Ce n'est pas parce que Moby Dick est un monument de la littérature universelle reconnu bien après la mort de son auteur Herman Melville que j'ai aimé cette enième adaptation un peu spéciale.
En vérité, c'est une sorte de relecture en approfondissement de l'oeuvre que propose les auteurs. C'est comme un véritable devoir de français d'une oeuvre connue avec une analyse assez détaillée. Bref, le format de la bd ne passe pas ce genre d'exercice en ce qui me concerne.
En effet, je me suis vite ennuyé tout d'abord par des dialogues assez assomants. Il faut dire également que la caligraphie des caractères n'aident vraiment pas. Le choix ne fut pas l'un des plus judicieux. Le dessin assez hachuré a fini par me rebuter totalement.
Il y a certes une certaine passion de l'oeuvre par les auteurs (4 ans de travail) mais cela ne touchera qu'un public très ciblé.
Après une relecture, je reste sur ma faim. Le premier tome me paraît toujours aussi confus… Oui, bon, en même temps nous sommes dans la tête d’un psychotique très perturbé depuis un drame survenu dans son enfance (mais dont on ignorera longtemps tout) et les auteurs jouent sur ce fait pour nous balader entre réalité et fantasmes.
Et tout mon problème va se situer à ce niveau : sommes-nous dans la réalité ou dans le fantasme ? Et alors que le deuxième tome me semblait expliquer certains événements par des causes fantastiques, le troisième tome revient vers des explications plus « psychologiques ». Et ça ne me convainc pas ! L’ensemble me parait peu convaincant, avec des facilités dans le scénario, et de nombreuses incohérences.
Côté dessin par contre, rien à dire : j’adore depuis longtemps le style de Béhé et ce n’est pas cette série qui va me faire changer d’avis. Ses femmes sont séduisantes, ses décors sont soignés, sa mise en page est classique et efficace. On sent qu’il a eu du plaisir à illustrer ce récit qui lui permet d’explorer de nombreux univers. C’est beau à voir.
C’est beau à voir mais pas très convaincant quand même…
On prend les mêmes (qualités et défauts) et on recommence... ou presque
Démarrer un cycle de Leo, c'est trouver un bestiaire bizarre, des évènements surnaturels, des liens politiques et/ou sectaires, une héroïne brune à forte poitrine, des seconds rôles qui arrivent comme un cheveu sur la soupe et un dessin figé. Et surtout un scénario qui part bien et qui n’amène à rien.
Alors déjà, sur ce dernier point, le fait d'avoir laissé le crayon permet de s'affranchir de ce défaut majeur sans renier l'original. Autre point à noter, la nudité se fait plus rare et pour une fois plus "à propos". Le dessin a clairement franchi un palier.
Après, sur les autres points, la filiation est là.
Le point de vue géopolitique de l'immédiat après-guerre dans l'Afrique coloniale, est mieux trouvé pour moi que les sempiternelles sectes fondues des Mondes d'Aldebaran. Ici on a un poste nazisme encore marqué dans une colonie germanique, un colonialisme raciste britannique, des services secrets "crédibles". Viennent les évènements surnaturels, qui démarrent ici par un bestiaire digne des films d'épouvante, entre des vers géants, des chenilles obèses, des fourmis gigantesques et un "dragon d'insectes volants". Puis l'apparition d'un cadre nazi mort après Nuremberg...... On arrive aux personnages secondaires qui interviennent comme un cheveu sur la soupe. Mc Donald, le dandy métis, le vieil africain sur son arbre, le retour du ruskof amoureux de Cathy etc... Et ça s'enchaîne ainsi à qui mieux mieux. Chez Léo, on n'hésite toujours pas à amener de manière fortuite, à tuer un personnage, à ressusciter celui-là etc....
Reste toujours la manie de partir bien pour finir moyennasse. L'idée de ce Goering revenu d'entre les morts et de ces monstrueux insectes nous met en appétit. Ajoutons les épidémies de vieillissement. Tout cela met l'eau à la bouche. Las, il ne s'agira que d'une guerre intersidérale où l'humanité fait office de future exterminée. Affrontement de 2 peuples d'ET, un qui vient nous exterminer, l'autre qui vient pour les en empêcher mais comme ils ont une charte de bonne conduite, ils s'en remettent aux bons soins d'une nana, de quelques seconds couteaux et de camions des années 30 quand eux ont une avance technologique de dingue.... Tout ça pour ça.
