J'avais complètement flashé sur les planches que j'avais vues avant la sortie de ce 1er album, mais je me suis vite rendu compte à la lecture que ce n'était pas si joli que ça. Le travail des couleurs est admirable, certes, mais le dessin pur est très aléatoire parfois...
L'histoire en elle-même est vraiment limite. Je dois être trop imbibé du Manga que nous regardions tous il y a 10 ou 15 ans, mais franchement, je n'accroche pas à ces personnages. C'est très artificiel, tout ça...
Donc bon, le 2e tome, ce sera vraiment si j'ai l'occasion, hein.
Le terme "aventure" prend ici tout son sens. Le personnage principal, Keubla, voyage à travers le continent africain, ici au Caire, dans le désert, puis en Afrique noire, fait des rencontres au hasard de ses pas, qui ne durent jamais bien longtemps.
A part ça, le leitmotiv de Keubla, c'est fumer, fumer, fumer. Et boire un peu. Et se bagarrer de temps en temps. Et pourquoi pas se taper une meuf...
:( Voilà voilà voilà. C'est pas très réjouissant... Et même assez gavant... :(
Bon, cela dit il y a quand même deux bons aspects : le dessin des scènes globales (plans d'ensemble... parce que concernant les personnages, je les trouve laids, et dotés d'expressions franchement repoussantes), et aussi le portrait qui est brossé de cette Afrique. Je n'ai aucune idée de sa réalité, mais en tant que toile de fond il est plutôt réussi.
Mais bon, voilà, pas la peine de se ruer dessus...
Je suis vraiment très partagé quant à cette BD. L'exploitation du thème "Antiquité Galactique" en explorant les épopées homériques ne me dérange pas, et m'a même paru être une excellente idée.
En revanche, les dessins sont quand même d'une qualité assez pauvre, manquent souvent de caractère (Enée, le héros, fait vraiment figure de lavette) et sont souvent approximatifs.
Je suis néanmoins curieux de voir dans quelle direction le scénario va nous emmener, même si j'aurais préféré que l'on passe plus de temps sur la guerre de Troie en elle-même.
En conclusion, je trouve que l'ensemble reste en-dessous du Fléau des Dieux, ce qui est d'autant plus dommage que l'idée de base est toujours excellente.
Pour en venir à lire ça c'est que je racle les fonds de tiroirs de ma bibli !!! Effectivement la série est clairement inspirée des polars noirs américains des 1940's mais elle n'est jamais à leur niveau. Le scénario est souvent faiblard, les personnages ne sont pas fouillés, les clichés sont légion... Le dessin est plus que moyen mais ça passe. Bref rien de révolutionnaire mais de quoi lire avant de se coucher après avoir fait une petite fête....
J’avoue que j’attendais mieux de la part de Kevin Smith pour sa participation à la série "DareDevil"… Habituellement assez rigolo et original au cinéma comme en BD, il n’est ici ni l’un ni l’autre et fait surtout parler ici un aspect moins marrant de sa personnalité : son côté bon chrétien pas intégriste mais assez prêchi-prêcheur quand même, déjà apparent dans son film Dogma. Le personnage de DareDevil est ici utilisé pour faire passer le message « Même si la vie te chie quotidiennement sur la tête depuis que t’es né et que ça te donne envie de penser que Dieu n’existe pas ou alors qu’il se fout bien de ta gueule, il faut continuer à croire en lui et à le prier, parce que… ben, euh… parce que c’est comme ça, c’est tout». Je vous l’avoue : si dans Dogma, les leçons de catéchisme étaient rendues moins indigestes par leur assaisonnement à base de blagues de cul et de blagues pipi-caca, ce "DareDevil" par contre manque hélas cruellement d’humour. Le scénario est quant à lui calqué sur celui d’un vieille histoire de Frank Miller ("DareDevil : Renaissance") dans lequel le héros voyait sa vie s’écrouler autour de lui morceau par morceau et se retrouvait au bord de la folie, soit la même chose qu’ici. Le traitement de l’idée est hélas beaucoup moins intéressant dans "Sous l’aile du Diable". Faire intervenir Docteur Strange et le démon Méphisto dans une histoire se voulant empreinte de réalisme noir, c’était peut-être pas une bonne idée... A part ça, c’est bavard (comme toujours avec le personnage de DareDevil, remarquez), le dessin a la pêche mais pas beaucoup de personnalité… De la série B peu palpitante, voire carrément ennuyeuse.
