurs ont cherché justement à ne pas trop différencier leurs styles. Mais surtout, ça a déjà été dit, le dessin qu'on retrouve le plus souvent, celui de l'époque contemporaine de Didier Mosèle, est le moins bon de tous. Je n'aime pas sa façon de dessiner les personnages et visages d'une part, mais j'ai aussi parfois vu d'énormes erreurs d'échelles (je pense plus particulièrement à une image dans le tome 2 où Josiane est couchée sur un lit, jambes repliées : il est heureux que ses jambes soient pliées car sans ça, elle serait presque deux fois trop grande par rapport à la longueur du lit...)
Bref, un dessin moyen la plupart du temps, d'autant que le style réaliste n'est pas ma tasse de thé.
Par contre, concernant le scénario, il est très prenant. J'ai lu les 7 tomes d'affilée.
L'histoire est intéressante en bien des domaines et très réaliste dans son suivi et ses péripéties. Je trouve que le côté "chasse au trésor" est un peu fouillis au niveau des recherches et des déductions pour trouver les "étapes suivantes" dans la quête de la vérité (certaines trouvailles des héros ne me paraissaient pas très évidentes à obtenir et à comprendre, comme si le scénariste "aidait" un peu ses personnages à trouver juste la bonne idée qu'il fallait, et inversement on a aussi l'impression de savoir des choses évidentes auquelles les héros ne pensent que bien tard).
L'aspect réaliste de cette BD est à la fois plaisant et un peu décevant. Plaisant car ce n'est pas du tout de la BD grand spectacle avec force action mise en avant par rapport à un scénario très mince : ici, on pourrait vraiment y croire de bout en bout. Mais un peu décevant aussi parce qu'on se retrouve avec des héros tout mous, un chercheur jeune et fort mais assez inoffensif dans l'ensemble, une veuve qui l'accompagne partout mais qui sert plus souvent à faire le café qu'autre chose, et un vieux type tout gras et tout fatigué dont on se demande comment il ose garder autant de secrets alors qu'il pourrait mourir d'un instant à l'autre : ça ralentit franchement le rythme de l'aventure et ça agace un peu. D'autant que j'ai l'intime conviction que 7 tomes pour raconter tout ça, c'était un peu trop. Ca tourne un peu en rond de tome en tome, et les infos distillées dans chacun sont un peu les mêmes que celles obtenues au tome précédent (SPOILER - Pourquoi par exemple a-t-il fallu attendre 1000 ans pour que l'on ait enfin l'idée de fouiller au milieu d'un triangle géographique qu'on avait déterminé depuis si longtemps (Et même sans parler de ces 1000 années, les héros de la BD connaissait la zone géographique où chercher dès le tome 2 et ils n'y vont pour de bon que dans le tome 6) et vu l'endroit où il fallait chercher, comment se fait-il que personne n'ait trouvé ça avant les héros ? - FIN DU SPOILER) : j'ai le sentiment que les choses ont été largement traînées en longueur, comme si les héros étaient artificiellement bloqués et restreints à chaque tome par quelque chose qui ne me paraît franchement pas évident à comprendre même en fin de lecture, à part un besoin du scénariste de faire traîner les choses...
De même, la fin de l'histoire aussi est à la fois plaisante et décevante par son côté réaliste. J'ai été surpris par la façon abrupte dont tout se termine, cette façon réaliste si loin des films hollywoodiens. Alors oui, j'apprécie ce réalisme, cette fin surprenante et forte par sa simple brutalité. Mais d'un autre côté, ça laisse un peu sur sa fin au bout de 7 tomes. Mais bon, si ça permet de lancer la série qui va faire suite à celle-ci : I.N.R.I...
En résumé, voilà donc une série réaliste (parfois un peu trop), parfois aussi un peu fouillis et tirée en longueur dans sa partie "recherche de la vérité", au dessin souvent moyen, mais dans l'ensemble très prenante et pas décevante si ce n'est le sentiment que la fin de la série appelle directement à une suite.
Dans ce genre de série faut savoir trier les albums à acheter ( qui peuvent être excellents ) et ceux qui valent pas un clou.
Alors à chacun de faire son choix mais je conseille une bonne course poursuite derrière les Dalton avec Rantanplan et surtout un album ni trop vieux ni trop récent mais un de la période faste.
