Mouais, bof bof.
Le casting est imposant (voir description), avec les habitués des Humanos ou de l’Echo des Savanes (dans lequel ces histoires ont été préalablement publiées), avec quelques auteurs en plus.
Chaque auteur devait donner sa version du passage ou du bug de l’an 2000. C’est forcément hétérogène, inégal, ne laissant que peu d’espace à chacun pour tirer son épingle du jeu. Ce genre d’album collectif est rarement une réussite il faut dire.
La plupart de ces courtes histoires m’ont laissé de marbre. La première, d’Edika est correcte, et celles de Tronchet ou de Vuillemin sont plutôt intéressantes (ce sont les meilleures du recueil à mon goût). De celle de Cromwell, je retiens surtout le dessin, que j’ai bien aimé. L’histoire d’Arleston avait un réel potentiel sous-exploité (cela pouvait partir vers plus de fantastique, d’érotisme, d’humour, en tout cas être davantage développé sans problème).
Pour le reste, c’est décevant : moyen, voire même sans trop d’intérêt, malgré le pédigrée de certains auteurs.
Je reste perplexe devant le sujet de cette BD. Ce n'est pas tant que ce soit choquant, c'est plutôt que ça me laisse un sentiment de malaise et de léger dégoût, et surtout un questionnement sur l'intérêt qu'il y avait à broder une histoire sur un tel sujet. Car au final, le scénario de cette BD n'aborde que ça et rien d'autre. Un frère et une sœur amants depuis leur adolescence, l'une s'étant entre temps mariée, ayant des enfants, et trompant allègrement son mari, et l'autre restant célibataire, obnubilé par sa soeur. L'album commence quand la soeur décide de mettre fin à leur relation, mais le frère n'est pas d'accord et le prend mal, essayant de forcer la main de son amante qui a du mal à ne pas céder en partie à chaque nouvel assaut amoureux. Enfin je dis amoureux, mais à la manière dont les choses sont présentées ici, ça ressemble surtout à de l'attirance sexuelle plus qu'à un bel amour platonique...
Honnêtement, déjà que le sujet ne m'attirait pas à la base, la BD ensuite m'a ennuyé. Pour commencer, le graphisme ne m'a pas enthousiasmé. Les décors sont bons, mais je trouve les personnages laids. Non pas parce qu'ils sont mal dessinés car je connais le talent de Benoit Springer, mais plus parce qu'ils sont physiquement moches, surtout le frère. Et moche, je le trouve aussi sur le plan moral : c'est lui qui a le mauvais rôle dans cet album, celui qui harcèle et veut pousser sa sœur à poursuivre leur relation incestueuse et adultère. Et aussi celui qui s'engage en parallèle dans une autre relation sans lendemain, sans prendre en compte le mal qu'il va causer à une femme pour laquelle il n'a aucun sentiment. Quand on a aussi peu d'empathie envers les personnages principaux, il m'est difficile de m'intéresser à leur histoire.
Et comme l'intrigue elle-même ne se développe dans aucune direction plus intéressante, elle se termine sans avoir réussi à soulever davantage de passion de ma part.
Ma femme adore Chef Magik, et se retrouve même à rigoler de façon incontrôlable au point qu'on se demande s'il ne faut pas appeler les urgences.
Face à un tel engouement, j'ai jeté un oeil curieux et néanmoins circonspect sur cette série de gags mettant en scène ces personnages étranges.
Bon, premier point, le dessin est assez mignon.
Deuxième point, l'humour est assez absurde, et parfois un peu pipi caca prout (ce qui n'est pas un défaut en soi, notez bien).
Troisième point, je n'ai pas ri une seule fois, tout au plus souri un peu difficilement quelques fois. Les gags de Chef Magik me passent totalement à côté, que c'en est impressionnant.
J'en déduis que je cet humour absurde-ci ne me correspond pas du tout, ce que je regrette un peu alors que ma femme est encore en train de se gondoler comme une baleine (si toutefois les baleines se gondolent).
