Rosa Luxemburg, je connaissais de nom et c'est tout. C'est avec cet album que j'ai découvert qu'il s'agissait d'une écrivaine et militante socialiste (de nos jours, on dirait plutôt communiste) du début du 20e siècle en Europe et plus spécifiquement en Allemagne. Cette BD nous raconte toute sa vie, de sa naissance à sa mort.
Mais elle le fait de manière indigeste et pénible.
Déjà le graphisme n'est pas engageant du tout. Il fait dans le minimalisme en terme de décors, préférant des cadres vides pour se focaliser seulement sur les visages des personnages et laisser beaucoup de place pour l'amoncellement de texte qui les accompagne. Comme ces fameux visages sont plutôt moches, nous ne sommes pas loin d'être face à un livre illustré où la mise en scène en forme de petites cases et de dialogues est plus un artifice qu'une véritable nature.
Qui plus est, cela ne suffit pas à fluidifier ou alléger la lecture tant elle est fastidieuse.
Le texte est omniprésent. En guise de dialogues, nous avons droit régulièrement à de longs extraits des thèses, lectures et idées de Rosa Luxemburg et des autres penseurs et politiques dont elle lit les ouvrages ou avec qui elle débat. Si lors des premières pages concernées, on peut lire ces dialogues avec un certain intérêt, très rapidement cela devient barbant à moins d'être complètement passionné de politique et de socialisme. Et comme il utilise régulièrement une police de caractère en gras noir et italique pas très lisible, cela n'arrange pas sa clarté.
Quant à l'histoire, c'est le récit factuel de sa vie, avec une succession de faits, intimes ou publics, chacun étant l'occasion de nouveaux longues plages de texte et de dialogues sans vie.
Je n'ai pas tenu sur la longueur, me mettant finalement à zapper quelques pages par-ci par-là tant j'étais ennuyé.
Rosa Luxemburg et ses idées politiques sont probablement un sujet intéressant méritant une biographie et une présentation aux lecteurs, mais sur la forme et sur la manière de les présenter aux lecteurs, cet album là est un échec à mes yeux.
Ma véritable note est 2.5. Je n'aime pas trop ce genre de bd qui fait appel à la photographie pour coller des images presque ultra-réalistes avec un effet 3D.
Cela donne un aspect plutôt froid à l'ensemble. Par ailleurs, notre héros est plutôt dans le genre réfractaire aux choses de l'amour. Je n'aime pas trop les héros sans peur, ni reproche comme à l'ancienne.
L'univers décrit est celui de la série les Méta-Barons bien que ce scénario soit totalement indépendant. Il est question des Simak à savoir ces humains génétiquement modifiés avec augmentation des capacités physiques et sensorielles dont le premier spécimen était apparu dans la série-mère.
On peut passer son chemin sur ce thriller futuriste.
Le titre résume parfaitement cet album.
Au travers de courts récit l’auteure nous raconte le quotidien d’une jeune femme coréenne. A chaque chapitre sa recette de cuisine, qui souvent n’a pas grand-chose d’asiatique, elle. Je ne sais si le récit a été adapté pour un public européen mais c’est assez déconcertant de trouver dans un manga des recettes européennes traditionnelles (le pain perdu, le tiramisu, la crème aux œufs…). Le point positif, c’est que ces recettes sont faciles à reproduire chez nous. Le point négatif, c’est que l’on perd l’exotisme que nous laissait espérer les origines du livre. On se contentera du sirutteok, un gâteau à la pâte de haricot rouge, en guise de recette fondamentalement asiatique.
Les chats interviennent souvent dans ces récits. On retrouve donc au travers de petites anecdotes les caractères bien connus de ces félins. Pour le reste, le quotidien du personnage central est des plus banals. Elle commence par perdre un emploi précaire, puis elle suit une formation, est invitée à une réunion d’anciens élèves, garde son neveu, discute avec une amie et finira par ouvrir son propre commerce. Très banal donc et raconté avec légèreté, on est dans du pur roman graphique allégé par les interventions des trois chats et l’explication des recettes de cuisine.