Le dessin est tout ce qu'il y a de plus correct pour ce que c'est ( sans humour et sous-entendu, hein? ) et les scénarii peuvent êtres très drôles quand ils veulent.
Mais il y a vraiment trop d'albums pour une vraie note globale, on sait pas où donner de la tête :S:S:S
3 / 5 donc.
Bon c'est clairement prometteur.
Mais ça casse pas des briques non plus et les années Groove c'est pas vraiment mon truc.
Quand aux velléités Tarantiniennes je sais pas où on est allé chercher ça.....
Je lirais le deuxième mais pour moi ça reste encore moyen.
Bon, à part un autre internaute, je suis le seul à apprécier ?????
Bon, j'espère pouvoir donner mon avis sans partager le sort des victimes des Crannibales ( et en plus je fais dans l'humour ).
Oui bon le dessin est nul... rien à redire.
Sinon j'ai pas trouvé ça complètement débile moi ( ouais bon, n'étant personnellement pas très net ça ne signifie rien ) mais quand même je me souviens avoir relevé des refléxions pas mal, des histoires assez bien fichues ( comme "le Crannibalisme à travers les siècles" ) et un côté loufoque que j'ai bien aimé.
Bon, je suis sans doute seul aussi à rire devant un type mayonnaisé et mis au four qui se demande si son portable va résister ou demande une serviette de bain.
Tant pis, vive la débilité :S:S:S:S:S:S
J'avais pensé à la poster y'a quelques temps, et puis je me suis dit que c'était pas vraiment une bd (illustrations d'une page), et surtout je me disais que personne ne connaissait ce truc.
Bon, au niveau de l'oeuvre elle-même, ben j'ai trouvé ça sympathique, c'est vrai que c'est assez cru sous l'aspect "mignonnet" et c'est bien l'intérêt de la série. Après, acheter le tome...pas vraiment, surtout qu'aujourd'hui il faudra sûrement se casser le cul pour le trouver.
Les délires de Bess et Jodorowsky à l'époque où ce dernier ne se prenait pas au sérieux et savait faire preuve d'un véritable humour.
Le dessin de Bess me plaît beaucoup. Il me fait d'ailleurs pas mal penser à celui de Moebius ici : ça ressemble bougrement à l'Incal parfois et ce n'est pas pour me déplaire. Et puis ses dessins de corps humains, surtout féminins, sont loin d'être désagréables (même si assez similaires les unes des autres : taille et mensurations mannequin, avec des seins en plus) et ça tombe bien vu l'un des thèmes principaux de cette BD.
Car en effet, une partie de ce délire imaginé par Jodo repose sur une bonne "cargaison" de femmes à poil. Ce n'est pas vraiment de l'érotisme (quoiqu'il s'en dégage une certaine sensualité) : c'est vraiment du délire mélangeant allègrement action, SF et humour.
Les histoires sont de vrais prétextes : il ne faut pas chercher là un scénario complexe et innovant. Anibal 5 est un super-cyborg agent secret doté de pulsions sexuelles affirmées, ce qui l'arrange bien puisque ses ennemis sont bien souvent des femmes aux seins nus, et voilà à peu près toute l'histoire.
Alors c'est pas toujours fin, les femmes tombent vite amoureuses d'Anibal ou alors c'est l'inverse qui a lieu, et puis tout finit la plupart du temps en explosions en tous sens. Mais j'avoue avoir lu ça sans déplaisir ni ennui (sauf peut-être sur le dossier 4 du tome 2 qui m'a un peu lassé) et surtout j'ai carrément rigolé à certains moments (Ah ! Le passage du viol par le tigre dans le tome 2 !! :) ).
Bref, une curiosité pour voir comment notre habituel métaphysico-Jodorowsky part en délire sur un scénario SF-érotique.
Je ne suis pas fan de western, ni de BD d'action mais j'ai passé un moment assez agréable à lire cette BD. Si j'avais été un fan de western, j'aurais peut-être bien considéré ce one-shot comme franchement bien (c'est déjà tellement bien de se restreindre à un one-shot au lieu de faire une série à rallonge).
Pour commencer, le dessin est sympa. Il est agréable à regarder, dynamique, clair et aéré tout en étant détaillé comme il faut. Il convient parfaitement à une BD d'action comme celle-ci. Seul point qui m'a chagriné, le côté caricatural des personnages : le héros façon Clint Eastwood, l'héroïne super canon et toujours pimpante, les méchantes brutes qui sont des grosses brutes qui remplissent toute la case quand ils s'énervent, etc... C'est sûrement fait exprès mais ça rend la BD un peu... formatée pour le public, je trouve.
