Les derniers avis (48991 avis)

Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série Serval/Nick Fury - Scorpio connection
Serval/Nick Fury - Scorpio connection

Nick Fury, un héros vieillissant - Il s'agit d'une histoire complète parue initialement en 1989, en 1 seul tome (format graphic novel). Au milieu des ruines du Machu Picchu, une ombre observe un campement du SHIELD (organisation secrète des États-Unis chargée de maintenir la paix). Cette équipe recherche des preuves d'activité terroriste dans la région. Elle est décimée par l'observateur qui laisse un jeton portant le sceau d'un scorpion sur l'un des cadavres. David Nanjiwarra (le responsable de cette équipe) était un ami de Nick Fury et de Logan (Wolverine). Les 2 se retrouvent dans un bar et décident d'enquêter pour retrouver le meurtrier. Il s'avère que cette exécution s'intègre dans un plan plus vaste pour discréditer le SHIELD et abattre Nick Fury. Logan et lui vont devoir se rendre dans la cordillère des Andes, puis à Venise, à Istanbul, en Grèce, pour remonter la trace de cette machination. Cette histoire ne parlera pas à tout le monde. Il faut déjà avoir rencontré le personnage de Jacob Fury (dans Who Is Scorpio?) et avoir une idée de ce qu'est la Clef du Zodiaque, pour l'apprécier. Archie Goodwin et Howard Chaykin rendent hommage aux épisodes de Nick Fury mis en scène par Jim Steranko (une autre partie a été rééditée dans Nick Fury, Agent of S.H.I.E.L.D.). Il s'agit d'un hommage dans le sens où il réutilise le personnage de Nick Fury et ils injectent un parfum d'espionnage qui emmène les héros d'un bout à l'autre de la planète. Il ne s'agit pas d'un plagiat car cette histoire se déroule à l'époque contemporaine. Cette histoire comprend la première apparition de Mikel Fury que le lecteur peut retrouver dans Secret Warriors 3, en tant que chef d'une équipe des Secret Warriors. Archie Goodwin prend un malin plaisir à souligner l'âge de Nick Fury. Ce dernier a bénéficié dans une histoire précédente d'une injection d'un produit baptisé Infinity Formula qui retarde les effets du vieillissement. Toutefois au début de cette histoire, il ressent sa fatigue physique, ses performances moindres par rapport à celles d'agents plus jeunes. Il est contraint de s'entraîner pour garder ses muscles, ce qui donne une scène assez savoureuse dans laquelle il soulève des poids dans la même salle de gym que la comtesse Valentina Allegra de la Fontaine qui elle aussi souffre pour maintenir sa silhouette. Ce type de réflexion l'amène à réfléchir sur ses choix de vie et son manque de descendance. Bien vite l'action reprend ses droits, et Logan et Fury travaillent chacun de leur coté ou ensemble pour des scènes d'actions qui s'apparentent plus à des aventures de type James Bond qu'à des aventures de superhéros. Cette aventure est également l'occasion de retrouver Howard Chaykin en très grande forme dans sa fonction d'illustrateur. Il est aidé par son équipe de l'époque : Richard Ory et Barb Rausch pour la mise en couleurs et Ken Bruzenak pour le lettrage. Malheureusement ce dernier n'a pas souvent l'occasion de se lâcher, si ce n'est dans les bruitages. Richard Ory a plus de travail à effectuer car Chaykin lui de mande de compléter ses dessins en les enrichissant par les couleurs (pratique courante depuis les années 2000, mais novatrice pour une bande dessinée de 1989). Ory s'en tire bien en intégrant une ou deux photographies retouchées (les ruines du Machu Picchu par exemple). Quant à lui, Chaykin utilise son style si caractéristique et sa mise en page efficace, avec une attention plus importante que d'habitude pour les décors. de ce fait, chaque nouvel endroit transporte le lecteur dans une nouvelle ambiance (avec une mention spéciale pour Istanbul et une autre pour l'île grecque). Comme d'habitude sa façon de dessiner des visages très marqués permet de donner de la crédibilité au fait que les personnages ont dépassé la quarantaine. Par contre, cette approche graphique se marie mal avec le costume de superhéros de Wolverine et les X-Men n'ont jamais été aussi moches que dans la seule case où ils apparaissent. Pour le reste, la mise en page est sophistiquée et le visage de chaque individu respire un mélange de railleries et d'autodérision. Au final, cette histoire ravira les amateurs de l'histoire de Nick Fury et contentera les amateurs d'action dans l'univers partagé Marvel. Par contre elle est à déconseiller aux amateurs de superhéros qui n'en auront pas pour leur argent.