Comme souvent, on ne s'embarrasse pas de détails ni de problèmes scénaristiques pour arriver où on veut. Au risque de rendre caduque le début du récit.
Bref, encore une fois c'est non.
Irvin est une série mettant en scène les hobos dans les USA des années 1930 ainsi qu'un journaliste de San Francisco combattant les politiciens corrompus. Elle n'aura connu qu'un unique tome, ce qui s'explique quand on constate la médiocrité de sa narration et de son graphisme.
Côté dessin, il y a pourtant quelques bons côtés. Les décors, même s'ils manquent parfois un peu de détails, rendent bien l'époque et les lieux. Les véhicules sont aussi plutôt bien rendus. Mais les personnages par contre sont nettement moins convaincants, car leurs traits sont inégaux et variables, et leur stature change aussi dont certaines cases ratées où ils ont l'air de gros nains tant leur anatomie est tassée. Et je n'aime pas non plus la colorisation trop datée et sans harmonie.
Sur le fond, l'histoire aurait pu être intéressante. Elle présente en effet une époque pleine de rebondissements et de changements en Amérique, et nous permet de découvrir la vie des vagabonds dans des USA où règnent le chômage et la répression policière à la charge des riches patrons. Et elle nous fait aussi voyager du Tennessee à San Francisco pour une vision d'ensemble de la situation du pays et des hommes.
Mais le rythme est très mauvais, beaucoup trop rapide et haché. L'action se passe à toute vitesse, avec des péripéties et des changements de paradigmes si rapides que j'ai eu au moins 2 fois l'impression d'avoir raté une ou deux pages. Les événements sont expédiés à toute vitesse, les personnages ont des comportements qui sonnent faux, et cela donne l'impression que les auteurs ont tenté de raconter plein d'histoires différentes en un seul tome sans en entamer ni en conclure correctement une seule. Impossible pour le lecteur de s'imprégner de l'ambiance du récit ni de s'attacher aux personnages.
Si bien qu'arrivé à la fin du premier tome, quand on nous en promet un deuxième pour suivre les aventures de nos héros partis cette fois vers le Mexique, on est guère motivés à l'idée de continuer la route avec eux.
Pour une fois, nous avons un auteur de manga thaïlandais qui fait dans un registre rock. Pour autant, je ne me suis pas laisser bercer au son des morceaux de rock éparpillés au cours de son histoire.
Les dessins sont à l'aquarelle. On peut juger que le travail est assez beau visuellement. Pour ma part, j'ai trouvé que cela manquait de consistence. Par ailleurs, je me suis souvent perdu avec le découpage de ce récit non maîtrisé.
Le thème sera l'ennui d'un groupe de jeunes lycéens qui ne se projettent pas vraiment dans l'avenir. Il est vrai que je préfère les battants aux fainéants. Donc, cela ne m'a pas particulièrement passionné. Les bêtises pour tuer le temps, je laisse cela à d'autres.
Une série à gags sans intérêt.
L'auteur met en scène un chat et un chien qui sont tous les deux stéréotypés. Le dessin est correct, mais au niveau du scénario c'est franchement mauvais. Les gags sont la plupart du temps pitoyables et je n'ai même pas souri une seule fois et comme cela arrive dans les séries humoristiques qui ne me font pas rigoler, je me suis ennuyé dès les premières pages du premier tome et j'ai laissé tomber après avoir commencé un peu le second tome.
À la limite, cela pourrait peut-être plaire aux jeunes enfants quoique je conseille vraiment un emprunt à la bibliothèque vu que je doute qu'ils vont continuer à adorer en grandissant.
Objectivement, je n’ai pas trouvé grand intérêt à ce spin-off. Celui-ci se découpe en divers courts récits dont le plus long est consacré à Negan. C’est à mes yeux le seul réellement digne d’un (faible) intérêt. On découvre le passé de cet emblématique méchant de Walking Dead avant que sa route ne croise celle de Rick. Un passé assez conforme à celui auquel on s’attendait au vu des révélations faites dans la série mère, donc la surprise n’est pas vraiment au rendez-vous.
Les autres récits sont vraiment anecdotiques. Certainement prévus pour boucher un vide dans une publication ou l’autre, ils n’ont pas d’autre valeur que celle que leur accordera un fan absolu de la série soucieux de posséder tout ce qui concerne celle-ci.
