Mwouais, bof, très moyennement convaincu.
On a droit au grand classique du rookie qui va s’inscrire à une compétition (ici de moto) et qui va vaincre tous les obstacles malgré son manque d’expérience. Dans le cas présent, l’originalité vient du fait qu’il s’agit d’une fille (ce qui en soi n’est quand même pas très innovant) et qu’elle aimerait devenir archéologue (là, c'est plus intéressant, sauf que ça reste très anecdotique dans l'histoire).
Le dessin est très épuré (trop même, à mon goût) et la colorisation lui apporte beaucoup de luminosité (c’est à mes yeux le point le plus positif). L’intrigue se déroule en Sardaigne et la lumière apportée par cette colorisation est en parfaite harmonie avec le cadre du récit.
A mes yeux, il manque quelque chose aux personnages pour qu’ils sortent du lot. La jeune héroïne qui ne parvient pas à faire le deuil de sa mère et qui se réfugie dans cette nouvelle passion pour la moto ne m’a pas touché. Ses amis me sont apparus insignifiants. L’oncle ancien motard condamné à terminer sa vie dans un fauteuil roulant fait très cliché…
Mais le plus gênant vient du fait que je n’ai cru ni à ces personnages, ni à cette course, ni au rebondissement final en lien avec l’archéologie. Il y a aussi un problème de gestion du temps avec l’héroïne qui semble arrêter ses études durant un an pour se consacrer à la moto sans qu’on comprenne trop de quoi elle vit ou ce qu’elle fait de ses journées (sinon trainer avec ses amis en s’entrainer sur un circuit dont on se demande comment elle y a accès).
En fait, je trouve qu’il y a beaucoup de maladresses et trop de naïveté dans ce récit. Maintenant, tout n’est pas à jeter, je trouve aussi que les auteurices ont du potentiel (techniquement, cette bande dessinée est bien faite, facile à lire, facile à suivre) mais scénario et dessins me semblent encore manquer de maturité pour convaincre un vieux lecteur dans mon genre..
Je n'ai pas été séduit par cette autobiographie en forme de règlements de comptes de Karlien de Villiers.
Enfant blanche qui a vécu la transition historique de son pays, l'autrice a l'honnêteté d'écrire qu'elle n'avait aucune conscience affirmée de ce qui l'entourait.
Cela donne une BD assez paradoxale. En effet l'événement majeur que traverse Karla est réduit à quelques brèves de discours de l'époques.
Le seul passage vraiment intéressant à mon goût est de voir l'impact des sanctions internationales sur la vie des Sud Africains à cette époque.
A part quelques propos racistes de la maman, on ne ressent pas l'impact de l'Apartheid sur cette vie de famille.
L'essentiel du scénario tourne autour d'un récit intimiste d'un couple qui se déchire comme des millions de couples de part le monde. Je n'y ai trouvé ni originalité ni intérêt.
C'est de plus accompagné d'une narration assez lourde et peu fluide d'une voix off qui annone une suite discontinue d'événements intimes.
Je ne suis pas fan de ce type de graphisme qui collerait mieux à un récit humoristique. Les personnages sont trop figés pour exprimer la force des sentiments que l'autrice essaye de traduire (beauté de la mère, colère du père, angoisse des enfants).
Une lecture qui m'a vite lassé.
Mouais. Bof.
Quasiment jusqu’au bout (en tout cas un bon moment), j’ai attendu la bifurcation de l’intrigue qui aurait à la fois cassé le rythmé monocorde et sa linéarité, et qui aurait en même temps relancé l’intérêt d’une lecture qui s’est révélée quand même peu captivante.
Si au départ le personnage du photographe travaillant pour la police, blasé, pouvait être intriguant, cet aspect n’est pas creusé ni réellement utilisé, les enquêtes sur lesquelles il intervient, la longue suite de photos – forcément glauques – de cadavres n’apportent rien à l’histoire.
Histoire qui du coup n’a pas grand intérêt. Nous suivons ce photographe dans une quête qui m’est apparue absurde et peu crédible, sans surprise en tout cas, qui plus est avec une chute elle aussi improbable.
