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Couverture de la série Mickey et les mille Pat
Mickey et les mille Pat

Un album mignon. Une aventure légère de notre héros dans un monde médiéval teinté de magie. J’ai bien accroché à l’univers. J-L Cornette propose un récit un poil trop jeunesse pour m’emporter totalement. Cependant c’est divertissant et bien construit, il ne faut juste pas être allergique aux dialogues un peu naïf. C’est surtout la partie graphique qui a retenu mon attention, je l’ai trouvé très agréable. Thierry Martin fournit un gros boulot. Ses personnages m’ont bien plu dans leurs mimiques, les couleurs sont bien senties et j’ai particulièrement apprécié sa narration et son soucis des détails. Vite oublié mais bien réalisé.

11/08/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Les Brigades Immunitaires
Les Brigades Immunitaires

Un autre manga que j'avais découvert en premier via l'anime. Le principe de découvrir le corps humain avec des cellules qui sont humanoïdes me fait penser au dessin animée Il était une fois la vie, mais comme ça vient du Japon il y a évidemment plus de baston que dans ce dessin animé français. Le résultat est pas mal, avec des personnages attachants et on s'amuse tout en s'éduquant. Malgré tout, j'ai trouvé que c'était sympathique sans plus. Les combats ne m'ont pas trop passionné (je pense que le public-cible est surtout les jeunes) et comme la biologie n'est pas ma matière scientifique préférée, je n'ai pas pris autant de plaisir à apprendre des choses que si c'était dans le cade d'une matière que j'apprécie plus (l'histoire par exemple). À emprunter si on a des jeunes qui sont curieux de tout.

11/08/2024 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Colette - Un ouragan sur la Bretagne
Colette - Un ouragan sur la Bretagne

« Colette, un ouragan sur la Bretagne » est un biopic assez classique dans la forme. Si le style narratif, fluide et dynamique, correspond assez bien au personnage vibrant de vie que représentait l’écrivaine française, il pêche un peu par son absence de séquences fortes et de respirations. On reste sur cette impression que toute la vie de Colette, avec ses multiples rebondissements et ses péripéties amoureuses, est diluée dans un magma bouillonnant ou chaque séquence succède à l’autre sur un rythme effréné, sans doute un peu trop vite pour marquer vraiment le lecteur. Le trait témoigne de la maîtrise de son auteur, Joub, mais son aspect un peu naïf, inspiré de l’école « franco-belge », peut dérouter également, assez éloigné de ce qu’on pourrait attendre d’un ouvrage consacré à une autrice de renom. Là encore, d’aucuns pourront arguer, et cela s’entend, qu’il colle bien à l’image virevoltante d’une femme toujours en mouvement, véritable « ouragan ». Quant aux côtés les plus controversés de Colette – qui assumait totalement sa vie libertine propre à choquer le bourgeois —, ils semblent ici presque édulcorés sous le caractère gentillet du dessin. Quoiqu’on en pense, il serait difficile d’imaginer cet ouvrage s’imposer parmi les meilleures BDs de l’année. Ce n’est pas tant qu’il soit mauvais, c’est juste qu’il reste globalement assez moyen, dépourvu d’éléments de nature à le faire sortir du lot. Par ailleurs, on pourra aussi regretter le fait que le récit ne démarre qu’en 1910, alors que Colette cherche une maison en Bretagne, une région qu’elle adorait. A cette époque, Colette approche de la quarantaine, avec déjà une petite carrière derrière elle (avec notamment sa série des « Claudine »). Hors des contraintes de format, on a donc un peu de mal à comprendre pour quelle raison ce pan de sa vie a été ignoré par Jean-Claude Cornette, qui s'est centré sur la période « bretonne » en terminant par Monte Carlo en 1925. De même, on aurait aimé voir évoquer son enfance à Saint-Sauveur-en-Puisaye et sa relation très spéciale qu’elle avait avec sa mère, Sido, féministe et athée convaincue.