Côté dessin, c’est assez conforme à ce que l’on retrouve dans la série mère, avec un encrage marqué et des personnages bien typés. Le découpage n’est pas fignolé et je trouve qu’on sent que ces récits ont été réalisés dans l’urgence, juste parce qu’il fallait sortir des pages sur Walking dead tant que c’était extrêmement vendeur.
Un intérêt tout relatif donc à mes yeux… sauf pour les fans absolus de la série.
En 2003, Thanos a eu droit à sa propre série régulière, mais comme elle n'a duré que le temps de 12 numéros, que l'équipe d'auteurs change et que chaque histoire fait 6 numéros, on dirait plus un album reliant deux mini-séries mettant en vedette Thanos.
C'est un peu intéressant de voir Thanos essayer de faire le bien, mais on retrouve les travers de Starlin : plein de dialogues, parfois c'est un peu confus et c'est pas très excitant à lire. Ajoutons qu'en plus je ne suis pas fan du style que Starlin a durant cette époque, notamment la manière dont il dessine Adam Warlock. Il y a tout de même des moments sympas.
La seconde histoire s'améliore au niveau du dessin quoique le style de Ron Lim est un peu gâché par les couleurs des comics modernes que je trouve sans vie. Le problème vient du scénario de Giffen que j'ai trouvé encore plus confus que ce que fait Starlin dans ses pires moments. J'ai l'impression qu'il me manque des connaissances de l'univers Marvel pour apprécier le récit ou peut-être qu'il est juste ennuyeux.
Donc je donne 2.5 pour le premier récit et 2 pour le second et je ne sais pas trop c'est quoi la moyenne, mais je mets 2 étoiles parce que bof est ce que j'ai ressenti en refermant l'album.
Je partage en tous points l’avis d’Alix.
Début 1900, des ptérodactyles sillonnent le ciel newyorkais et sèment la terreur parmi la population. Des équipes de chasseurs sont mises en place, certaines dans des ballons, d’autres dans des tourelles. L’explication quant à la présence de ces dinosaures n’est pas donnée mais cela ne gêne pas. On a une situation de départ, et elle a le mérite d’être pour le moins originale. Le récit, bien que simple, est même prenant avec cette rivalité entre deux frères chasseurs de ptérodactyles. Le dessin est aussi intéressant avec un trait inhabituel mais très séduisant. Enfin, l’édition est de belle facture : grand format, pages aérées, belle qualité d’impression … Mais, car il y a un mais : la fin ouverte sur une scène pleine de suspens laisse un goût d’inachevé d’autant plus amer que je m’étais bien immergé dans le récit. On ne connait pas le début (mais ce n’est pas gênant) mais pas le final non plus (ça, c’est rageant).
Bref, du potentiel gâché. Sans doute que la pilule serait mieux passée avec un format plus raisonnable et un prix qui aurait dû l’être tout autant.
Cette BD est un spin-off reprenant les personnages du dessin animé Comme des Bêtes dans une série de gags en une ou deux pages.
On y retrouve les chiens Max, Mel et Duke et Gidget, les chats Ozone et Chloé, le lapin Pompon ou encore l'aigle Tibérius. Il vaut mieux avoir vu le film car ils ne vous seront pas présentés du tout ici et directement mis en scène dans leurs contextes respectifs. Difficile donc pour un néophyte de comprendre pourquoi par exemple le mignon lapin Pompon est aussi sadique et autoritaire, ou encore quelle est la relation entre l'aigle Tibérius et les autres animaux.
Le dessin de Goum est très appréciable. C'est un style de dessin vectoriel similaire à celui d'Arthur de Pins (Zombillénium). Le trait est bon et les couleurs agréables et plutôt originales. S'il n'y avait qu'un regret à formuler, ce serait un léger manque de profondeur, avec des personnages qui ressortent relativement peu par rapport au décor, ce qui affaiblit un peu la narration graphique.
Rien à reprocher au dessin donc, mais bien davantage au scénario, et en tout cas à l'humour. Car j'ai trouvé les gags extrêmement convenus. Ils semblent s'adresser à un très jeune public tant ils ne surprennent pas et tombent à plat. Autant j'avais trouvé le film amusant et bien rythmé, avec de bons personnages et des dialogues percutants, autant ici j'ai été déçu et ennuyé.