Bref, j'espère que d'autres en riront, pour moi c'est raté.
Voilà clairement une série pour adolescents masculins. On trouve trois personnages principaux qu'on voit en couverture du tome 1 dont deux frères jumeaux nés à 5 minutes d'intervalle. Il y a toujours une petite compétition entre eux même si le cadet prend ensuite clairement l'avantage si on peut dire, en terme de résultats scolaires, sportifs et de relations sociales. Il y a également une jeune fille qui traine avec eux sans qu'on voit trop au début avec lequel des frères elle s'entend le mieux.
Le pitch pouvait être intéressant. L'un des 2 frères croise un homme qui lui donne un bracelet pour voyager dans le futur sans qu'il sache de combien de temps il va avancer. Il découvrira plus tard qu'il n'a voyagé que de 5 minutes. Sauf que de futur on a l'impression qu'il est tombé dans un autre monde avec des sortes de "statues-guerriers" qui détruisent tout pour on ne sait quelle raison. Mais dans ce cas pourquoi cette histoire de 5 minutes. Cela voudrait dire que les guerriers sont apparus comme par hasard dans les 5 minutes après qu'il ait invoqué le bracelet. Déjà là ça m'a perdu. Mais surtout la suite n'est qu'en grosse partie des combats, des personnages se font tuer. Le voyageur du futur ne peut revenir dans le temps présent qu'une seule fois, donc il faut qu'il découvre le point faible des guerriers avant de revenir en arrière. Mais ma logique me dit que s'il revient en arrière que de 5 minutes il ne pourra pas annuler les morts et la destruction faites précédemment... En gros je n'ai pas tout compris la subtilité scénaristique. De plus ne devrait-il pas se croiser lui-même 5 minutes dans le futur, or ça ne semble pas le cas. Le dessin est par ailleurs convenable, mais pas envie d'aller plus loin que le premier tome.
Tiens, voilà une petite curiosité. Pierre Clostermann est donc un aviateur de légende, qui a combattu les forces nazies au sein de la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre Mondiale, à bord de différents avions de chasse. Au sortir de la guerre, il a raconté ses missions dans le roman Le Grand Cirque, adapté par la suite en film, mais surtout ici en bande dessinée. C'est un témoignage peut-être unique, de la part de quelqu'un qui savait, en plus de raconter, écrire (il a réalisé d'autres ouvrages sur ses aventures, mais pas seulement, et fut le traducteur de Jonathan Livingston le goëland...).
Cette adaptation, dont on ne sait pas s'il l'a réalisée lui-même ou si c'est Christian Mathelot, le dessinateur, qui s'en est chargé, propose donc, sur 34 pages au format carré, des histoires courtes (en général 4 pages) reprenant ses aventures. Si le style est enlevé, qu'on ne s'ennuie pas une seconde, la mise en page a diablement vieilli (rappelons qu'elle date de 1950) : les récitatifs ne sont pas vraiment séparés du dessin, et parfois sont à la limite du lisible, le coloriste (Mathelot ou l'anonyme qui s'en est chargé) débordant parfois nettement... Cela peut paraître très contraignant au lecteur ou à la lectrice d'aujourd'hui, heureusement que l'album est assez court. cela ne se lit cependant pas en 10 minutes.
Sur le plan du dessin Mathelot fait partie de cette école franco-belge passionnée d'aviation qui passait des heures à s'inspirer de maquettes pour essayer de saisir au mieux la ligne agressive ou élégante des chasseurs ou des bombardiers britanniques, allemands ou américains. Le résultat est relativement plaisant, si l'on arrive à faire fi des débordements de couleurs ou de récitatifs.
Intéressant, mais hélas vieillot.
C’est vraiment par curiosité que je me suis mis à feuilleter « Ennemis ». En effet, sa couverture, sa mise en couleurs et son contenu rappellent fortement « Les Tuniques bleues » et je me demandais ce que les auteurs allaient pouvoir apportés de plus dans le genre western ou plutôt par rapport à la série de référence.