Une réelle déception.
S’il y a bien des passages de « vraie » BD, cela ressemble presque plus à une histoire illustrée, il y a vraiment beaucoup de texte à lire.
Et ce texte ne m’a pas passionné. Ou plutôt le ton, le style ne m’ont pas emballé. J’ai eu l’impression parfois de lire l’équivalent d’une série anglaise quelconque du type « Barnaby » (dont j’ai pu voir quelques extraits par-dessus l’épaule de ma femme qui en regarde parfois). Bref, je me suis ennuyé ferme sur pas mal de passages, avec une narration que j'ai trouvé rasante.
Et le côté vaguement polar – qui ne se développe que dans le dernier tiers de l’intrigue – n’a pas énormément changé les choses.
En plus, il faut dire que l’héroïne, Cassandra Darke donc, n’est pas vraiment le genre de personnage auquel on s’attache, qui déclenche l’empathie. Aucun personnage ne m’a d’ailleurs véritablement attiré. Et la narration monotone a sans doute accentué ce désintérêt.
Bref, une lecture très laborieuse et décevante. Posy Simmonds semble être une auteure connue, visiblement encensée par la « presse ». Je la découvre avec cet opus, et le moins que je puisse dire, c’est que cette lecture ne m’a pas convaincu d’aller lire ses romans ou les autres adaptations en BD.
Une aventure/reprise de notre héros qui ne me laissera pas un grand souvenir.
Ce n’est pas foncièrement mauvais mais je trouve qu’on ne se démarque pas beaucoup d’un récit « classique » de Mickey, ici rien ne se démarque véritablement à mes yeux.
J’avoue que les 2 auteurs m’étaient également inconnus donc je n’avais pas vraiment d’attente particulière mais à aucun moment je n’ai ressenti leurs pattes ou univers.
Déjà je trouve le graphisme assez loupé, je n’aime pas du tout ce trait épais et qui se veut humoristique, les personnages font écrasés et le rendu des planches fait trop chargé (même si lisible). Bof pour l’immersion.
Quant au scénario, ça fait le taf mais rien de bien sorcier, il y a un côté dynamique et enfantin qui m’a laissé de côté (contrairement à la version de Tebo), ça va à cent à l’heure, trop de facilités et clins d’œil appuyés avec des personnages historiques (De Vinci, Colomb …), notre héros servant de catalyseur sur leurs destins.
L’ensemble se veut drôle mais trop axé jeunesse pour me séduire. L’album lu le plus faible de la collection.
2,5
Un dessin qui fait beaucoup penser à Félix Meynet (avec quelque chose de Dany). Une base d'intrigue classique qui a déjà fait ses preuves. Il n'en fallait pas plus pour que je me laisse tenter.
Et le premier tome s'est avéré plutôt plaisant. La jolie héroïne qui tente d'échapper à la mafia à qui elle vient de dérober 500.000 dollars et qui se retrouve coincée à devoir jouer le rôle d'une actrice en vue mais étrangement disparue des radars, ce n'est pas super original mais ce synopsis convient parfaitement au trait de l'auteur. Le coup de l'amnésie était peut-être déjà un peu excessif mais ça passait encore.
Hélas, au plus l'histoire avance, au plus les incohérences s'enchainent et au plus la confusion s'installe. On a alors droit à de longues scènes inutiles, à des ellipses faciles, à des revirements étranges. En définitive, j'ai malheureusement dû me forcer pour arriver à la dernière page. Je pense vraiment qu'il y avait moyen de faire mieux, plus simple, plus efficace, plus cohérent, plus dynamique. VanO a clairement un chouette trait mais il s'est empêtré dans son scénario qui donne finalement l'impression d'avoir été improvisé au fur et à mesure (ce qui expliquerait les multiples incohérences).
C'est dommage car ça partait sur de bonnes bases mais pour moi, c'est bof...
J'ai trouvé ce récit assez commun et parfois ennuyeux dans sa seconde partie.
Le schéma du tueur froid employé par une agence trouble est si éculé qu'il aurait fallu plus d'originalité pour me séduire.
