Les derniers avis (20733 avis)

Couverture de la série Kilomètre zéro
Kilomètre zéro

Je n'ai pas accroché à cette série. Ma lecture un peu poussive du tome 1 ne m'invite pas à continuer plus avant. Pourtant l'idée de départ de retracer l'histoire de la naissance de l’industrialisation sous la royauté de Juillet me plaisait beaucoup. Mais je trouve le scénario trop confus et trop éparpillé pour mon goût. J'ai senti le scénario de Piatzszek tenté par plusieurs approches. Une approche sociale à la Zola (condition miséreuse des ouvriers, condition de la femme et droit de cuissage, travail des enfants) une approche historique sur les grands patrons et leurs pouvoirs et les enjeux politiques, voire une approche documentaire sur la construction de la ligne de chemin de fer. Dans ce tome le côté documentaire est laissé au dossier final fourni par les archives de la SNCF. On se retrouve donc avec un scénario qui oscille entre "La fortune des Rougon-Macquart" et Germinal. Malheureusement tout est trop soft et superficiel pour que j'y trouve beaucoup d'intérêt. De plus je trouve la construction hachée avec des coupures malvenues ce qui rend la narration pénible et peu fluide. Je n'ai pas été séduit par le graphisme assez peu dynamique et aux détails incertains. La coloration travaille beaucoup sur les orangés probablement pour rappeler le feu de la chaudière mais ici nous sommes dans un monde de filatures ce qui n'est pas évident à la lecture. Une lecture qui ne m'a pas séduit.

16/12/2023 (modifier)
Couverture de la série La Passe du manchot
La Passe du manchot

L’histoire et le dessin m’ont plutôt laissé sur ma faim, alors même qu’il n’y a rien de rédhibitoire. Ça se laisse lire, mais tout aussi vite oublier. Le dessin d’Autheman est inégal. Un trait assez brouillon, assez gras, rehaussé avec des lavis de gris. Ça n’est pas emballant, mais ça reste très lisible. Quant à l’intrigue, elle manque de densité, d’humour, d’un je ne sais quoi qui la ferait sortir de son rythme mollasson. Située dans une sorte de station touristique en décrépitude, dans un pays d’Europe du sud-est au moment d’un changement de régime – la guerre civile pointe son nez (un pays des Balkans imaginaire au moment de la chute des dictatures à la fin de la guerre froide), l’histoire exploite mal cet arrière-plan. La narration est molle donc, les personnages auraient gagné à être mieux décrits. J’ai lu l’album sans déplaisir, mais sans jamais être trop accroché. Et lorsque je suis arrivé à la fin, rien ne m’a donné envie d’y revenir. Note réelle 2,5/5.

15/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Blake et Mortimer
Blake et Mortimer

J'avais acheté les épisodes Jacobs à un ami pour redécouvrir une série qui ne m'a jamais attiré dans ma jeunesse à l'instar d'Alix. Ces deux séries cultes sont très proches dans mon esprit et possèdent pour moi les mêmes défauts. La première planche du secret de l'Espadon est l'exemple de ce qui me fait refermer une BD. Un texte envahissant, rébarbatif et quasi en langue de bois, des stéréotypes et des appellations qui sentent les travers d'une autre époque ("Les Jaunes"), un univers guerrier et machiste. Bon j'ai vieilli (beaucoup) mais je retrouve toujours le même ennui à suivre les aventures SF-Espionnage-policière de ces deux acolytes guindés. Pire, dans les quelques passages que j'ai lus, j'y retrouve une suffisance et presque un esprit de propagande de la supériorité occidentale qui justifierait presque les actions de B&M dans tous les pays où l'armée britannique n'a pas été spécialement compatissante. Car pour moi B&M c'est la série symbole de l'alliance de la recherche et du militaire, c'est de l'anti Franquin total, à la fois dans le regard au monde et sa poésie. J'y trouve l'expression d'un monde glacé comme les formules de physique que Jacobs essaye de nous proposer. Heureusement que je n'ai pas lu cette série étant jeune, Jacobs m'aurait dégouté de faire des sciences au supérieur. Le dessin est du pur ligne claire classique assez expressif et dynamique. Les décors sont bien travaillés mais les ambiances restent froides. Une série culte qui me laisse encore indifférent malgré les reprises par des auteurs que j'apprécie.