Le dessin est très épuré mais pas maladroit. Le découpage est bon et ce manga se lit de gauche à droite, ce qui à mes yeux demeure plus confortable pour un Européen.
Bon, honnêtement, ce n’est pas ce que j’ai lu de plus passionnant et les recettes sont de grands classiques de base qui plairont plus à des enfants qu’à des adultes. Dispensable, donc. Mais ce n’est pas un mauvais album.
J'ai pas vu le film donc je n'ai aucune idée si ce manga est une adaptation fidèle ou non.
En lisant cet album, j'ai été surpris par la vitesse à laquelle il se lit. Les cases sont grandes et il y en a souvent très peu. Cela fait en sorte que l'action du récit est rapide et que rien n'est vraiment très développé. J'ai eu l'impression de lire le résumé d'une histoire et non une histoire en elle-même.
C'est dommage parce que j'ai entrevu dans le scénario de bonnes idées, mais tout va trop vite. De plus, je n'ai pas aimé le dessin. Les chiens sont bien dessinés, mais le héros a tout le temps la même expression sur le visage et ça m'a énervé.
Un album dispensable.
Un shojo qui sent bon les années 70.
Le graphisme est cliché et reprend les codes des shojos de l'époque. Par exemple, les yeux de Cléopâtre brillent tout le temps. La vie de cette reine est assez passionnante et riche pour en faire une bonne bande dessinée, mais je n'ai pas du tout aimé comment l'auteure développe son scénario.
Comme c'est un shojo, elle met surtout en avant la vie romantique et tragique de Cléopâtre. La narration dit que c'est une reine intelligente, mais la plupart du temps on dirait juste une adolescente qui passe son temps à admirer les hommes qu'elle aime ou pleurer sur sa vie tragique. Cela devient vite franchement ennuyeux.
À lire à la limite pour voir comment était les shojos de l'époque, mais je conseillerais plutôt de lire La Rose de Versailles.
Je ne suis pas entré dans cette histoire d'un gamin ayant la maladie des os de verre et qui passe un marché en se faisant tatouer un talisman qui le protégera à condition de le régénérer avec une encre magique.
On pénètre à reculons dans un monde post-apocalyptique assez complexe. Cependant, un découpage assez inégal a eu raison de ma lecture. Par ailleurs, il y a comme une sorte d'attirance envers un jeune garçon vulnérable mais les masques tomberont assez rapidement. On se sert un peu de cette maladie, ce qui m'a un peu rebuté.
Il s'agit d'un manga jeunesse qui peut toutefois plaire au plus jeune lectorat. A noter qu'il s'agit d'un manga à la française avec le format et les codes du genre.
Pourquoi ce diptyque n’est-il pas tout simplement intégré à la série « normale » de Buck Danny ? Parce que, honnêtement, elle en a le goût, l’odeur et les auteurs ! Jean-Michel Charlier et Francis Bergèse ! C’est pas rien, quand même… Alors classer ce diptyque en hors série, ça me fait l’effet d’un enfant qui aurait trop vite rangé sa chambre, se serait rendu compte à la dernière minute qu’il avait oublié un truc et l’aurait mis au premier endroit où il aurait trouvé un semblant de place.
Tout ça pour dire que « Les Oiseaux noirs », c’est du Buck Danny pur jus. L’intrigue se déroule à la fin de la guerre froide et s’articule autour d’un risque de guerre totale fomentée par un groupe de fanatiques soviétiques. Le champ de bataille se situe dans les étoiles, avec le projet « Star Wars » de Ronald Reagan comme base historique réaliste. Les avions mis en avant sont de type « furtif » et l’aspect « espionnage » est très développé. Les principaux protagonistes agissent comme nous en avons l’habitude : Sonny Tuckson est maladroit et impulsif, Buck Danny est héroïque, Tumbler est discret et déterminé.