Bon, ben, j’y vais de tout de go : je n’ai pas eu mon lot de surprises, d’émotions en lisant cette bande dessinée. A vrai dire, les péripéties de cette bande de bras cassés de l’armée de l’Union chargée de prospecter les rangs de l’ennemi m’ont laissé indifférent…
Pourtant, le dessin de Tristan Josse est plaisant à contempler. Son coup de patte est assez dynamique et ses (nombreux) personnages sont aisément identifiables au premier coup d’œil. Le scénario concocté par Kid Toussaint est lui-aussi dynamique, on ne s’ennuie pas à lecture du premier tome d'« Ennemis ».
Alors quoi ? Qu’est ce qu’il ne va pas ? Je n’ai pas aimé le traitement très caricatural des protagonistes. J’ai aussi trouvé très quelconque l’idée des paris parmi les soldats pour trouver le traitre parmi cette bande ; c’est comme si les auteurs avaient voulu créer à tout prix un concept original pour nous amener à nous intéresser à cette intrigue… je ne suis pas convaincu. Encore une fois, l’histoire est centrée sur le montage d’une équipe complétement à la ramasse qu’on envoie au casse-pipe… l’idée n’est pas nouvelle et en plus, tout cela semble très superficiel, bref, je n’y crois pas et au final, je n’en avais rien à faire de leur devenir.
L’humour employé ne m’a pas vraiment fait rire, à la rigueur, le colosse Noto est peut-être le plus tordant de tous. Mais dans l’ensemble, le comique de situation est assez léger et n’est pas assez développé à mon goût. De plus, même si je suis conscient qu’on a affaire à une bande dessinée qui a pour but de nous divertir, certaines situations sont vraiment tirées par les cheveux à l’image d’un des personnages (très détestable), Montgomery (le bellâtre), qui se fait blesser gravement aux épaules et qui continue malgré tout à marcher ceci sans avoir été soigné…
Au final, malgré son bon traitement graphique et le fait que le récit soit vivant, dynamique, « Ennemis » ne m’a pas convaincu principalement à cause d’un scénario de déjà-vu et d’un humour pas assez « percutant » à mon goût. Même pas envie de lire le deuxième tome…
Tout, tout, tout, vous saurez tout sur l'Opération Overlord, avec cette BD... Mais vous risquez de lâcher l'affaire en chemin.
En effet celle-ci est assez laborieuse, sur beaucoup de plans. Il ne fait pas de doutes que le scénariste, Serge Saint-Michel, ait voulu mettre à la portée de tous un maximum d'infos, et surtout des détails peu connus du public, dans ce récit de 82 pages. Du coup nous avons de nombreuses scènes prenant pied en 1944, majoritairement en Normandie, concernant la préparation, le déroulement et les conséquences du D-Day (terme jamais utilisé dans l'album, tiens). Ainsi des nombreuses escarmouches qui se sont déroulées dans le bocage normand, les combats pour "prendre" une ville réduite à l'état de ruines, la façon dont les généraux allemands ont tenté de prévoir, puis contrer, puis limiter les dégâts causés par la (quasi-)implacable offensive alliée... Du coup on se retrouve avec un récit contenant de multiples personnages, quelques-uns, modestes, servant de fil rouge, mais dont on perd très vite la trace... C'est très, trop confus, on sent que le scénariste est historien, mais qu'il n'a aucune technique pour raconter une BD.
Côté graphique c'est Mister Kit qui s'y colle, et qui fait ce qu'il peut. Si on sent qu'il a un certain savoir-faire pour dessiner des blindés et des chasseurs, il a beaucoup plus de mal avec les êtres de chair et de sang. Gros problème anatomiques, poses pas du tout naturelles, insertion de portraits de célébrités (Churchill, Eisenhower, Rommel, Patton...) hasardeuses... C'est largement insuffisant.
