Les derniers avis (48964 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Gouffre des résurrections
Le Gouffre des résurrections

Première moitié du 19e siècle, l'Angleterre s'enorgueillissait de ses expéditions maritimes polaires. Le Pôle Nord était encore loin d'être atteint mais on défrichait peu à peu la route glaciale du Passage du Nord-Ouest reliant l'Atlantique au Pacifique par le nord du Canada. Suite à une rencontre lui donnant de nouveaux espoirs, Sir Greenwood part pour une troisième expédition en ce sens, sans doute sa dernière. Mais deux ans plus tard, n'ayant aucune nouvelle de lui, son épouse s'inquiète. Outre les cauchemars récurrents qu'elle fait à son sujet, sa nièce douée de dons de voyance lui révèle que l'expédition cachait un objectif secret et mystérieux. Aidée de ces visions, Lady Greenwood monte sa propre expédition de secours qui va l'emmener vers des lieux de mort, au sens propre comme au figuré. Il s'agit d'une BD de pure aventure fantastique, empruntant autant à Jules Verne qu'à Edgar Poe voire à Lovecraft. En ce sens, malgré une entame un peu décousue faite de plusieurs sauts chronologiques, j'ai fortement accroché à tout le début de cette expédition de secours. Soutenue par les prophéties sinistres de la nièce voyante, ce premier tiers de l'album a des accents rappelant le mystère des Montagnes Hallucinées de Lovecraft ou des Aventures d'Arthur Gordon Pym de Poe. La menace fantastique est dévoilée dès les premières pages mais on est curieux de comprendre son origine, ses motivations et comment nos héros vont l'appréhender. Et le chemin pour atteindre les lieux de la tragédie est prenant. D'autant plus que le graphisme est excellent. C'est un dessin très propre, très maîtrisé, généreux en décors épiques, en vieux gréements et en personnages réalistes et dynamiques. Du très bon boulot qui réhausse véritablement la qualité de la BD. Cependant, une fois parvenu au cœur de l'intrigue et du fantastique, la bonne atmosphère du début de l'histoire s'efface pour laisser la place à une presque banale histoire d'aventure et d'action. Les menaces surnaturelles y sont traitées comme des adversaires basiques et sans charisme, qu'on abat à coups de fusil dans des batailles certes mouvementées mais sans ambiance ni saveur. Les motivations des antagonistes restent floues jusqu'au bout, empêchant de capter l'enjeu des évènements. Et on en vient à suivre le récit comme on lirait un comics de bagarre et d'explosions, du simple divertissement musclé là où on aurait pu espérer une atmosphère angoissante et forte. La résolution parait d'ailleurs trop facile et convenue. A noter aussi quelques fautes d'orthographe qui font mal aux yeux et indiquent un manque de relecture qui gâche un peu plus la qualité de l'album. Ca se laisse lire comme un sympathique divertissement mais pas à la hauteur de la qualité de son graphisme et des promesses que la très bonne première partie de l'expédition laissaient espérer.

12/09/2024 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5
Couverture de la série Herbert West - Le Réanimateur
Herbert West - Le Réanimateur