Le dessin du premier tome est assuré par Francis Bergèse tandis que celui du deuxième est confié à André Le Bras. Les deux styles sont très proches et la transition ne choque absolument pas. Le scénario a été ébauché par Jean-Michel Charlier et retravaillé par le duo Buendia/Zumbiehl (des habitués du genre, Zumbiehl étant par ailleurs devenu le scénariste attitré des « Aventures de Buck Danny (classic) »). Ce n’est clairement pas le meilleur diptyque de Buck Danny. A titre personnel, je le classerais dans la moyenne basse. J’y ai ressenti certains relents xénophobes (caricature de la culture japonaise, exacerbation de la « folie » soviétique) mal tempérés par quelques nuances finales. Dans les années 80, ces albums n’auraient sans doute pas fait tache mais, parus 30 ans plus tard, ils sont un peu décalés.
Dispensable si on n’est pas un fan absolu de Buck Danny, mais réalisé avec soin et sérieux. Personnellement, je dis « bof » parce que ce n’est pas ma période préférée de Buck Danny (je préférais les récits plus axés sur l’aventure des années 1952 à 1979) mais si cette période vous intéresse et si vous aimez l’aspect « espionnage » de la série, ce diptyque vous plaira.
Qu'est ce que c'est vraiment pathétique ! On a droit à tout ce qu'il y a de plus mauvais dans le manga japonais. Les plus réfractaires au genre risquent de dire qu'ils avaient raison. Cependant, c'est comme tout : il y a du bon et du mauvais et ce, quelque soit le genre.
Bien sûr, on peut trouver que 50 nuances de gras est pas mal et en même temps, on fustigera une oeuvre intelligente que la plupart des aviseurs apprécient pour ses qualités intrinsèques. Mais là, encore, il faut accepter la médiocrité au nom de la tolérance.
Je viens de voir un reportage sur une usine de frites qui cause beaucoup de pollution au niveau de la nature environnante. Il est vrai que les habitants reçoivent des jets de gras jusque sur leurs automobiles sans compter les odeurs de friture portées par le vent. Cela vaccine un peu.
Que dire sur l'oeuvre en elle-même ? La lecture m'a paru assez ennuyeuse sans compter toute cette frivolité autour d'une elfe qui aime les frites au point d'en manger un peu trop ce qui la condamne à rester dans le monde des humains. Oui, elle grossit et prend du gras surtout au niveau de sa poitrine aguicheuse. Plus gras, on ne fait pas !
Par ailleurs, c'était censé être un peu humoristique. J'ai même pas souri une seule fois autour de cette elfe rondelette. Et qu'est-ce que cela manque de profondeur !
Ce titre emprunte également sur le succès mondial de 50 nuances de Grey. Il est clair que je préfère de loin cette saga à ce pastiche raté.
J'ai une question : vu l'incroyable richesse de la BD contemporaine, que l'on parle de BD franco-belge, de mangas ou de comics, et surtout de ces romans graphiques qui essaiment miraculeusement un peu partout dans le monde, ne serait-il pas temps de faire le deuil de nos chers Blake & Mortimer, Lucky Luke, Spirou, Astérix, Alix, Corto Maltese, etc. ? D'admettre que leurs auteurs sont morts et enterrés depuis longtemps, et que les tomes originaux de leurs aventures se suffisent bien à eux-mêmes, sans qu'il soit nécessaire d'ajouter quoi que ce soit, surtout d'un tel niveau de médiocrité en général qu'on ne fait qu'abimer les merveilleux souvenirs de l'âge d'or de ces héros mythiques ? Bien sûr, le marketing nécrophile se repait de cette survie artificielle des icones, et les têtes de gondoles dans les derniers « magasins physiques » sont encore principalement consacrés à ces avatars monstrueux, qui ne servent qu'à faire raquer un chaland crédule espérant revivre un passé englouti.