J'ai trouvé la narration de Manchette bien trop lourde. La voix off utilise une narration de type roman ce qui ralentit énormément le rythme de l'histoire.
De plus il y a plusieurs scènes que j'ai trouvé peu crédibles avec le personnage d'Alice.
Enfin j'ai eu l'impression de me retrouver dans des catalogues d'armes de poing avec des descriptions qui ne m'ont pas du tout intéressé. Le final ouvert un peu tiré par les cheveux complète mon appréciation médiocre.
Le dessin de Tardi reste un plaisir même si j'ai des réserves sur ses personnages féminins très clonés et ses extérieurs parisiens un peu juste.
J'aime bien les récits thriller mais je n'ai pas goûté celui-ci.
J'ai emprunté les deux tomes de cette série jeunesse, j'ai eu du mal à terminer le premier et n'ai pas envie de me lancer dans le second.
Les éditions Delcourt parlent d’un récit à la Dragon Ball, dans un univers à la Miyazaki, je connais juste de nom ces deux références.
C'est le graphisme qui a attiré mon attention, il est agréable à regarder et les couleurs sont chatoyantes avec une touche de manga pour les visages.
Un univers fantaysy riche et proche de la nature.
Pour le reste, l'intrigue est plutôt intéressante, mais ..... Ce qui m'a rebuté, c'est les dialogues cul-cul gnan-gnan, alors oui c'est pour un public très jeune, mais là on va les lobotomiser et l'enchaînement des événements est maladroit.
Vraiment très pénible à lire.
J'ai survolé la fin du premier album, impossible d'aller au bout.
Je ne conseille pas, d'ailleurs toujours pas de tome 3.
Une lecture laborieuse.
Je découvre Catherine Meurisse avec cet album. Elle est élue à l'académie des beaux-arts, section peinture, en 2020. La première femme a y être admise.
Et cette première rencontre avec l'autrice n'est pas une réussite.
Le Philosophie Magazine publiait chaque mois une histoire en deux pages de Catherine Meurisse à partir d'une citation d'un philosophe, certains que je connaissais et d'autres, inconnus au bataillon. Et toutes ces publications forment cet album.
Une BD qui parle philosophie, pas forcément le truc qui me fait vibrer. Heureusement, elle emploie l'humour pour faire passer la pilule, mais malheureusement, je n'ai pas trouvé ça drôle.
Un recueil qui permet de s'instruire et l'autrice arrive à mettre ces histoires aux goût du jour tout en pointant du doigt des sujets d'actualité comme le féminisme. J'ai légèrement souri à certaines histoires, sûrement parce que j'ai compris la chute, par contre pour les autres, je dois manquer de culture.
Je me suis forcé par terminer ma lecture et ce n'est pas bon signe pour la note.
Question dessin, je n'ai pas accroché, aucun plaisir et la colorisation n'arrange rien.
Un album qui trouvera son public, je n'en fais pas partie.
Et pour le mot de la fin :
"Celui qui sait qu'il ne sait pas, éduque-le. Celui qui sait qu'il sait, écoute le. Celui qui ne sait pas qu'il sait, éveille-le. Celui qui ne sait pas qu'il ne sait pas, fuis-le".
Il y a un truc chez cette autrice qui passe mal, c'est sa façon de représenter les personnage sans bouche, souvent sans autre détail que les yeux. Dans ce cas précis, c'est particulièrement étrange si l'on considère que Linda Lovelace était l'actrice du film Gorge profonde. En effet, les personnages flottent, fantomatiques et un peu déshumanisés. J'ai le sentiment que cet élément a joué un rôle essentiel dans mon ressenti.
Pour le reste, ce n'est pas si mal. En suivant les vies parallèles de Linda Lovelace et Betty Page, Nine Antico parvient parfois a mettre en lumière quelques similitudes, à montrer des époques différentes bien que distantes d'une décennies, ainsi que l'évolution des mentalités (ou non), les hypocrisies. #Metoo était encore loin...
Comme Noirdésir, je me suis essoufflé. La faute encore une fois à ces personnages trop distants, voire carrément glacials. Il y avait pourtant matière...