14/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Startup Yahvé
Startup Yahvé

Un album que j’ai bien aimé. Les strips-gags autour de Dieu, la religion, certains personnages comme le Christ sont légions, et il est difficile de se démarquer – et de réussir à faire rire en étant original et efficace. Ici, si je pointe un ensemble inégal, et quelque longueurs ou lourdeurs, j’ai trouvé que l’ensemble était quand même réussi, amusant (nombreux sourires, plusieurs rires). Je ne me suis pas ennuyé en tout cas. En plus, cerise sur le gâteau, j’ai trouvé qu’il y avait de la réflexion parfois, des pointes d’anticléricalisme « sérieux » pointant sous les gags (le fait que Raoul Vaneigem soit parmi les sources d’inspiration revendiquées par l’auteur ne doit pas y être étranger !). Le dessin est simple, mais si minimaliste que ça. En tout cas il est très lisible et accompagne très bien cette étude, dans laquelle sur l’Olympe, et autour d’un Zeus chef de clan et d’entreprise inquiet, tous les dieux de toutes les religions commentant – en s’inquiétant de son succès – les début du monothéisme et des religions du livre. Un petit album très sympathique.

14/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Ma vie d'adulte
Ma vie d'adulte

Ouais un peu déçu de cet album, ça se laisse lire tranquille mais j’ai pas eu l’impression que l’héroïne allait jusqu’au bout de son parcours. En fait, je ne peux m’empêcher de penser que la scénariste a mis énormément d’elle dans son héroïne, une sorte d’autobiographie déguisée, leur trajectoire me parait assez similaire. C’est un récit du quotidien où nous suivrons une jeune trentenaire qui va arrêter les jobs alimentaires pour faire ce qu’elle aime (nota : écrire). Une remise en question qui justifiera le titre. Honnêtement ça se laisse lire, le choix de l’héroïne est courageux, une manière pour elle de s’accomplir, ça peut même donner des idées ou créer des vocations. Malheureusement Lisa n’est pas spécialement attachante et surtout c’est pas bien palpitant, je n’y ai pas vu de grandes réflexions juste des scènes de couple, famille et boulot qui ne vous feront que peu rêver. Dommage, j’ai de la sympathie pour l’auteure mais je ne vois pas trop où elle veut nous emmener avec son final. Je n’ai pas eu le sentiment d’accomplissement pour l’héroïne (contrairement à la scénariste) comme si son chemin s’était arrêté à mi-parcours, ou alors il y a une critique sur le bonheur relatif en filigrane que je n’ai pas saisi. Je découvre le dessinateur avec ce tome, je suis pas fan de ses yeux vitreux, mais la partie graphique reste agréable à suivre. 2,5

14/06/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Pucelle
Pucelle

Seconde série sur la jeunesse de cette autrice que je lis. J'étais déjà familier avec les éléments généraux de la vie de l'autrice et ici elle creuse un sujet en particulier : la sexualité. La sexualité est quelque chose qui peut être embarrassant durant la puberté et ça l'est encore plus lorsque comme l'autrice on vient d'un milieu bourgeois très catholique. Ses parents sont vraiment la caricature du modèle patriarcal classique : la mère complètement soumise qui reste à la maison et qui est dépendante de son mari et le père qui est émotionnellement absent (un vrai homme ça ne pleure pas !) et qui d'ailleurs semble confus face aux émotions. Pas étonnant qu'à un moment les deux vont finir par craquer sur le poids de leurs rôles. L'autrice a donc vécu dans un environnement où on cache des choses aux enfants et qui de plus valorise plus les hommes que les femmes. Il y a des passages vraiment intéressants, mais l'autrice reste toujours à la surface des choses et rien n'est vraiment approfondi. C'est aussi un peu répétitif par moment, mais cela reste une lecture agréable malgré tout. Il y a une bonne utilisation de l'humour noir.