Tout cela pour dire que ce "Dernier Pharaon", hors-série Blake et Mortimer commis par les pourtant respectables Schuiten et Van Dormael, est une véritable purge, un assemblage incompréhensible de concepts de "haute volée" frôlant l’ineptie totale, de situations absurdes qui se dénouent comme par enchantement, et de personnages spectraux qui n’expriment absolument rien d’engageant pour le lecteur. Si l’on arrive à terminer la lecture de ce "Dernier Pharaon", non sans mal d’ailleurs (il m’a fallu m’y reprendre à quatre fois pour trouver le courage de le lire jusqu’au bout…), c’est pour le plaisir du dessin de Schuiten, toujours impeccable architecte – un tantinet pompier, mais bon… -, dessin par ailleurs partiellement gâché par un choix de couleurs peu pertinent. Car ce foutu scénario, écrit à six mains (jamais bon, ça !) patine rapidement après quelques premières pages intrigantes : rien n'a de véritable intérêt, rien n’a de sens dans cette uchronie écolo-apocalyptique, qui se résout avec une facilité risible quand on considère le nombre d’incohérences accumulées dans la conclusion.
Le pire est peut-être néanmoins l’absence de la moindre ressemblance entre les personnages de ce triste ouvrage avec les fameux Blake et Mortimer, et ce n’est pas le lien forcé effectué avec le "Mystère de la Grande Pyramide" qui peut rectifier le tir.
Une véritable catastrophe.
Je suis totalement passé à coté de ce one-shot.
Cet album représente les exercices graphiques comme les aime Jean-Christophe Menu. Le dessin est spécial et les auteurs font plein de trucs stylés avec la narration, le cadrage, etc, etc. C'est le genre d'OVNI dans lequel je n'embarque pas du tout. Si j'avoue que le dessin est bien fait et qu'il reste lisible la plupart du temps, ce n'est pas le cas du scénario qui m'a vite paru être un gros délire qui partait dans tous les sens et je me suis ennuyé passé les premières pages. J'aurais pu simplement arrêter de lire le texte et admirer le dessin, mais moi j'aime lire une BD pour son dessin et son scénario. Si je voulais simplement admirer un dessin, j'achèterais un artbook ou j'irais dans une galerie d'art.
C'était tout simplement pas un album pour moi. Les lecteurs qui apprécient plus ce genre d'album 'spécial' vont surement mieux accrocher.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Rosa la Rouge
Rosa Luxemburg, je connaissais de nom et c'est tout. C'est avec cet album que j'ai découvert qu'il s'agissait d'une écrivaine et militante socialiste (de nos jours, on dirait plutôt communiste) du début du 20e siècle en Europe et plus spécifiquement en Allemagne. Cette BD nous raconte toute sa vie, de sa naissance à sa mort. Mais elle le fait de manière indigeste et pénible. Déjà le graphisme n'est pas engageant du tout. Il fait dans le minimalisme en terme de décors, préférant des cadres vides pour se focaliser seulement sur les visages des personnages et laisser beaucoup de place pour l'amoncellement de texte qui les accompagne. Comme ces fameux visages sont plutôt moches, nous ne sommes pas loin d'être face à un livre illustré où la mise en scène en forme de petites cases et de dialogues est plus un artifice qu'une véritable nature. Qui plus est, cela ne suffit pas à fluidifier ou alléger la lecture tant elle est fastidieuse. Le texte est omniprésent. En guise de dialogues, nous avons droit régulièrement à de longs extraits des thèses, lectures et idées de Rosa Luxemburg et des autres penseurs et politiques dont elle lit les ouvrages ou avec qui elle débat. Si lors des premières pages concernées, on peut lire ces dialogues avec un certain intérêt, très rapidement cela devient barbant à moins d'être complètement passionné de politique et de socialisme. Et comme il utilise régulièrement une police de caractère en gras noir et italique pas très lisible, cela n'arrange pas sa clarté. Quant à l'histoire, c'est le récit factuel de sa vie, avec une succession de faits, intimes ou publics, chacun étant l'occasion de nouveaux longues plages de texte et de dialogues sans vie. Je n'ai pas tenu sur la longueur, me mettant finalement à zapper quelques pages par-ci par-là tant j'étais ennuyé. Rosa Luxemburg et ses idées politiques sont probablement un sujet intéressant méritant une biographie et une présentation aux lecteurs, mais sur la forme et sur la manière de les présenter aux lecteurs, cet album là est un échec à mes yeux.
