Murder Falcon

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

L'auteur d'Extremity revient avec ce récit complet qui mêle ses deux grandes passions : la BD et le Metal ! Cette fois-ci, il met en scène rien de moins que le Dieu du Hard Metal venu sauver le monde d'une invasion de monstres !


Image Comics Le Rock

Le monde est menacé par une attaque de monstres, et la vie de Jack part en vrille : son groupe de rock est dissout, il n'a pas de nana et encore moins de futur. Mais ça, c'est jusqu'à ce qu'il rencontre Murder Falcon, envoyé du Heavy Metal afin d'anéantir le mal. Mais il ne peut pas le faire sans l'aide de Jack qui déclenche ses pouvoirs avec ses accords de guitare.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Septembre 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Murder Falcon © Delcourt 2020
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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01/03/2024 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Indubitablement, ce récit pourrait concourir dans la catégorie WTF du comics au scénario improbable. Imaginez une invasion de monstres venus d’un univers parallèle que seul pourrait éradiquer le heavy metal. Vous n’y parvenez pas ? Pas grave, Daniel Warren Johnson l’a fait pour vous. Alors oui, le scénario est assez incongru. Oui, il tient sur un timbre postal. Oui, il vaut mieux avoir les bases minimales en matière de heavy et de hard rock, parce que ça aide pour s’amuser de certains clins d’œil (de Rob Halford à Ronnie James Dio en passant par Lemmy Kilmister et bien d'autres). Oui, ce récit est surtout visuel avec de grosses scènes de combat à coup de Flying V ou de Stratocaster, voire de set de batterie volant (avec pédale double sur la grosse caisse). Oui, clairement, c’est du grand n’importe quoi. Mais il y a quand même un fond. Derrière le délire se cache une morale, celle-ci tient dans le fait que même si tout s’écroule, même si la vie est éphémère, la musique nous porte et nous soutient. … Oui, d’accord, c’est pas la morale du siècle… Mais elle a le mérite d’être sincère, et de constituer une véritable preuve d’amour de l’auteur pour la musique en général et le heavy en particulier. Alors voilà, je me suis bien amusé par moments, j’ai trouvé ça lourdingue à d’autres, les clins d’œil que j’ai repéré m’ont plu, la dimension dramatique ne m’est pas parue idiote même si parfois assez déstabilisante (il y a toute une histoire autour d’un des personnages atteint d’un cancer et qui a sombré parce que, justement, il a renoncé à la musique). Surtout, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer parce que cet album se lit vite et qu’il s’y passe toujours quelque chose. Le dessin est lisible même dans les scènes de combat. Les créations graphiques amusent. La mise en page reste sobre et permet donc une lecture aisée. Pas un chef-d’œuvre (certainement pas) mais pas une daube sans nom non plus. Juste un truc improbable qui fait passer le temps. Pas mal, quoi, mais sans plus (et très honnêtement, je n’espérais pas plus).

01/03/2024 (modifier)