15/12/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Clémentine à la plage
Clémentine à la plage

Vraiment pas emballé par cette lecture tout à fait banale et ordinaire. Une succession de scénettes mettant en scènes des personnes des deux sexes dans divers accouplements successifs, avec une héroïne centrale qui se promène sur une plage nudiste vide tout en ayant très envie de copuler. C'est tout ce que l'on a pendant les 40 pages et franchement c'est creux. On enchaine les scènes sans véritable fil directeur si ce n'est le fait d'être une journée complète sur cette plage. Ce n'est jamais vraiment drôle ou intéressant, il y a quelques passages qui laissent entrevoir une faible réflexion (sur le genre, le plaisir etc …) mais qui sont largement noyés dans la masse. Le dessin est franchement peu intéressant pour une BD de ce genre avec un style qui semble plus proche de l'humoristique que du récit érotique. Ca donne au final une BD qui semble à peine sortir de la moyenne du genre. C'est vite lu et facilement oubliable.

14/12/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Déchus
Déchus

Un gros mouais pour cette série dont j'ai seulement lu les deux premiers tomes mais qui ne m'a pas franchement donné envie de lire la suite. C'est simplement que l'histoire reste assez brouillonne après deux volumes, et qu'une rupture de rythme et de ton entre ces deux tomes suffit à faire baisser mon intérêt. Les volumes sont assez brouillons, dans le dessin comme la réalisation. Nourri d'influences très claires (dessin et scénario) allant de plusieurs comics comme Constantine aux récits de polars noirs, l'intrigue semble mélanger allègrement mythologie chrétienne avec l'ambiance underground, sauce drogue, boite de nuit et mafieux. C'est une idée qui ne m'a pas semblée follement originale mais peut facilement servir des propos sur l'humain, le monde, la noirceur, la condition humaine etc ... Bon, déjà je n'aime pas le fait que le sexe soit forcément toujours associé à de la souillure dans ce genre de récit, mais bon, on va dire que c'est la norme. C'est plus que le récit oscille entre deux tons qui ne se mélangent pas vraiment, au final. L'intrigue sur les bas-fond est complètement une intrigue de trafic de drogue classique, à peu de choses près. Tandis que tout le développement autour des anges est assez peu mélangé au reste, et les questionnements sont juste de surface. Il manque un propos, un poids à l'ensemble. L'auteur parle dans les notes de fin d'album de son envie de parler de deuil, par exemple, et je trouve que cet aspect manque complètement au récit. Le dessin est assez brouillon parfois. On comprend ce qui est développé, mais ce n'est jamais clairement lisible dans les scènes, et les passages au pavé de texte alourdissent l'ensemble. C'est pas mauvais, encore une fois, mais mal exécuté selon moi. Le potentiel se fait sentir mais il n'est pas exploité jusqu'au bout. Dommage !

14/12/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Neurotrans
Neurotrans

Un récit cyberpunk très influencé mais surtout très immature en terme de mise en scène et de dessins. Graphiquement, l'aspect global rend bien : le trait est sûr et les couleurs un peu criardes mais bien faites. Par contre, tous les persos ont l'air de prendre la pose et surtout les filles sont toutes sur le même moule racoleur, avec les seins siliconés mis en avant. Ca sent trop fortement le dessin fait pour attirer les lecteurs mâles adolescents. Et c'est aussi au niveau de la mise en scène qu'on dirait un récit raconté par un ado. Le rythme est mauvais, avec un sens du découpage souvent abrupt qui contraste avec d'autres moments où la narration prend trop son temps pour raconter des scènes inutiles. Le héros est caricatural dans son rôle de mâle alpha issu du monde de la rue, capable de repérer tous les dangers et d'étaler qui il veut au corps à corps tout en maintenant une discussion semi-séductrice avec la jolie nana. Quant aux stratégies et magouilles des patrons de corporations, elles sont mal foutues, avec en particulier des changements d'avis réguliers et incohérents de celle qui est plus ou moins du côté du héros qui font qu'on ne sait vraiment plus où elle veut en venir. Malgré un dessin correct et un décor cyberpunk à même de me séduire, je n'ai absolument pas réussi à rentrer dans l'histoire ni à m'attacher au moindre personnage.