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Mwouais, bof, très moyennement convaincu. On a droit au grand classique du rookie qui va s’inscrire à une compétition (ici de moto) et qui va vaincre tous les obstacles malgré son manque d’expérience. Dans le cas présent, l’originalité vient du fait qu’il s’agit d’une fille (ce qui en soi n’est quand même pas très innovant) et qu’elle aimerait devenir archéologue (là, c'est plus intéressant, sauf que ça reste très anecdotique dans l'histoire). Le dessin est très épuré (trop même, à mon goût) et la colorisation lui apporte beaucoup de luminosité (c’est à mes yeux le point le plus positif). L’intrigue se déroule en Sardaigne et la lumière apportée par cette colorisation est en parfaite harmonie avec le cadre du récit. A mes yeux, il manque quelque chose aux personnages pour qu’ils sortent du lot. La jeune héroïne qui ne parvient pas à faire le deuil de sa mère et qui se réfugie dans cette nouvelle passion pour la moto ne m’a pas touché. Ses amis me sont apparus insignifiants. L’oncle ancien motard condamné à terminer sa vie dans un fauteuil roulant fait très cliché… Mais le plus gênant vient du fait que je n’ai cru ni à ces personnages, ni à cette course, ni au rebondissement final en lien avec l’archéologie. Il y a aussi un problème de gestion du temps avec l’héroïne qui semble arrêter ses études durant un an pour se consacrer à la moto sans qu’on comprenne trop de quoi elle vit ou ce qu’elle fait de ses journées (sinon trainer avec ses amis en s’entrainer sur un circuit dont on se demande comment elle y a accès). En fait, je trouve qu’il y a beaucoup de maladresses et trop de naïveté dans ce récit. Maintenant, tout n’est pas à jeter, je trouve aussi que les auteurices ont du potentiel (techniquement, cette bande dessinée est bien faite, facile à lire, facile à suivre) mais scénario et dessins me semblent encore manquer de maturité pour convaincre un vieux lecteur dans mon genre..
Ma mère était une très belle femme
Je n'ai pas été séduit par cette autobiographie en forme de règlements de comptes de Karlien de Villiers. Enfant blanche qui a vécu la transition historique de son pays, l'autrice a l'honnêteté d'écrire qu'elle n'avait aucune conscience affirmée de ce qui l'entourait. Cela donne une BD assez paradoxale. En effet l'événement majeur que traverse Karla est réduit à quelques brèves de discours de l'époques. Le seul passage vraiment intéressant à mon goût est de voir l'impact des sanctions internationales sur la vie des Sud Africains à cette époque. A part quelques propos racistes de la maman, on ne ressent pas l'impact de l'Apartheid sur cette vie de famille. L'essentiel du scénario tourne autour d'un récit intimiste d'un couple qui se déchire comme des millions de couples de part le monde. Je n'y ai trouvé ni originalité ni intérêt. C'est de plus accompagné d'une narration assez lourde et peu fluide d'une voix off qui annone une suite discontinue d'événements intimes. Je ne suis pas fan de ce type de graphisme qui collerait mieux à un récit humoristique. Les personnages sont trop figés pour exprimer la force des sentiments que l'autrice essaye de traduire (beauté de la mère, colère du père, angoisse des enfants). Une lecture qui m'a vite lassé.
Stabat Mater
Mouais. Bof. Quasiment jusqu’au bout (en tout cas un bon moment), j’ai attendu la bifurcation de l’intrigue qui aurait à la fois cassé le rythmé monocorde et sa linéarité, et qui aurait en même temps relancé l’intérêt d’une lecture qui s’est révélée quand même peu captivante. Si au départ le personnage du photographe travaillant pour la police, blasé, pouvait être intriguant, cet aspect n’est pas creusé ni réellement utilisé, les enquêtes sur lesquelles il intervient, la longue suite de photos – forcément glauques – de cadavres n’apportent rien à l’histoire. Histoire qui du coup n’a pas grand intérêt. Nous suivons ce photographe dans une quête qui m’est apparue absurde et peu crédible, sans surprise en tout cas, qui plus est avec une chute elle aussi improbable. Une réelle déception.