14/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Encyclopédie mondiale des philosophes et des philosophies - La Planète des Sages
Encyclopédie mondiale des philosophes et des philosophies - La Planète des Sages

Dans le même style d'ouvrage, j'avais été séduit par A l'école des lettres qui reprenait les grands auteurs du XIXème siècle avec beaucoup d'humour et des exemples très bien choisis. Ici j'ai bien aimé les fiches de Charles Pépin mais aucune illustration judicieuse ne vient compléter son propos. Du plus les strip de Jul me paraissent bien insignifiants et très mal mis en scène comme le souligne Ro. Un ordre de lecture inversé aurait été bien plus judicieux et c'est ce que j'ai fini par faire de façon spontanée. J'aime bien l'idée de départ, c'est un ouvrage qui se présente comme un dictionnaire de culture générale assez familier aux candidats des concours des Grandes Ecoles. Nous ne sommes pas totalement dans de la vulgarisation et la lecture demande un certain bagage. Je reprends le grand reproche que fait Ro à savoir le désordre à la fois chronologique et thématique des fiches. C'est dommage car il y beaucoup à lire et à conserver dans ce qu'écrit Charles Pépin. La construction est probablement voulue ainsi pour apprendre à faire soit même sa pensée et son organisation mais c'est assez déroutant. En ce qui concerne la partie graphique, je trouve simplement qu'elle sert d'alibi pour pouvoir présenter l'ouvrage dans le rayon BD. Elle est d'un appoint négligeable pour le fond du texte mais aidera peut-être des lecteurs à se souvenir de certains passages. Une lecture intéressante sur bien des passages mais pas comme une BD ; graphique 2, texte 3+

14/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Robespierre
Robespierre

La Révolution, et particulièrement la période conventionnelle, est une période qui m’attire, une période charnière pour la France – voire au-delà. Et le personnage de Robespierre en est presque la pierre angulaire, il m’a depuis très longtemps intéressé et fasciné. Ce sont aussi une période et un personnage sur lesquels tout et n’importe quoi a pu être dit ou écrit, parfois par des gens peu au fait de la réalité de l’époque. Tout ça pour dire que le « sujet » m’intéresse a priori beaucoup. Au final, je suis sorti globalement satisfait de ma lecture. Le travail historique est solide (affaire de choix, je préfère « l’école Paris I » à celle de Paris IV), le dessin est plutôt bon, et la narration plutôt fluide. Mais je pense que pour parfaitement – en tout cas plus finement comprendre Robespierre – celui de l’An II entre autres – il aurait clairement fallu traiter cette biographie en deux tomes au moins (même si Robespierre n’a réellement exercé une influence que sur une période courte de 5 ans). Car ce resserrement sur un unique tome nourrit quelques frustrations. D’abord sur la construction intellectuelle de Robespierre (de Louis Le Grand à ses premiers plaidoyers d’avocat). Sur sa « fin » aussi. Mais, pour bien comprendre le bonhomme, il faut être complet et précis sur le contexte, les « autres » : Saint-Just, Marat sont à peine évoqués, et Danton et à un degré moindre Desmoulins ne sont pas fouillés. Celui qui n’a pas de connaissances précises de la période peinera à comprendre le rôle d’Hébert, voire celui de certains Girondins, et a fortiori les causes et conséquences des ruptures (y compris avec les anciens proches qu’étaient Danton et surtout Desmoulins). Le rôle des guerres (civiles contre les royalistes surtout – un peu contre les Girondins – et contre les monarchies coalisées) sur l’infléchissement des idées et des actions aurait pu ainsi être plus développé. Comme aurait pu l’être le programme social et politique des Montagnards. Cet aspect est méconnu, car volontairement occulté dès Thermidor, car les régimes qui ont succédé à la Terreur (encore quelque chose que j’aurais aimé plus développé ici, car c’est généralement le moment le plus maltraité par les commentateurs contemporains), s’ils ont accentué et déformé celle-ci, se sont bien gardés de reprendre les idées novatrices en matières sociale et civique (instruction, embryon de « sécurité sociale » - même s’il ne faut pas exagérer l’anachronisme, vision plus démocratique avec suffrage universel et non censitaire, etc.), car la bourgeoisie qui va durablement prendre le pouvoir s’opposait en bien des points aux idées de Robespierre et ses amis. La vision donnée ici de Robespierre est donc en partie incomplète, même s’il n’y a aucune trahison. Un diptyque, voire une trilogie aurait permis de combler ces manques selon moi et de rendre plus compréhensible cette personnalité brillante et forte, qui a incarné un moment fondateur de notre pays, des idées très moderne, et qui a aussi cristallisé haine et incompréhensions. Un album intéressant toutefois.

