Les derniers avis (20801 avis)

Par Blue Boy
Note: 2/5
Couverture de la série Des plumes & elle
Des plumes & elle

Cette production, il faut bien le dire, ressemble davantage à une parenthèse en dilettante qu’à un réel projet narratif. Paul Salomone s’est donc fait plaisir et il a eu raison. Le livre est agrémenté de plusieurs jolis portraits pleine page de ces danseuses dans des tenues soyeuses et froufroutantes (ou pas…). C’est presque comme si on partageait un moment d’intimité avec ces jeunes femmes, souvent dans des poses rêveuses, dans leur loge, leur chambre, ou dans les coulisses d’un théâtre… Du coup, on peut se demander s’il y avait un réel intérêt à glisser entre ces portraits une suite narrative pour donner l’impression qu’il s’agissait d’une bande dessinée. Et en fait, cela relève davantage du poème illustré, évocation du Paname des cabarets. Car oui, on peut le voir, l’auteur semble être poète à ses heures, et qui plus est, il respecte l’art de la rime. Malheureusement, il subsiste après lecture une impression de bâclage, d’inachevé, comme si le format BD entre chaque portrait avait été inséré dans la précipitation – malgré tout le talent de Salomone, ces séquences « en cases », peu fignolées, trahissent une cassure stylistique -, afin de correspondre à la ligne éditoriale (Delcourt ne publie que de la BD), alors que cela aurait pu être juste un « Beau livre ». Quant au personnage anthropomorphe du hibou, voyeur malheureux et reclus se faisant narrateur, il n’est guère attachant. Est-ce dû à sa posture d’auto-apitoiement ? Est-ce à cause de son imper qui le fait ressembler à un pervers frustré, presque jusqu’au malaise ? Du coup, la sensibilité contenue dans les textes peine à toucher le lecteur, qui globalement reste sur sa faim. C’est dommage, et sans vouloir faire de mauvaise métaphore sur les plumes, tout cela est un peu léger.

06/04/2019 (modifier)
Couverture de la série Pour l'amour de Guenièvre
Pour l'amour de Guenièvre

Les histoires qui composent cet album étaient publiées à l’origine dans un magazine pour très jeunes lecteur (« Je Bouquine »), et cela se voit. En effet, que ce soit pour le texte ou pour les dessins, cela reste souvent dans l’anecdote, en retenu. Pas grand-chose ici de la violence et du merveilleux, ni de la richesse des intrigues ou des sous-entendus religieux, mythiques, voire érotiques, qui d’habitude accompagnent la geste d’Arthur et de ses chevaliers. Le dessin de Servais est globalement bon – comme toujours –, mais il est ici moins détaillé, est encore balbutiant, avec une colorisation pas toujours très heureuse. On a là une introduction aux légendes arthuriennes, quelque peu frustrante pour qui en connait déjà au moins les grandes lignes – ou pour celui qui en cherche une adaptation si ce n’est exhaustive, du moins dépassant le simple digest. En effet, traiter du sujet en voulant embrasser toute la légende en une cinquantaine de pages impose des choix. Et Servais accumule les raccourcis, au point je trouve de faire perdre à ses histoires leur côté épique. Un sujet intéressant, mais je ressors déçu de ma lecture. Note réelle 2,5/5.

06/04/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Thor - Vikings
Thor - Vikings

Je me suis franchement ennuyé en lisant cette histoire de Thor. C'est donc un récit qui sert d'allégorie au 11 septembre et comme le scénariste est Garth Ennis, il ne faut pas s'attendre à de la finesse. Habituellement, cela ne me dérange pas lorsqu'il y a des qualités dans le scénario (bons dialogues, humour qui marche, personnages hauts-en-couleurs intéressants) sauf qu'ici je n'ai vu qu'un mélange de scènes très bourrines et de scènes franchement ennuyeuses comme la discussion entre Docteur Strange et Thor. Bref, je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin et je ne suis pas particulièrement fan du style du dessinateur. Une oeuvre mineure et oubliable d'Ennis en ce qui me concerne.

06/04/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Moi aussi je voulais l'emporter
Moi aussi je voulais l'emporter