Et voici une seconde adaptation en bd francobelge de la célèbre nouvelle de Lovecraft sur le Docteur West qui réanime les cadavres après Florent Calvez. Si ce récit est aussi populaire, c’est surtout plus pour le film mythique des années 80 se voulant une adaptation gore et contemporaine (enfin d’il y a 40 ans quoi) qui devait beaucoup au talent de son réalisateur Stuart Gordon et peut-être encore plus au jeu de Jeffrey Combs qui jouait de façon inoubliable le fameux docteur. Une flopée de comics jamais traduit en français à ma connaissance explore ce petit monde et gageons que ce n’est pas encore terminé… Pour rappel, Herbert West cherche à réanimer les morts… Ici l’adaptation de David Peeters se veut fidèle en revenant aux origines du livre qui se déroule sous les yeux du narrateur et assistant d’Herbert West. Projet lui tenant particulièrement à cœur, l’auteur aura mis une dizaine d’années à le réaliser en repensant entièrement certains dessins. Le résultat est contre toutes attentes splendide et en met plein les mirettes. Si certaines références se veulent particulières (un hommage particulier à Franquin est présent, oui vous avez bien lu : Franquin s’invite chez Lovecraft !), je reste malgré tout sur ma faim, la faute à un scénario connu mais dénué de toute surprise si ce n’est dans la représentation de certaines scènes violentes (le livre n’est décidément pas à mettre sous tous les yeux) et une pagination trop courte… Beaucoup de dialogues entérinent un peu le rythme pour s’accélérer sensiblement sur uns simplification extrême de l’intrigue et les personnages ne sont guère attachants (mais est-ce une nouveauté dans une histoire de Lovecraft ?) La fin est abrupte d'autant plus que rien n'indique sur le livre qu'il s'agissait d'une série en devenir mais le tome 2 est annoncé dans les pages bonus de l'édtion noir et blanc en espérant ne pas avoir à attendre encore une décennie. Tout le coté spectaculaire absent de Reanimator de Florent Calvez est donc bien présent et ressemble à un curieux mix entre la fidélité des écrits de Lovecraft et la barbarie du film culte. Sans le talent fou de David P. pour sa mise en scène et ses dessins, je serais largement resté davantage sur ma fin car aucune indication sur le livre n’indique qu’il s’agit d’une première partie. Vous êtes donc averti.. Vivement la suite malgré tout d'où ma note clémente en guise d'encouragement sincère.

12/09/2024 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Dirty Rose
Dirty Rose

Marzena Sowa nous propose un récit original, issu d'une résidence d'artiste dans le Wyoming où elle semble avoir trouvé l'inspiration de ce personnage atypique, Dirty Rose. Tout commence avec l'arrivée de Tom, jeune flic très fraîchement muté dans ce bled paumé du Wyoming après avoir quitté Chicago et s'être fait largué par sa copine. Ses collègues vont pour le bizuter l'envoyer régler un problème de voisinage chez la fameuse Rose... Un premier contact qui va vite donner le ton... C'est ensuite par touches successive qu'on va découvrir le personnage de Rose, femme libre et revêche qui a la moitié des habitants du coin contre elle. Pour autant, le jeune Tom ne va pas s'en laisser compter et apprendre à découvrir celle qui se cache derrière. Les personnages sont intéressants, le décor sauvage du Wyoming aussi, pourtant le récit peine à décoller et à nous emporter. J'ai pourtant adoré la colorisation que propose Benoît Blary qui rend parfaitement les ambiances que propose cette histoire ; son coup de crayon réaliste mais très lâché donne ce côté imparfait qui colle très bien à l'âme de notre Dirty Rose qui traverse tout cet album. Une lecture plaisante, mais qui aurait mérité un je ne sais quoi de plus.

12/09/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Police lunaire
Police lunaire

Un petit album agréable et relativement rapide à lire. Dans un graphisme minimaliste, à peine plus détaillé qu'une BD de Ibn Al Rabin, Tom Gauld nous envoie sur la Lune où les hommes se sont installés depuis des décennies pour créer une petite ville à la vie tranquille. Un unique policier y patrouille, s'ennuyant fortement car aucun crime n'y est commis et qu'il ne sert pas à grand chose. D'autant plus que la ville se vide inexorablement de ses habitants qui retournent sur Terre puisqu'il n'y a rien à faire sur la Lune. Peu bavarde, l'histoire est plutôt contemplative, tout en douceur. il s'en dégage une poésie de la solitude et des beaux espaces. J'ai été touché car ce sont des thèmes qui me parlent, de même que celui de se retrouver dans un endroit anciennement vivant mais désormais abandonné. Et puis il y a l'amorce d'une romance sur la fin. C'est gentil, mignon et plutôt joli dans l'esprit. Dommage que ça se lise vite et que l'intrigue se révèle assez vaine.