Je n'ai pas accroché à cet album. Il faut dire que Koh-Lanta n'a jamais été diffusé au Québec (du coup on peut se demander la pertinence d'une bibliothèque québécoise à acheter ce livre) et du coup je peux pas rire des travers de l'émission de la même manière qu'un français qui a déjà regardé. J'ai tout de même rapidement compris le principe du show qui me fait penser à Survivor, une autre émission de télé-réalité que je n'ai jamais regardée parce que je trouve ce genre d'émission sans intérêt.
Le principal problème toutefois vient de l'humour de Feroumont. Le peu que j'ai lu de son œuvre ne m'a pas fait rigoler et ce fut encore le cas ici. Quelques remarques m'ont fait sourire sans plus, le reste n'est pas drôle et pour moi rien n'est plus ennuyeux qu'une bande dessinée humoristique qui ne me fait pas rire. Et le pire est que cela devient de plus en plus inintéressant au fil des pages, l'auteur étirant un peu trop le concept. Il reste le dessin qui est pas mal.
En gros, pour les fans de Koh-Lanta....
L’histoire n’est pas palpitante. Vous plongerez allégrement dans Paris en 2050. La population est sous un sérum de vérité. C’est-à-dire qu’aucun individu ne peut mentir. Kader est seul et déprimé, ne trouvant que du plaisir qu’à travers les rencontres avec sa fille et son ex-femme. Une vie bien triste et morose.
Est-ce qu’il y a un message quelconque à capter dans cet album ? Si c’est le cas, je suis passé à côté. C’est lent avec des dialogues bien pauvres. Le graphisme quant à lui, même si il est simple et sans fioriture, il est plutôt plaisant et adapté pour décrire une atmosphère pesante, austère et angoissante. La colorisation avec des tons froids accentue cette sensation.
Le découpage des cases est d’un classique absolu. Quelle raideur dans l’approche. On reste donc ankylosé sur un gaufrier à 3 bandes à 2 ou 3 cases !
Pas emballé par cette société chimérique des années 2050 organisée pour que sa population ne soit pas heureuse. On n’y croit pas vraiment. Aucune dimension politique dans ce récit.
Une bande dessinée banale sans saveur.
note réelle 2,5
Une nouvelle version de l'histoire d'un des plus grands héros de notre pays, avant qu'il soit un pays. Cette fois-ci adaptée d'un film éponyme avec Christophe Lambert en tête d'affiche...
Très vite j'ai été frappé par le niveau d'amateurisme de l'ensemble. Les scènes s'enchaînent, de façon linéaire, mais sans grande cohérence, sans liant entre elles. Il s'agit visiblement d'une transposition assez "sèche" du scénario du film. Les dessins de Jean-Marie Michaud, qui pourtant a fait bien mieux à cette époque, sentent l'album de commande vite torché. On notera que la première case présentant Vercingétorix adulte nous montre donc Christophe Lambert en gros plan, et on comprend pourquoi il fut moqué à l'époque... Maquillage, visage lunaire et perruque fournie ne font pas bon ménage sur un plateau... On s'ennuie ferme très vite, même si par moments le dessinateur semble avoir récupéré un peu de temps et soigne un peu plus certaines planches.
On notera le gros dossier documentaire d'Anne de Leseleuc, historienne à l'origine du scénario du film, qui réduit la partie BD à 25 pages.
Je me souviens qu'à sa sortie, au début des années 2000, ce film avait été largement moqué par la critique et le public, en raison de la prestation de son interprète principal et de sa réalisation, particulièrement peu qualitatives... L'adaptation en BD n'est pas beaucoup mieux. On sent l'oeuvre de commande, dont l'éditeur, qui l'a retirée de son catalogue, a un peu honte... Bref, à oublier.