Moi aussi je voulais l'emporter est un ouvrage à la frontière entre journal intime, carnet de croquis et bande dessinée. Réalisé par Julie Delporte, auteure et illustratrice vivant à Montréal, c'est un livre où elle se raconte et parle notamment de son mal-être en tant que femme dans un monde d'hommes. Elle articule son récit autour d'une tentative de reportage qu'elle envisageait de faire sur Tove Jansson, la créatrice finlandaise des Moomins qui est une véritable institution en Finlande. En même temps qu'elle s'émerveille de la liberté de pensée et de vie de cette artiste, elle se désespère de ses propres schémas de pensée et de son malaise quasi maladif face à sa féminité et sa peur d'avoir des enfants. Très vite, elle nous apprend entre autres que cela découle probablement d'un traumatisme de jeunesse, d'un abus sexuel par un cousin à peine plus âgé qu'elle quand elle était enfant. Chaque page de l'album contient de un à trois dessins accompagnés de texte plus ou moins présents. Pas de case et relativement peu de narration séquentielle, donc pas une pure bande dessinée. Et la narration elle-même n'est pas celle d'une mise en scène mais plus celle d'un journal où l'auteure livrerait ses pensées et raconterait son histoire comme elle lui vient à l'esprit. Objectivement, c'est très décousu. Cela apparaît comme improvisé au fur et à mesure. Et ce n'est que parce que les mêmes thèmes du malaise, du féminisme et du traumatisme reviennent de manière récurrente qu'on sent une idée structurée portant la création de cet ouvrage car autrement on pourrait estimer que cela parle de tout et n'importe quoi. Sincèrement, je n'ai pas accroché du tout. Déjà à cause de cette forme un peu trop confuse à mon goût. Ensuite et surtout parce que ça ressemble à quelque chose de trop personnel, une sorte de carnet créé à la demande d'un psychanalyste qui souhaiterait que son patient puisse exprimer les pensées telles qu'elles lui viennent pour qu'il puisse exorciser son traumatisme. Et pour un lecteur extérieur à la vie de la personne, il faut vraiment être touché par le sujet pour que cela vous importe et vous intéresse. Ce n'est pas mon cas. Sans traumatisme à exorciser, je me sens étranger à son mal-être et son récit ne m'atteint pas. D'autant plus que l'auteure et moi avons une vision radicalement opposée du féminisme. Je le vois moi comme une recherche d'une égalité parfaite entre hommes et femmes, où les uns soutiendraient les autres dans leurs différences physiques mais où chacun serait sur un pied d'égalité au niveau intellectuel. Elle le voit comme une sorte de combat millénaire des hommes contre les femmes, où elle liste et admire sans réserve toutes les femmes libres et artistes et recherche tout ce qui est femme et féminin, mettant de fait une barrière entre les deux sexes pour mieux les opposer. J'estime que suivre une telle voie intellectuelle, c'est se fourvoyer. Mais inutile de débattre là-dessus, disons juste que comme le récit de cette BD s'articule beaucoup sur cette façon de voir le monde, cela m'a irrité et ne m'a pas permis d'apprécier ma lecture.

06/04/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Ludwig Revolution
Ludwig Revolution

Je ne suis pas entré dans cette suite d'histoires courtes relatant les aventures du prince Ludwig et de son fidèle valent qui partent silloner les royaumes en quête d'une princesse. Le graphisme assez particulier ne met pas en valeur les décors qui m'ont paru d'ailleurs assez anachroniques. J'ai constaté un dessin très inégal au fil des pages. L'auteur s'inspire de conte célèbre pour le faire à sa sauce en relatant les aventures de son prince. Les récits s'enchainent mais pas forcément dans un ordre précis. Je pense que le mangaka ne voulait pas forcément en faire une série au départ et qu'il a par conséquent choisi des directions différentes et cela se ressent. Je ne suis pas preneur.

05/04/2019 (modifier)
Par Loupgris
Note: 2/5
Couverture de la série I am a hero
I am a hero

Je cherchais un manga plutôt sérieux à lire et je me suis tournée vers celui-ci qui avait l’air d’avoir eu du succès surfant peut-être sur la mode zombie lancée par Walking Dead. Le moins que l’on puisse dire est que j’ai été déçu. Le fait que le héros soit un looser ne me dérange pas à fortiori mais à un moment cela n’en devient plus crédible. De plus, c’est beaucoup trop lent au niveau de la narration. Si le premier tome passe encore après cela n’avance pas. Un exemple illustrant mes propos : une fois les zombies apparus, le héros met un tome à s’apercevoir qu’il a un fusil dans le dos et que cela pourrait servir…. Après lecture de plusieurs tomes, c’est toujours aussi lent et il ne se passe vraiment pas grand-chose… Pour ce qui est du dessin, c’est en revanche très propre et fait que je ne mets pas la note minimale. En résumé, j’ai du mal à comprendre l’engouement autour de cette série, dont l’histoire n’est pas très intéressante et n’avance pas

04/04/2019 (modifier)
Par Ju
Note: 2/5
Couverture de la série La Bande à Bonnot (Glénat)
La Bande à Bonnot (Glénat)