Cassandra Darke
S’il y a bien des passages de « vraie » BD, cela ressemble presque plus à une histoire illustrée, il y a vraiment beaucoup de texte à lire. Et ce texte ne m’a pas passionné. Ou plutôt le ton, le style ne m’ont pas emballé. J’ai eu l’impression parfois de lire l’équivalent d’une série anglaise quelconque du type « Barnaby » (dont j’ai pu voir quelques extraits par-dessus l’épaule de ma femme qui en regarde parfois). Bref, je me suis ennuyé ferme sur pas mal de passages, avec une narration que j'ai trouvé rasante. Et le côté vaguement polar – qui ne se développe que dans le dernier tiers de l’intrigue – n’a pas énormément changé les choses. En plus, il faut dire que l’héroïne, Cassandra Darke donc, n’est pas vraiment le genre de personnage auquel on s’attache, qui déclenche l’empathie. Aucun personnage ne m’a d’ailleurs véritablement attiré. Et la narration monotone a sans doute accentué ce désintérêt. Bref, une lecture très laborieuse et décevante. Posy Simmonds semble être une auteure connue, visiblement encensée par la « presse ». Je la découvre avec cet opus, et le moins que je puisse dire, c’est que cette lecture ne m’a pas convaincu d’aller lire ses romans ou les autres adaptations en BD.
Mickey à travers les siècles (Dab's)
Une aventure/reprise de notre héros qui ne me laissera pas un grand souvenir. Ce n’est pas foncièrement mauvais mais je trouve qu’on ne se démarque pas beaucoup d’un récit « classique » de Mickey, ici rien ne se démarque véritablement à mes yeux. J’avoue que les 2 auteurs m’étaient également inconnus donc je n’avais pas vraiment d’attente particulière mais à aucun moment je n’ai ressenti leurs pattes ou univers. Déjà je trouve le graphisme assez loupé, je n’aime pas du tout ce trait épais et qui se veut humoristique, les personnages font écrasés et le rendu des planches fait trop chargé (même si lisible). Bof pour l’immersion. Quant au scénario, ça fait le taf mais rien de bien sorcier, il y a un côté dynamique et enfantin qui m’a laissé de côté (contrairement à la version de Tebo), ça va à cent à l’heure, trop de facilités et clins d’œil appuyés avec des personnages historiques (De Vinci, Colomb …), notre héros servant de catalyseur sur leurs destins. L’ensemble se veut drôle mais trop axé jeunesse pour me séduire. L’album lu le plus faible de la collection. 2,5
Rhonda
Un dessin qui fait beaucoup penser à Félix Meynet (avec quelque chose de Dany). Une base d'intrigue classique qui a déjà fait ses preuves. Il n'en fallait pas plus pour que je me laisse tenter. Et le premier tome s'est avéré plutôt plaisant. La jolie héroïne qui tente d'échapper à la mafia à qui elle vient de dérober 500.000 dollars et qui se retrouve coincée à devoir jouer le rôle d'une actrice en vue mais étrangement disparue des radars, ce n'est pas super original mais ce synopsis convient parfaitement au trait de l'auteur. Le coup de l'amnésie était peut-être déjà un peu excessif mais ça passait encore. Hélas, au plus l'histoire avance, au plus les incohérences s'enchainent et au plus la confusion s'installe. On a alors droit à de longues scènes inutiles, à des ellipses faciles, à des revirements étranges. En définitive, j'ai malheureusement dû me forcer pour arriver à la dernière page. Je pense vraiment qu'il y avait moyen de faire mieux, plus simple, plus efficace, plus cohérent, plus dynamique. VanO a clairement un chouette trait mais il s'est empêtré dans son scénario qui donne finalement l'impression d'avoir été improvisé au fur et à mesure (ce qui expliquerait les multiples incohérences). C'est dommage car ça partait sur de bonnes bases mais pour moi, c'est bof...