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Demain l'an 3000
Mouais, bof bof. Le casting est imposant (voir description), avec les habitués des Humanos ou de l’Echo des Savanes (dans lequel ces histoires ont été préalablement publiées), avec quelques auteurs en plus. Chaque auteur devait donner sa version du passage ou du bug de l’an 2000. C’est forcément hétérogène, inégal, ne laissant que peu d’espace à chacun pour tirer son épingle du jeu. Ce genre d’album collectif est rarement une réussite il faut dire. La plupart de ces courtes histoires m’ont laissé de marbre. La première, d’Edika est correcte, et celles de Tronchet ou de Vuillemin sont plutôt intéressantes (ce sont les meilleures du recueil à mon goût). De celle de Cromwell, je retiens surtout le dessin, que j’ai bien aimé. L’histoire d’Arleston avait un réel potentiel sous-exploité (cela pouvait partir vers plus de fantastique, d’érotisme, d’humour, en tout cas être davantage développé sans problème). Pour le reste, c’est décevant : moyen, voire même sans trop d’intérêt, malgré le pédigrée de certains auteurs.
L'Indivision
Je reste perplexe devant le sujet de cette BD. Ce n'est pas tant que ce soit choquant, c'est plutôt que ça me laisse un sentiment de malaise et de léger dégoût, et surtout un questionnement sur l'intérêt qu'il y avait à broder une histoire sur un tel sujet. Car au final, le scénario de cette BD n'aborde que ça et rien d'autre. Un frère et une sœur amants depuis leur adolescence, l'une s'étant entre temps mariée, ayant des enfants, et trompant allègrement son mari, et l'autre restant célibataire, obnubilé par sa soeur. L'album commence quand la soeur décide de mettre fin à leur relation, mais le frère n'est pas d'accord et le prend mal, essayant de forcer la main de son amante qui a du mal à ne pas céder en partie à chaque nouvel assaut amoureux. Enfin je dis amoureux, mais à la manière dont les choses sont présentées ici, ça ressemble surtout à de l'attirance sexuelle plus qu'à un bel amour platonique... Honnêtement, déjà que le sujet ne m'attirait pas à la base, la BD ensuite m'a ennuyé. Pour commencer, le graphisme ne m'a pas enthousiasmé. Les décors sont bons, mais je trouve les personnages laids. Non pas parce qu'ils sont mal dessinés car je connais le talent de Benoit Springer, mais plus parce qu'ils sont physiquement moches, surtout le frère. Et moche, je le trouve aussi sur le plan moral : c'est lui qui a le mauvais rôle dans cet album, celui qui harcèle et veut pousser sa sœur à poursuivre leur relation incestueuse et adultère. Et aussi celui qui s'engage en parallèle dans une autre relation sans lendemain, sans prendre en compte le mal qu'il va causer à une femme pour laquelle il n'a aucun sentiment. Quand on a aussi peu d'empathie envers les personnages principaux, il m'est difficile de m'intéresser à leur histoire. Et comme l'intrigue elle-même ne se développe dans aucune direction plus intéressante, elle se termine sans avoir réussi à soulever davantage de passion de ma part.
Chef Magik
Ma femme adore Chef Magik, et se retrouve même à rigoler de façon incontrôlable au point qu'on se demande s'il ne faut pas appeler les urgences. Face à un tel engouement, j'ai jeté un oeil curieux et néanmoins circonspect sur cette série de gags mettant en scène ces personnages étranges. Bon, premier point, le dessin est assez mignon. Deuxième point, l'humour est assez absurde, et parfois un peu pipi caca prout (ce qui n'est pas un défaut en soi, notez bien). Troisième point, je n'ai pas ri une seule fois, tout au plus souri un peu difficilement quelques fois. Les gags de Chef Magik me passent totalement à côté, que c'en est impressionnant. J'en déduis que je cet humour absurde-ci ne me correspond pas du tout, ce que je regrette un peu alors que ma femme est encore en train de se gondoler comme une baleine (si toutefois les baleines se gondolent). Bref, j'espère que d'autres en riront, pour moi c'est raté.