10/08/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série 100 bullets - Brother Lono
100 bullets - Brother Lono

Exercice de style - Après la fin de la série 100 bullets en 2009, Brian Azzarello et Eduardo Risso ont à nouveau collaboré sur une histoire de science-fiction Spaceman en 2012. Puis en 2013/2014, ils ont réalisé une histoire complète en 8 épisodes, ayant comme protagoniste principal Lono. Ce recueil contient la minisérie complète, qu'il est possible de comprendre sans avoir lu 100 bullets. Ces événements se déroulent après la fin de 100 bullets. Lono s'est retiré dans un orphelinat géré par le prêtre Manny, dans une lointaine banlieue de Mexico. le prologue est constitué d'une séance de torture particulièrement sadique durant laquelle un sinistre individu extirpe des renseignements d'un pauvre hère ligoté sur une chaise. À l'aéroport de Mexico, Lono prend en charge sœur June qu'il escorte jusqu'à l'orphelinat. Sur place, le père Manny profite des dons financiers de Cortez, un criminel gérant le trafic de drogues local pour le compte des jumeaux Tower (Torres). L'équilibre précaire des pouvoirs chavire peu à peu avec la découverte de cadavres sur les terres de l'orphelinat, et des négociations musclées menées par les sbires de Cortez et Cortez lui-même pour étendre le secteur géographique de son trafic de dope. Pas facile pour le lecteur de savoir sur quel plan placer cette histoire. Pour un lecteur étranger à 100 bullets, il découvre dans un environnement malsain, d'une violence écœurante (la séance de torture initiale est des plus éprouvantes), d'un sadisme nauséabond, avec une sombre histoire de trafic de drogues, tournant autour d'une extension de territoire. Lono est un personnage au passé aussi mystérieux qu'inquiétant, au point d'avoir engendré une répulsion incommensurable chez le prêtre qui l'a entendu en confession. Malgré sa carrure massive, il ne fait qu'encaisser, refusant de se laisser aller à la violence, cherchant une forme de rédemption pour on ne sait quelle raison. Tout le monde a un grain plus ou moins prononcé. L'ambiance est poisseuse, ça ne peut que finir mal, et on ne donne pas cher du bien être des petits pensionnaires de l'orphelinat. Il s'agit donc d'un polar bien noir, avec une dose de violence élevée, des personnages prisonniers de leurs limites, des magouilles à haut risque, des comportements sadiques (de l'arrachage d'ongle à la mutilation avec un chalumeau), où le pauvre shérif esseulé ne peut que compter les points. Cette intrigue bénéficie de dessins à la forte personnalité, marqués de diverses influences. Eduardo Risso ne dessine pas pour faire joli, mais pour décrire la situation en y intégrant toute la tension et les émotions qui s'y expriment. Il sait faire exister les environnements en quelques éléments soigneusement choisis, qui peuvent être soit détaillés, soit esquissés en fonction du besoin de la scène. Il peut passer du temps pour peaufiner une case et montrer tous les meubles et accessoires du bureau du shérif, ou l'aménagement du Coyote Bar que fréquente Lono (chaises, tables, rangées de bouteilles, comptoir). Il peut également s'en tenir à des silhouettes à moitié mangées par l'ombre sans arrière plan, à de simples formes en ombre chinoise, telles les croix du cimetière, des plans de maïs de nuit, les barreaux des cellules de la prison, etc. Si certaines séquences peuvent sembler manquer de substance le temps d'une page ou deux dépourvues de tout décor, elles ne sont jamais fades. Risso sait concevoir des personnages à l'apparence visuelle unique et marquante, qu'il s'agisse de l'énorme masse de muscle qu'est Lono, de la silhouette gracile de sœur June, du père Manny marqué d'une certaine mollesse, ou du trop suave señor Cortez. Chaque personnage dispose de vêtements spécifiques et adaptés. Les hommes de main de Cortez sont affublés de tatouages faciaux qui valent le détour (marque de pneu). La direction d'acteur est impeccable, et la mise en scène parfaitement fluide et lisible. Risso s'avère également très doué pour transcrire le sadisme et la cruauté des tortures et des