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Couverture de la série Les Enquêtes de l'inspecteur Beaugat
Les Enquêtes de l'inspecteur Beaugat

Les quatre histoires regroupées ici jouent toutes sur le registre de l’humour con, débile, loufoque, voire le n’importe quoi intégral (amoureux d’esprit cartésien s’abstenir !). Certaines cases sont remplies en arrière-plan de détails débiles et surprenants. Beaugat est un flic aux faux airs de Kojak, un peu con, assez impulsif, ce qui lui doit une mutation pour la cambrousse. Les enquêtes qu’il y mène deviennent rapidement secondaires, tant les scénarios n’ont pas grand sens. Je suis surpris de trouver à la baguette de ces histoires improbables un auteur plus « sérieux » de la Série Noire, qui semble ici se défouler totalement. Au dessin, on retrouve Loro – qui a signé, parfois seul, des séries jouant aussi sur du polar déconnant (Abel Dopeulapeul) – et Harry North, que je découvre ici. Je ne suis pas fan du changement de dessinateur dans une même série, voire dans un même album comme ici, et ce d’autant plus que leurs styles sont très différents. Loro joue sur du FB caricatural assez classique, tandis que North, avec un style lui aussi caricatural, nous propose quelque chose de très différent (et que j’ai clairement préféré) : un dessin qui ressemblerait à celui d’Alexis, avec une colorisation granuleuse qui donne un rendu proche de ce que faisait Masse. Au final, je n’ai pas forcément trouvé si drôles ces petites histoires, qui partent en vrille mais qui ne prennent pas le temps de bâtir des gags, ou des caricatures un tant soit peu réussies. Note réelle 2,5/5.

20/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Duck Hobbart ( Hollywood trafic / Pandora )
Duck Hobbart ( Hollywood trafic / Pandora )

« Roman et cinéma, découpage rigoureux et dessin vigoureux, sang et passion, violence et sentiment : il y a tout ce qu’il faut ici pour faire honneur à cette collection ! » est-il écrit en quatrième de couverture du premier tome, « Hollywood trafic ». Bon, ben force m’est de reconnaitre que je n’ai pas vraiment le même ressenti. Tout m’a semblé faiblard. Les scénarios lorgnent sur les polars noirs, avec un personnage qui pourrait être incarné par Humphrey Bogart, et tous les clichés liés au Los Angeles de l’après-guerre (le premier album se déroule en 1944 dans le milieu des studios de cinéma, le second au début des années 1950, autour de la prostitution lorsque le maccarthysme débute). MacCarthysme évoqué pour faire décor, car pas vraiment exploité. Et les personnages qui disent être persécutés parce que communistes ou l’avoir été (dont un avocat d’affaires !) ne sont pas vraiment crédible, et cela ne joue pas du tout sur le déroulé de l’intrigue. Oui mais voilà, n’est pas Dashiell Hammett, Raymond Chandler ou James Ellroy qui veut ! Yan Timouk nous pond là des scénarios très poussifs, qui manquent de densité, et les dialogues ne sont pas non plus des plus captivants (parfois redondants avec le dessin). J’ai trouvé certains passages lourdingues et indigestes (voir la bulle page 46 du premier tome où un personnage « donne des explications », sans doute la plus chargée en dialogue que j’ai jamais lu – sans que ce soit intéressant). Cela fait d’autant plus amateur, que le dessin lui aussi n’est pas extraordinaire. Des erreurs de perspective, des visages pas toujours réussis et changeants d’une case à l’autre (les gros plans ne sont pas le point fort de l’auteur). Bref, une série B qui, même prise au second degré comme semble le faire Ro à propos du second tome, ne manquera pas de laisser décontenancés les amateurs de ce genre de polar. Timouk lui-même semble s’être posé des questions, tant la fin du second album sombre dans le n’importe quoi, pas mal de désinvolture, comme s’il se débarrassait d’un scénario dont il ne savait plus quoi faire. Pourtant, le mot fin est suivi de « Mais… à bientôt ». Le fait que la promesse n’ait pas été tenue ne me chagrine pas trop.