5 minutes forward
Voilà clairement une série pour adolescents masculins. On trouve trois personnages principaux qu'on voit en couverture du tome 1 dont deux frères jumeaux nés à 5 minutes d'intervalle. Il y a toujours une petite compétition entre eux même si le cadet prend ensuite clairement l'avantage si on peut dire, en terme de résultats scolaires, sportifs et de relations sociales. Il y a également une jeune fille qui traine avec eux sans qu'on voit trop au début avec lequel des frères elle s'entend le mieux. Le pitch pouvait être intéressant. L'un des 2 frères croise un homme qui lui donne un bracelet pour voyager dans le futur sans qu'il sache de combien de temps il va avancer. Il découvrira plus tard qu'il n'a voyagé que de 5 minutes. Sauf que de futur on a l'impression qu'il est tombé dans un autre monde avec des sortes de "statues-guerriers" qui détruisent tout pour on ne sait quelle raison. Mais dans ce cas pourquoi cette histoire de 5 minutes. Cela voudrait dire que les guerriers sont apparus comme par hasard dans les 5 minutes après qu'il ait invoqué le bracelet. Déjà là ça m'a perdu. Mais surtout la suite n'est qu'en grosse partie des combats, des personnages se font tuer. Le voyageur du futur ne peut revenir dans le temps présent qu'une seule fois, donc il faut qu'il découvre le point faible des guerriers avant de revenir en arrière. Mais ma logique me dit que s'il revient en arrière que de 5 minutes il ne pourra pas annuler les morts et la destruction faites précédemment... En gros je n'ai pas tout compris la subtilité scénaristique. De plus ne devrait-il pas se croiser lui-même 5 minutes dans le futur, or ça ne semble pas le cas. Le dessin est par ailleurs convenable, mais pas envie d'aller plus loin que le premier tome.
Le Grand Cirque
Tiens, voilà une petite curiosité. Pierre Clostermann est donc un aviateur de légende, qui a combattu les forces nazies au sein de la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre Mondiale, à bord de différents avions de chasse. Au sortir de la guerre, il a raconté ses missions dans le roman Le Grand Cirque, adapté par la suite en film, mais surtout ici en bande dessinée. C'est un témoignage peut-être unique, de la part de quelqu'un qui savait, en plus de raconter, écrire (il a réalisé d'autres ouvrages sur ses aventures, mais pas seulement, et fut le traducteur de Jonathan Livingston le goëland...). Cette adaptation, dont on ne sait pas s'il l'a réalisée lui-même ou si c'est Christian Mathelot, le dessinateur, qui s'en est chargé, propose donc, sur 34 pages au format carré, des histoires courtes (en général 4 pages) reprenant ses aventures. Si le style est enlevé, qu'on ne s'ennuie pas une seconde, la mise en page a diablement vieilli (rappelons qu'elle date de 1950) : les récitatifs ne sont pas vraiment séparés du dessin, et parfois sont à la limite du lisible, le coloriste (Mathelot ou l'anonyme qui s'en est chargé) débordant parfois nettement... Cela peut paraître très contraignant au lecteur ou à la lectrice d'aujourd'hui, heureusement que l'album est assez court. cela ne se lit cependant pas en 10 minutes. Sur le plan du dessin Mathelot fait partie de cette école franco-belge passionnée d'aviation qui passait des heures à s'inspirer de maquettes pour essayer de saisir au mieux la ligne agressive ou élégante des chasseurs ou des bombardiers britanniques, allemands ou américains. Le résultat est relativement plaisant, si l'on arrive à faire fi des débordements de couleurs ou de récitatifs. Intéressant, mais hélas vieillot.
