Ah. Pourqoi Pete Duel s'est-il suicidé ? Peut-être parce qu'il a lu un bouquin comme celui-ci...
Cet album est une succession de toutes petites scènes, de courtes "tranches de vie", mais dans ce qu'elles peuvent avoir de plus sombre. Elles construisent au fur et à mesure un désespoir absolu, irrémédiable... et sans aucun espoir, tout simplement. La première histoire donne d'ailleurs parfaitement le ton du reste de l'album. Le pire, c'est quand une histoire fait résonner certains échos dans le vécu du lecteur, là on commence à flipper. O_o
Alors à lire, oui, en gardant à l'esprit que c'est vraiment un album particulier et qu'on ne va certainement pas le lire pour passer un bon moment, maintenant l'acheter, même s'il est très fort dans sa catégorie...
J’ai enfin lu quelques histoires du Manoir de l’horreur (à savoir le quatrième tome) malgré les avis défavorables lus ici. Je vous assure que ce n’est pas par esprit de contradiction mais, je n’ai aucune honte à dire que ce fût une lecture intéressante. C’est sûr, dans le genre, on est loin en-dessous de Spirale, mais j’aime bien le côté très basique de ces histoires, ce dessin simple (pour ne pas dire simpliste). Parce que toute cette simplicité ramène chaque histoire à quelques axiomes de base, ramène le dessin à une suite d’images presque abstraites. Et puis surtout j’aime le découpage de l’auteur, ça n’a l’air de rien mais son découpage est très bon et très particulier. C’est vrai, la plupart de ces histoires sont prévisibles… C’est le gros défaut de l’œuvre… La psychologie des personnages est forcément sommaire et je ne pense pas ressentir l’envie irrésistible de lire les 3 autres tomes dans la semaine. Mais qui sait, peut-être à l’occasion… Le parfum particulier qui se dégage de ces pages suffit déjà à mon plaisir… A lire mais pas forcément à acheter
Je n’ai jamais lu le premier album de Supermurgeman paru aux Requins marteaux, je ne peux donc pas comparer avec celui-ci, mais je peux néanmoins affirmer que je suis tombé sur un album drôle, déjanté et original qui, s’il ne m’a pas laissé mort de mort de rire, m’a un peu dérouillé les zygomatiques et a suscité ma curiosité. L’humour de Sapin sied bien à la collection Poisson Pilote. Des gags faussement dérisoires, un ton décalé, un touche d’abscond, un dessin simple et rudimentaire, pas très éloigné de la Sattouf « touch » des « Pauvres aventures de Jérémie » (même éditeur, même collection) assurent le charme d’un album qui n’a qu’un seul vrai défaut : le manque de fil conducteur solide… Raconter un récit humoristique en 46 planches n’est pas chose facile, n’est pas Goscinny qui veut. Ici, les gags ont clairement été privilégiés à une intrigue principale qui n’est qu’un prétexte. L’auteur ne s’en cache pas tant celle-ci manque de corps, les personnages arrivent là par hasard, on a du mal à saisir les motivations de certains… Il y a deux trois passages qui manquent de liant... Hormis ce défaut, cet album est une belle curiosité pour les amateurs du genre…
Une histoire policière dans le Londres des années 60 ? Pourquoi pas… Il y a moins sympathique comme cadre. Croiser Mick Jagger, John Lennon ou William Borough, ce n’est jamais perdre son temps. Lire un album de De Metter, ce n’est jamais perdre son temps non plus. Ce dessinateur a une vraie patte même si ici, c’est plutôt rébarbatif à première vue : un dessin lâché, des couleurs jetées sauvagement. De Metter aime le pictural un peu brut. Ce n’est pas très attirant et facile d’accès mais cela a son charme et cela fonctionne bien par rapport au scénario. Ce dernier démarre plutôt bien, les personnages sont très vite campés, les dialogues bien foutus… mais malheureusement on a vraiment affaire qu’à un début d’intrigue bien trop mince pour un premier tome… Difficile de juger pour l’instant… Difficile aussi de conseiller ou non l’achat…
On peut tout de même se demander ce que cet album fait chez Soleil. On le sait, De Metter avait signé ses premières œuvres chez Triskell (« Le curé », « Emma »…) et Triskell a été racheté par Soleil, mais dans quelle mesure cette série trouvera-t-elle son public chez cet éditeur ? D’un point vue graphique et narratif, on est à des années lumières du fond de commerce habituel de l’éditeur. Personnellement, j’aurais bien vu cette série chez Casterman par exemple… Enfin, espérons qu’un tome 2 verra le jour
Premier album de Jason que je lis pour ma part même si ça fait longtemps que je voulais essayer. Je commence donc par sa dernière sortie en date dans nos contrées aux éditions Carabas, car je suis tombé dessus. Cet album est tout en couleurs, très réussies par ailleurs, et cartonné.