12/09/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Fantastic Four - Marvel Knights 4
Fantastic Four - Marvel Knights 4

2.5 Un album qui contient des histoires sur les Fantastic Four qui datent du milieu des années 2000, à peu près la dernière période où je trouve que certains comics Marvel sont encore un peu intéressants. L'album contient deux histoires qui forment les 7 premiers numéros du run de ses deux auteurs...parce que lui on a juste droit au début de ce duo a fait avec ce groupe de super-héros alors on ne voit pas comment ils se sont sorti de la banqueroute, pour savoir la fin le lecteur doit se débrouiller tout seul ! L'album montre donc un gros problème qu'on retrouve souvent dans les traductions françaises: on montre juste le début d'une période d'un comics et du coup le lecteur reste sur sa fin parce que les grosses intrigues ne sont pas résolus et le gros de l'album en place mets le nouveau statu quo. Le premier récit mets en place la nouvelle situation avec les Fantastic Four qui doivent prendre des boulots ordinaires après avoir fait faillite. Le second montre trois membres de l'équipe combattre des extraterrestres lors d'une excursion en camping. Les scénarios sont sympathiques, mais un peu trop léger pour être mémorable. C'est vraiment le type de récit qui s'adresse avant tout au fan de super-héros qui veut juste une lecture relaxe avec des personnages familiers qu'il aime. Le dessin est dans le pur style réaliste tel que je ne l'aime pas, mais au moins c'est lisible et on comprend facilement ce qui se passe.

12/09/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série Avengers - Etat de siège
Avengers - Etat de siège

Adolescence difficile - Ce tome contient les épisodes 270 à 277, parus en 1986/1987. le scénario est de Roger Stern, les crayonnés rapides de John Buscema, et les finitions de Tom Palmer. Au début du tome, les Avengers se composent de Captain Marvel (Monica Rambeau), Hercule, Captain America (Steve Rogers), Black Knight (Dane Whitman), Wasp (Janet van Dyne) et Namor, sans oublier bien sûr Edwin Jarvis. La situation est un peu tendue devant le manoir des Avengers car ils viennent d'intégrer Namor dans leur rang et la population a encore en tête sa dernière tentative d'invasion de la mégapole, mais aussi sa participation au conflit de la seconde guerre mondiale, du coté des alliés. Moonstone (Karla Soffen) en profite pour attiser la foule et monter les 2 camps l'un contre l'autre. Elle finit par être récupérée discrètement par Absorbing Man et Titania. Captain Marvel apprend par ses contacts dans la police que Whirlwind, Grey Gargoyle et Mister Hyde viennent de s'échapper de prison grâce à une aide extérieure. Mais avant que les Avengers ne puissent commencer à enquêter plus avant, Namor requiert leur aide pour aller sauver Marrina, détenue prisonnière par Attuma, alors souverain d'Atlantis. En 1986, les comics de superhéros ont entamé leur mutation, mais elle est loin d'être achevé. Il s'agit pour les éditeurs de s'adapter au marché : passage de la vente en kiosque (newsstand) des comics, à une distribution en magasin spécialisé (Direct market). Avec cette évolution dans les points de vente, les éditeurs constatent que la tranche d'âge de leur public cible a augmenté. Les créateurs de comics doivent eux aussi s'adapter et proposer des histoires plus sombres et plus violentes (alors que pourtant le niveau de violence dans les comics est traditionnellement déjà élevé). Roger Stern construit une histoire qui garde les stigmates d'un récit pour les plus jeunes, avec déjà des éléments destinés à un lectorat adolescent, voire jeune adulte. Parmi les restes d'antan, il y a forcément les bulles de pensées explicatives à souhait. Il y a aussi les superhéros tourmentés par les cachotteries infantiles et culpabilisantes vis-à-vis de leurs coéquipiers. Et puis il y a les passages qui sollicitent trop fortement la suspension consentie d'incrédulité. À ce titre, l'infiltration d'Atlantis décroche le pompon en termes de cumul d'invraisemblances. Ça commence par la grande clarté qui règne au fond des océans (impossibilité physique), ça continue avec la communication orale sans difficulté au fond de l'eau. Mais tout ceci n'est que le lot habituel des histoires sous-marines avec atlantéens. Ça se gâte vraiment avec la facilité déroutante (carrément incroyable) avec laquelle les Avengers (et Alpha Flight dont les membres ont vaguement droit à 3 répliques) arrivent jusque qu'au cœur de la cité, s'y maintiennent le temps de papoter, et je préfère ne pas insister sur le caractère amphibie du destrier mécanique du Black Knight. Or ces éléments infantiles jurent en juxtaposition avec les passages plus matures. Roger Stern développe avec aisance le caractère de chaque personnage. Hercule passe pour un gros vantard un peu limité intellectuellement, mais avec un cœur gros comme ça. Janet van Dyne est un bourreau des cœurs sans pitié, ainsi qu'une maîtresse femme, avec ses limites. Dane Whitman provoque une forte empathie en amoureux transi souhaitant faire au mieux. Stern agrège deux récits : le sauvetage de Marrina, et l'invasion du manoir des Avengers par les Masters of Evil (ce nom ! encore une rémanence des récits pour enfants). Or la deuxième partie s'avère très violente, les criminels sont plus intelligents que d'habitude, et beaucoup plus brutaux. du coup cet aspect du récit s'adresse à un lectorat plus âgé que le début. Stern sait aussi conserver une dimension ordinaire à son récit en montrant chroniquement les réactions de l'homme de la rue à son récit. Il évite le piège des super-individus qui ne fonctionnent plus qu'entre eux, sans incidence des gens normaux. John Buscema effectue la mise en page, ainsi que des esquisses pour chaque case. Il est facile de reconnaître son style établi dans les années 1970. Il utilise une mise en pages très sage, à raison de 6 cases par page, disposées en 3 lignes de 2 cases, avec quelques variations (2 cases fusionnées) ou uniquement 2 bandes de cases. Les qualités de ce dessinateur sautent toujours aux yeux : anatomie réaliste de chaque personnage, respect de la taille respective de chaque personnage tout au long de l'histoire, chaque case immédiatement lisible, vêtements des gens normaux réalistes, dynamisme des scènes d'action. Il est vrai que les postures des personnages sont un peu théâtrales et que les expressions faciales sont parfois exagérées, mais pas tant que ça. Les dessins sont finalisés par Tom Palmer, encreur réputé qui a encré les aventures des Avengers 12 ans durant (de 1985 à 1996). Il complimente vraiment les esquisses de Buscema, en respectant les crayonnés, et en améliorant les textures. Les illustrations de ces 2 grands professionnels dégagent un léger parfum suranné du fait leur classicisme efficace. Ce tome correspond donc à l'adolescence des comics, un moment où les histoires commencent à se faire plus complexes, plus cruelles, plus violentes, plus subtiles, tout en retenant encore des caractéristiques de leur enfance.