A propos, je me suis aussi fait une remarque marrante dans les premières planches, quand à un moment le héros déclare "Quelle fournaise !" : je me suis fait la remarque que les décors étaient beaux et bien foutus, mais rien ne me permettait de ressentir la chaleur comme je la ressens quand je lis un Blueberry : je n'ai aucune idée de comment fait Giraud pour faire plonger ainsi les lecteurs dans l'ambiance de ses histoires par son simple dessin, mais c'est vraiment du talent. Mais je ne vais sûrement pas reprocher à Fabrice Lamy de ne pas avoir le talent de Giraud, ce serait injuste vu la déjà très bonne qualité de son dessin.
Concernant le scénario, il est sympa aussi. Bon, c'est un peu une histoire-prétexte pour fabriquer de toute pièce une suite d'actions-aventures avec quelques petits rebondissements histoire de pimenter le tout. Globalement, il n'y a rien de très surprenant ni de vraiment original : c'est sympa dans l'ensemble, mais pas extraordinaire. Une originalité par contre : ce décor mexicain et l'implication des troupes françaises et des Juaristes. Ca a déjà été fait, mais bien plus rarement que les habituelles histoires western aux USA.
Oh, à un moment, j'ai pesté mentalement quand j'ai vu la fille nue sortir de son bain : je me suis dit "et vlan, encore une belle fille à poil pour satisfaire le lectorat mâle". Mais j'ai finalement beaucoup apprécié l'humour qui s'en suit juste après dans la façon dont le héros "profite" de sa nudité. ;) J'aurais apprécié qu'une telle touche d'humour se retrouve tout au long du reste de la BD.
En définitive, un bon moment de lecture mais je ne pense pas personnellement que cette BD marquera mes esprits.
Tiens ? Voilà un Reiser qui ne m'a pas déplu.
Sans doute parce qu'il est un tantinet moins trash et bourré de cul que d'habitude.
Bon, je n'aime toujours pas le dessin et je n'ai pas ri à tous les gags ni tout apprécié, mais j'avoue avoir plus souvent souri que d'habitude et j'ai bien ri pas mal de fois, presque pour la moitié des gags. De plus, j'ai trouvé qu'il y avait, glissé parmi ces gags, pas mal d'idées intéressantes et réfléchies sur le monde des vacances, du social, etc...
Bref, pour une fois, voilà un album de Reiser que je ne déconseillerais pas à l'achat.
En découvrant cette série, je m'attendais à supporter une nouvelle déception à la hauteur de l'Agent 212 ou de CRS=Détresse dont je trouve personnellement l'humour bas de plafond et répétitif, mais pas du tout. Les Gendarmes a été une vraie bonne surprise.
Non seulement les gags ne sont absolument pas répétitifs (soit le scénariste a une imagination vraiment débordante, soit il s'est renseigné auprès de vieux gendarmes qui ont entendu des centaines d'anecdotes croustillantes au cours de leur carrière). Quoiqu'il en soit, la plupart des gags n'ont rien à voir les uns avec les autres, et ce même au long des différents albums, et c'est donc sans impression de déjà-vu que l'on rit. D'autant plus que loin de tourner les gendarmes en ridicule, cette BD s'adresse à tout le monde sans dénigrer personne, avec un humour frais et universel.
Le dessin, pour sa part, n'a rien d'exceptionnel mais colle très bien avec l'humour.
Alors si je ne considère pas cette série comme franchement bien, c'est uniquement parce qu'évidemment tous les gags ne m'ont pas fait rire. Mais la proportion de ceux qui m'ont fait vraiment rire et la bonne surprise de voir un tel sujet traité enfin vraiment avec humour et nouveauté m'a fait plaisir.
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Le Triangle Secret
Une idée de base ambitieuse de raconter une fiction basée sur des éléments historiques, par des dessinateurs différents. Ca permet au moins d'accélérer le mouvement. L'histoire est assez intéressante avec cette enquête surtout quand on apprécie tout ce décorum templier, franc-maçonnerie et tout le tralalala. Un espèce de mystère à percer qu'on a voulu étouffer toutes ces années. Le dessin ne me semble pas différent entre chaque auteur mais les couleurs sont elles affreusement laides tout le long. Le tout reste tout de même très moyen. Et je ne conseille pas l'achat car 7 tomes pour raconter ça, sans compter le futur nouveau cycle, ça traine.