violences, sans se complaire dans le gore. Même pour un lecteur aguerri, l'équilibre entre ce qui est montré et ce qui est sous-entendu rend ces séquences éprouvantes. Patricia Mulvihill utilise un outil infographique qui lui permet d'introduire quelques dégradés discrets, tout en retenue. Elle maîtrise à la perfection la méthode qui consiste à choisir une teinte dominante pour chaque scène, ou pour un lieu particulier, et faire ressortir quelques éléments choisis du dessin par des couleurs qui tranchent. Elle améliore la lisibilité de chaque case, en la complétant discrètement, et elle assure l'unité de chaque séquence par le biais d'une teinte prédominante. De temps à autre, le lecteur remarque que Risso s'amuse à introduire un élément caricatural dans une case : une expression un plus appuyée que nécessaire (la vieille dame à l'aéroport, la lassitude sur le visage de June, l'air idiot du père Manny devant l'armoire de Cortez dans le chapitre 7), des personnages caricaturaux (les espèces de zombies venant hanter Lono dans l'épisode 3), des éléments exagérés (les traces en spirale des balles tirées par Lono dans le chapitre 8). Il s'agit de quelques moments fugaces, mais bien présents, comme si Risso souhaitait attirer l'attention du lecteur sur une dimension parodique du récit (légère mais réelle). Cette impression se trouve renforcée par les incroyables couvertures réalisées par Dave Johnson, combinant une interprétation très personnelle et premier degré des affiches du cinéma grindhouse, avec là encore une dimension parodique consciente. Au final, le lecteur finit par avoir l'impression que les auteurs lui adressent un clin d'œil pour lui dire que tout ceci n'est pas à prendre trop au sérieux, qu'il s'agit d'un exercice de style, d'un hommage personnel à un type de récit noir, cruel et brutal. Pour un le lecteur de 100 bullets en manque, il se fait un plaisir à l'avance de retrouver cette terrifiante ordure psychopathe de Lono. Il constate que le tatouage Croatoa est bien présent sur son ventre, ce qui confirme que le récit se déroule après la fin de la série. Il constate avec surprise que Lono a décidé de renoncer à la violence, ce qui en fait un nouveau personnage. Azzarello entretient le doute de séquence en séquence, ce qui fait que le lecteur ronge son frein ne sachant que penser. Évidemment, en 8 épisodes, Azzarello ne pouvait pas déployer une intrigue aussi tentaculaire et labyrinthique que celle de 100 bullets. Toutefois ces 8 épisodes se lisent aussi vite que 4, et parvenu à la fin le lecteur se dit que l'histoire était un peu mince. Bien sûr, Azzarello se montre aussi doué que Risso pour créer des scènes totalement inscrites dans le sous-genre du polar mexicain, puant la sueur, la peur diffuse, la violence latente, et la cruauté mentale surdéveloppée pour les tortures. du coup le récit s'apprécie plus pour l'ambiance de chaque séquence que pour l'intrigue. Toutefois, 100 bullets recelait plusieurs niveaux de lecture et des portraits de personnages complexes, ainsi qu'une critique personnelle et intelligente du capitalisme sauvage et de la loi du plus fort. Ici, les personnages sont à peine plus que des stéréotypes, des pions personnalisés au service de l'intrigue. le thème principal peut difficilement s'apparenter à la rédemption de Lono dans la mesure où le lecteur ne sait pas ce qui a pu provoquer ce revirement chez lui. Une fois écartée cette rédemption, il ne reste plus qu'un exercice de style virtuose, sans guère autre chose que des individus englués dans leur mode de vie, incapables d'évoluer ou d'en changer. "Brother Lono" est donc à prendre comme un petit plaisir coupable de série B ou Z, réalisé par des auteurs exceptionnels, mais souhaitant juste réaliser une histoire "à la manière de" rendant hommage au grindhouse. Au regard de la production mensuelle de comics, cette histoire mérite entre 4 (roman très noir manquant un peu de fond) et 5 étoiles (exercice de style virtuose). Au regard de 100 bullets, le lecteur éprouvera une déception de voir cette coda qui n'est pas à la hauteur de l'original et qui n'est pas indispensable.