11/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Bouche du diable
Bouche du diable

J’aime beaucoup ce duo d’auteurs, il propose souvent des œuvres fortes. Bouche du diable ne déroge pas à la règle. Je viens de le relire et je reste toujours sur cette même impression. Le dessin de Boucq est déjà magnifique, il faut aimer ses trognes (à titre personnel je n’en raffole pas) mais le tout dégage de la personnalité et de la force. Je reste souvent ébahi devant la puissance de certaines cases. Concernant le scénario, Charyn nous emmène en pleine guerre froide. Nous suivrons un jeune orphelin (ukrainien il me semble), recueilli et éduqué par la mère patrie pour devenir un espion sur le sol américain. Toute la partie en Russie (à l’instar de Little Tulip avec les goulags) est passionnante à suivre, apprentissage de notre jeune héros à la mode KGB. La partie aux US n’est pas inintéressante et ouvrira la pensée de notre héros, le choc des cultures mais pas spécialement celui que l’on pourrait croire. Bref tout ça fait de la super came, mais il y a un truc qui me chagrine systématiquement et qui assombrit mon enthousiasme préalable. Ceux sont les dernières pages, je n’aime pas cette fin et l’apparition d’un genre qui froisse tout le sérieux de l’intrigue. A chaque fois, je quitte la bd un peu trop désappointé. Affaire de goût mais je conseille certainement la lecture de cet album.