Le Triangle Secret
Pour moi, tout dans cette série repose dans le scénario et pas dans le dessin. Le fait d'avoir plusieurs dessinateurs, un par époque ou lieu, c'est assez original mais pas franchement décisif dans cette BD, je trouve, vu la façon dont les dessinateurs ont cherché justement à ne pas trop différencier leurs styles. Mais surtout, ça a déjà été dit, le dessin qu'on retrouve le plus souvent, celui de l'époque contemporaine de Didier Mosèle, est le moins bon de tous. Je n'aime pas sa façon de dessiner les personnages et visages d'une part, mais j'ai aussi parfois vu d'énormes erreurs d'échelles (je pense plus particulièrement à une image dans le tome 2 où Josiane est couchée sur un lit, jambes repliées : il est heureux que ses jambes soient pliées car sans ça, elle serait presque deux fois trop grande par rapport à la longueur du lit...) Bref, un dessin moyen la plupart du temps, d'autant que le style réaliste n'est pas ma tasse de thé. Par contre, concernant le scénario, il est très prenant. J'ai lu les 7 tomes d'affilée. L'histoire est intéressante en bien des domaines et très réaliste dans son suivi et ses péripéties. Je trouve que le côté "chasse au trésor" est un peu fouillis au niveau des recherches et des déductions pour trouver les "étapes suivantes" dans la quête de la vérité (certaines trouvailles des héros ne me paraissaient pas très évidentes à obtenir et à comprendre, comme si le scénariste "aidait" un peu ses personnages à trouver juste la bonne idée qu'il fallait, et inversement on a aussi l'impression de savoir des choses évidentes auquelles les héros ne pensent que bien tard). L'aspect réaliste de cette BD est à la fois plaisant et un peu décevant. Plaisant car ce n'est pas du tout de la BD grand spectacle avec force action mise en avant par rapport à un scénario très mince : ici, on pourrait vraiment y croire de bout en bout. Mais un peu décevant aussi parce qu'on se retrouve avec des héros tout mous, un chercheur jeune et fort mais assez inoffensif dans l'ensemble, une veuve qui l'accompagne partout mais qui sert plus souvent à faire le café qu'autre chose, et un vieux type tout gras et tout fatigué dont on se demande comment il ose garder autant de secrets alors qu'il pourrait mourir d'un instant à l'autre : ça ralentit franchement le rythme de l'aventure et ça agace un peu. D'autant que j'ai l'intime conviction que 7 tomes pour raconter tout ça, c'était un peu trop. Ca tourne un peu en rond de tome en tome, et les infos distillées dans chacun sont un peu les mêmes que celles obtenues au tome précédent (SPOILER - Pourquoi par exemple a-t-il fallu attendre 1000 ans pour que l'on ait enfin l'idée de fouiller au milieu d'un triangle géographique qu'on avait déterminé depuis si longtemps (Et même sans parler de ces 1000 années, les héros de la BD connaissait la zone géographique où chercher dès le tome 2 et ils n'y vont pour de bon que dans le tome 6) et vu l'endroit où il fallait chercher, comment se fait-il que personne n'ait trouvé ça avant les héros ? - FIN DU SPOILER) : j'ai le sentiment que les choses ont été largement traînées en longueur, comme si les héros étaient artificiellement bloqués et restreints à chaque tome par quelque chose qui ne me paraît franchement pas évident à comprendre même en fin de lecture, à part un besoin du scénariste de faire traîner les choses... De même, la fin de l'histoire aussi est à la fois plaisante et décevante par son côté réaliste. J'ai été surpris par la façon abrupte dont tout se termine, cette façon réaliste si loin des films hollywoodiens. Alors oui, j'apprécie ce réalisme, cette fin surprenante et forte par sa simple brutalité. Mais d'un autre côté, ça laisse un peu sur sa fin au bout de 7 tomes. Mais bon, si ça permet de lancer la série qui va faire suite à celle-ci : I.N.R.I... En résumé, voilà donc une série réaliste (parfois un peu trop), parfois aussi un peu fouillis et tirée en longueur dans sa partie "recherche de la vérité", au dessin souvent moyen, mais dans l'ensemble très prenante et pas décevante si ce n'est le sentiment que la fin de la série appelle directement à une suite.