Simak
Ma véritable note est 2.5. Je n'aime pas trop ce genre de bd qui fait appel à la photographie pour coller des images presque ultra-réalistes avec un effet 3D. Cela donne un aspect plutôt froid à l'ensemble. Par ailleurs, notre héros est plutôt dans le genre réfractaire aux choses de l'amour. Je n'aime pas trop les héros sans peur, ni reproche comme à l'ancienne. L'univers décrit est celui de la série les Méta-Barons bien que ce scénario soit totalement indépendant. Il est question des Simak à savoir ces humains génétiquement modifiés avec augmentation des capacités physiques et sensorielles dont le premier spécimen était apparu dans la série-mère. On peut passer son chemin sur ce thriller futuriste.
Mon chat, ma cuisine et moi
Le titre résume parfaitement cet album. Au travers de courts récit l’auteure nous raconte le quotidien d’une jeune femme coréenne. A chaque chapitre sa recette de cuisine, qui souvent n’a pas grand-chose d’asiatique, elle. Je ne sais si le récit a été adapté pour un public européen mais c’est assez déconcertant de trouver dans un manga des recettes européennes traditionnelles (le pain perdu, le tiramisu, la crème aux œufs…). Le point positif, c’est que ces recettes sont faciles à reproduire chez nous. Le point négatif, c’est que l’on perd l’exotisme que nous laissait espérer les origines du livre. On se contentera du sirutteok, un gâteau à la pâte de haricot rouge, en guise de recette fondamentalement asiatique. Les chats interviennent souvent dans ces récits. On retrouve donc au travers de petites anecdotes les caractères bien connus de ces félins. Pour le reste, le quotidien du personnage central est des plus banals. Elle commence par perdre un emploi précaire, puis elle suit une formation, est invitée à une réunion d’anciens élèves, garde son neveu, discute avec une amie et finira par ouvrir son propre commerce. Très banal donc et raconté avec légèreté, on est dans du pur roman graphique allégé par les interventions des trois chats et l’explication des recettes de cuisine. Le dessin est très épuré mais pas maladroit. Le découpage est bon et ce manga se lit de gauche à droite, ce qui à mes yeux demeure plus confortable pour un Européen. Bon, honnêtement, ce n’est pas ce que j’ai lu de plus passionnant et les recettes sont de grands classiques de base qui plairont plus à des enfants qu’à des adultes. Dispensable, donc. Mais ce n’est pas un mauvais album.
L'île Aux Chiens
J'ai pas vu le film donc je n'ai aucune idée si ce manga est une adaptation fidèle ou non. En lisant cet album, j'ai été surpris par la vitesse à laquelle il se lit. Les cases sont grandes et il y en a souvent très peu. Cela fait en sorte que l'action du récit est rapide et que rien n'est vraiment très développé. J'ai eu l'impression de lire le résumé d'une histoire et non une histoire en elle-même. C'est dommage parce que j'ai entrevu dans le scénario de bonnes idées, mais tout va trop vite. De plus, je n'ai pas aimé le dessin. Les chiens sont bien dessinés, mais le héros a tout le temps la même expression sur le visage et ça m'a énervé. Un album dispensable.
Cléopâtre
Un shojo qui sent bon les années 70. Le graphisme est cliché et reprend les codes des shojos de l'époque. Par exemple, les yeux de Cléopâtre brillent tout le temps. La vie de cette reine est assez passionnante et riche pour en faire une bonne bande dessinée, mais je n'ai pas du tout aimé comment l'auteure développe son scénario. Comme c'est un shojo, elle met surtout en avant la vie romantique et tragique de Cléopâtre. La narration dit que c'est une reine intelligente, mais la plupart du temps on dirait juste une adolescente qui passe son temps à admirer les hommes qu'elle aime ou pleurer sur sa vie tragique. Cela devient vite franchement ennuyeux. À lire à la limite pour voir comment était les shojos de l'époque, mais je conseillerais plutôt de lire La Rose de Versailles.