Je ne pourrais pas faire de comparaisons avec ces autres titres mais on ressent bien les dialogues assez minimalistes, pas trop de blabla à une question posée, et ces moments de silence amenés par des cases figées sur l'action, sans texte, dans la narration. Je pense que ces aspects sont communs à l'oeuvre de Jason.
Pour le reste et l'histoire en elle-même, je n'en dirais pas trop mais ça reste une trame assez classique, et c'est peut-être pour ça que je ne mets que 3/5, même si j'ai bien aimé l'ambiance.
Bon boulot de la part de l'éditeur, que je connais assez peu, j'ai quand même regretté quelques fautes flagrantes dans les textes (j'en ai relevé 2 énormes).
Bref, à voir, ça peut valoir le détour dans la masse de sorties de septembre.
Je devais avoir l’esprit un peu embrumé la première fois que j’ai lu ce petit album quasi-muet (il n’y a qu’une seule scène de dialogue dans l’histoire) car j’avoue que les 1ères pages m’ont paru pour le moins absconses et qu’il m’a fallu un peu de temps avant de piger ce que ça racontait. Pourtant, à la 2ème lecture, non, tout me semblait limpide… Bon, bref. Jason s’empare donc ici du mythe de Frankenstein pour nous raconter une histoire d’amour étrange et triste. Ca ne manque pas de charme, c’est rondement mené, humour discret et douce mélancolie y font bon ménage. On peut néanmoins reprocher à l’histoire un petit manque d’originalité dans la mesure où, dans le fond, ça reste une énième version de Frankenstein. Dans l’ensemble, c’est un album plutôt sympathique mais que je ne trouve personnellement pas indispensable.
Moui, bof, après avoir lu les avis j'ai été très déçu par cette bd franchement moyenne...
L'histoire ne m'a pas trop attiré et peu donné envie d'en lire la suite, tandis que les couleurs m'ont répugné au plus haut point.
Seul point fort: les personnages, bien définis et assez complets pour relever le tableau.
Le problème des couleurs est d'autant plus dommage que les dessins ne sont pas mauvais.
(impression que les couleurs bavent, et surtout des couleurs toujours identiques! d'une page à une autre on a l'impression de retomber sur la même page :-/ )
J'avoue que j'ai été un peu déconcerté par les dessins qui ne sont pas trop dans le style de ce que j'achète habituellement. Malgré tout, cela colle bien à l'histoire.
L'histoire justement. J'attends avec impatience la sortie du tome 2 pour m'en faire une réelle opinion. En effet, j'espère que le scénariste n'aura pas la tentation de vouloir réécrire l'Histoire de France à coup de grosses ficelles.
Peut-être aurons-nous droit à un complot à la Dumas, mais pour un autre monarque et à une autre époque... Wait and see...
Voila la naissance d'un nouveau Vidocq... Il existe en effet, beaucoup de points communs entre le héros de cette histoire et le célèbre ex forçat. Je pense d'ailleurs que Dufaux faisait référence à cette évidente filiation quand il retrace la trajectoire de la torpille (ce dernier a été en effet au bagne avec Vidocq).
Quant à l'histoire proprement dite, c'est plaisant et effectivement on se demande comment la torpille va pouvoir se démêler de ses soucis dans le prochain tome. Maintenant, je dois avouer que je n'ai pas vraiment été emballé par le tout. C'est honnête mais loin d'être transcendant.Côté graphisme, j'ai parfois été gêné par les proportions des personnages qui ne sont pas toujours respectées...
A suivre donc, histoire de voir si cette torpille va faire mouche.
L'histoire qui nous mène à travers l'Europe du début du vingtième siècle, est l'occasion pour Régnaud de stigmatiser les idéologies et ceux qui les transforment en carnage. L'humour noir qui caractèrise cette série est omniprésent et franchement jubilatoire. Servie par un trait qui évoque sans équivoque la fameuse ligne claire, cette série au vitriol vaut la peine d'être (re)découverte.
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Pourquoi Pete Duel s'est-il suicidé ?