10/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Pétales
Pétales

Mon avis va être court, un peu à l’image de l’album (un conte muet). Tout est bien fait. C’est mignon, bien dessiné et coloré. Il y a de bonnes valeurs et sentiments, une fin triste mais avec une pointe d’optimisme … Je n’ai rien à dire de méchant pourtant j’en suis sorti pas plus emballé que ça. Une lecture pas déplaisante mais trop rapide et malheureusement pas vraiment marquante. Ça m’a semblé un poil trop naïf, il manque un truc pour pimenter (double lecture, humour …). Bien fait pour un jeune lectorat, il y a une certaine délicatesse mais sans surprises et trop lambda pour les plus grands.

10/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Grands Cerfs
Les Grands Cerfs

C’est la deuxième œuvre de Gaétan Nocq que je lis en peu de temps, après Octopolis. J’y ai retrouvé son très beau dessin, et son utilisation originale et parcimonieuse des couleurs. Et, rapidement, ces nuances de bleu qui s’emparent des pages, pour un rendu qui m’a beaucoup plu. J’y ai aussi retrouvé sa passion pour la nature, sa représentation belle et minutieuse des animaux, et son message quasi militant pour les défendre. Mais j’ai trouvé « l’histoire » ici mieux construite et équilibrée. Le message contre la chasse, en particulier celle pratiquée dans les grands domaines par de riches oisifs en quête de trophées faciles, passe bien. Et les personnages sont moins sacrifiés. En particulier Léo, qui, dans le dernier tiers de l’album, apparaît bien moins monolithique qu’attendu. La frontière entre bien et mal s’en trouve quelque peu estompée. Enfin, les longues balades nocturnes, les observations de la faune forestière vosgienne offrent au lecteur de belles images, et des moments contemplatifs très agréables. Note réelle 3,5/5.

10/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Cocon
Cocon

Etrange album, qui se révèle bien plus noir et désespéré que ne laisserait penser la couverture – voire le dessin à l’intérieur. L’histoire se passe sur l’île japonaise d’Okinawa, dans les derniers mois de la guerre, alors que les bombes américaines pleuvent et que le Japon plie. Nous suivons un groupe de jeunes filles, des écolières recrutées pour s’occuper de blessés, dans une grotte. Le trait de Kyô est très fin, léger, avec un travail à l’aquarelle et des décors presque escamotés – comme le sont les hommes, les soldats, réduits à de simples ombres blanches sans visage. Et c’est avec cette fragilité affirmée que se développe une histoire d’une grande tristesse, puisque la mort emporte une à une les filles – qui sont d’ailleurs entourées de cadavres et de mourants (alors que l’armée japonaise encourage les suicides pour ne pas tomber entre les mains des envahisseurs américains (certaines gamines se suicident avec des grenades, on empoisonne les blessés intransportables, etc.). C’est assez glauque, même si sur la fin un peu d’air apparait et l’espoir renaît – pour les très rares survivants. Ça n’a sans doute pas la force du Tombeau des lucioles, mais c’est quand même assez déprimant.

10/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Errance
Errance

Le titre peut se lire à plusieurs niveaux. Mais en gros nous suivons un mangaka qui traverse une grosse dépression, une remise en question généralisée. A propos de son travail tout d’abord, mais aussi en tant qu’homme, son couple bât de l’aile et cette crise de la quarantaine occupe toutes ses pensées, très noires, il ne sait plus où et vers qui aller, trouvant finalement un certain réconfort avec une jeune prostituée. Le dessin est fluide et pas désagréable, et ça se laisse lire. Mais j’ai trouvé que ça trainait en longueur, et je ne pense pas être le cœur de cible de ce genre d’histoire, que j’ai fini sans accrocher vraiment. D’autres que moi y seront sans doute plus sensibles, car elle possède des qualités, mais je me suis un peu ennuyé. Note réelle 2,5/5.