La Position du Tireur couché
J'ai trouvé ce récit assez commun et parfois ennuyeux dans sa seconde partie. Le schéma du tueur froid employé par une agence trouble est si éculé qu'il aurait fallu plus d'originalité pour me séduire. J'ai trouvé la narration de Manchette bien trop lourde. La voix off utilise une narration de type roman ce qui ralentit énormément le rythme de l'histoire. De plus il y a plusieurs scènes que j'ai trouvé peu crédibles avec le personnage d'Alice. Enfin j'ai eu l'impression de me retrouver dans des catalogues d'armes de poing avec des descriptions qui ne m'ont pas du tout intéressé. Le final ouvert un peu tiré par les cheveux complète mon appréciation médiocre. Le dessin de Tardi reste un plaisir même si j'ai des réserves sur ses personnages féminins très clonés et ses extérieurs parisiens un peu juste. J'aime bien les récits thriller mais je n'ai pas goûté celui-ci.
Ultralazer
J'ai emprunté les deux tomes de cette série jeunesse, j'ai eu du mal à terminer le premier et n'ai pas envie de me lancer dans le second. Les éditions Delcourt parlent d’un récit à la Dragon Ball, dans un univers à la Miyazaki, je connais juste de nom ces deux références. C'est le graphisme qui a attiré mon attention, il est agréable à regarder et les couleurs sont chatoyantes avec une touche de manga pour les visages. Un univers fantaysy riche et proche de la nature. Pour le reste, l'intrigue est plutôt intéressante, mais ..... Ce qui m'a rebuté, c'est les dialogues cul-cul gnan-gnan, alors oui c'est pour un public très jeune, mais là on va les lobotomiser et l'enchaînement des événements est maladroit. Vraiment très pénible à lire. J'ai survolé la fin du premier album, impossible d'aller au bout. Je ne conseille pas, d'ailleurs toujours pas de tome 3.
Humaine, trop humaine
Une lecture laborieuse. Je découvre Catherine Meurisse avec cet album. Elle est élue à l'académie des beaux-arts, section peinture, en 2020. La première femme a y être admise. Et cette première rencontre avec l'autrice n'est pas une réussite. Le Philosophie Magazine publiait chaque mois une histoire en deux pages de Catherine Meurisse à partir d'une citation d'un philosophe, certains que je connaissais et d'autres, inconnus au bataillon. Et toutes ces publications forment cet album. Une BD qui parle philosophie, pas forcément le truc qui me fait vibrer. Heureusement, elle emploie l'humour pour faire passer la pilule, mais malheureusement, je n'ai pas trouvé ça drôle. Un recueil qui permet de s'instruire et l'autrice arrive à mettre ces histoires aux goût du jour tout en pointant du doigt des sujets d'actualité comme le féminisme. J'ai légèrement souri à certaines histoires, sûrement parce que j'ai compris la chute, par contre pour les autres, je dois manquer de culture. Je me suis forcé par terminer ma lecture et ce n'est pas bon signe pour la note. Question dessin, je n'ai pas accroché, aucun plaisir et la colorisation n'arrange rien. Un album qui trouvera son public, je n'en fais pas partie. Et pour le mot de la fin : "Celui qui sait qu'il ne sait pas, éduque-le. Celui qui sait qu'il sait, écoute le. Celui qui ne sait pas qu'il sait, éveille-le. Celui qui ne sait pas qu'il ne sait pas, fuis-le".
Coney Island Baby
Il y a un truc chez cette autrice qui passe mal, c'est sa façon de représenter les personnage sans bouche, souvent sans autre détail que les yeux. Dans ce cas précis, c'est particulièrement étrange si l'on considère que Linda Lovelace était l'actrice du film Gorge profonde. En effet, les personnages flottent, fantomatiques et un peu déshumanisés. J'ai le sentiment que cet élément a joué un rôle essentiel dans mon ressenti. Pour le reste, ce n'est pas si mal. En suivant les vies parallèles de Linda Lovelace et Betty Page, Nine Antico parvient parfois a mettre en lumière quelques similitudes, à montrer des époques différentes bien que distantes d'une décennies, ainsi que l'évolution des mentalités (ou non), les hypocrisies. #Metoo était encore loin... Comme Noirdésir, je me suis essoufflé. La faute encore une fois à ces personnages trop distants, voire carrément glacials. Il y avait pourtant matière...