Lucky Luke
Dans ce genre de série faut savoir trier les albums à acheter ( qui peuvent être excellents ) et ceux qui valent pas un clou. Alors à chacun de faire son choix mais je conseille une bonne course poursuite derrière les Dalton avec Rantanplan et surtout un album ni trop vieux ni trop récent mais un de la période faste. Le dessin est tout ce qu'il y a de plus correct pour ce que c'est ( sans humour et sous-entendu, hein? ) et les scénarii peuvent êtres très drôles quand ils veulent. Mais il y a vraiment trop d'albums pour une vraie note globale, on sait pas où donner de la tête :S:S:S 3 / 5 donc.
Chewing Gun
Bon c'est clairement prometteur. Mais ça casse pas des briques non plus et les années Groove c'est pas vraiment mon truc. Quand aux velléités Tarantiniennes je sais pas où on est allé chercher ça..... Je lirais le deuxième mais pour moi ça reste encore moyen.
Les Crannibales
Bon, à part un autre internaute, je suis le seul à apprécier ????? Bon, j'espère pouvoir donner mon avis sans partager le sort des victimes des Crannibales ( et en plus je fais dans l'humour ). Oui bon le dessin est nul... rien à redire. Sinon j'ai pas trouvé ça complètement débile moi ( ouais bon, n'étant personnellement pas très net ça ne signifie rien ) mais quand même je me souviens avoir relevé des refléxions pas mal, des histoires assez bien fichues ( comme "le Crannibalisme à travers les siècles" ) et un côté loufoque que j'ai bien aimé. Bon, je suis sans doute seul aussi à rire devant un type mayonnaisé et mis au four qui se demande si son portable va résister ou demande une serviette de bain. Tant pis, vive la débilité :S:S:S:S:S:S
La Saison des Amours
J'avais pensé à la poster y'a quelques temps, et puis je me suis dit que c'était pas vraiment une bd (illustrations d'une page), et surtout je me disais que personne ne connaissait ce truc. Bon, au niveau de l'oeuvre elle-même, ben j'ai trouvé ça sympathique, c'est vrai que c'est assez cru sous l'aspect "mignonnet" et c'est bien l'intérêt de la série. Après, acheter le tome...pas vraiment, surtout qu'aujourd'hui il faudra sûrement se casser le cul pour le trouver.
Anibal Cinq
Les délires de Bess et Jodorowsky à l'époque où ce dernier ne se prenait pas au sérieux et savait faire preuve d'un véritable humour. Le dessin de Bess me plaît beaucoup. Il me fait d'ailleurs pas mal penser à celui de Moebius ici : ça ressemble bougrement à l'Incal parfois et ce n'est pas pour me déplaire. Et puis ses dessins de corps humains, surtout féminins, sont loin d'être désagréables (même si assez similaires les unes des autres : taille et mensurations mannequin, avec des seins en plus) et ça tombe bien vu l'un des thèmes principaux de cette BD. Car en effet, une partie de ce délire imaginé par Jodo repose sur une bonne "cargaison" de femmes à poil. Ce n'est pas vraiment de l'érotisme (quoiqu'il s'en dégage une certaine sensualité) : c'est vraiment du délire mélangeant allègrement action, SF et humour. Les histoires sont de vrais prétextes : il ne faut pas chercher là un scénario complexe et innovant. Anibal 5 est un super-cyborg agent secret doté de pulsions sexuelles affirmées, ce qui l'arrange bien puisque ses ennemis sont bien souvent des femmes aux seins nus, et voilà à peu près toute l'histoire. Alors c'est pas toujours fin, les femmes tombent vite amoureuses d'Anibal ou alors c'est l'inverse qui a lieu, et puis tout finit la plupart du temps en explosions en tous sens. Mais j'avoue avoir lu ça sans déplaisir ni ennui (sauf peut-être sur le dossier 4 du tome 2 qui m'a un peu lassé) et surtout j'ai carrément rigolé à certains moments (Ah ! Le passage du viol par le tigre dans le tome 2 !! :) ). Bref, une curiosité pour voir comment notre habituel métaphysico-Jodorowsky part en délire sur un scénario SF-érotique.