Eh oui, avant Où le regard ne porte pas..., Pont et Abolin avaient déjà travaillé ensemble. Longtemps avant, même, puisque "Cap'taine Kucek" a été réalisé entre 1993 et 1996 (citons aussi dans un autre genre Totale maîtrise, dont le tome 2 vient de sortir...).
Le dessin d'Olivier Pont est déjà assez bon, et en tout cas très reconnaissable... les couleurs par contre, euh... ont été améliorées depuis, en particulier grâce à Chagnaud.
"Capt'ain Kucek", c'est de l'aventure. Des personnages peu attachants qui sont posés là pour jouer leur rôle. Ni charismatiques ni drôles, en fait. Une suite de péripéties, courses-poursuites, et... aventures absolument pas passionnantes et assez arbitraires. Des évènements qui arrivent parfois un peu comme ça, ** pouf **. Des séquences parfois un peu confuses, pas très lisibles en tout cas.
L'histoire qu'on découvre au fur et à mesure, Kucek le pirate qui serait en fait l'héritier de Ledergrab, je l'ai lue en me forçant, sans être à aucun moment intéressé. Donc voilà. "Cap'tain Kucek" c'est très loin d'être inoubliable. Mon avis exact : sans intérêt. :o|
Sortie à l'origine en 1999 en noir et blanc, cette mini-série permettait au cinéaste Kevin Smith d'expliquer par quel tour de passe-passe il pourrait utiliser ses 2 personnages fétiches dans son film "Dogma". En effet, c'était le 1er de ses films à ne pas se dérouler dans le New Jersey, la terre natale de Jay & Silent Bob. Donc, voilà, il a pondu cette BD qui démarre à la fin de "Méprise multiple", son film précédent, et se termine au début de "Dogma", pour que ses fans tâtillons ne lui cassent pas les couilles à coups de "Mais qu'est-ce qu'ils foutent dans l'Illinois, Jay et Bob ?".
Bien des années plus tard, Semic a voulu profiter de la sortie cinéma d'un autre film de Kevin Smith, "Jay et Bob contre-attaquent", pour annoncer la parution de cet album en France. Mais il faut croire que la traduction (qui a dû être fort pénible) a pris du retard, car le film avait disparu des écrans depuis bien longtemps quand "Jay & Motus Bob" (Oh, "Motus Bob", mais quelle excellente idée d'avoir traduit le nom du personnage ! Et le prochain Superman que vous sortirez, vous l'appellerez "Surhomme", aussi, qu'on rigole ?) a enfin atteint nos librairies, en couleurs.
Bon, ça c'était pour l'historique dont tout le monde se branle mais que je me sens obligé de raconter quand même pour faire genre j'm'y connais en BD. On peut passer à l'avis proprement dit maintenant.
Alors autant le dire tout de suite, si vous n'êtes pas un familier et un fan de l'univers de Kevin Smith, basé sur les blagues de cul, les blagues crados, les blagues sur la drogue, les allusions à Star Wars et aux comics, les jeux de mots intraduisibles en français et les clins d'oeil à sa propre filmographie, vous risquez de ne pas trop accrocher à cette BD qui s'y réfère constamment. Clairement, sur ce titre, Smith écrit pour SON public, ses "hardcore fans" qui lui vouent une sorte de culte, ce qui situe d'emblée les limites de cette BD. Et même si vous êtes fan, vous pourrez regretter que, des 3 BD tirées de son univers (les 2 autres étant "Clerks" et "Bluntman & Chronic"), ce soit celle-ci, la moins drôle, qui ait traversé l'Atlantique.
C'est de l'humour pour grands ados : gros mots, blagues de cul et joints, tout ce qu'ils aiment. Il y a 4 ans, quand j'ai lu cette BD pour la 1ère fois et que j'étais encore, malgré mon âge déjà avancé, un ado attardé, je l'avais trouvée tordante. Je l'ai relue tout à l'heure pour en parler ici, et... bah, il faut croire que je suis un homme mûr maintenant, usé, vieilli, fatigué, blasé, parce que j'avoue que les facéties de Jay et Bob n'ont pas vraiment suscité chez moi d'épanchements d'urine involontaires.
Les gags ne sont pas franchement renversants, le scénario n'est qu'un prétexte pour accumuler les saynètes comiques, et le dessin est de qualité standard (et il rend moins bien en couleurs qu'en noir et blanc). On a donc affaire à un comic dont le lecteur moyen pourra aisément se passer. Cela étant dit, pour peu que l'humour potache ne vous rebute pas, vous ne passerez quand même pas un mauvais moment avec "Jay & Motus Bob" s'il vous tombe entre les mains.