10/08/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Odyssée de Mongou
L'Odyssée de Mongou

Je poursuis mon exploration de la BD africaine d'expression française avec cette adaptation du roman de Sammy Macfoy, intellectuel et homme politique Centrafricain. Je suis d'accord avec les remarques de Josq sur les quelques défauts présentés par cette série. Toutefois j'y ai trouvé plusieurs points intéressants voire demandant réflexion. Le récit se décompose en deux parties : la colonisation du village et le séjour de Mongou en France pendant la Grande Guerre. Comme le souligne Josq aucune des deux parties n'apporte d'intensité dramatique dans le récit. La présentation de la Colonisation par les Français est présentée de façon très soft. Il y a bien quelques passages de châtiments ou de tromperies mais Mackfoy dans son récit présente ce qu'il considère comme des points positifs : santé et école. Mongou le chef du village est présenté comme très ouvert à une amitié Franco-Africaine même si le récit montre que celle-ci est vite trompeuse et déséquilibrée. Mongou n'ira pas au front mais servira comme auxiliaire de santé au Val de Grâce. Ce fut le lot de milliers de soldats métropolitains qui ne furent pas tous affectés aux combats mais ici c'est présenté comme une récompense pour ses relations faciles avec la France. On pourrait facilement traiter Mongou de collaborateur voire de Collabo. Je pense qu'on se tromperait car il subit sans profiter de la situation. Les hauts faits d'armes des tirailleurs "sénégalais" ou marocains sont largement connus, le parcours d'un Mongo est plus méconnu. Je connaissais le travail graphique de Florent Kassaï et je découvre celui de Didier. Le trait est une ligne claire très classique où on perçoit l'apprentissage de l'auteur à travers de nombreux stages notamment à Bruxelles. C'est très précis avec un découpage et une narration fluide ce qui permet de suivre le récit sans l'alourdir par un texte trop intrusif. Il y une belle maîtrise ce qui rend le visuel très plaisant même si je regrette un peu une certaine spontanéité de ces collègues africains. La mise en couleur est agréable. Je possède la réédition de 2021 cartonnée avec un dossier historique d'une dizaine de pages qui éclaire le lecteur sur la construction de l'image de l'Africain dans la représentation populaire française et l'histoire des tirailleurs "sénégalais" dans la Grande Guerre. Une lecture découverte sympa même si cela manque un peu d'intensité émotionnelle.

10/08/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Femme rebelle - L'histoire de Margaret Sanger
Femme rebelle - L'histoire de Margaret Sanger

Deuxième biographie par Peter Bagge que je lis après ''Fire!! - L'histoire de Zora Neale Hurston'' et j'ai retrouvé les qualités et les défauts de Fire dans cet album. Contrairement à d'autres, j'aime bien le dessin de Bagge, que je trouve expressif et qui ne me dérange pas du tout. Le problème de cet auteur est plutôt qu'il met trop de texte dans pratiquement toutes les cases, ce qui rend la narration lourde. En plus, il faut souvent aller voir les notes présentes à la fin de l'album pour bien comprendre les événements de la vie de Margaret Sanger, ce qui fait qu'on fait des allers-retours constamment en lisant le récit. Malgré tout, la lecture reste intéressante. Bagge ne diabolise pas ou ne rend pas angélique la figure controversée de Sanger et explique bien aussi la mentalité de l'époque, qui peut choquer de nos jours. Un album avec un bon sujet, mais que je ne risque pas de relire un jour à cause des défauts mentionnés plus haut.

10/08/2024 (modifier)