19/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Rubine
Rubine

Rubine est lieutenante de police à Chicago, avec un père policier dans le Sud, qui cache sa profession à sa maman ayant une origine irlandaise. Peut-être a-t-elle rencontré dans un séminaire son aîné de 6 ans policier à NY, avec un papa policier défunt dans le Sud, qui cache sa profession à sa maman et qui est d'origine écossaise. On remplace le col romain par des strings et de la dentelle et le tour est joué. Nous voilà avec une très pâle copie de Soda à mon avis. Comme Chicago n'a pas du tout le même potentiel que NY des années 80-90 en intrigues ou visuels, il faut bien compter sur les séances racoleuses de salle de bain pour justifier la série. A mon goût quelques bouts de scénarii tiennent la route et encore j'ai des réserves comme faire intervenir une référence au KKK dans un gag qui se veut comique. J'aime bien le dessin de Walthéry que je trouve très sexy dans Natacha. Mais ici je n'aime pas du tout le trait épais des personnages principaux qui font très surimpressions sur les décors et parfois même pas du tout dans la logique spatiale du cadre proposé. De plus, si avoir une vedette féminine en 93 est devenu assez commun mais toujours bienvenu, le modèle taille 34 quasi exclusif est assez affligeant. Une grande déception.

19/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Tu n'as rien à craindre de moi
Tu n'as rien à craindre de moi

"Tu n'as rien à craindre de moi"... sauf beaucoup d'ennui. C'est le premier ouvrage de Sfar que je lis et ce n'est pas une bonne pioche. Seule l'image de Mireille Darc et son souvenir m'ont aidé à lire vraiment 50 pages et à feuilleter les 50 autres. Car c'est long, trop long. Un dialogue parfois intéressant mais le plus souvent bourré d'intellectualisme, de prétention et de jugements de valeurs très discutables. Cette histoire d'une relation amoureuse très bobo branchée pourrait avoir du charme avec plus de distance et moins de suffisance. Je ne suis pas trop fan du graphisme mais je l'ai trouvé plutôt bien assorti au style du récit. Conclusion : Très bof

19/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Marchand d'opium
Le Marchand d'opium

Pas grand-chose à dire après cette lecture franchement rébarbative. Le dessin n’est déjà pas mon truc, et je me suis bien ennuyé, sans qu’aucune des histoires regroupées dans cet album ne m’accroche vraiment. Quelques ambiances intéressantes parfois, mais la narration lourde et impersonnelle, la manque de rythme, et un texte parfois déclamé sans lien direct avec la case qui l’accompagne, dans un style faussement littéraire (en tout cas que j’ai trouvé ampoulé) m’ont poussé à survoler la fin de l’album, que j’ai fini péniblement. Je ne vois en tout cas pas du tout en quoi ces histoires relèveraient de la collection Humour de Dargaud, tant jamais je n’ai été tenté de rire, voire de sourire. Note réelle 1,5/5.

19/07/2022 (modifier)
Couverture de la série L'Option Stravinsky
L'Option Stravinsky

Comme le rappelle Loustal dans son introduction, cet album reprend certains thèmes récurrents de Götting. A savoir la musique (ici en arrière-plan) et le hasard des rencontres. Cet album au format très grand (c’était le propre de cette collection 30/40 de Futuropolis) peut frustrer le lecteur (cela a été mon cas), tant l’intrigue est presque secondaire, l’essentiel étant presque la fuite du temps, l’impression de suivre quelques personnages dans leur errance, sans que nous soient données des explications. Mais du coup l’histoire manque de consistance – et parfois d’intérêt, c’est dommage, il y avait peut-être matière à faire quelque chose de plus construit, très « blues », une sorte de roman graphique noir et glauque, à base de désespoir et d’alcool (enfin bon je fantasme sans doute). Le dessin de Götting, toujours avec son trait très gras et charbonneux, n’est lui aussi pas toujours très clair ici, même si j’aime bien son aspect « gravure un peu mal encrée ». C’est en tout cas une petite déception me concernant. Note réelle 2,5/5.