Ah. Pourqoi Pete Duel s'est-il suicidé ? Peut-être parce qu'il a lu un bouquin comme celui-ci... Cet album est une succession de toutes petites scènes, de courtes "tranches de vie", mais dans ce qu'elles peuvent avoir de plus sombre. Elles construisent au fur et à mesure un désespoir absolu, irrémédiable... et sans aucun espoir, tout simplement. La première histoire donne d'ailleurs parfaitement le ton du reste de l'album. Le pire, c'est quand une histoire fait résonner certains échos dans le vécu du lecteur, là on commence à flipper. O_o Alors à lire, oui, en gardant à l'esprit que c'est vraiment un album particulier et qu'on ne va certainement pas le lire pour passer un bon moment, maintenant l'acheter, même s'il est très fort dans sa catégorie...
Le Manoir de l'horreur
J’ai enfin lu quelques histoires du Manoir de l’horreur (à savoir le quatrième tome) malgré les avis défavorables lus ici. Je vous assure que ce n’est pas par esprit de contradiction mais, je n’ai aucune honte à dire que ce fût une lecture intéressante. C’est sûr, dans le genre, on est loin en-dessous de Spirale, mais j’aime bien le côté très basique de ces histoires, ce dessin simple (pour ne pas dire simpliste). Parce que toute cette simplicité ramène chaque histoire à quelques axiomes de base, ramène le dessin à une suite d’images presque abstraites. Et puis surtout j’aime le découpage de l’auteur, ça n’a l’air de rien mais son découpage est très bon et très particulier. C’est vrai, la plupart de ces histoires sont prévisibles… C’est le gros défaut de l’œuvre… La psychologie des personnages est forcément sommaire et je ne pense pas ressentir l’envie irrésistible de lire les 3 autres tomes dans la semaine. Mais qui sait, peut-être à l’occasion… Le parfum particulier qui se dégage de ces pages suffit déjà à mon plaisir… A lire mais pas forcément à acheter
Supermurgeman
Je n’ai jamais lu le premier album de Supermurgeman paru aux Requins marteaux, je ne peux donc pas comparer avec celui-ci, mais je peux néanmoins affirmer que je suis tombé sur un album drôle, déjanté et original qui, s’il ne m’a pas laissé mort de mort de rire, m’a un peu dérouillé les zygomatiques et a suscité ma curiosité. L’humour de Sapin sied bien à la collection Poisson Pilote. Des gags faussement dérisoires, un ton décalé, un touche d’abscond, un dessin simple et rudimentaire, pas très éloigné de la Sattouf « touch » des « Pauvres aventures de Jérémie » (même éditeur, même collection) assurent le charme d’un album qui n’a qu’un seul vrai défaut : le manque de fil conducteur solide… Raconter un récit humoristique en 46 planches n’est pas chose facile, n’est pas Goscinny qui veut. Ici, les gags ont clairement été privilégiés à une intrigue principale qui n’est qu’un prétexte. L’auteur ne s’en cache pas tant celle-ci manque de corps, les personnages arrivent là par hasard, on a du mal à saisir les motivations de certains… Il y a deux trois passages qui manquent de liant... Hormis ce défaut, cet album est une belle curiosité pour les amateurs du genre…
Swinging London
Une histoire policière dans le Londres des années 60 ? Pourquoi pas… Il y a moins sympathique comme cadre. Croiser Mick Jagger, John Lennon ou William Borough, ce n’est jamais perdre son temps. Lire un album de De Metter, ce n’est jamais perdre son temps non plus. Ce dessinateur a une vraie patte même si ici, c’est plutôt rébarbatif à première vue : un dessin lâché, des couleurs jetées sauvagement. De Metter aime le pictural un peu brut. Ce n’est pas très attirant et facile d’accès mais cela a son charme et cela fonctionne bien par rapport au scénario. Ce dernier démarre plutôt bien, les personnages sont très vite campés, les dialogues bien foutus… mais malheureusement on a vraiment affaire qu’à un début d’intrigue bien trop mince pour un premier tome… Difficile de juger pour l’instant… Difficile aussi de conseiller ou non l’achat… On peut tout de même se demander ce que cet album fait chez Soleil. On le sait, De Metter avait signé ses premières œuvres chez Triskell (« Le curé », « Emma »…) et Triskell a été racheté par Soleil, mais dans quelle mesure cette série trouvera-t-elle son public chez cet éditeur ? D’un point vue graphique et narratif, on est à des années lumières du fond de commerce habituel de l’éditeur. Personnellement, j’aurais bien vu cette série chez Casterman par exemple… Enfin, espérons qu’un tome 2 verra le jour
Je vais te montrer quelque chose
Premier album de Jason que je lis pour ma part même si ça fait longtemps que je voulais essayer. Je commence donc par sa dernière sortie en date dans nos contrées aux éditions Carabas, car je suis tombé dessus. Cet album est tout en couleurs, très réussies par ailleurs, et cartonné. Je ne pourrais pas faire de comparaisons avec ces autres titres mais on ressent bien les dialogues assez minimalistes, pas trop de blabla à une question posée, et ces moments de silence amenés par des cases figées sur l'action, sans texte, dans la narration. Je pense que ces aspects sont communs à l'oeuvre de Jason. Pour le reste et l'histoire en elle-même, je n'en dirais pas trop mais ça reste une trame assez classique, et c'est peut-être pour ça que je ne mets que 3/5, même si j'ai bien aimé l'ambiance. Bon boulot de la part de l'éditeur, que je connais assez peu, j'ai quand même regretté quelques fautes flagrantes dans les textes (j'en ai relevé 2 énormes). Bref, à voir, ça peut valoir le détour dans la masse de sorties de septembre.