Bon, "Le Chant des Stryges" était une B.D sympa mais "Le Maître de Jeu", pour moi, c'est du 9/13 sur l'échelle de Wilkinson (c'est un peu rasant sur les bords, quoi).
Le genre de truc qui part bien au début, qui nous intéresse ("chouette, alors c'est le même tableau que dans le Chant des Stryges!", se dit-on tout content de faire le lien entre les deux séries).
Et puis papa et Maman se font tuer, les deux crânes rasés retiennent tout le monde en otage...
L'histoire s'emballe et son développement ne m'intéressait plus du tout... personnellement.
Alors on ferme l'album... et pis on le rend à son propriétaire et on se désintéresse totalement de cette série.
Et au fait... et "Le Clan des Chimères" ?
Le scénario de cette série est rocambolesque, même si l’on a l’impression de suivre un vieux Maigret. le dessin de Baruti, quant à lui, est assez quelconque, mal mis en valeur par des couleurs très années 70-80, ce qui rend l’ensemble vieillot. Dommage, puisque le premier album (avec une jolie couverture au style proche de celui de Mitton) date de 1998… Une série médiocre et mineure, à tous points de vue.
Ce pourrait être une bonne BD.
Le scénario est bien construit. L'histoire est parfois difficile à suivre, mais c'est parce que les deux protagonistes tentent de reconstituer le puzzle des événements. Ils tentent de comprendre, tout comme le lecteur. On suit leur enquête.
Les faits et gestes des personnages sont mis en rapport avec une bande dessinée. Des passages de cette bande dessinée sont ainsi introduits dans l'histoire. Ces cases de BD sont bien réalisées graphiquement, et bien introduites dans l'histoire.
Cependant, malgré un scénario qui pourrait être passionnant, on se désintéresse de cette enquête. On ne s'attache pas non plus aux personnages.
Est-ce à cause du dessin? Celui-ci n'est pas mauvais, mais les personnages sont trop statiques dans leurs attitudes et leurs expressions. Trop figé pour nous entraîner dans l'histoire.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Sans Famille
J'avais complètement flashé sur les planches que j'avais vues avant la sortie de ce 1er album, mais je me suis vite rendu compte à la lecture que ce n'était pas si joli que ça. Le travail des couleurs est admirable, certes, mais le dessin pur est très aléatoire parfois... L'histoire en elle-même est vraiment limite. Je dois être trop imbibé du Manga que nous regardions tous il y a 10 ou 15 ans, mais franchement, je n'accroche pas à ces personnages. C'est très artificiel, tout ça... Donc bon, le 2e tome, ce sera vraiment si j'ai l'occasion, hein.
Keubla
Le terme "aventure" prend ici tout son sens. Le personnage principal, Keubla, voyage à travers le continent africain, ici au Caire, dans le désert, puis en Afrique noire, fait des rencontres au hasard de ses pas, qui ne durent jamais bien longtemps. A part ça, le leitmotiv de Keubla, c'est fumer, fumer, fumer. Et boire un peu. Et se bagarrer de temps en temps. Et pourquoi pas se taper une meuf... :( Voilà voilà voilà. C'est pas très réjouissant... Et même assez gavant... :( Bon, cela dit il y a quand même deux bons aspects : le dessin des scènes globales (plans d'ensemble... parce que concernant les personnages, je les trouve laids, et dotés d'expressions franchement repoussantes), et aussi le portrait qui est brossé de cette Afrique. Je n'ai aucune idée de sa réalité, mais en tant que toile de fond il est plutôt réussi. Mais bon, voilà, pas la peine de se ruer dessus...
Le dernier Troyen
Je suis vraiment très partagé quant à cette BD. L'exploitation du thème "Antiquité Galactique" en explorant les épopées homériques ne me dérange pas, et m'a même paru être une excellente idée. En revanche, les dessins sont quand même d'une qualité assez pauvre, manquent souvent de caractère (Enée, le héros, fait vraiment figure de lavette) et sont souvent approximatifs. Je suis néanmoins curieux de voir dans quelle direction le scénario va nous emmener, même si j'aurais préféré que l'on passe plus de temps sur la guerre de Troie en elle-même. En conclusion, je trouve que l'ensemble reste en-dessous du Fléau des Dieux, ce qui est d'autant plus dommage que l'idée de base est toujours excellente.