13/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Tomoë
Tomoë

Je suis en partie d’accord sur le manque de clarté relevé par Ro dans le premier tome, en tout cas concernant les deux femmes dont il parle. Pour le reste, l’ambigüité entre bandits et pirates au début de l’histoire est levée au cours du second tome (le chef des pirates évoque ce passage dans une phrase). Pour le reste, c’est une série d’aventure médiévale un peu teintée de fantastique (finalement pas tant que ça !), qui épouse la réalité historique (un court dossier en fin de premier album est un utile rappel historique). J’ai bien aimé le dessin, Tieko fait une bonne transcription des décors et habits de l’époque (la couverture du premier tome lorgne terriblement vers Hokusai). Quant à l’histoire elle-même, elle est dynamique, mais elle aurait gagné à être étalée sur un tome supplémentaire, pour éviter certains raccourcis, et davantage développer contexte et personnalité des personnages (Tomoë, mais pas seulement elle). De même, j’ai trouvé que le second tome était trop tourné vers les batailles, la transition m’a semblé brutale avec le précédent. Et la fin du second tome m’est elle aussi apparu brutal, comme si une suite aurait pu être envisagée, et qu’il avait fallu conclure plus tôt que prévu à l’origine par Manini. Mais bon, ça reste une très honnête série du genre.