18/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Poil de carotte
Poil de carotte

Cette BB est une adaptation du célèbre roman de Jules Renard. Même si on ne l'a pas lu (c'est mon cas) tout le monde connait le titre qui est devenu une insulte stigmatisant les roux. Je suis assez déçu par ma lecture. Déjà je ne suis pas très fan des romans misérabilistes de cette époque. Ensuite l'intérêt principal du récit est dans la description des profils psychologiques des personnages. En premier lieu madame Lepic, femme tyrannique pour François, et son pendant monsieur Lepic homme au caractère faible et démissionnaire. Or je trouve que Lemoine se contente d'une litanie de brimades sans rechercher le pourquoi d'un comportement aussi peu naturel d'une mère vis à vis de son fils. Aucun personnage n'est empathique et j'ai parcouru la description des corvées de François avec plus d'ennui que de révolte. Je trouve que le graphisme ne colle pas vraiment avec le fond de l'histoire. Cécile nous propose un semi réaliste assez humoristique sur un récit familial dramatique. De plus les couleurs sépia assez ternes ne rendent pas la beauté d'une campagne estivale. Une lecture décevante qui ne m'invite pas à lire le roman source.

18/07/2022 (modifier)
Par karibou79
Note: 2/5
Couverture de la série The Kong Crew
The Kong Crew

Lecture du tome 1 Un pulp sortant d'un shaker dans lequel ont été glissés le King Kong originel, Jurassic Park, les Têtes brûlées et New York 1997. Et le mélange fonctionne, c'est donne une belle uchronie dans un NY abandonné à la bestialité, animale, végétale et humaine. Mais la formule n'a pas pris pour moi bien que la série me cible. Les clichés sont empilés volontairement mais ils sont forcés, l'aventure a assez d'atouts pour proposer des personnages avec des caractères plus ambitieux. Les ricanements de soldat ça va un moment mais ça tourne en rond. Les femmes fortes bien gaulées et ayant de la répartie ok mais que font-elles à 20 ans dans cette jungle? (un gros pouce levé à la page où l'on rencontre la reine des amazones, la composition de cette page est délicieusement et gothiquement parfaite) Les graphismes oscillent entre le précis des décors et des dinosaures et les visages loupés des habitants de la base (les yeux de la blonde à l'asiatique de travers, les personnages conversant entre eux mais regardant dans des directions différentes, des visages figés et lisses comme des Ken et Barbie). Mais l'étincelle n'a pas allumé la flamme, ces pilotes m'indiffèrent et ne me donne pas envie de connaître la suite de l'histoire bien que l'environnement et l'ambiance de New York sont magnifiques (ah et le teckel est aussi cool).

17/07/2022 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Samurai
Samurai

Pas besoin d’être un adepte de Chambaras (films de sabre japonais) pour se jeter sur cette série. Vous allez plonger dans un Japon de la guerre des clans où l’honneur d’un homme se distingue au prix du sang d’un autre. Si bien qu’on va d’un massacre à une vengeance. Takeo, un samurai vagabond, parcourt le Japon féodal, où son père était autrefois l’un des hommes les plus importants du pays. Mais un complot lui a fait perdre son pouvoir et son prestige ! C’est prise de tête si vous décidez de lire tous les albums d’une seule traite, les uns après les autres. Perso après le tome 8 j’ai arrêté. Cela reste très classique et à la longue, ras le bol de ce Japon médiéval avec ses monastères et leurs moines. Le graphisme n’est pas subjuguant. J’ai eu l’impression de retrouver les mêmes planches d’un album à l’autre avec des vides sidéraux dans certaines cases du côté des arrière-plans. Bref au final c’est plutôt bof. A emprunter uniquement à la médiathèque de votre bled.

16/07/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Chien de la voisine et le Retour du chien de la voisine
Le Chien de la voisine et le Retour du chien de la voisine

Je ne sais pas trop quoi penser de cet album, si ce n’est qu’il m’a en grande partie laissé froid. La plupart des histoires courtes regroupées ici m’ont semblé assez absconses. Sébastien Lumineau a l’air d’aimer les chiens, en tout cas le chien du voisin, dont il est question ici ressemble au Fido sur lequel il fera quelques années plus tard un album entier. Sorte de Droopy bonasse, ce clébard est souvent l’occasion pour le voisin (ainsi que sa femme et leur gamin), de nouer des relations avec cette voisine donc. Inclassable pour ce qui est du genre, cet album est déconcertant. Visiblement, les histoires (initialement publiées sous pseudo chez un autre petit éditeur) ont été improvisées pour un fanzine. Ceci explique sans doute en grande partie le côté inégal et souvent peu dynamique de l’ensemble. Mais ça ne le rend pas plus intéressant pour le lecteur.

16/07/2022 (modifier)