Lou Cale
Pour en venir à lire ça c'est que je racle les fonds de tiroirs de ma bibli !!! Effectivement la série est clairement inspirée des polars noirs américains des 1940's mais elle n'est jamais à leur niveau. Le scénario est souvent faiblard, les personnages ne sont pas fouillés, les clichés sont légion... Le dessin est plus que moyen mais ça passe. Bref rien de révolutionnaire mais de quoi lire avant de se coucher après avoir fait une petite fête....
DareDevil - Sous l'aile du Diable (cycle Smith et Quesada)
J’avoue que j’attendais mieux de la part de Kevin Smith pour sa participation à la série "DareDevil"… Habituellement assez rigolo et original au cinéma comme en BD, il n’est ici ni l’un ni l’autre et fait surtout parler ici un aspect moins marrant de sa personnalité : son côté bon chrétien pas intégriste mais assez prêchi-prêcheur quand même, déjà apparent dans son film Dogma. Le personnage de DareDevil est ici utilisé pour faire passer le message « Même si la vie te chie quotidiennement sur la tête depuis que t’es né et que ça te donne envie de penser que Dieu n’existe pas ou alors qu’il se fout bien de ta gueule, il faut continuer à croire en lui et à le prier, parce que… ben, euh… parce que c’est comme ça, c’est tout». Je vous l’avoue : si dans Dogma, les leçons de catéchisme étaient rendues moins indigestes par leur assaisonnement à base de blagues de cul et de blagues pipi-caca, ce "DareDevil" par contre manque hélas cruellement d’humour. Le scénario est quant à lui calqué sur celui d’un vieille histoire de Frank Miller ("DareDevil : Renaissance") dans lequel le héros voyait sa vie s’écrouler autour de lui morceau par morceau et se retrouvait au bord de la folie, soit la même chose qu’ici. Le traitement de l’idée est hélas beaucoup moins intéressant dans "Sous l’aile du Diable". Faire intervenir Docteur Strange et le démon Méphisto dans une histoire se voulant empreinte de réalisme noir, c’était peut-être pas une bonne idée... A part ça, c’est bavard (comme toujours avec le personnage de DareDevil, remarquez), le dessin a la pêche mais pas beaucoup de personnalité… De la série B peu palpitante, voire carrément ennuyeuse.
Kucek
Eh oui, avant Où le regard ne porte pas..., Pont et Abolin avaient déjà travaillé ensemble. Longtemps avant, même, puisque "Cap'taine Kucek" a été réalisé entre 1993 et 1996 (citons aussi dans un autre genre Totale maîtrise, dont le tome 2 vient de sortir...). Le dessin d'Olivier Pont est déjà assez bon, et en tout cas très reconnaissable... les couleurs par contre, euh... ont été améliorées depuis, en particulier grâce à Chagnaud. "Capt'ain Kucek", c'est de l'aventure. Des personnages peu attachants qui sont posés là pour jouer leur rôle. Ni charismatiques ni drôles, en fait. Une suite de péripéties, courses-poursuites, et... aventures absolument pas passionnantes et assez arbitraires. Des évènements qui arrivent parfois un peu comme ça, ** pouf **. Des séquences parfois un peu confuses, pas très lisibles en tout cas. L'histoire qu'on découvre au fur et à mesure, Kucek le pirate qui serait en fait l'héritier de Ledergrab, je l'ai lue en me forçant, sans être à aucun moment intéressé. Donc voilà. "Cap'tain Kucek" c'est très loin d'être inoubliable. Mon avis exact : sans intérêt. :o|
Jay & Motus Bob
Sortie à l'origine en 1999 en noir et blanc, cette mini-série permettait au cinéaste Kevin Smith d'expliquer par quel tour de passe-passe il pourrait utiliser ses 2 personnages fétiches dans son film "Dogma". En effet, c'était le 1er de ses films à ne pas se dérouler dans le New Jersey, la terre natale de Jay & Silent Bob. Donc, voilà, il a pondu cette BD qui démarre à la fin de "Méprise multiple", son film précédent, et se termine au début de "Dogma", pour que ses fans tâtillons ne lui cassent pas les couilles à coups de "Mais qu'est-ce qu'ils foutent dans l'Illinois, Jay et Bob ?". Bien des années plus tard, Semic a voulu profiter de la sortie cinéma d'un autre film de Kevin Smith, "Jay et Bob contre-attaquent", pour annoncer la parution de cet album en France. Mais il faut croire que la traduction (qui a dû être fort pénible) a pris du retard, car le film avait disparu des écrans depuis