J'avais l'impression de ne pas être du tout le public cible et c'est bien regrettable.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
A la recherche de Moby Dick
Ce n'est pas parce que Moby Dick est un monument de la littérature universelle reconnu bien après la mort de son auteur Herman Melville que j'ai aimé cette enième adaptation un peu spéciale. En vérité, c'est une sorte de relecture en approfondissement de l'oeuvre que propose les auteurs. C'est comme un véritable devoir de français d'une oeuvre connue avec une analyse assez détaillée. Bref, le format de la bd ne passe pas ce genre d'exercice en ce qui me concerne. En effet, je me suis vite ennuyé tout d'abord par des dialogues assez assomants. Il faut dire également que la caligraphie des caractères n'aident vraiment pas. Le choix ne fut pas l'un des plus judicieux. Le dessin assez hachuré a fini par me rebuter totalement. Il y a certes une certaine passion de l'oeuvre par les auteurs (4 ans de travail) mais cela ne touchera qu'un public très ciblé.
Chimères
Après une relecture, je reste sur ma faim. Le premier tome me paraît toujours aussi confus… Oui, bon, en même temps nous sommes dans la tête d’un psychotique très perturbé depuis un drame survenu dans son enfance (mais dont on ignorera longtemps tout) et les auteurs jouent sur ce fait pour nous balader entre réalité et fantasmes. Et tout mon problème va se situer à ce niveau : sommes-nous dans la réalité ou dans le fantasme ? Et alors que le deuxième tome me semblait expliquer certains événements par des causes fantastiques, le troisième tome revient vers des explications plus « psychologiques ». Et ça ne me convainc pas ! L’ensemble me parait peu convaincant, avec des facilités dans le scénario, et de nombreuses incohérences. Côté dessin par contre, rien à dire : j’adore depuis longtemps le style de Béhé et ce n’est pas cette série qui va me faire changer d’avis. Ses femmes sont séduisantes, ses décors sont soignés, sa mise en page est classique et efficace. On sent qu’il a eu du plaisir à illustrer ce récit qui lui permet d’explorer de nombreux univers. C’est beau à voir. C’est beau à voir mais pas très convaincant quand même…
Namibia
On prend les mêmes (qualités et défauts) et on recommence... ou presque Démarrer un cycle de Leo, c'est trouver un bestiaire bizarre, des évènements surnaturels, des liens politiques et/ou sectaires, une héroïne brune à forte poitrine, des seconds rôles qui arrivent comme un cheveu sur la soupe et un dessin figé. Et surtout un scénario qui part bien et qui n’amène à rien. Alors déjà, sur ce dernier point, le fait d'avoir laissé le crayon permet de s'affranchir de ce défaut majeur sans renier l'original. Autre point à noter, la nudité se fait plus rare et pour une fois plus "à propos". Le dessin a clairement franchi un palier. Après, sur les autres points, la filiation est là. Le point de vue géopolitique de l'immédiat après-guerre dans l'Afrique coloniale, est mieux trouvé pour moi que les sempiternelles sectes fondues des Mondes d'Aldebaran. Ici on a un poste nazisme encore marqué dans une colonie germanique, un colonialisme raciste britannique, des services secrets "crédibles". Viennent les évènements surnaturels, qui démarrent ici par un bestiaire digne des films d'épouvante, entre des vers géants, des chenilles obèses, des fourmis gigantesques et un "dragon d'insectes volants". Puis l'apparition d'un cadre nazi mort après Nuremberg...... On arrive aux personnages secondaires qui interviennent comme un cheveu sur la soupe. Mc Donald, le dandy métis, le vieil africain sur son arbre, le retour du ruskof amoureux de Cathy etc... Et ça s'enchaîne ainsi à qui mieux mieux. Chez Léo, on n'hésite toujours pas à amener de manière fortuite, à tuer un personnage, à ressusciter celui-là etc.... Reste toujours la manie de partir bien pour finir moyennasse. L'idée de ce Goering revenu d'entre les morts et de ces monstrueux insectes nous met en appétit. Ajoutons les épidémies de vieillissement. Tout cela met l'eau à la bouche. Las, il ne s'agira que d'une guerre intersidérale où l'humanité fait office de future exterminée. Affrontement de 2 peuples d'ET, un qui vient nous exterminer, l'autre qui vient pour les en empêcher mais comme ils ont une charte de bonne conduite, ils s'en remettent aux bons soins d'une nana, de quelques seconds couteaux et de camions des années 30 quand eux ont une avance technologique de dingue.... Tout ça pour ça. Comme souvent, on ne s'embarrasse pas de détails ni de problèmes scénaristiques pour arriver où on veut. Au risque de rendre caduque le début du récit. Bref, encore une fois c'est non.