Wayne Redlake - 500 Fusils
Je ne suis pas fan de western, ni de BD d'action mais j'ai passé un moment assez agréable à lire cette BD. Si j'avais été un fan de western, j'aurais peut-être bien considéré ce one-shot comme franchement bien (c'est déjà tellement bien de se restreindre à un one-shot au lieu de faire une série à rallonge). Pour commencer, le dessin est sympa. Il est agréable à regarder, dynamique, clair et aéré tout en étant détaillé comme il faut. Il convient parfaitement à une BD d'action comme celle-ci. Seul point qui m'a chagriné, le côté caricatural des personnages : le héros façon Clint Eastwood, l'héroïne super canon et toujours pimpante, les méchantes brutes qui sont des grosses brutes qui remplissent toute la case quand ils s'énervent, etc... C'est sûrement fait exprès mais ça rend la BD un peu... formatée pour le public, je trouve. A propos, je me suis aussi fait une remarque marrante dans les premières planches, quand à un moment le héros déclare "Quelle fournaise !" : je me suis fait la remarque que les décors étaient beaux et bien foutus, mais rien ne me permettait de ressentir la chaleur comme je la ressens quand je lis un Blueberry : je n'ai aucune idée de comment fait Giraud pour faire plonger ainsi les lecteurs dans l'ambiance de ses histoires par son simple dessin, mais c'est vraiment du talent. Mais je ne vais sûrement pas reprocher à Fabrice Lamy de ne pas avoir le talent de Giraud, ce serait injuste vu la déjà très bonne qualité de son dessin. Concernant le scénario, il est sympa aussi. Bon, c'est un peu une histoire-prétexte pour fabriquer de toute pièce une suite d'actions-aventures avec quelques petits rebondissements histoire de pimenter le tout. Globalement, il n'y a rien de très surprenant ni de vraiment original : c'est sympa dans l'ensemble, mais pas extraordinaire. Une originalité par contre : ce décor mexicain et l'implication des troupes françaises et des Juaristes. Ca a déjà été fait, mais bien plus rarement que les habituelles histoires western aux USA. Oh, à un moment, j'ai pesté mentalement quand j'ai vu la fille nue sortir de son bain : je me suis dit "et vlan, encore une belle fille à poil pour satisfaire le lectorat mâle". Mais j'ai finalement beaucoup apprécié l'humour qui s'en suit juste après dans la façon dont le héros "profite" de sa nudité. ;) J'aurais apprécié qu'une telle touche d'humour se retrouve tout au long du reste de la BD. En définitive, un bon moment de lecture mais je ne pense pas personnellement que cette BD marquera mes esprits.
Vive les vacances !
Tiens ? Voilà un Reiser qui ne m'a pas déplu. Sans doute parce qu'il est un tantinet moins trash et bourré de cul que d'habitude. Bon, je n'aime toujours pas le dessin et je n'ai pas ri à tous les gags ni tout apprécié, mais j'avoue avoir plus souvent souri que d'habitude et j'ai bien ri pas mal de fois, presque pour la moitié des gags. De plus, j'ai trouvé qu'il y avait, glissé parmi ces gags, pas mal d'idées intéressantes et réfléchies sur le monde des vacances, du social, etc... Bref, pour une fois, voilà un album de Reiser que je ne déconseillerais pas à l'achat.
Les Gendarmes
En découvrant cette série, je m'attendais à supporter une nouvelle déception à la hauteur de l'Agent 212 ou de CRS=Détresse dont je trouve personnellement l'humour bas de plafond et répétitif, mais pas du tout. Les Gendarmes a été une vraie bonne surprise. Non seulement les gags ne sont absolument pas répétitifs (soit le scénariste a une imagination vraiment débordante, soit il s'est renseigné auprès de vieux gendarmes qui ont entendu des centaines d'anecdotes croustillantes au cours de leur carrière). Quoiqu'il en soit, la plupart des gags n'ont rien à voir les uns avec les autres, et ce même au long des différents albums, et c'est donc sans impression de déjà-vu que l'on rit. D'autant plus que loin de tourner les gendarmes en ridicule, cette BD s'adresse à tout le monde sans dénigrer personne, avec un humour frais et universel. Le dessin, pour sa part, n'a rien d'exceptionnel mais colle très bien avec l'humour. Alors si je ne considère pas cette série comme franchement bien, c'est uniquement parce qu'évidemment tous les gags ne m'ont pas fait rire. Mais la proportion de ceux qui m'ont fait vraiment rire et la bonne surprise de voir un tel sujet traité enfin vraiment avec humour et nouveauté m'a fait plaisir.