Ennemis - Noir/Blanc
C’est vraiment par curiosité que je me suis mis à feuilleter « Ennemis ». En effet, sa couverture, sa mise en couleurs et son contenu rappellent fortement « Les Tuniques bleues » et je me demandais ce que les auteurs allaient pouvoir apportés de plus dans le genre western ou plutôt par rapport à la série de référence. Bon, ben, j’y vais de tout de go : je n’ai pas eu mon lot de surprises, d’émotions en lisant cette bande dessinée. A vrai dire, les péripéties de cette bande de bras cassés de l’armée de l’Union chargée de prospecter les rangs de l’ennemi m’ont laissé indifférent… Pourtant, le dessin de Tristan Josse est plaisant à contempler. Son coup de patte est assez dynamique et ses (nombreux) personnages sont aisément identifiables au premier coup d’œil. Le scénario concocté par Kid Toussaint est lui-aussi dynamique, on ne s’ennuie pas à lecture du premier tome d'« Ennemis ». Alors quoi ? Qu’est ce qu’il ne va pas ? Je n’ai pas aimé le traitement très caricatural des protagonistes. J’ai aussi trouvé très quelconque l’idée des paris parmi les soldats pour trouver le traitre parmi cette bande ; c’est comme si les auteurs avaient voulu créer à tout prix un concept original pour nous amener à nous intéresser à cette intrigue… je ne suis pas convaincu. Encore une fois, l’histoire est centrée sur le montage d’une équipe complétement à la ramasse qu’on envoie au casse-pipe… l’idée n’est pas nouvelle et en plus, tout cela semble très superficiel, bref, je n’y crois pas et au final, je n’en avais rien à faire de leur devenir. L’humour employé ne m’a pas vraiment fait rire, à la rigueur, le colosse Noto est peut-être le plus tordant de tous. Mais dans l’ensemble, le comique de situation est assez léger et n’est pas assez développé à mon goût. De plus, même si je suis conscient qu’on a affaire à une bande dessinée qui a pour but de nous divertir, certaines situations sont vraiment tirées par les cheveux à l’image d’un des personnages (très détestable), Montgomery (le bellâtre), qui se fait blesser gravement aux épaules et qui continue malgré tout à marcher ceci sans avoir été soigné… Au final, malgré son bon traitement graphique et le fait que le récit soit vivant, dynamique, « Ennemis » ne m’a pas convaincu principalement à cause d’un scénario de déjà-vu et d’un humour pas assez « percutant » à mon goût. Même pas envie de lire le deuxième tome…
Overlord - 6 juin 1944 - La Liberté
Tout, tout, tout, vous saurez tout sur l'Opération Overlord, avec cette BD... Mais vous risquez de lâcher l'affaire en chemin. En effet celle-ci est assez laborieuse, sur beaucoup de plans. Il ne fait pas de doutes que le scénariste, Serge Saint-Michel, ait voulu mettre à la portée de tous un maximum d'infos, et surtout des détails peu connus du public, dans ce récit de 82 pages. Du coup nous avons de nombreuses scènes prenant pied en 1944, majoritairement en Normandie, concernant la préparation, le déroulement et les conséquences du D-Day (terme jamais utilisé dans l'album, tiens). Ainsi des nombreuses escarmouches qui se sont déroulées dans le bocage normand, les combats pour "prendre" une ville réduite à l'état de ruines, la façon dont les généraux allemands ont tenté de prévoir, puis contrer, puis limiter les dégâts causés par la (quasi-)implacable offensive alliée... Du coup on se retrouve avec un récit contenant de multiples personnages, quelques-uns, modestes, servant de fil rouge, mais dont on perd très vite la trace... C'est très, trop confus, on sent que le scénariste est historien, mais qu'il n'a aucune technique pour raconter une BD. Côté graphique c'est Mister Kit qui s'y colle, et qui fait ce qu'il peut. Si on sent qu'il a un certain savoir-faire pour dessiner des blindés et des chasseurs, il a beaucoup plus de mal avec les êtres de chair et de sang. Gros problème anatomiques, poses pas du tout naturelles, insertion de portraits de célébrités (Churchill, Eisenhower, Rommel, Patton...) hasardeuses... C'est largement insuffisant.