Irvin
Irvin est une série mettant en scène les hobos dans les USA des années 1930 ainsi qu'un journaliste de San Francisco combattant les politiciens corrompus. Elle n'aura connu qu'un unique tome, ce qui s'explique quand on constate la médiocrité de sa narration et de son graphisme. Côté dessin, il y a pourtant quelques bons côtés. Les décors, même s'ils manquent parfois un peu de détails, rendent bien l'époque et les lieux. Les véhicules sont aussi plutôt bien rendus. Mais les personnages par contre sont nettement moins convaincants, car leurs traits sont inégaux et variables, et leur stature change aussi dont certaines cases ratées où ils ont l'air de gros nains tant leur anatomie est tassée. Et je n'aime pas non plus la colorisation trop datée et sans harmonie. Sur le fond, l'histoire aurait pu être intéressante. Elle présente en effet une époque pleine de rebondissements et de changements en Amérique, et nous permet de découvrir la vie des vagabonds dans des USA où règnent le chômage et la répression policière à la charge des riches patrons. Et elle nous fait aussi voyager du Tennessee à San Francisco pour une vision d'ensemble de la situation du pays et des hommes. Mais le rythme est très mauvais, beaucoup trop rapide et haché. L'action se passe à toute vitesse, avec des péripéties et des changements de paradigmes si rapides que j'ai eu au moins 2 fois l'impression d'avoir raté une ou deux pages. Les événements sont expédiés à toute vitesse, les personnages ont des comportements qui sonnent faux, et cela donne l'impression que les auteurs ont tenté de raconter plein d'histoires différentes en un seul tome sans en entamer ni en conclure correctement une seule. Impossible pour le lecteur de s'imprégner de l'ambiance du récit ni de s'attacher aux personnages. Si bien qu'arrivé à la fin du premier tome, quand on nous en promet un deuxième pour suivre les aventures de nos héros partis cette fois vers le Mexique, on est guère motivés à l'idée de continuer la route avec eux.
Juice
Pour une fois, nous avons un auteur de manga thaïlandais qui fait dans un registre rock. Pour autant, je ne me suis pas laisser bercer au son des morceaux de rock éparpillés au cours de son histoire. Les dessins sont à l'aquarelle. On peut juger que le travail est assez beau visuellement. Pour ma part, j'ai trouvé que cela manquait de consistence. Par ailleurs, je me suis souvent perdu avec le découpage de ce récit non maîtrisé. Le thème sera l'ennui d'un groupe de jeunes lycéens qui ne se projettent pas vraiment dans l'avenir. Il est vrai que je préfère les battants aux fainéants. Donc, cela ne m'a pas particulièrement passionné. Les bêtises pour tuer le temps, je laisse cela à d'autres.
Raoul et Fernand
Une série à gags sans intérêt. L'auteur met en scène un chat et un chien qui sont tous les deux stéréotypés. Le dessin est correct, mais au niveau du scénario c'est franchement mauvais. Les gags sont la plupart du temps pitoyables et je n'ai même pas souri une seule fois et comme cela arrive dans les séries humoristiques qui ne me font pas rigoler, je me suis ennuyé dès les premières pages du premier tome et j'ai laissé tomber après avoir commencé un peu le second tome. À la limite, cela pourrait peut-être plaire aux jeunes enfants quoique je conseille vraiment un emprunt à la bibliothèque vu que je doute qu'ils vont continuer à adorer en grandissant.
Walking Dead - Negan
Objectivement, je n’ai pas trouvé grand intérêt à ce spin-off. Celui-ci se découpe en divers courts récits dont le plus long est consacré à Negan. C’est à mes yeux le seul réellement digne d’un (faible) intérêt. On découvre le passé de cet emblématique méchant de Walking Dead avant que sa route ne croise celle de Rick. Un passé assez conforme à celui auquel on s’attendait au vu des révélations faites dans la série mère, donc la surprise n’est pas vraiment au rendez-vous. Les autres récits sont vraiment anecdotiques. Certainement prévus pour boucher un vide dans une publication ou l’autre, ils n’ont pas d’autre valeur que celle que leur accordera un fan absolu de la série soucieux de posséder tout ce qui concerne celle-ci. Côté dessin, c’est assez conforme à ce que l’on retrouve dans la série mère, avec un encrage marqué et des personnages bien typés. Le découpage n’est pas fignolé et je trouve qu’on sent que ces récits ont été réalisés dans l’urgence, juste parce qu’il fallait sortir des pages sur Walking dead tant que c’était extrêmement vendeur. Un intérêt tout relatif donc à mes yeux… sauf pour les fans absolus de la série.