Mauvais chemin
Je devais avoir l’esprit un peu embrumé la première fois que j’ai lu ce petit album quasi-muet (il n’y a qu’une seule scène de dialogue dans l’histoire) car j’avoue que les 1ères pages m’ont paru pour le moins absconses et qu’il m’a fallu un peu de temps avant de piger ce que ça racontait. Pourtant, à la 2ème lecture, non, tout me semblait limpide… Bon, bref. Jason s’empare donc ici du mythe de Frankenstein pour nous raconter une histoire d’amour étrange et triste. Ca ne manque pas de charme, c’est rondement mené, humour discret et douce mélancolie y font bon ménage. On peut néanmoins reprocher à l’histoire un petit manque d’originalité dans la mesure où, dans le fond, ça reste une énième version de Frankenstein. Dans l’ensemble, c’est un album plutôt sympathique mais que je ne trouve personnellement pas indispensable.
Universal War One
Moui, bof, après avoir lu les avis j'ai été très déçu par cette bd franchement moyenne... L'histoire ne m'a pas trop attiré et peu donné envie d'en lire la suite, tandis que les couleurs m'ont répugné au plus haut point. Seul point fort: les personnages, bien définis et assez complets pour relever le tableau. Le problème des couleurs est d'autant plus dommage que les dessins ne sont pas mauvais. (impression que les couleurs bavent, et surtout des couleurs toujours identiques! d'une page à une autre on a l'impression de retomber sur la même page :-/ )
Double Masque
J'avoue que j'ai été un peu déconcerté par les dessins qui ne sont pas trop dans le style de ce que j'achète habituellement. Malgré tout, cela colle bien à l'histoire. L'histoire justement. J'attends avec impatience la sortie du tome 2 pour m'en faire une réelle opinion. En effet, j'espère que le scénariste n'aura pas la tentation de vouloir réécrire l'Histoire de France à coup de grosses ficelles. Peut-être aurons-nous droit à un complot à la Dumas, mais pour un autre monarque et à une autre époque... Wait and see...
Double Masque
Voila la naissance d'un nouveau Vidocq... Il existe en effet, beaucoup de points communs entre le héros de cette histoire et le célèbre ex forçat. Je pense d'ailleurs que Dufaux faisait référence à cette évidente filiation quand il retrace la trajectoire de la torpille (ce dernier a été en effet au bagne avec Vidocq). Quant à l'histoire proprement dite, c'est plaisant et effectivement on se demande comment la torpille va pouvoir se démêler de ses soucis dans le prochain tome. Maintenant, je dois avouer que je n'ai pas vraiment été emballé par le tout. C'est honnête mais loin d'être transcendant.Côté graphisme, j'ai parfois été gêné par les proportions des personnages qui ne sont pas toujours respectées... A suivre donc, histoire de voir si cette torpille va faire mouche.
Aleksis Strogonov
L'histoire qui nous mène à travers l'Europe du début du vingtième siècle, est l'occasion pour Régnaud de stigmatiser les idéologies et ceux qui les transforment en carnage. L'humour noir qui caractèrise cette série est omniprésent et franchement jubilatoire. Servie par un trait qui évoque sans équivoque la fameuse ligne claire, cette série au vitriol vaut la peine d'être (re)découverte. C'est d'ailleurs ce que j'ai fais grâce à l'intégrale.