bien longtemps quand "Jay & Motus Bob" (Oh, "Motus Bob", mais quelle excellente idée d'avoir traduit le nom du personnage ! Et le prochain Superman que vous sortirez, vous l'appellerez "Surhomme", aussi, qu'on rigole ?) a enfin atteint nos librairies, en couleurs. Bon, ça c'était pour l'historique dont tout le monde se branle mais que je me sens obligé de raconter quand même pour faire genre j'm'y connais en BD. On peut passer à l'avis proprement dit maintenant. Alors autant le dire tout de suite, si vous n'êtes pas un familier et un fan de l'univers de Kevin Smith, basé sur les blagues de cul, les blagues crados, les blagues sur la drogue, les allusions à Star Wars et aux comics, les jeux de mots intraduisibles en français et les clins d'oeil à sa propre filmographie, vous risquez de ne pas trop accrocher à cette BD qui s'y réfère constamment. Clairement, sur ce titre, Smith écrit pour SON public, ses "hardcore fans" qui lui vouent une sorte de culte, ce qui situe d'emblée les limites de cette BD. Et même si vous êtes fan, vous pourrez regretter que, des 3 BD tirées de son univers (les 2 autres étant "Clerks" et "Bluntman & Chronic"), ce soit celle-ci, la moins drôle, qui ait traversé l'Atlantique. C'est de l'humour pour grands ados : gros mots, blagues de cul et joints, tout ce qu'ils aiment. Il y a 4 ans, quand j'ai lu cette BD pour la 1ère fois et que j'étais encore, malgré mon âge déjà avancé, un ado attardé, je l'avais trouvée tordante. Je l'ai relue tout à l'heure pour en parler ici, et... bah, il faut croire que je suis un homme mûr maintenant, usé, vieilli, fatigué, blasé, parce que j'avoue que les facéties de Jay et Bob n'ont pas vraiment suscité chez moi d'épanchements d'urine involontaires. Les gags ne sont pas franchement renversants, le scénario n'est qu'un prétexte pour accumuler les saynètes comiques, et le dessin est de qualité standard (et il rend moins bien en couleurs qu'en noir et blanc). On a donc affaire à un comic dont le lecteur moyen pourra aisément se passer. Cela étant dit, pour peu que l'humour potache ne vous rebute pas, vous ne passerez quand même pas un mauvais moment avec "Jay & Motus Bob" s'il vous tombe entre les mains.
Le Maître de Jeu
Bon, "Le Chant des Stryges" était une B.D sympa mais "Le Maître de Jeu", pour moi, c'est du 9/13 sur l'échelle de Wilkinson (c'est un peu rasant sur les bords, quoi). Le genre de truc qui part bien au début, qui nous intéresse ("chouette, alors c'est le même tableau que dans le Chant des Stryges!", se dit-on tout content de faire le lien entre les deux séries). Et puis papa et Maman se font tuer, les deux crânes rasés retiennent tout le monde en otage... L'histoire s'emballe et son développement ne m'intéressait plus du tout... personnellement. Alors on ferme l'album... et pis on le rend à son propriétaire et on se désintéresse totalement de cette série. Et au fait... et "Le Clan des Chimères" ?
Mandrill
Le scénario de cette série est rocambolesque, même si l’on a l’impression de suivre un vieux Maigret. le dessin de Baruti, quant à lui, est assez quelconque, mal mis en valeur par des couleurs très années 70-80, ce qui rend l’ensemble vieillot. Dommage, puisque le premier album (avec une jolie couverture au style proche de celui de Mitton) date de 1998… Une série médiocre et mineure, à tous points de vue.
Le Roi du Monde
Ce pourrait être une bonne BD. Le scénario est bien construit. L'histoire est parfois difficile à suivre, mais c'est parce que les deux protagonistes tentent de reconstituer le puzzle des événements. Ils tentent de comprendre, tout comme le lecteur. On suit leur enquête. Les faits et gestes des personnages sont mis en rapport avec une bande dessinée. Des passages de cette bande dessinée sont ainsi introduits dans l'histoire. Ces cases de BD sont bien réalisées graphiquement, et bien introduites dans l'histoire. Cependant, malgré un scénario qui pourrait être passionnant, on se désintéresse de cette enquête. On ne s'attache pas non plus aux personnages. Est-ce à cause du dessin? Celui-ci n'est pas mauvais, mais les personnages sont trop statiques dans leurs attitudes et leurs expressions. Trop figé pour nous entraîner dans l'histoire.