Thanos - Le Samaritain
En 2003, Thanos a eu droit à sa propre série régulière, mais comme elle n'a duré que le temps de 12 numéros, que l'équipe d'auteurs change et que chaque histoire fait 6 numéros, on dirait plus un album reliant deux mini-séries mettant en vedette Thanos. C'est un peu intéressant de voir Thanos essayer de faire le bien, mais on retrouve les travers de Starlin : plein de dialogues, parfois c'est un peu confus et c'est pas très excitant à lire. Ajoutons qu'en plus je ne suis pas fan du style que Starlin a durant cette époque, notamment la manière dont il dessine Adam Warlock. Il y a tout de même des moments sympas. La seconde histoire s'améliore au niveau du dessin quoique le style de Ron Lim est un peu gâché par les couleurs des comics modernes que je trouve sans vie. Le problème vient du scénario de Giffen que j'ai trouvé encore plus confus que ce que fait Starlin dans ses pires moments. J'ai l'impression qu'il me manque des connaissances de l'univers Marvel pour apprécier le récit ou peut-être qu'il est juste ennuyeux. Donc je donne 2.5 pour le premier récit et 2 pour le second et je ne sais pas trop c'est quoi la moyenne, mais je mets 2 étoiles parce que bof est ce que j'ai ressenti en refermant l'album.
Les Chasseurs de Ptérodactyles
Je partage en tous points l’avis d’Alix. Début 1900, des ptérodactyles sillonnent le ciel newyorkais et sèment la terreur parmi la population. Des équipes de chasseurs sont mises en place, certaines dans des ballons, d’autres dans des tourelles. L’explication quant à la présence de ces dinosaures n’est pas donnée mais cela ne gêne pas. On a une situation de départ, et elle a le mérite d’être pour le moins originale. Le récit, bien que simple, est même prenant avec cette rivalité entre deux frères chasseurs de ptérodactyles. Le dessin est aussi intéressant avec un trait inhabituel mais très séduisant. Enfin, l’édition est de belle facture : grand format, pages aérées, belle qualité d’impression … Mais, car il y a un mais : la fin ouverte sur une scène pleine de suspens laisse un goût d’inachevé d’autant plus amer que je m’étais bien immergé dans le récit. On ne connait pas le début (mais ce n’est pas gênant) mais pas le final non plus (ça, c’est rageant). Bref, du potentiel gâché. Sans doute que la pilule serait mieux passée avec un format plus raisonnable et un prix qui aurait dû l’être tout autant.
Comme des bêtes (Dupuis)
Cette BD est un spin-off reprenant les personnages du dessin animé Comme des Bêtes dans une série de gags en une ou deux pages. On y retrouve les chiens Max, Mel et Duke et Gidget, les chats Ozone et Chloé, le lapin Pompon ou encore l'aigle Tibérius. Il vaut mieux avoir vu le film car ils ne vous seront pas présentés du tout ici et directement mis en scène dans leurs contextes respectifs. Difficile donc pour un néophyte de comprendre pourquoi par exemple le mignon lapin Pompon est aussi sadique et autoritaire, ou encore quelle est la relation entre l'aigle Tibérius et les autres animaux. Le dessin de Goum est très appréciable. C'est un style de dessin vectoriel similaire à celui d'Arthur de Pins (Zombillénium). Le trait est bon et les couleurs agréables et plutôt originales. S'il n'y avait qu'un regret à formuler, ce serait un léger manque de profondeur, avec des personnages qui ressortent relativement peu par rapport au décor, ce qui affaiblit un peu la narration graphique. Rien à reprocher au dessin donc, mais bien davantage au scénario, et en tout cas à l'humour. Car j'ai trouvé les gags extrêmement convenus. Ils semblent s'adresser à un très jeune public tant ils ne surprennent pas et tombent à plat. Autant j'avais trouvé le film amusant et bien rythmé, avec de bons personnages et des dialogues percutants, autant ici j'ai été déçu et ennuyé. J'avais l'impression de ne pas être du tout le public cible et c'est bien regrettable.