14/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Gabardine & Petite Chose
Gabardine & Petite Chose

Cette série jeunesse est prioritairement destinée aux lecteurs du premier cycle (GS/CE1). Les auteurs utilisent des codes très classiques (fée/sorcière, enchanteur, grenouille) dans un scénario qui défile à toute vitesse avec un graphisme moderne très sympa pour des enfants. Le graphisme est adapté aux jeunes lecteurs débutants et la mise en couleur très vive m'a beaucoup plu. Mais voilà ! j'ai trouvé un défaut rédhibitoire à cette série : c'est le vocabulaire utilisé. Les auteurs utilisent un mélange de niveaux de langage pas du tout adapté à l'âge des enfants. Ils mélangent avec un évident plaisir le langage courant avec du langage très familier. Ce niveau d'humour s'adresse à des enfants bien plus âgés. Je suis allergique à l'utilisation de ce type de langage pour des enfants très jeunes. C'est souvent un cache misère pour masquer un manque de créativité dans l'humour. Très bof malgré un graphisme séduisant.

14/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Albert Lombaire
Albert Lombaire

Cette série humour sur la vie d'un médecin généraliste présente un gros défaut à mes yeux : elle manque d'humour et de mordant. J'y ai trouvé un pseudo humour très fade et conventionnel. Cela se veut gentil et cela n'aborde aucun vrai sujet de l'organisation de la médecine contemporaine. Même les rapports avec sa copine sont d'une platitude ennuyeuse. Le graphisme est du franco-belge basique avec des situations convenues dans les personnages et un manque de décors et d'ambiance. Les gags sont sans aucune surprise et font à peine sourire pour certains. Je ne peux que conseiller d'aller lire Vie de Carabin pour trouver un humour tonique et créatif sur le monde médical.

13/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Athéna
Athéna

Pas désagréable mais un album que je considère bien loupé pour une telle déesse. Je trouve que le récit manque cruellement de fil conducteur, le rendu fait malheureusement trop catalogue d’anecdotes. Alors attention, j’ai apprécié de les (re)découvrir (sa naissance, Arachné , son conflit avec Poséidon pour l’Attique et bien sûr son rôle auprès des nombreux héros de cette époque…). Cependant à l’issue de ma lecture, je n’ai rien retenu de vraiment consistant si ce n’est ce sentiment de sacrifice pour le personnage. Athéna méritait un meilleur développement. Dommage car le trait de Duarte fait parti de mes préférés dans la collection. Après lecture de nombreux tomes maintenant, j’apprécie énormément cette dernière mais je lui ferais un gros reproche, la mythologie Grecque est tellement riche que pour l’instant aucun album lu ne m’a paru tenir « seul » de a à z, on y trouve systématiquement certains passages sacrifiés (qui me frustrent sur l’instant) mais qu’on peut découvrir plus approfondis dans d’autres albums de la série. C’est le cas ici avec la naissance et la post face qui éclairent mieux des événements aperçus dans Les guerres de Zeus, même chose avec les albums sur Thésée/Dédale, La naissance/Les guerres … En fait, une collection très riche et intéressante mais où aucun album ne brille véritablement en solo (par contre ils se complètent pour ceux qui suivent ;), ça oscille entre le pas mal et le bof, Athéna avec sa forme narrative - histoires courtes - peine à subjuguer et fait office de bouche trou dans l’univers dépeint. 2,5

13/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Banquiz
Banquiz

Pas mieux que mes camarades, un emprunt qui ne restera pas dans ma mémoire. Une BD humour sur le thème du réchauffement climatique mais qui loupe le coche à mes yeux. Les auteurs déroulent leur récit avec une succession de strips en 4 cases qui petit à petit forment une histoire. Il n’y en a que quelques uns qui m’ont bien fait rire, j’ai trouvé le reste assez lourd dans l’ensemble et pas bien dénonciateur par rapport à la thématique choisie. Je n’ai pas vraiment succombé à toute la partie avec les pingouins (famille, roi …) et cette histoire de mexicain ?! Les humains s’en tirent un poil mieux mais le scénariste les utilisent plus comme une dénonciation de notre système (politique crétin, télé-réalité…) que pour porter un message sur l’environnement. Honnêtement ça se laisse lire, l’ensemble est homogène mais j’aurai préféré un ton bien plus caustique. 2,5

13/12/2023 (modifier)