Burning Tattoo
Je ne suis pas entré dans cette histoire d'un gamin ayant la maladie des os de verre et qui passe un marché en se faisant tatouer un talisman qui le protégera à condition de le régénérer avec une encre magique. On pénètre à reculons dans un monde post-apocalyptique assez complexe. Cependant, un découpage assez inégal a eu raison de ma lecture. Par ailleurs, il y a comme une sorte d'attirance envers un jeune garçon vulnérable mais les masques tomberont assez rapidement. On se sert un peu de cette maladie, ce qui m'a un peu rebuté. Il s'agit d'un manga jeunesse qui peut toutefois plaire au plus jeune lectorat. A noter qu'il s'agit d'un manga à la française avec le format et les codes du genre.
Buck Danny - Les Oiseaux noirs
Pourquoi ce diptyque n’est-il pas tout simplement intégré à la série « normale » de Buck Danny ? Parce que, honnêtement, elle en a le goût, l’odeur et les auteurs ! Jean-Michel Charlier et Francis Bergèse ! C’est pas rien, quand même… Alors classer ce diptyque en hors série, ça me fait l’effet d’un enfant qui aurait trop vite rangé sa chambre, se serait rendu compte à la dernière minute qu’il avait oublié un truc et l’aurait mis au premier endroit où il aurait trouvé un semblant de place. Tout ça pour dire que « Les Oiseaux noirs », c’est du Buck Danny pur jus. L’intrigue se déroule à la fin de la guerre froide et s’articule autour d’un risque de guerre totale fomentée par un groupe de fanatiques soviétiques. Le champ de bataille se situe dans les étoiles, avec le projet « Star Wars » de Ronald Reagan comme base historique réaliste. Les avions mis en avant sont de type « furtif » et l’aspect « espionnage » est très développé. Les principaux protagonistes agissent comme nous en avons l’habitude : Sonny Tuckson est maladroit et impulsif, Buck Danny est héroïque, Tumbler est discret et déterminé. Le dessin du premier tome est assuré par Francis Bergèse tandis que celui du deuxième est confié à André Le Bras. Les deux styles sont très proches et la transition ne choque absolument pas. Le scénario a été ébauché par Jean-Michel Charlier et retravaillé par le duo Buendia/Zumbiehl (des habitués du genre, Zumbiehl étant par ailleurs devenu le scénariste attitré des « Aventures de Buck Danny (classic) »). Ce n’est clairement pas le meilleur diptyque de Buck Danny. A titre personnel, je le classerais dans la moyenne basse. J’y ai ressenti certains relents xénophobes (caricature de la culture japonaise, exacerbation de la « folie » soviétique) mal tempérés par quelques nuances finales. Dans les années 80, ces albums n’auraient sans doute pas fait tache mais, parus 30 ans plus tard, ils sont un peu décalés. Dispensable si on n’est pas un fan absolu de Buck Danny, mais réalisé avec soin et sérieux. Personnellement, je dis « bof » parce que ce n’est pas ma période préférée de Buck Danny (je préférais les récits plus axés sur l’aventure des années 1952 à 1979) mais si cette période vous intéresse et si vous aimez l’aspect « espionnage » de la série, ce diptyque vous plaira.
50 nuances de gras - L'elfe qui aimait trop les frites
Qu'est ce que c'est vraiment pathétique ! On a droit à tout ce qu'il y a de plus mauvais dans le manga japonais. Les plus réfractaires au genre risquent de dire qu'ils avaient raison. Cependant, c'est comme tout : il y a du bon et du mauvais et ce, quelque soit le genre. Bien sûr, on peut trouver que 50 nuances de gras est pas mal et en même temps, on fustigera une oeuvre intelligente que la plupart des aviseurs apprécient pour ses qualités intrinsèques. Mais là, encore, il faut accepter la médiocrité au nom de la tolérance. Je viens de voir un reportage sur une usine de frites qui cause beaucoup de pollution au niveau de la nature environnante. Il est vrai que les habitants reçoivent des jets de gras jusque sur leurs automobiles sans compter les odeurs de friture portées par le vent. Cela vaccine un peu. Que dire sur l'oeuvre en elle-même ? La lecture m'a paru assez ennuyeuse sans compter toute cette frivolité autour d'une elfe qui aime les frites au point d'en manger un peu trop ce qui la condamne à rester dans le monde des humains. Oui, elle grossit et prend du gras surtout au niveau de sa poitrine aguicheuse. Plus gras, on ne fait pas ! Par ailleurs, c'était censé être un peu humoristique. J'ai même pas souri une seule fois autour de cette elfe rondelette. Et qu'est-ce que cela manque de profondeur ! Ce titre emprunte également sur le succès mondial de 50 nuances de Grey. Il est clair que je préfère de loin cette saga à ce pastiche raté.
Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon
J'ai une question : vu l'incroyable richesse de la BD contemporaine, que l'on parle de BD franco-belge, de mangas ou de comics, et surtout de ces romans graphiques qui essaiment miraculeusement un peu partout dans le monde, ne serait-il pas temps de faire le deuil de nos chers Blake & Mortimer, Lucky Luke, Spirou, Astérix, Alix, Corto Maltese, etc. ? D'admettre que leurs auteurs sont morts et enterrés depuis longtemps, et que les tomes originaux de leurs aventures se suffisent bien à eux-mêmes, sans qu'il soit nécessaire d'ajouter quoi que ce soit, surtout d'un tel niveau de médiocrité en général qu'on ne fait qu'abimer les merveilleux souvenirs de l'âge d'or de ces héros mythiques ? Bien sûr, le marketing nécrophile se repait de cette survie artificielle des icones, et les têtes de gondoles dans les derniers « magasins physiques » sont encore principalement consacrés à ces avatars monstrueux, qui ne servent qu'à faire raquer un chaland crédule espérant revivre un passé englouti. Tout cela pour dire que ce "Dernier Pharaon", hors-série Blake et Mortimer commis par les pourtant respectables Schuiten et Van Dormael, est une véritable purge, un assemblage incompréhensible de concepts de "haute volée" frôlant l’ineptie totale, de situations absurdes qui se dénouent comme par enchantement, et de personnages spectraux qui n’expriment absolument rien d’engageant pour le lecteur. Si l’on arrive à terminer la lecture de ce "Dernier Pharaon", non sans mal d’ailleurs (il m’a fallu m’y reprendre à quatre fois pour trouver le courage de le lire jusqu’au bout…), c’est pour le plaisir du dessin de Schuiten, toujours impeccable architecte – un tantinet pompier, mais bon… -, dessin par ailleurs partiellement gâché par un choix de couleurs peu pertinent. Car ce foutu scénario, écrit à six mains (jamais bon, ça !) patine rapidement après quelques premières pages intrigantes : rien n'a de véritable intérêt, rien n’a de sens dans cette uchronie écolo-apocalyptique, qui se résout avec une facilité risible quand on considère le nombre d’incohérences accumulées dans la conclusion. Le pire est peut-être néanmoins l’absence de la moindre ressemblance entre les personnages de ce triste ouvrage avec les fameux Blake et Mortimer, et ce n’est pas le lien forcé effectué avec le "Mystère de la Grande Pyramide" qui peut rectifier le tir. Une véritable catastrophe.
Le Premier Bal d'Emma
Je suis totalement passé à coté de ce one-shot. Cet album représente les exercices graphiques comme les aime Jean-Christophe Menu. Le dessin est spécial et les auteurs font plein de trucs stylés avec la narration, le cadrage, etc, etc. C'est le genre d'OVNI dans lequel je n'embarque pas du tout. Si j'avoue que le dessin est bien fait et qu'il reste lisible la plupart du temps, ce n'est pas le cas du scénario qui m'a vite paru être un gros délire qui partait dans tous les sens et je me suis ennuyé passé les premières pages. J'aurais pu simplement arrêter de lire le texte et admirer le dessin, mais moi j'aime lire une BD pour son dessin et son scénario. Si je voulais simplement admirer un dessin, j'achèterais un artbook ou j'irais dans une galerie d'art. C'était tout simplement pas un album pour moi. Les lecteurs qui apprécient plus ce genre d'album 'spécial' vont surement mieux accrocher.