11/09/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Shelley
Shelley

Alors que le personnage de Percy Shelley ne m'avait pas du tout marqué dans l'album Mary - Par une nuit de novembre qui s'attardait davantage sur sa femme Mary Shelley et ce qui l'avait amenée à écrire Frankenstein, je l'ai complètement découvert avec cette série là. Alors que je l'imaginais romantique et mélancolique, je ne m'imaginais pas du tout le poète sous les traits d'un jeune artiste riche, fantasque, hyperactif, provocateur et séducteur. Les auteurs ne laissent ici que très peu voir son œuvre artistique, se contentant de mentionner les sujets qu'elle a pu aborder, mais présente vraiment l'homme, le charmeur qui enlève les filles de bonne famille, le jeune mari qui délaisse sa première femme, le vegan avant l'heure, le militant politique échevelé et inconsistant, bref le touche-à-tout que sa noble famille lui permet d'être par sa fortune plutôt que par son accord puisqu'au contraire il se met toute la bonne société à dos par sa provocation. Et de fait, même si c'est l'œuvre de sa seconde épouse, Mary shelley qui est davantage restée dans la culture populaire, c'est bien le poète qui est mis ici en avant de manière à expliquer son aspect novateur, son impact sur le monde littéraire de son époque et son héritage qui marquera de grands noms du 19e siècle. Il n'est pas rendu attachant : son irresponsabilité et son inconstance sont bien soulignés, de même que la façon indigne dont il a traité sa première femme et ses premiers enfants. Mais il se révèle intéressant dans tous les cas et j'ai apprécié de découvrir sa vie par le biais de cette BD bien rythmée et agréable à lire.

11/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Testosterror
Testosterror

Eh bien, Luz se renouvèle pas mal avec cet album ! Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en empruntant ce pavé, et je dois dire que je suis sorti satisfait de cette lecture. Je pense même que je l’aurais été davantage si Luz avait resserré son histoire. En effet, après un début tambourinant, durant lequel nous découvrons le héros, Boulard, ses potes et sa famille, dans une illustration poussée au bout du bout par Luz de la beaufitude, du machisme – mention spécial au barbecue dominical durant lequel Boulard et ses potes, méprisant femmes et enfants, donnent une vision pathétique du mâle con et burné (tous les clichés y passent !) – le deuxième tiers est trop long, trop lent : Boulard devient mou, loser pathétique certes, mais le rythme en pâtit et là il aurait fallu couper quelques dizaines de pages je pense. Le dernier tiers est à nouveau plus rythmé et intéressant. C’est le début que j’ai préféré. Certes, Luz force le trait, mais cette caricature – en est-ce une ? – donne des dialogues savoureux, des situations cocasses, et Luz maîtrise bien les enchainements. Il utilise aussi bien le parallèle avec l’épisode covid, et les jeux de mots détournant marques, noms de personnes connues, etc., passent bien. L’humour qui tâche côtoie une certaine critique : c’est dans la continuité de Charlie Hebdo. Un ventre mou (comme celui de Boulard), mais une lecture globalement plaisante.

11/09/2024 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série Batman - Un long Halloween
Batman - Un long Halloween

Je ne suis pas un grand habitué des Comics. Jeune, j'ai aimé les films Batman de Tim Burton et ai depuis plutôt apprécié les deux derniers de Nolan (qui demeurent surestimés selon moi). "Un Long Halloween" mêle différents genres : le policier avec l'enquête sur les assassinats en série du dénommé Holiday, le film de mafia et la mythologie des super-héros notamment la naissance de Double-face. L'ensemble est très prenant, mais l'enquête est à bien des égards légère (les rebondissements moins habiles que voués à satisfaire un fan service et s'inscrire dans une histoire de Batman immuable et archétypale), la relation entre les personnages est fort parcellaire (Poison Ivy apparaît, séduit Wayne et disparaît bien vite une fois contrée, sans que l'on soit informé des conséquences de l'investissement de la banque Wayne ; la relation emplie de fascination avec Catwoman est intéressante, mais laissée en suspens, etc.), l'intrigue concernant Dent/Double Face nous mène en territoire connu (certes habilement), les illustrations cèdent souvent à la facilité de ces cases-affiches/couvertures promotionnelles, etc. Bref, une lecture agréable et assez prenante, que j'eus aimé découvrir ado, apparaissant ridicule ici ou là pour l'adulte que je suis devenu.

11/09/2024 (modifier)