Le Merveilleux Spectacle de la Téléréalité
Je n'ai pas accroché à cet album. Il faut dire que Koh-Lanta n'a jamais été diffusé au Québec (du coup on peut se demander la pertinence d'une bibliothèque québécoise à acheter ce livre) et du coup je peux pas rire des travers de l'émission de la même manière qu'un français qui a déjà regardé. J'ai tout de même rapidement compris le principe du show qui me fait penser à Survivor, une autre émission de télé-réalité que je n'ai jamais regardée parce que je trouve ce genre d'émission sans intérêt. Le principal problème toutefois vient de l'humour de Feroumont. Le peu que j'ai lu de son œuvre ne m'a pas fait rigoler et ce fut encore le cas ici. Quelques remarques m'ont fait sourire sans plus, le reste n'est pas drôle et pour moi rien n'est plus ennuyeux qu'une bande dessinée humoristique qui ne me fait pas rire. Et le pire est que cela devient de plus en plus inintéressant au fil des pages, l'auteur étirant un peu trop le concept. Il reste le dessin qui est pas mal. En gros, pour les fans de Koh-Lanta....
Serum
L’histoire n’est pas palpitante. Vous plongerez allégrement dans Paris en 2050. La population est sous un sérum de vérité. C’est-à-dire qu’aucun individu ne peut mentir. Kader est seul et déprimé, ne trouvant que du plaisir qu’à travers les rencontres avec sa fille et son ex-femme. Une vie bien triste et morose. Est-ce qu’il y a un message quelconque à capter dans cet album ? Si c’est le cas, je suis passé à côté. C’est lent avec des dialogues bien pauvres. Le graphisme quant à lui, même si il est simple et sans fioriture, il est plutôt plaisant et adapté pour décrire une atmosphère pesante, austère et angoissante. La colorisation avec des tons froids accentue cette sensation. Le découpage des cases est d’un classique absolu. Quelle raideur dans l’approche. On reste donc ankylosé sur un gaufrier à 3 bandes à 2 ou 3 cases ! Pas emballé par cette société chimérique des années 2050 organisée pour que sa population ne soit pas heureuse. On n’y croit pas vraiment. Aucune dimension politique dans ce récit. Une bande dessinée banale sans saveur. note réelle 2,5
Vercingétorix - La B.D.
Une nouvelle version de l'histoire d'un des plus grands héros de notre pays, avant qu'il soit un pays. Cette fois-ci adaptée d'un film éponyme avec Christophe Lambert en tête d'affiche... Très vite j'ai été frappé par le niveau d'amateurisme de l'ensemble. Les scènes s'enchaînent, de façon linéaire, mais sans grande cohérence, sans liant entre elles. Il s'agit visiblement d'une transposition assez "sèche" du scénario du film. Les dessins de Jean-Marie Michaud, qui pourtant a fait bien mieux à cette époque, sentent l'album de commande vite torché. On notera que la première case présentant Vercingétorix adulte nous montre donc Christophe Lambert en gros plan, et on comprend pourquoi il fut moqué à l'époque... Maquillage, visage lunaire et perruque fournie ne font pas bon ménage sur un plateau... On s'ennuie ferme très vite, même si par moments le dessinateur semble avoir récupéré un peu de temps et soigne un peu plus certaines planches. On notera le gros dossier documentaire d'Anne de Leseleuc, historienne à l'origine du scénario du film, qui réduit la partie BD à 25 pages. Je me souviens qu'à sa sortie, au début des années 2000, ce film avait été largement moqué par la critique et le public, en raison de la prestation de son interprète principal et de sa réalisation, particulièrement peu qualitatives... L'adaptation en BD n'est pas beaucoup mieux. On sent l'oeuvre de commande, dont l'éditeur, qui l'a retirée de son catalogue, a un peu honte... Bref, à oublier.