13/06/2024 (modifier)
Couverture de la série No.love.lost
No.love.lost

En intégrant « No.love.lost » et « Majo No Michi » à sa nouvelle collection Combo et en les publiant simultanément, Dargaud ouvre clairement les portes de son label young adult au manfra. A titre personnel, je trouve même ce No.love.lost plus susceptible de plaire à des adolescents de 13, 14 ans qu’à des adultes, même jeunes. En effet, son scénario est très classique, voire basique, et s’il n’y avait quelques scènes un peu plus osées (quelques scènes dénudées et une éjaculation qui colle aux doigts), je la conseillerais même à un public encore plus jeune. No.love.lost nous propose de suivre un couple qui, suite à un disfonctionnement de son vaisseau spatial, se retrouve naufragé et les deux protagonistes séparés sur une planète colonisée par les humains. Cette planète est bien entendu isolée du reste de la galaxie et sans nouvelles de la terre depuis des décennies. Bien entendu également, elle voit s’affronter deux clans dont l’un est composé de rebelles sympathiques. Bien entendu encore, sur cette planète sévissent diverses factions en quête d’argent facile (chasseurs de primes ou chasseurs de météorites, par exemple). Quand je vous dis que ce genre de récit est classique ! Ce premier tome permet une bonne approche de l’univers tout en nous offrant déjà son lot d’action. L’univers proposé par Luca Oliveri est riche et intéressant. Les différents personnages se complètent bien et permettent de multiples interactions. Le fait de passer constamment d’un personnage à un autre permet enfin de relancer constamment l’intrigue. L’aspect sexuel parfois prononcé (en comparaison avec un scénario que je trouve bien adapté à de très jeunes adolescents) pourra en choquer certains mais, à titre personnel, je ne le trouve pas excessif. Ces scènes sont en effet amenées avec une certaine logique et ne se réduisent pas à une simple manière d’accrocher le regard d’adolescents en mal de téton saillant. Ces scènes ne sont pas gratuites et, dans la plupart des cas, on peut même dire qu'elles sont associées à une certaine gravité des sentiments. Au niveau du dessin, on est clairement dans un style manga (mais avec un sens de lecture à l’européenne). Le premier chapitre est en couleur alors que la suite se résume à une bichromie. Le dessin semble parfois un peu chiche mais, dans le genre, je le trouve efficace. Il est très lisible, les personnages sont dans la majeure partie des cas bien typés, les décors sont un peu pauvres à mon goût mais l’accent étant avant tout mis sur l’action, c’est un moindre mal. Enfin, la spécificité des vaisseaux utilisés pour les voyages interstellaires apporte une certaine originalité mais n’est que peu (voir trop peu) utilisée dans ce premier tome. Je suis enclin à donner une chance à cette série et en lirai la suite. Je ne m’attends pas à un chef-d’œuvre mais c’est une lecture distrayante et ‘confortable’. Pas mal, quoi.

13/06/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Gifted
Gifted

Gifted est une sympathique série policière pour ados et adultes. Elle a pour héros deux jeunes enquêteurs aux talents bien particuliers : l'un est un policier surdoué, inspecteur d'à peine 20 ans, tandis que l'autre est un lycéen capable de percevoir les auras des coupables de meurtres et donc de déterminer immédiatement qui est le coupable mais sans forcément pouvoir le prouver. On voit que la série s'adresse à un jeune public déjà par l'âge de ses héros et ensuite par la facilité avec laquelle les choses se déroulent pour eux. Mais si l'on passe outre ce manque de réalisme dans le contexte, le reste est très bien et prenant. Le dessin est maîtrisé et très propre, la mise en scène est très lisible, et le rythme est bon. Et surtout il y a une bonne accroche dans la maîtrise du suspens et dans l'envie de savoir la suite, comme le prouve le cliffhanger en fin de premier tome et la grande envie de savoir le fin mot de chaque enquête. J'attends encore de voir comment se développe la série mais pour le moment elle est bien accrocheuse pour qui aime les enquêtes policières teintées de fantastique.

13/06/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Oeil était dans la tombe
L'Oeil était dans la tombe

Ce n'est pas la série de Christian de Metter que j'ai préféré. C'est la faute d'un scénario bien trop classique et convenu. Le récit est bien mené mais la ficelle qui donne l'explication du pourquoi est bien connue depuis bien longtemps. Pourtant ici ce n'est pas la résolution de l'affaire qui compte puisque l'enquête est bouclée très vite. A mes yeux la valeur de la série réside dans l'atmosphère oppressante que fait naître l'auteur autour de la psychologie du psychopathe. De Metter en rajoute dans la noirceur et la violence mais la rythme est bon et la lecture facile même si cela manque de crédibilité. La fin correspond aux série B américaines qui peuplent nos écrans tv l'après-midi. De la même façon ce n'est pas original mais on doit reconnaitre un bon savoir-faire. Le second point remarquable est le genre de graphisme utilisé par l'auteur. Sur un mode très peinture chaque case est un petit tableau plus ou moins abouti. Cela donne une image qui vient à votre rencontre mais qui possède quelques faiblesses dans des expressions figées ou des personnages difficiles à reconnaître. Une lecture rapide qui ne renouvèle pas le genre mais bien faite.

13/06/2024 (modifier)