Cette bande dessinée m'a plutôt déçu. Il faut dire que j'en attendais peut-être trop. J'aime les histoires de bandit et les années 1910, ainsi que l'ambiance qui y est présente. De plus, le style du dessin me plait plutôt. Bref, j'ai commencé ma lecture dans de bonnes dispositions. L'histoire de Jules Bonnot est somme toute intéressante. Elle mêle injustice sociale, désir de devenir quelqu'un et drames familiaux. Le personnage de Bonnot est ici décrit de façon convaincante, et l'on comprend bien les raisons qui l'ont amené à devenir ce qu'il est devenu. Mais à force de vouloir nous raconter toute l'histoire, du début à la fin dans un seul album, les auteurs vont trop vite et il manque, à mon sens, un peu de tout dans cette histoire. Le véritable "début" de la bande à bonnot n'est pas très clair, ni la suite, et les réelles aspirations du héros ne sont que très peu développées. Les événements s'enchaînent trop vite à mon goût, cela manque de construction. Tout va, en définitive, trop vite : la création de la bande, la célébrité du malfrat, sa fin... Je pense vraiment que faire deux albums aurait été un bon parti et m'aurait plus accroché. Là, je suis resté sur ma faim, et si le début était vraiment bon (le passage du Bonnot travailleur au Bonnot malfrat), le reste n'était, pour moi, pas à la hauteur. Quant au dessin, si j'aime beaucoup le style, l’exécution n'est à mon sens pas toujours réussie, c'est un peu brouillon parfois. Ça reste quand même un style que j'apprécie. En définitive, je pense que cette bd peut trouver son public, mais personnellement je m'attendais à un peu mieux.

04/04/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Compagnons du Rêve
Les Compagnons du Rêve

Au vu de son dessin, j'avais envie d'aimer cette BD. C'est une style ligne claire plein d'élégance qui a tout pour me séduire. Des décors soignés, de belles voitures, des personnages plutôt bien rendus et surtout de femmes très sexy dont l'auteur n'hésite pas à nous dévoiler régulièrement les charmes dans quelques scènes quasi érotiques. Il n'y a qu'une légère inconstance dans les visages qui me déçoit un peu, et aussi le fait que l'héroïne secondaire, Karen, se retrouve soudainement avec de bien plus grosses lèvres dans le second tome, ce qui l'enlaidit à mes yeux. Bref, avec un tel graphisme, j'aurais facilement pu être séduit par cette série. Malheureusement, le scénario manque singulièrement de consistance. Il brille par son confusion et sa narration embrouillée. Autant dans le premier que dans le second tome, le lecteur est perdu dans cette histoire ambiguë de combat entre le gentil Rêve et le méchant Mangou dont jamais on ne saisira bien les tenants et aboutissants. Les hallucinations se mêlent à la réalité sans qu'on s'y retrouve correctement ni qu'on comprenne où veulent en venir les auteurs. Et les comportements et réactions des personnages sonnent faux, comme une mauvaise pièce de théâtre où les acteurs jouent mal leur jeu. Quant à l'intrigue, celle du premier tome ressemble à une très longue mise en place qui se conclut brutalement en quelques pages sans convaincre, et celle du second tome est une accumulation de petits mystères embrouillés et une enquête sur un enlèvement qui là encore se conclut en abrupte queue de poisson. Ce ne sont donc pas les intrigues qui peuvent plaire aux lecteurs. Peut-être l'ambiance alors, avec sa touche d'onirisme et son zeste de poésie, mais le déroulé du récit est tellement confus que c'est bien difficile de finir par y accrocher.

04/04/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série La Théorie de la contorsion
La Théorie de la contorsion

Du même auteur, je viens d'enchaîner avec J'aurais adoré être ethnologue. J'avais pensé que cela me plairait de découvrir les deux titres phares de cette auteure mais je n'ai guère été séduit. On continue avec de l'humour parfois vulgaire. On continue également avec la même veine d'humour à savoir être accro à une paire de chaussures. Je n'aime pas non plus cette absence de douceur qui caractérise parfois les femmes. Il est vrai que c'est un autre portrait de la féminité et il en faut pour tous les goûts. La nouveauté provient sans aucun doute au niveau graphique où l'auteure a mélangé de vrais photos avec du dessin pour construire une illustration. Cela apporte un vent de renouvellement. Cependant, je trouve l'ensemble assez peu convaincant.

03/04/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série J'aurais adoré être ethnologue
J'aurais adoré être ethnologue

J'aime bien ce genre de bd d'humour féminin comme il en existe tant actuellement. Pour autant, je n'ai pas adhéré à cette succession de situations humoristiques qui décrit une femme de caractère qui ne mâche pas ses mots quitte à être parfois assez vulgaire. Ce n'est guère ma tasse de thé car cela ne fait pas dans la finesse. J'avoue avoir pafois souri car certaines références me parlent. Cependant, l'ensemble est un peu trop long. Au niveau du style graphique, je n'ai pas réussi à retrouver de l'originalité. Bref, dans ce genre girly, j'ai lu beaucoup mieux.

03/04/2019 (modifier)